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  • : Le blog de Jean-Loup
  • Le blog de Jean-Loup
  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 07:35

Pillages d’églises, dégradations d’édifices religieux voire de cimetières… nombreux sont les actes antichrétiens qui trouvent peu d’écho dans les médias nationaux.

Ils font quelques fois la une des journaux régionaux mais n’ont rarement de place dans la presse nationale. Pourtant, les dégradations volontaires d’édifices chrétiens sont nombreux, récurrents, et touchent la France entière.

Rien que pour ce mois de mai on dénombre plusieurs actes de malveillance : une voiture a défoncé la porte de l’église de la Frette-sur-Seine (Val-d’Oise) ; celle de Saint-Léger à Delle (Franche-Comté) a vu des individus jeter les bougies au sol et uriner autour de l’autel ; l’église de Villeneuve L’Archevêque (Yonne) a vu certaines statues, dont l’une inscrite au Monuments historiques, dégradées ainsi qu’un départ d’incendie dans la sacristie ; Un crucifix dans l’Orne a été recouvert de peinture style arc-en-ciel ; l’église de Sarpourenx (Pyrénées-Atlantiques) a été souillée d’excréments, des touches de l’orgue ont été abîmées et un vase a été brisé en mille morceaux, etc.

Le plus significatif étant la vingtaine d’églises dégradée depuis quelques mois dans l’Ain : vols de ciboires, d’hosties, destructions de tabernacles… Contacté par Planet.fr, le diocèse de Belley-Ars (Ain) avoue se remettre difficilement des 15 actes malveillants survenus lors des six derniers mois. Même si la communication du diocèse est satisfaite de la couverture médiatique locale de ces évènements, elle aimerait que "plus de gens soient au courant que les chrétiens sont les plus touchés" par ces actes de dégradations.

Le saccage de 200 tombes chrétiennes en avril fut un choc

Des cas loin d’être isolés puisque selon l’Observatoire de la christianophobie, qui répertorie depuis 2010 les dégradations d’édifices religieux, le nombre d’églises profanées depuis le début de l’année et jusqu’au mois d’avril, était d’une centaine.

En avril dernier, le saccage de 200 tombes chrétiennes dans le cimetière Saint-Roch à Castres (Tarn) avait suscité un émoi national et choqué les chrétiens surtout après l’annonce du principal suspect : un musulman (souffrant de troubles psychiatriques) qui avait pris soin d’épargner les carrés musulmans et israélites.

Cependant, la chaîne BFMtv, après avoir rappelé que 206 "cimetières chrétiens" avaient été profanés en 2014, a changé le terme en "cimetières municipaux", quelques temps après. Le signe d’un léger malaise au niveau des rédactions nationales ?

Les médias sur-réagissent quand il s'agit de mosquées

Pour comprendre ce malaise, le site Atlantico.fr a interviewé un criminologue, Jean-Pierre Bouchard. Celui-ci explique que "pour des raisons sociologiques, politiques, ou idéologiques, certains médias et journalistes ont tendance à sur-réagir lorsqu'il s'agit des profanations de mosquées par exemple, ou "d'actes islamophobes". Or les édifices liés à la chrétienté sont beaucoup plus souvent la cible des vandalismes ou des actes haineux."

Le professeur de science politique à Grenoble, Vincent Tournier, surenchérit en parlant d’un "exemple malheureusement classique d’aveuglement idéologique". "Le propre de l’idéologie, c’est de retenir ce qui arrange et d’écarter ce qui dérange. Aujourd’hui, la haine anti-chrétienne, voire anti-blanche, fait partie de cet aveuglement.", constate-t-il.

Et le professeur de faire un parallèle historique : "Les révélations sur le goulag ont été minimisées ou rejetées parce qu’elles étaient trop éloignées de la vision idyllique du communisme. Aujourd’hui, les attaques contre les chrétiens perturbent une certaine idéologie issue de l’anti-colonialisme et amplifiée par une interprétation pessimiste de l’histoire nationale."

Le criminologue interviewé avoue que les causes poussant les malfrats à dégrader des lieux de cultes chrétiens ne sont pas suffisamment connues car "les auteurs de ces profanations ne sont pas suffisamment appréhendés". "Si cela peut venir de personnes qui croient en d'autres religions, et où l'islam est très représenté, il peut également y avoir des individus qui pratiquent la démonologie, même si cela demeure marginal.", croit tout de même savoir Jean-Pierre Bouchard.

Dans un rapport de la direction générale de la gendarmerie nationale, datant de 2010, les gendarmes ont pu établir que dans les affaires résolues, le profil du profanateur est celui d’un mineur (83% des affaires) de sexe masculin (79%). Et dans un rapport parlementaire de 2011, il est écrit que la majorité des cas de dégradations était le fait de jeunes désœuvrés agissant "souvent en groupe du fait d’une consommation excessive d’alcool".

Un site chrétien vandalisé tous les deux jours

Selon le ministère de l'Intérieur, les atteintes aux lieux de culte et sépultures de toutes les religions sont en augmentation régulière. En 2014, sur 807 sites vandalisés, 673 étaient chrétiens, soit près de deux par jour. Dans le détail, sur les 216 atteintes à des cimetières, 206 concernaient des sites chrétiens et sur les 591 atteintes à des lieux de culte, 467 concernaient des sites chrétiens.

A titre de comparaison, pour les sites israélites, le ministère a recensé des atteintes à 61 synagogues, un centre communautaire, 6 cimetières et 2 monuments aux morts en 2014 (contre 26 faits en 2013). Pour les sites musulmans, il note une légère diminution des profanations en 2014 : 60 mosquées et salles de prières, ainsi que 4 carrés musulmans dans un cimetière (contre 75 faits en 2013).

