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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 07:37

Il est des articles qu'il faut lire et faire lire, celui Gilles Noroy en fait parti

Jean-Loup Dujardin


Selon une vidéo prise à leur insu et publiée par le site web Atlantico, le syndicat de la magistrature orne son local d'un mur des cons sur lequel sont épinglés tous ceux qui ont eu le mauvais goût de déplaire à ces messieurs-dames : politiques et journalistes, de droite cela va sans dire.

Réjouissons-nous d'abord de constater que cette profession réputée austère et susceptible, ne dédaigne pas l'humour potache: dans le fond ce sont des marrants et on ne le savait pas.

Par ces temps de morosité que ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi dans sa rigueur se détendent au travers d'innocentes plaisanteries, quoi de plus naturel ?

Bien sûr on objectera que traiter un magistrat de même est une opération très risquée, qui risque de vous faire croupir en geôle pour un bon moment, en quelque sorte d'aller derrière le mur.

C'est regrettable, car on aurait pu s'inspirer de l'histoire d'Outreau pour proposer quelques noms à mettre sur leur mur.

Sans parler des responsables d'erreurs de procédures qui permettent de relâcher des voyous que la police a mis des mois à arrêter..

On pourrait bien sûr aller plus loin pour considérer que ce syndicat est très représentatif de la profession. Savoir qu'on y pratique une forme de racisme à l'égard de tous ceux qui ne pensent pas comme eux, ne garantit pas l'objectivité, l'impartialité, le sens de la nuance, que l'on aimerait trouver chez des professionnels de la justice.

Mais ce serait faire une querelle suspicieuse.

Prenons donc le parti d'en rire avec nos amis les magistrats : figurer sur leur mur est un peu comme avoir sa marionnette aux guignols de l'info, c'est la garantie d'une certaine notoriété.

Mais aussi celle d'une vraie liberté de penser, car sur leur mur, de Brice Hortefeux à Eric Zemmour, j'ai vu beaucoup d'esprits libres.

Pour rependre Eluard, ils pourraient dire : sur le mur des magistrats, j'écris ton nom, liberté.

 

 

Gilles NORROY

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 16:08

Ce dimanche 28 avril 2013, se tenait sur l’ensemble du territoire national, la traditionnelle cérémonie commémorant la Journée de la Déportation. La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

 

Cette journée pour que nous n’oublions jamais ; « Auschwitz, Dachau, Buchenwald, Treblinka...plus d'un millier de camps recensés et douze millions de victimes...

 

Les années ont passé, on s'est donné les moyens de se réconcilier et l'Europe s'est construite sur le socle franco allemand, un socle qu'il est urgent ces temps ci de reconsolider...

 

"Si L'Echo de leurs voix faiblit, nous périrons"! Alors que ceux qui vécurent cette barbarie sont de moins en moins nombreux, gardons ces voix vivantes, tonitruantes...

 

Rien ne sert d'oublier, les événements actuels sur fond de terrorisme et d'intégrisme nous en fournissent la preuve...

 

Gardons ces voix vivantes, elles nous appellent à la raison, à la concorde, à la fraternité ...

 

Écoutons-les pour que plus jamais depuis un camp, au seuil de la mort, un poète puisse écrire à sa femme:

 

J'ai tellement rêvé de toi,

J'ai tellement marché, tellement parlé,

Tellement aimé ton ombre qu'il ne me reste rien de toi...

Il me reste d'être ombre parmi les ombres

D'être cent fois plus ombre que l'ombre

D'être l'ombre qui viendra et reviendra dans ta vie ensoleillée.

 

Il s'appelait Robert Desnos et est mort en déportation en 1945. »

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:10

 

En 2000, les conservateurs autrichiens de l’OVP de Wolfgang Schüssel font alliance avec le parti populiste d’extrême-droite FPÖ de Jorg Haider qui entre ainsi au gouvernement. Une résolution du Parlement européen adoptée à une très large majorité, 406 voix contre 53 et 60 abstentions, demande au chancelier Wolfgang Schüssel de « veiller au respect de l’esprit et de la lettre des principes fondamentaux de l’Union Européenne ». La présidence de l’Union Européenne, assurée par le Portugal, décrète « un gouvernement incluant l’extrême-droite s’expose à des sanctions de la part des autres États que compte l’Union Européenne ». La présidence française précise que « cette idéologie est à l'opposé des valeurs d'humanisme et de respect de la dignité humaine qui fondent l'Union européenne ». L’ensemble du monde politique européen parle d’une seule voix en dénonçant une telle alliance.

Un peu plus de dix ans après, les temps ont bien changé. En Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en Suède, les populismes se sont banalisés. Ils pèsent de plus en plus fortement dans la vie publique. Les extrémismes politiques participent à plusieurs gouvernements. 

Le populisme dont se nourrissent les extrémismes ne trouve pas ces racines uniquement dans la crise économique. Il est l'expression d'un mouvement identitaire de réaction au processus d'ouverture des frontières, qui interroge les souverainetés et les identités nationales. Les populismes s'opposent aux ambitions d'Europe politique qui apporterait la lisibilité dont les citoyens ont besoin. L'inquiétude réelle ou fantasmée est provoquée par la diversité et l'obligation de faire avec d'autres, ce que l'on faisait seul auparavant. L'Union européenne est stigmatisée.

Pourtant, les européens ne peuvent faire l'impasse d'un débat sur le « faire société » pour montrer la singularité du projet européen et pour contredire ceux qui l'accuse d'uniformiser les cultures et les identités. Ce débat doit déboucher, au delà des textes, sur la  mise en oeuvre d'une citoyenneté européenne.

 
Gilles Le Bail

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:53

2013-301-09--715x1024Dans le cadre de l’examen par le Sénat du projet de loi dit « mariage pour tous », Jean-Marie BOCKEL est intervenu lundi 08 avril 2013 en séance sur l’article Ier, qui prévoit l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de personnes de même sexe.

Tout en rappelant les enjeux de ce texte pour le devenir de la cellule familiale, il a affirmé qu’il était tout à fait normal et légitime qu’un couple homosexuel bénéficie d’un statut protecteur, au-delà des instruments juridiques existants.

A ce titre, le Sénateur a regretté le rejet de l’amendement proposé par le Groupe UDI-UC relatif à la création d’une institution distincte du mariage et du PACS, l’Union civile. « L’Union civile répondrait pourtant aux attentes de tous, en offrant aux couples un cadre juridique – avec l’application d’un statut protecteur patrimonial et le recours au juge en cas de rupture – et serait l’occasion d’une célébration solennelle en mairie. »

Jean-Marie BOCKEL a tenu a apporté une claire distinction entre le principe de conjugalité qui pourrait faire consensus, du principe de filiation, qui suscite de nombreuses préoccupations chez les Français.

« L’ouverture du mariage aux couples homosexuels emporte de fait la possibilité pour ces couples d’adopter un enfant. Sans remettre en cause la capacité de quiconque à adopter, éduquer et aimer un enfant, j’émets toutefois des réserves sur ce qui me semble être une transformation profonde de la parentalité et de la filiation », a-t-il souligné.

Mettre dans le même cadre juridique l’union homosexuelle et l’union hétérosexuelle supprimerait en effet la notion d’altérité sexuelle nécessaire à la transmission de la vie (théorie du genre) et bouleverserait les repères de la filiation pourtant essentiels à la compréhension par l’enfant de son identité.

Le Sénateur a conclu en exprimant son opposition à l’article Ier du texte, tout en espérant un renforcement du cadre actuel d’union des couples de personnes de même sexe dans un prochain texte de loi.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 08:49

L’entreprise européenne dans la tourmente mondiale

L’Europe par son unification a tissé des liens économiques entre ses nations, elle se protège des affrontements guerriers par cette solidarité qui doit maintenant déboucher sur une unité politique. Voilà le grand défi de l’Union européenne (UE), au moment où elle est malmenée par les marchés,  les individualismes et le manque d’ambition. Les institutions freinent les actions, les États tardent à  mesurer leurs impuissances. Maîtres du monde au XIXe siècle, ils sont aujourd’hui des puissances moyennes. Avec la mondialisation effrénée, les Européens peinent à  maîtriser leur destin et les entreprises ont un rôle essentiel à jouer.


32 entreprises de l’UE figurent parmi les 100 premières entreprises mondiales

 39 des 100 plus grandes banques commerciales et 27 des 100 marques les plus prestigieuses au monde, sont européennes. L’entreprise au-delà de son objectif de faire du profit a une vocation  plus vaste. Elle produit et vend depuis toujours, prend de plus en plus en compte les besoins des clients et de son environnement, se soucie des valeurs qu’elle porte, de son développement et de la motivation des collaborateurs. Développement durable, responsabilité sociale et sociétale, citoyenneté d’entreprise, elle s’intéresse à la cité par la diversité, l’égalité professionnelle, le mécénat de compétences ou le respect de l’environnement.