Le conseiller sûreté du patrimoine au ministère de la Culture, Éric Blot, indiquait par ailleurs au Figaro que les vols dans les églises avaient doublé : "On était sur une tendance à la baisse depuis plusieurs années. Mais en 2014, les faits de vols dans les églises et cimetières ont plus que doublé, passant de 92 en 2013 à 202"

Toutefois, si les édifices chrétiens sont les plus atteints par des dégradations, c’est parce qu’ils sont également présents en plus grande nombre sur le territoire français qui compte près de 45 000 églises contre un peu plus de 2 000 mosquées par exemple. Ce qui, par ailleurs, n’enlève rien à la gravité des faits.

Peut-on parler de christianophobie ?

Quant à parler de christianophobie à l’instar des "islamophobie" et "antisémitisme", le terme fait encore débat, même au sein de l’Eglise. Pour exemple, cette réponse du ministère de l’Intérieur en 2013 au député UMP Marc le Fur qui demandait que soient recensés les actes antichrétiens : "S’agissant d’une éventuelle recension des actes antichrétiens à l’instar de celles qui sont effectuées pour les actes antisémites et les actes antimusulmans, les responsables des différentes églises (sic) et confessions chrétiennes n’ont jamais fait part de la demande d’un indicateur spécifique auprès des pouvoirs publics."

Pour sa part, l’Observatoire de la christianophobie, bien qu’utilisant ce terme, parle aussi de "christiano-mépris".

Prochaines menaces pour les chrétiens : le terorisme et les destructions

En plus des dégradations et des pillages, les églises de France devront affronter par la suite deux problématiques : le terrorisme et les destructions.

En avril dernier, l’Algérien Sid Ahmed Ghlam, une jeune étudiant versant dans l’islam radical, projetait en effet de commettre des attentats contre une ou plusieurs églises situées à Villejuif (Val-de-Marne). Manuel Valls, Premier ministre, s’était alors rendu dans les églises visées en affirmant que "pour la première fois", ce sont "les catholiques qui étaient visés".

L’émotion avait été grande surtout parmi les fidèles qui redoutaient que les actes de terrorismes visent dorénavant les lieux de cultes catholiques.

D’autre part, l’Observatoire du patrimoine religieux s’inquiète du nombre de destructions d’églises dans les 20 ans à venir. Constatant l’affaiblissement des finances publiques, l’Observatoire pense que "des milliers de monuments religieux pourraient disparaître d’ici à 20 ans !" et déplore déjà que certaines églises soient détruites avec l’accord des communes concernées. "Plus de 200 églises sont ainsi immédiatement menacées en France métropolitaine, tandis que des milliers d’autres sombrent dans l’oubli, attendant une restauration qui ne vient pas.", fait-il savoir.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:53

Ha, mon Manu… Oui Toi, le Manu de Matignon , je t’aime bien, enfin mon hémisphère gauche t’aime bien… Enfin non, l’hémisphère droit, enfin je ne sais plus trop car on a bien du mal à savoir si tu es de drôate ou de gôche, remarque mon Manu, ce n’est pas pour me déplaire tant les problèmes de notre pays ne sont plus ni de gauche ni de droite mais bel et bien pour tout le monde !!!

Mais quand même Manu, je ne pouvais pas laisser passer cette perle rapportée par notre AFP nationale (pour une fois ce n'est pas le canard) concernant ta dernière intervention.

Valls : « Notre politique ne sera crédible que quand le chômage baissera »

Mon pauvre, tu es mal barré alors parce que côté baisse du chômage c’est loin d’être gagné. En plus, s’il faut accueillir les 500 000 migrants venus de Libye comme le souhaite Juncker de la Commission européenne, ça fera autant de postes supplémentaires à trouver. Or disons-le, côté emploi, actuellement c’est la disette. Certains parlent même de famine Manu, et cette famine elle dure depuis 2007.

La population active de France (j’utilise ce terme volontairement car il englobe toutes les palettes de "couleurs et de confessions" que l’on peut trouver chez nous) fait face à plusieurs phénomènes.
Il y a la mondialisation : l’usine qui ferme ici pour ouvrir en Chine.
Il y a la robotisation/informatisation : on remplace l’ouvrier ou le travailleur par une machine.
Il y a l’immigration : on fait venir une main-d’œuvre généralement beaucoup plus corvéable et connaissant peu ou prou du tout ses droits, on tolère même le travail au noir…
Il y a aussi évidemment les détachements de personnel communautaire : en clair, un petit Polonais pas cher et pas forcément plombier qui vient travailler ici payé au prix de là-bas… Pratique. Peu coûteux. Bien « margeux » pour l’employeur comme disait mon arrière-grand-père radical socialiste.
Enfin, il y a l’arrivée sur le marché du travail, chaque année, de nos jeunes diplômés (ou non !).

Alors côté pression sur l’emploi, les tensions sont multiples et on le voit bien. Il ne s’agit pas de dire c’est bien ou mal. Il s’agit juste de constater ces phénomènes.

L’on considère que l’immigration n’est pas maîtrisable. On considère que la mondialisation n’est pas enrayable. On considère que la robotisation et les progrès sont inéluctables. On pense que la construction européenne est inévitable…

Ce raisonnement – qu’il soit vrai ou pas peu importe puisque c’est actuellement celui qui est appliqué par nos élites – signifie qu’il n’y a rien à faire ou que l’on ne veut rien faire sur les facteurs pesant sur le nombre de postes nécessaires chaque année.