Entreprendre contribue au « vivre ensemble »

Immergée dans la cité, elle est créatrice de richesses qu’elle distribue. Elle bénéficie des infrastructures publiques qui favorisent son expansion, et paie les impôts qui les financent. Elle profite du système éducatif qui forme les salariés, et alimente les caisses de protection sociale. La relation gagnante entre entreprise et société passe par la pédagogie et la communication. Son rôle social et son action économique sont intimement liés : elle fabrique des biens et fournit des services, elle crée des emplois et distribue des revenus, ainsi  modèle-t-elle la vie de la région par son activité. Elle développe des valeurs utiles à la société dans une perspective humaniste de cohésion sociale, et innove sans cesse pour dépasser les mutations du marché.  Mieux reconnaître son rôle dans la société l’incitera à poursuivre son implication et valorisera son image.

 

Entreprendre, c’est fabriquer des emplois

Domaine naturel d’intervention de l’entreprise, l’emploi et le développement personnel des salariés par divers accompagnements (formation, coaching, séminaire,…) favorisent la mixité sociale et culturelle tout en atteignant ses propres objectifs de rentabilité. L’entreprise européenne, aujourd’hui,  doit rendre lisible son mode de gouvernance et fonctionner sur un modèle transversal et en réseau, réduisant les niveaux hiérarchiques, et favoriser sa souplesse et son innovation. La  diversité des personnes, des générations, des nationalités, des cultures, des diplômes doivent  l’écarter de la consanguinité diplômaire et lui donner une richesse de créativité garante d’une pérennité.


Gilles Le Bail a  publie « L’Europe : défaite ou défis » (Fortuna édition)préfacé par B. Esambert, membre de la COB, qui co-préside le groupe Bolloré et le Conseil de surveillance de Lagardère-Groupe et l’Institut de l’Entreprise. Consultant-expert auprès des collectivités locales et des entreprises, il intervient sur les conduites de changement, sur les opportunités et les atouts de l’Union Européenne, sur la mise en place des partenariats public/privé, et des politiques de jeunesse et de culture.  
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:58
Les fortes manifestations des anti-mariage gay ne sont peut-être pas inutiles, ce qui explique que leurs organisateurs ont l’intention de les poursuivre et de leur donner encore davantage d’ampleur.
Certes, l’éventualité de voir Hollande reculer et soumettre son projet de loi à référendum, si elle n’est pas nulle, reste faible. Il s’agit quasiment de la seule mesure qu’il puisse prendre capable de rassembler l’essentiel de la gauche derrière lui. Sans doute ira-t-il donc jusqu’au bout, et le projet sera probablement, sauf surprise toujours possible, voté et déclaré conforme par le Conseil Constitutionnel
Pourtant, il n’est pas impossible que le président recule sur deux mesures, sans lesquelles le mariage homo, perdrait beaucoup de son importance et de son intérêt pour ceux qui l’attendent : la Procréation Médicalement Assistée (PMA), pour les couples de femmes et la Gestation Pour Autrui (GPA), pour les couples d’hommes.
Le dernier sondage paru le 24 mars dans le JDD, montre clairement qu’une minorité de Français seulement soutient la possibilité pour les couples homosexuels d’ adopter des enfants 
Il semble qu’une majorité de Français, tout en acceptant l’idée du mariage homosexuel, estime qu’il n’est pas souhaitable de priver un enfant, dès sa naissance, et pour convenance personnelle, de sa mère ou de son père. 
 Sans doute pensent-ils, comme l’écrit le philosophe Bertrand Vergely, que « deux pères, deux mères, ce n’est pas la même chose qu’un père et une mère …Un enfant qui a deux pères est privé de mère et un enfant qui a deux mères est privé de père…C’est un orphelin et non un enfant comme les autres ».
 La GPA semble d’ores et déjà abandonnée. Pour la PMA, les choses sont moins claires, mais le gouvernement, qui l’a déjà exclue de son projet actuel, repousse son examen à la fin d’année 2013…Ira-t-il jusqu’à l’enterrer ? Ce n’est pas impossible, et les sondages comme la force des manifestations des anti ne peuvent que l’inciter à aller dans ce sens.
 Si tel était le cas, le mariage homo ne serait plus qu’une coquille quasi vide.
 En effet ne resterait plus aux couples homosexuels, comme moyen légal d’ « avoir » des enfants que l’adoption. Mais on sait que la plupart des pays dont viennent les enfants à adopter, refusent absolument l’adoption d’un de leurs enfants par des couples homosexuels.
 Les possibilités d’adoption par ceux-ci seront donc proches de zéro.
 Un abandon de la PMA donnerait satisfaction aux anti mariage gay, qui auraient obtenu l’essentiel de leurs revendications, qui touchent en réalité à la question de la filiation. Ils ne s’opposent,  on le voit bien, au mariage gay que parce qu’ils le considèrent comme la porte ouverte à la PMA et la GPA. Si tel n’était pas le cas, ils seraient satisfaits.
 En revanche, les pro-mariage gay, qui constateraient alors que cette loi ne serait qu’une coquille vide, n’ouvrant pas le droit à la filiation ne manqueraient pas de faire payer à Hollande ce qu’ils ne pourraient considérer que comme une tromperie…Et le Président, qui aurait trop voulu jouer au plus fin, perdrait alors ses derniers soutiens…
 Mais, justement parce que Hollande a bien conscience de ce que cela lui ferait perdre, on n’en n’est pas encore là…Rien n’est joué…
 D’où la nécessité, pour les opposants au mariage gay, de ne pas relâcher la pression.
  

M d’Héré

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 08:32

Lors du récent comité interministériel des villes (CIV), Jean-Marc Ayrault a promis le « retour de l'Etat républicain » dans les quartiers difficiles.

 

De nature dérogatoire, la politique de la ville pallie habituellement les dysfonctionnements du droit commun : sécurité, santé, logement, etc.

 

En juillet, la Cour des comptes publiait un rapport très critique sur le bilan de la politique de la ville.

 

L'intérêt de ce rapport fut de démontrer que l'une des idées préconçues les plus solidement arrimée dans l'opinion publique, à savoir que l'investissement financier de l'Etat et des collectivités territoriales dans le domaine de la cohésion sociale serait un tonneau des Danaïdes, est une spectaculaire bêtise.

 

Les financements publics rapportés au nombre d'habitants sont plus faibles dans les quartiers.

 

Et cette paupérisation a semble-t-il de beaux jours devant elle, les collectivités et l'Etat étant sommés de serrer la ceinture.

 

Le Premier ministre est donc bien avisé d'appeler chaque ministère à cibler en priorité les quartiers en difficulté.

 

Conséquence, les contrats d'avenir seront réservés à hauteur de 30 % aux zones en difficulté. Des conventions seront prochainement signées avec les ministères concernés (Education, Santé, Emploi...).

 

Il faudra faire en sorte de mettre fin à des situations aussi ubuesques qu'à Clichy-sous-Bois : dans cette commune ravagée par le chômage, il n'y pas de Pôle emploi.

 

Etonnant, non ?, comme l'aurait dit Desproges...

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:26
Il est des tribunes, qu'il faut lire, faire lire et diffuser . Celle de  Thierry Cornillet (le Figaro du 19 mars) en fait partie .
Jean-Loup Dujardin
On a bien vu, lors des événements en Côte d’Ivoire et récemment au Mali que la France est le partenaire privilégié du continent africain et particulièrement des pays avec lesquels nous partageons la langue et une histoire commune.

Cette francophonie a plusieurs aspects.

Il existe une francophonie institutionnelle incarnée par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), une francophonie culturelle et une francophonie des peuples nées du partage de la même langue et des mêmes valeurs.

Il est temps que soit maintenant reconnue et organisée la francophonie économique qui sera un levier de croissance pour notre pays et de développement pour nos partenaires.

Elle s'appuie sur la notion d'espace économique francophone.

Son périmètre est celui de l'OIF c'est-à-dire 77 pays, et représente 800 millions d'habitants soit 13 % de la population mondiale, 13 % du PIB mondial ,20 % des exportations, 19 % des importations, 22 % des terres habitables et des réserves d’eau potable, et une population jeune et en croissance.

L'affichage de cette réalité statistique ne doit pas occulter qu'il existe, au sein de celle-ci, un marché francophone spécifique de 30 pays, 380 millions d’habitants dont 220 millions de locuteurs français, ciblé principalement sur les pays africains, en croissance et qui ont le français comme langue officielle, co-officielle ou d’usage

C’est un espace où on peut se comprendre et dialoguer du haut en bas quelque soit le niveau de responsabilité et de s'adresser à des consommateurs dans la même langue.