La seule possibilité serait donc d’agir pour que les entreprises créent plus de travail, plus d’emplois. Pourtant, c’est illusoire de croire que l’on puisse inciter des entreprises à créer des emplois quand elles peuvent faire autrement – et c’est logique car la raison d’être d’une entreprise c’est la profitabilité et moins l’on a de salariés plus l’on est profitable et aujourd’hui, on peut entreprendre sans salarié ou presque.

Pour s’en convaincre, il faut rappeler à Manu l’exemple en France de Free et de SFR. 1 500 personnes d’un côté, 15 000 de l’autre. Sans être voyant, sans même une boule de cristal, je peux vous dire que chez SFR, il y aura des plans sociaux.

Mais Manu est content !!

« Manuel Valls persiste et signe : la France est « en train de sortir progressivement des difficultés économiques », a-t-il assuré ce lundi 18 mai sur « France Culture ». Selon l’Insee, la croissance française a bondi de 0,6 % au premier trimestre 2015. « Il faut conforter cette croissance pour toute l’année pour que nous ayons un rythme de croissance autour ou plus de 1,5 % à la fin de l’année, parce que c’est le chiffre qui nous permet de faire baisser le chômage », a-t-il ajouté. « Nous sommes en train d’obtenir des résultats. Mais les Français ne le verront, cette politique ne sera totalement crédible, que quand le chômage baissera », a toutefois ajouté le Premier ministre. »

Manu, voyons, le pétrole a baissé, l’euro a perdu 25 % et la BCE rachète pour 60 milliards d’euros chaque mois d’obligations d’États européens en faillite… Manu, malgré ces éléments exceptionnels, la « crôassance » française atteint un pitoyablement pathétique 0,6 %, sans compter que notre déficit est de presque 4 %… En clair, pour faire 1 de croissance, on dépense 4 de nouvelles dettes… Ce n’est pas de la croissance rentable Manu.

« De son côté le ministre des Finances, Michel Sapin, a expliqué dimanche sur « BFM-RMC-Le Point » que cette croissance devait « maintenant » s’inscrire « dans la durée ». Selon lui, « il faut une croissance plus forte en emplois, plus consistante en emplois ». Et d’ajouter : « Je le crois tout à fait possible. Mais il reste un élément décisif (…) il faut que l’investissement des entreprises reparte ». »

Haaa, Sapin a eu des cours d’économie, ça se sent tout de suite. Il faut que l’investissement des « entreprises reparte » ! Eh oui Michel, mais il va repartir l’investissement des entreprises, d’ailleurs elles investissent les entreprises, mais pas en France… à l’étranger, mondialisation oblige. Et puis quand elles investissent, c’est dans des machines et des ordinateurs qui leur permettent de ne pas avoir à recruter.

Nous avons donc à faire à de la croissance au mieux sans emploi… Au mieux parce que lorsqu’il n’y a plus « l’emploi » pour répartir la création de richesses et solvabiliser des consommateurs… eh bien rapidement, il n’y a plus de consommation faute de consommateurs solvables, c’est-à-dire faute de travailleurs rémunérés ayant un emploi… Du coup, il n’y a plus de croissance… Mais Manu, c’est un truc que seuls les sans-dents, comme dirait ton patron, peuvent comprendre.

Vers la fin du CDI ?

« Manuel Valls a par ailleurs rappelé qu’il ferait « de nouvelles propositions » concernant « l’embauche dans les PME et dans les toutes petites entreprises » au mois de juin. « L’obsession qui est la nôtre, c’est de faire baisser le chômage », a-t-il conclu. Ces propositions seront annoncées dans le cadre d’une conférence thématique portant sur une réforme du contrat de travail pour les petites entreprises. D’après le ministère de l’Économie, ces mesures seront retranscrites dans les textes existants, qui sont actuellement en discussion au parlement. »

Je comprends bien cette volonté de casser le droit du travail. Mais soyons sérieux et pas dogmatiques.

Oui il faut alléger les contraintes pesant sur les employeurs mais licencier, en France, c’est facile lorsque le salarié n’a pas 20 ans d’ancienneté, et les grandes entreprises savent organiser le « turn-over » naturel de leurs troupes avec toute l’hypocrisie du système managérial français.

Mais il faut admettre tout de même que où que vous regardiez, que ce soit en France, en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux USA, le niveau d’emploi ne progresse pas du tout. Le taux de chômage officiel ne baisse que parce que de très nombreuses personnes sortent des statistiques et deviennent invisibles. D’ailleurs, même la banque centrale américaine a fini par reconnaître ce phénomène.

Il n’y a pas de travail et pas d’emploi uniquement parce que l’on n’a plus besoin de bras dans les mêmes proportions qu’auparavant.

La croissance ne reviendra pas. Mais quand bien même elle reviendrait qu’il s’agirait d’une croissance sans emploi. Or nous ne savons pas faire tourner un pays sans croissance économique et sans emploi.

Or Manu, la différence, l’énorme différence entre un simple homme politique et un grand homme, c’est la capacité à répondre aux ruptures. Ce que nous vivons n’est pas une simple crise passagère et tout ira bien plus tard. Non Manu, cette crise c’est une rupture, un changement radical. Tout ce qui faisait l’économie est en train de disparaître, conséquence de multiples facteurs.

Notre Premier ministre a beau être « content », il ne peut rien faire, pour la simple et bonne raison qu’il faudrait tout changer, radicalement mais personne ne le fera, nous condamnant ainsi à une plus ou moins longue agonie économico-sociale.