C'est ce «  territoire de mission » à développer économiquement  tant pour les entreprises françaises que pour les PME africaines dans une optique de partenariat et d'intérêt mutuel bien compris.

 La francophonie économique n'a rien de commun avec la « Françafrique », ne défends aucun intérêt particulier et ne peut exister que si elle s’appuie sur une myriade d’acteurs tant en France qu’en Afrique.

Cette francophonie à venir s'appuie sur des atouts solides :

  • le partage d’une même langue  Pour l’avenir, il faudra s'assurer que l’apprentissage du français notamment en Afrique suit la progression démographique 
  • L’unité du droit Le droit français plutôt que le droit anglo-saxon en très forte progression 
  • Des normes techniques communes Cela reste un combat permanent pour la France et l’Europe et qui conditionne de nombreux marchés 
  • La présence de diasporas Elles sont doubles : Les unes, en France. Issues de pays francophones et elles ont conservés des liens financiers forts avec leurs pays d’origine. L’autre composée de Français à l’étranger souvent grands acteurs économiques dans leur pays d’expatriation 
  • Une formation conjointe des élites La fréquentation conjointe des grandes écoles ou des universités créent des liens humains qui facilitent les contacts et les collaborations. 
  • Une force de frappe commune Tant par le nombre de consommateurs potentiels que par les alliances possibles principalement pour les PME qui disposent de fédérations et de réseaux structurés.

 

Lors du Sommet des chefs d’Etats de la Francophonie à Kinshasa le 13 octobre 2012, le Président de la République a proposé de faire de la francophonie « un outil au service du développement économique ».

 

Cette priorité accordée à la Francophonie comme élément de développement économique est  partagée par tous les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage.

 

Cette approche nouvelle doit se combiner avec la volonté réaffirmée d'encourager une diplomatie d'influence, une « diplomatie économique »

 

La  mobilisation nécessaire des multiples acteurs qu'il faut fédérer et à qui il faut apprendre à travailler ensemble conduit à avoir une vision interministérielle

Sauf à bâtir un périmètre ministériel propre et de découpler cette mission du MAEE, elle pourrait être confiée à une Délégation interministérielle à la francophonie économique

 

Animé par un Ambassadeur en charge, mais idéalement rattachée auprès du Premier Ministre, cette délégation a pour mission de coordonner l’action des divers services de l’Etat et à la développer en concertation avec des partenaires déjà identifiés.

 

Elle remplira un rôle de pilotage, d’évaluation, d’animation partenariale, d’expérimentions et de conceptions de politiques spécifiques.

 

Elle aura surtout à remplir un rôle de coordination.

 

De nombreux ministères et organismes publics participent, à leur niveau, à la mise en œuvre d’une politique de francophonie économique. Ces services sont tous parties prenantes du développement de cette politique dans le cadre de leurs compétences propres en cherchant un effet de synergie Leur collaboration, leur réflexion et leur travail en commun sont les clefs de la réussite.


 

L’action de cette délégation sera aussi d’organiser une concertation avec les partenaires extérieurs, de les interroger sur les stratégies qu’ils estimeront les plus efficaces et de les faire travailler ensemble.

 

Ces partenaires sont nombreux et variés : cela va des collectivités territoriales aux fédérations professionnelles en passant par les diasporas, les organismes consulaires, etc.


De culture, d’histoire, de poids différents, ils sont cependant incontournables car eux aussi sont les bras armés de la présence française dans les pays partenaires

 

Il est temps de créer un organisme coordinateur et un interlocuteur français unique pour nos partenaires étrangers.

 

C’est le sens de cette proposition qui va dans le sens d’une francophonie assumée, moderne et qui représente un atout fondamental pour la France et l’économie française.

 

Il est temps d’utiliser cet atout.

 

Thierry Cornillet

Ancien Président National du Parti radical

Rapporteur spécial de l’U.D.I. pour la Francophonie

Président fondateur de l’Association Internationale

des Régions Francophones (142 régions de 29 pays)

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:50

En 1997, devenu Premier ministre, Lionel Jospin, avait commis la même erreur.

 

Pendant quelques longs mois, il n'avait pas attribué de portefeuille ministériel à la politique de ville, un choix d'autant plus détonnant que de nombreuses collectivités de gauche étaient concernées par cette action publique pudiquement décrite comme dérogatoire.

 

Ce malaise avait été comblé par la nomination, en 1998, de Claude Bartolone comme ministre délégué.

 

Est-ce à croire que la gauche entretient un rapport complexe et ambivalent avec cette politique ?

Qu'elle n'y croirait pas vraiment ?

 

Depuis le début du quinquennat de François Hollande, François Lamy se démène pour affiner la formule magique :

  • faire plus avec moins, 
  • faire plus audacieux en refluant sur la stratégie d'une politique de la ville distributrice de crédits compensatoires là où le droit commun défaille. 

Ce qui surprend, c'est la discrétion de F. Hollande sur ce sujet pour le moins sensible.

 

Mais, me direz vous, rien de plus normal pour le président normal, désireux semble-t-il de limiter au strict minimun, les annonces et  les effets de manches sur un dossier où ce qui est dit est (souvent trop souvent) que  parcimonieusement prolongé dans la réalité.

 

L'ennui, c'est que la politique de la ville vient des années Mitterrand et qu'elle a aujourd'hui besoin d'un sacré coup de lifting, à l'américaine.

 

Un lifting, s'apuyant sur des évaluations effectives et pertinentes afin de fixer des objectifs d'efficacité et réaliste. Alors la politique de la ville pourra s'imposer réellement comme un objet politique sérieux.

 

L'alternative est simple :

  • refiler le bébé au droit commun et veiller à ce qu'il intègre des éléments de discrimination positive,
  • œuvrer à renforcer un à deux aspects symboliques (participation des habitants, rénovation urbaine, école...) en y mettant des moyens financiers exceptionnels, ce qui relève à ce jour du vœu pieux.

 F. Hollande devra, cependant, choisir et  donner voire redonner  du sens à cet entre-deux. Il ne pourra pas, éternellemnt,  se contenter de la posture du président normal avec un bilan mi-figue, mi-raisin. Car, les villes et les quartiers, béneficiant des actions de la politique de la ville, sont en souffrances.

 


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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:47

La Cour des Comptes ne passe pas pour un quarteron de vieux experts farfelus.

 

Au mois de juillet 2012, la noble institution, qui veille avec un soin maniaque mais salutaire à l'utilisation des deniers publics, avait jeté un énième pavé dans la marre de la politique de la ville qui, il est vrai, en a engloutit quelques-uns depuis qu'elle est née.

 

Passées les ritournelles habituelles sur son échec, la Cour a mis cette « absence de résultat » sur le compte « des dysfonctionnements dans la coordination ministérielle et dans la coopération entre l'Etat et les collectivités territoriales ».


Pour inverser la tendance, la juridiction préconise, entre autres, de réduire drastiquement le nombre de ZUS. On en compte 751 à ce jour, elles seraient concentrées uniquement dans six départements si les recommandations de la Cour étaient suivies : la Seine-Saint-Denis, le Nord, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, l'Essonne et le Val d'Oise.

 

De fait, les 535,8 M€ alloués en 2012 dans le cadre de la politique de la ville seraient dirigés vers les territoires « en très grande difficulté ».

 

En l'état, cette proposition n'a pas été reprise telle quelle par le gouvernement lors du dernier Comité interministériel de la ville (CIV), conscient qu'une telle radicalisation aurait suscité une levée de boucliers justifiée des élus locaux.

 

On pense notamment à des communes comme Chanteloup-les-Vignes ou Avignon, qui sortiraient ainsi du champ des territoires prioritaires, et pour lesquelles une suppression de ces crédits entraînerait un effondrement des dispositifs de cohésion sociale.

 

Si sage soit-elle, la Cour manque parfois de la perspicacité minimale dans sa perception de la réalité du terrain. Mais Jean-Marc Ayrault a fait un pas conséquent en direction de la priorisation, estimant que 1 000 quartiers sur les 2 500 considérés comme les plus problématiques devaient bénéficier d'efforts plus conséquents, les 1 500 restants étant accompagnés progressivement vers une sortie du dispositif.

 

Le pari est risqué : concentrer l'essentiel des aides pour sortir la tête de l'eau des zones de relégation sociale tout en veillant à ne pas favoriser le décrochage d'autres quartiers reste très improbable en période de crise.

 

Il a le mérite, en période de crise, de tester la formule de la concentration des moyens financiers en lieu et place du saupoudrage.

 

 

 

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