« Dans la famille «contents d’eux», je demande… Manu ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Ha, mon Manu… Oui toi, le Manu de Matignon, je t’aime bien, enfin mon hémisphère gauche t’aime bien… Enfin non, l’hémisphère droit, enfin je ne sais plus trop car on a bien du mal à savoir si tu es de drôate ou de gôche, remarque mon Manu, ce n’est pas pour me déplaire tant les problèmes de notre pays ne sont plus ni de gauche ni de droite mais bel et bien pour tout le monde !!

Mais quand même Manu, je ne pouvais pas laisser passer cette perle rapportée par notre AFP nationale concernant ta dernière intervention.

Valls : « Notre politique ne sera crédible que quand le chômage baissera »

Mon pauvre, tu es mal barré alors parce que côté baisse du chômage c’est loin d’être gagné. En plus, s’il faut accueillir les 500 000 migrants venus de Libye comme le souhaite Juncker de la Commission européenne, ça fera autant de postes supplémentaires à trouver. Or disons-le, côté emploi, actuellement c’est la disette. Certains parlent même de famine Manu, et cette famine elle dure depuis 2007.

La population active de France (j’utilise ce terme volontairement car il englobe toutes les palettes de couleurs et de confessions que l’on peut trouver chez nous) fait face à plusieurs phénomènes.
Il y a la mondialisation : l’usine qui ferme ici pour ouvrir en Chine.
Il y a la robotisation/informatisation : on remplace l’ouvrier ou le travailleur par une machine.
Il y a l’immigration : on fait venir une main-d’œuvre généralement beaucoup plus corvéable et connaissant peu ou pas du tout ses droits, on tolère même le travail au noir…
Il y a aussi évidemment les détachements de personnel communautaire : en clair, un petit Polonais pas cher et pas forcément plombier qui vient travailler ici payé au prix de là-bas… Pratique. Peu coûteux. Bien « margeux » pour l’employeur comme disait mon arrière-grand-père radical socialiste.
Enfin, il y a l’arrivée sur le marché du travail, chaque année, de nos jeunes diplômés (ou non !).

Alors côté pression sur l’emploi, les tensions sont multiples et on le voit bien. Il ne s’agit pas de dire c’est bien ou mal. Il s’agit juste de constater ces phénomènes.

L’on considère que l’immigration n’est pas maîtrisable. On considère que la mondialisation n’est pas enrayable. On considère que la robotisation et les progrès sont inéluctables. On pense que la construction européenne est inévitable…

Ce raisonnement – qu’il soit vrai ou pas peu importe puisque c’est actuellement celui qui est appliqué par nos élites – signifie qu’il n’y a rien à faire ou que l’on ne veut rien faire sur les facteurs pesant sur le nombre de postes nécessaires chaque année.

La seule possibilité serait donc d’agir pour que les entreprises créent plus de travail, plus d’emplois. Pourtant, c’est illusoire de croire que l’on puisse inciter des entreprises à créer des emplois quand elles peuvent faire autrement – et c’est logique car la raison d’être d’une entreprise c’est la profitabilité et moins l’on a de salariés plus l’on est profitable et aujourd’hui, on peut entreprendre sans salarié ou presque.

Pour s’en convaincre, il faut rappeler à Manu l’exemple en France de Free et de SFR. 1 500 personnes d’un côté, 15 000 de l’autre. Sans être voyant, sans même une boule de cristal, je peux vous dire que chez SFR, il y aura des plans sociaux.

Mais Manu est content !!

« Manuel Valls persiste et signe : la France est « en train de sortir progressivement des difficultés économiques », a-t-il assuré ce lundi 18 mai sur « France Culture ». Selon l’Insee, la croissance française a bondi de 0,6 % au premier trimestre 2015. « Il faut conforter cette croissance pour toute l’année pour que nous ayons un rythme de croissance autour ou plus de 1,5 % à la fin de l’année, parce que c’est le chiffre qui nous permet de faire baisser le chômage », a-t-il ajouté. « Nous sommes en train d’obtenir des résultats. Mais les Français ne le verront, cette politique ne sera totalement crédible, que quand le chômage baissera », a toutefois ajouté le Premier ministre. »

Manu, voyons, le pétrole a baissé, l’euro a perdu 25 % et la BCE rachète pour 60 milliards d’euros chaque mois d’obligations d’États européens en faillite… Manu, malgré ces éléments exceptionnels, la « crôassance » française atteint un pitoyablement pathétique 0,6 %, sans compter que notre déficit est de presque 4 %… En clair, pour faire 1 de croissance, on dépense 4 de nouvelles dettes… Ce n’est pas de la croissance rentable Manu.

« De son côté le ministre des Finances, Michel Sapin, a expliqué dimanche sur « BFM-RMC-Le Point » que cette croissance devait « maintenant » s’inscrire « dans la durée ». Selon lui, « il faut une croissance plus forte en emplois, plus consistante en emplois ». Et d’ajouter : « Je le crois tout à fait possible. Mais il reste un élément décisif (…) il faut que l’investissement des entreprises reparte ». »

Haaa, Sapin a eu des cours d’économie, ça se sent tout de suite. Il faut que l’investissement des « entreprises reparte » ! Eh oui Michel, mais il va repartir l’investissement des entreprises, d’ailleurs elles investissent les entreprises, mais pas en France… à l’étranger, mondialisation oblige. Et puis quand elles investissent, c’est dans des machines et des ordinateurs qui leur permettent de ne pas avoir à recruter.

Nous avons donc à faire à de la croissance au mieux sans emploi… Au mieux parce que lorsqu’il n’y a plus « l’emploi » pour répartir la création de richesses et solvabiliser des consommateurs… eh bien rapidement, il n’y a plus de consommation faute de consommateurs solvables, c’est-à-dire faute de travailleurs rémunérés ayant un emploi… Du coup, il n’y a plus de croissance… Mais Manu, c’est un truc que seuls les sans-dents, comme dirait ton patron, peuvent comprendre.

Vers la fin du CDI ?

« Manuel Valls a par ailleurs rappelé qu’il ferait « de nouvelles propositions » concernant « l’embauche dans les PME et dans les toutes petites entreprises » au mois de juin. « L’obsession qui est la nôtre, c’est de faire baisser le chômage », a-t-il conclu. Ces propositions seront annoncées dans le cadre d’une conférence thématique portant sur une réforme du contrat de travail pour les petites entreprises. D’après le ministère de l’Économie, ces mesures seront retranscrites dans les textes existants, qui sont actuellement en discussion au parlement. »

Je comprends bien cette volonté de casser le droit du travail. Mais soyons sérieux et pas dogmatiques.

Oui il faut alléger les contraintes pesant sur les employeurs mais licencier, en France, c’est facile lorsque le salarié n’a pas 20 ans d’ancienneté, et les grandes entreprises savent organiser le « turn-over » naturel de leurs troupes avec toute l’hypocrisie du système managérial français.

Mais il faut admettre tout de même que où que vous regardiez, que ce soit en France, en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux USA, le niveau d’emploi ne progresse pas du tout. Le taux de chômage officiel ne baisse que parce que de très nombreuses personnes sortent des statistiques et deviennent invisibles. D’ailleurs, même la banque centrale américaine a fini par reconnaître ce phénomène.

Il n’y a pas de travail et pas d’emploi uniquement parce que l’on n’a plus besoin de bras dans les mêmes proportions qu’auparavant.

La croissance ne reviendra pas. Mais quand bien même elle reviendrait qu’il s’agirait d’une croissance sans emploi. Or nous ne savons pas faire tourner un pays sans croissance économique et sans emploi.

Or Manu, la différence, l’énorme différence entre un simple homme politique et un grand homme, c’est la capacité à répondre aux ruptures. Ce que nous vivons n’est pas une simple crise passagère et tout ira bien plus tard. Non Manu, cette crise c’est une rupture, un changement radical. Tout ce qui faisait l’économie est en train de disparaître, conséquence de multiples facteurs.

Notre Premier ministre a beau être « content », il ne peut rien faire, pour la simple et bonne raison qu’il faudrait tout changer, radicalement mais personne ne le fera, nous condamnant ainsi à une plus ou moins longue agonie économico-sociale.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:15

Lorsque nous tentons de définir ce qu'est l’humilité en « politique » où ce qu'elle devrait...pourrait être, force est de constater que nous nous trouvons face à des approches multidimensionnelles et/ou multifactorielles.

Car, le mot Humilité à la particularité d’associer le social à l’esprit en entretenant une confusion entre humilité et modestie. Tout comme l’approche Politique peut être politicienne et platonicienne.

De fait, pour rester dans le domaine de la spiritualité que je souhaite avoir dans ce billet, je dirai :

  • Que l’humilité est une démarche alors que la modestie pourrait n’être qu’un état,
  • Que l’humilité est une prise de conscience de l’espace à parcourir,
  • Que l’humilité c’est prendre la dimension de l’être par rapport au UN au Tout, c’est donc de … relativiser.

De tous temps, les Humanistes qui ne sont pas des êtres désincarnés et qui ne vivent pas seulement dans le ciel des idées mais dans des cités, se sont toujours efforcées, avec plus ou moins de succès et plus ou moins de bonheur, de répondre aux problèmes que pouvait poser les situations historiques dans lesquelles ils se trouvaient, c’est-à-dire de répondre à des problèmes d’ordre social et politique.

Les Humanistes sont des êtres étranges, singuliers et uniques, qui se questionnent et essaient de répondre à moultes interrogations.

Et, s’il est vrai que nous ne devons pas négliger les problématiques sociétales et que nous devons essayer de leur donner des réponses/solutions.

Il est tout aussi exact que c’est à la seule condition que l’animal politique et l’animal professionnel se souviennent qu’il est aussi un animal raisonnable.

C’était déjà la grande leçon de Socrate, c’était la leçon de Descartes, c’était aussi la leçon que nous a laissée le Siècle des Lumières

Ce qui signifie, qu’aucun humaniste ne peut se dire humble s’il ne vit pas cet abaissement intérieur qui conduit à mettre en relation - l’homme et l’univers, l’homme et le néant, le chaos et l’ordre.

L'Humilité est avant tout une façon d'être, une façon de se comporter.

La nature humaine a parfois tendance à se survaloriser. Pour réfréner cette tendance, l'Homme doit cultiver l'Humilité, seul rempart à l'hypertrophie de son ego.

Ceci ne signifie-t-il pas pour l’humaniste de s'imposer des limites, de les accepter, voire de les transcender.

D’ailleurs, n’est-il pas écrit : « Qui s'élève sera abaissé – Qui s'abaisse sera élevé ».

Passage d’un état à un autre, qui permet de comprendre qui on est. Cheminement qui fait que l’on passe de la connaissance de soi à la conscience de soi.

La méthode Cartésienne « je pense donc je suis » donne au JE toute sa dimension introspective du SOI et du MOI. Elle met en évidence la nécessaire quête de connaissance dont le but sera de « nous rendre comme maître et possesseurs de la nature ». C’est toute la démarche des lumières

Par contre, la démarche humaniste est avant tout d’appréhender ce que nous sommes de notre origine à notre destination future.

Signifier le travail introspectif, exprimer le désir de perfectionnement, désigner la volonté de construction de notre temple intérieur ne revient-il pas à symboliser l’Être. Car, c’est là que réside

  • la compréhension entre le temporel et l’intemporel,
  • l’appréhension de la matrice de sa vie spirituelle.

Mais, faut il encore pour y parvenir être attentif.

Notre esprit, trop souvent endormis dans la facilité de la matérialité et de la rationalité, ne demande qu’à s’éveiller à une juste prise de conscience.

L’humilité est le principe même de l’action !

Apprendre pour Comprendre, Comprendre pour Agir !

Quel sens donner à notre Vie si ce n’est vivre ce que nous sommes, comprendre que rien n’est acquis, qu’il faut tout remettre en question et admettre que nous sommes le microcosme de l’univers.

Ce constat n’est pas difficile. Ce qui l’est, en revanche, c’est de l’admettre ouvertement.

N’est ce pas en cela que l’on appréhende ce l’on est.

N’est ce pas par l’union de l’esprit, de l’âme et du corps que nous pourrons franchir le rubicond pour aborder l’autre rive

L’humilité antichambre des « perfections ». C’est ainsi que humilité et fil à plomb confondus nous amènent à comprendre quels sont les leviers de nos convictions, de nos croyances ou de nos rejets, cette conscience situe immanquablement nos limites et les efforts pour les dépasser.

Traiter de l'humilité en « politique », c'est toucher à un point sensible de notre égo.

Et, nous oblige à sonder des profondeurs qui touchent à notre intimité enfouie et inconsciente. Par un travail tenace et suivi sur nous, rendre conscients des aspects inconnus de nous-mêmes. Laisser de côté ce ramassis, cet écheveau égoïste et ombrageux de nos souhaits personnels, nos phantasmes/fantasmes, nos ambitions, nos espoirs et nos appréhensions et nous mettre en accord avec les tendances, souvent opposées, de notre inconscient.

En prenant conscience de notre face cachée, de notre côté obscur, nous passons d’une conscience immédiate des choses à une conscience qui se réfléchit et réduisons ainsi notre part inconnue en nous. N’est ce pas la voie pour passer de l’ombre à la lumière.

Notre inconscient, peuplé de personnages qui se révèlent au moyen du langage symbolique, nous montre le chemin pour nous accomplir par cette connaissance de notre vie inconsciente. « Faire en sorte que l’inconscient et la conscience apprennent à vivre en paix l’un avec l’autre. Est la condition du bonheur » nous apprend Jung,

C’est ici que le fameux « connais-toi toi-même » prend toute sa signification voulant dire que nous devons en toute humilité, accepter nos limites, nos possibilités, notre condition.

C'est une attitude délicate et respectueuse dans laquelle on n'a pas besoin de prouver qu'on existe.

L’humilité nous donne l’occasion d’un nouveau regard afin d’arrêter d’être aveuglés par l’illusion !

L’humaniste est, « un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout ».

Alors, nous militants sociaux-libéraux soyons :

  • de ceux qui permettent à la politique de retrouver ses droits et devoirs, en même temps que ses enjeux. Car la politique doit être humble, la politique n’est pas là pour changer la vie Elle est là pour maintenir ou améliorer ce qui la rends possible. La politique n’est pas là pour rendre heureux ; elle est là pour combattre ce qui nous empêche de le devenir ou de le rester : la misère, l’oppression, l’injustice, le chômage, l’insécurité,
  • des Femmes et des Hommes Politique Humbles, Porteurs d’Espoirs et de Sens.
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 14:56

Un de mes Amis "m'a poussé"un de ses articles, il bouscule, interpelle et nous donne à réfléchir pour l'Avenir .

Toulouse Blagnac ou l’Etat stratège sacrifié

Le récent refus de vendre Dailymotion à un groupe hongkongais ne gomme pas les arrière-pensées suites à la cession de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à des intérêts chinois alliés à un groupe canadien. Toulouse Blagnac est le quatrième aéroport de province, le sixième français, derrière Roissy, Orly, Nice, Lyon et Marseille. En 2013, la société Aéroport Toulouse-Blagnac présentait un chiffre d’affaires de 117,4 M€ et un bénéfice net de 5,3 M€. L’actionnariat se composait de l’Etat (60%), de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse (25%), et des collectivités territoriales (15%).

Les courtes vues de François Hollande

En 2014, pour la première privatisation du quinquennat Hollande, Emmanuel Macron a voulu céder 49,9% du capital de l’aéroport appartenant à l’Etat avec une option pour céder, dans les trois ans, les 10,1 % restants. Un appel d’offre international est lancé le 18 juillet 2014. Sur les huit candidats à la reprise de l’aéroport, quatre ont formulé des propositions concrètes:

■Aéroports de Paris (Etat actionnaire à 50, 6%), alliés à Prédica.

■Vinci, associé à la Caisse des dépôts, CDC infrastructures, et à EDF Invest. (Etat actionnaire)

■Cube, un fonds d’investissement de BPCE, associé à Natixis.

■Symbiose, composé de Shandong Hi Speed Group, du fonds Friedmann Pacific Investment Group et de SNC-Lavalin (Canada).

Alors que des solutions françaises, dans lesquelles l’Etat avait des intérêts, existaient, le ministre de l’économie a décidé, le 4 décembre dernier, de sacrifier Toulouse-Blagnac sur l’autel de l’argent en accordant au gouvernement chinois, via Symbiose, la concession de l’aéroport. Symbiose a proposé 308 M€ pour cette concession de 30 ans, tandis que les autres candidats proposaient environ 20% de moins.

Cependant, cette décision prouve l’absence de stratégie de la France en matière de transport aérien.Outre le risque d’espionnage industriel puisqu’Airbus a ses installations juste à côté, vendre des installations aéroportuaires stratégiques à des pays étrangers démontre un manque de réflexion stratégique et économique. En effet, les participations de l’Etat dans la CDC, EDF Invest ou ADP auraient permis à l’Etat de garder le contrôle mais aussi d’avoir chaque année les dividendes supplémentaires des activités de l’aéroport, ADP reversant, eux, 60% de leur résultat net en dividendes.

Un groupe canadien condamné pour corruption

En plus d’avoir une vision court-termiste de gestion du patrimoine national, le ministre de l’économie a choisi le seul candidat qui compte parmi ses membres une entreprise sanctionnée par la Banque mondiale. Le fait est qu’en 2013, la Banque mondiale a radié SNC-Lavalin de tous ses programmes, pour 10 ans, pour cause de corruption. SNC-Lavalin fait office d’expert dans le groupe Symbiose et n’a pas apporté un euro. On peut se demander quelle expertise un groupe canadien condamné pour corruption peut apporter à un groupe chinois quant à l’achat d’une concession d’un aéroport français.

Il faut ajouter à cela que les deux entreprises chinoises du groupe Symbiose sont des bras armés du parti communiste chinois. Shandong Hi-speed est une entreprise d’Etat dépendant directement du parti communiste chinois. Son PDG est secrétaire du parti, et bénéficie grandement d’aides du gouvernement chinois ce qui fait d’elle une des entreprises d’Etat les plus rentables.

Friedmann Pacific est un groupe financier basé à Hong Kong, lié au secteur de l’aviation à travers le leasing d’avions et notamment CALC. Le fondateur et PDG de ce Groupe, Mike Poon, siège au sein du CPPCC, le « sénat » de la province du Heilongjiang, et est donc membre du PCC. Coïncidence heureuse du calendrier, CALC a promis d’acheter 100 Airbus moins d’une semaine avant la décision de l’attribution de la concession… ADP, entreprise française qui gère les aéroports parisiens, n’ayant pas de compagnies aériennes, il était alors difficile de s’aligner surtout que M. Macron ne cache pas que ce fait a pesé lourd dans la balance.

Tous ces faits montrent qu’il est difficile de considérer que cet appel d’offres ce soit passé dans le plus grand respect de la transparence et de l’intérêt général.

Pour conclure, la question se pose quant à la réciprocité dans les affaires avec la Chine. S’appliquera-t-elle lorsque des entreprises françaises essayeront d’obtenir les concessions d’infrastructures stratégiques chinoises?

Frédéric Gillet

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 11:04

J’attire votre attention sur cet article dans lequel Charles SANNAT du Contrarien Matin nous y explique ce que pourrait être un krach obligataire dans notre quotidien Lisez-le et partagez-le au maximum.

Jean-Loup DUJARDIN

Comme je l’ai très souvent dit et expliqué, il est assez facile d’échapper à un krach boursier… Pour cela, ne pas détenir d’actions est une protection largement suffisante.

Évidemment, il est beaucoup plus difficile de se protéger d’un krach obligataire ou monétaire. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le krach obligataire qui a peut-être commencé mais je n’en suis pas sûr, l’avenir nous le dira.

Comment se protéger d’un krach obligataire et sauver son épargne ?

Il faut bien comprendre que toute votre épargne ou presque est « obligataire »… Comment croyez-vous que la banque vous verse un taux d’intérêt ? Par une opération du Saint-Esprit ? Par pure gentillesse et pour vous faire plaisir ? Bien sûr que non. Si la banque vous verse un « intérêt » sur vos placements (y compris sur votre livret A), c’est que VOS sous ont été prêtés. À qui ? On s’en fiche pour tout dire. Mais ce prêt de votre argent qui génère vos intérêts porte généralement le nom d’obligation (« obligation » pour obligation de rembourser… jusqu’au jour où le gars qui doit vous rendre vos sous s’assoit sur son obligation de le faire…).

Si nous poussions le raisonnement à l’extrême, la seule façon de vous protéger d’un krach obligataire serait de ne pas détenir d’épargne à commencer par votre bon vieux contrat d’assurance vie fonds euros qui est bourré… d’obligations d’État !

Une hausse de 80 % de l’emprunt d’État allemand à 10 ans !

Gardez ce chiffre en tête car pour la première fois depuis des années, les emprunts d’État allemand, pays réputé le plus sûr en Europe voire dans le monde pour le remboursement de sa dette, a vu ses taux d’emprunt à 10 ans (principal taux) exploser à la hausse lors des deux derniers jours de cotation.

Ce mouvement pourrait parfaitement préfigurer, même si pour le moment il est impossible d’être affirmatif, le début du plus gros krach obligataire de tous les temps et là, attention les dégâts !

Nous sommes le 29 avril. Nous étions à 0,17 % par an !!

Nous sommes le 30 avril, et nous sommes désormais à 0,37 % par an !!

C’est une hausse de plus de 100 % en 48 heures. C’est non significatif en terme de taux car la dette allemande est évidemment supportable aussi bien à 0,17 % par an qu’à 0,37 % et elle devrait valoir 4 % et pas 0,37 mais… la hausse est très inquiétante si ce mouvement devait se poursuivre avec une telle force et une telle rapidité !!

C’est quoi un krach obligataire ?

C’est compliqué à expliquer mais on va essayer quand même ! Bon, quand on achète une obligation de 100 euros qui rapporte 5 % par an pendant 10 ans, on peut résumer dans un univers de taux stables qu’elle vaudrait 105 euros sur le marché de l’occasion (si vous vouliez la revendre)…

Mais nous sommes dans un univers où les taux baissent depuis plusieurs années à cause des politiques des banques centrales. Donc vous qui avez acheté une obligation qui rapporte 5 %… pendant 10 ans, eh bien tout le monde veut vous la racheter sur le marché de l’occasion puisque aujourd’hui les taux sont de 0,3 %… donc votre obligation prend de la valeur… Logique !!

Maintenant, imaginez le cas inverse. Vous venez d’acheter via votre assurance vie fonds euros une bonne obligation allemande à 0,17 % par an sur 10 ans… Or en moins de deux jours, les taux explosent et maintenant le 10 ans allemand c’est 0,37 % par an… Franchement, plus personne ne veut de votre obligation à 0,17 % pendant 10 ans… Il y a largement mieux. Alors pour la revendre, vous allez devoir accorder un rabais qui permettra à votre acheteur d’avoir le même rendement avec votre vieille obligation qu’avec une obligation toute neuve… Et plus les taux montent vite, plus le prix des obligations anciennes s’effondre et votre patrimoine avec… Cela porte le nom de « krach obligataire » et les premières victimes seront les détenteurs de contrats d’assurance vie et les compagnies d’assurance.

Bill Gross a dit « bund allemand, c’est le coup d’une vie » !!

Il y a quelques jours, Bill Gross, qui est l’un des plus grands stratégistes obligataires du monde et l’ancien patron de PIMCO (le plus gros fonds obligataire de la terre), a déclaré le 21 avril dernier que vendre la dette allemande – qui approchait de 0 – était certainement le coup spéculatif obligataire d’une vie…

Évidemment, lorsqu’il dit cela, il dit qu’il va attaquer la dette allemande… Il a aussi vraisemblablement déjà pris les positions qu’il souhaitait !!

Bref, quelques jours après, comme le montrent les graphiques que je vous ai mis dans cet article, le 10 ans allemand explose à la hausse…

Ce n’est pas un hasard

Reste une seule question à laquelle je suis – je le concède sans problème – incapable de répondre (et celui qui vous dira qu’il l’est est un abruti) : « Sommes-nous uniquement face à un événement spéculatif ou aux prémices du plus gros krach obligataire de tous les temps ? »

Pourquoi « de tous les temps » ? Tout simplement parce que lorsque les taux sont négatifs, cela signifie que la bulle obligataire qui s’est formée est la plus grosse de l’Histoire de l’humanité pour la simple raison que jamais dans l’Histoire les taux n’ont été négatifs !!

Au moment où j’écris ces lignes, il est impossible de répondre à cette question pourtant essentielle, car si nous sommes face à un krach obligataire, alors il emportera tout ou presque sur son passage.

J’ai dons trois conseils à vous donner. D’abord, surveillez tous les jours l’évolution des taux car si lorsque la Bourse baisse on vous en parle même à la télé, lorsque les taux bougent… personne ne vous le dit ou bien trop tard !
Ensuite, pour ceux qui ont des taux à renégocier sur des crédits en cours en particulier immobilier… ne traînez pas.
Enfin, pensez à votre stratégie de débancarisation, c’est important, car si c’est le krach… mieux vaut avoir pris ses précautions avant.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:35

« Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller

« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas catholique.

Et, puis ils sont venus me chercher.

Et il ne restait plus personne pour protester. »

Biographie rapide de ce pasteur.

« Au moment de la montée en puissance du pouvoir nazi, qui noyaute peu à peu l’Église allemande, le pasteur Martin Niemöller, pourtant partisan du régime hitlérien et ancien commandant des Corps francs, appelle les pasteurs hostiles aux mesures antisémites à s’unir au sein d’une nouvelle organisation, le « Pfarrernotbund (de) », la « Ligue d’urgence des pasteurs », qui respecterait les principes de tolérance énoncés par la Bible et la profession de foi réformatrice. Cet appel a un grand écho : à la fin de l’année 1933, 6 000 pasteurs, soit plus d’un tiers des ecclésiastiques protestants, ont rejoint ce groupe dissident.

La « Ligue d’urgence des pasteurs », soutenue par des protestants à l’étranger, adresse au synode une lettre de protestation contre les mesures d’exclusion et de persécution prises envers les Juifs et envers les pasteurs refusant d’obéir aux nazis. Malgré les protestations, Martin Niemöller est déchu de ses fonctions de pasteur et mis prématurément à la retraite au début du mois de novembre 1933. Mais la grande majorité des croyants de sa paroisse décide de lui rester fidèle, et il peut ainsi continuer à prêcher et à assumer ses fonctions de pasteur.

Niemöller est arrêté en 1937 et envoyé au camp de Sachsenhausen. Il est ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. »

La liberté est l’affaire de chaque citoyen.

La liberté ne se discute pas. Elle ne se tronçonne pas, elle ne se coupe pas en tranche, elle n’est pas à géométrie variable. Elle existe totalement ou elle n’existe pas. La liberté contrôlée est à la liberté ce que la Canada dry est à l’alcool. Pourquoi vous parler de cela ?

Parce qu’aujourd’hui je voulais présenter un article et un reportage qui, j’en suis persuadé, alimenteront votre réflexion personnelle.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’Europe est un grand danger pour chacun de nos peuples et que cette Europe des europathes ne peut que nous amener les plus grands malheurs. Je pense que ce point de vue est d’une immense logique. Cela tient en deux raisons essentielles. La première c’est que celui qui connaît l’histoire sait que toutes les nations, tous les pays et tous les Empires à travers l’histoire n’ont pu se créer, devenir et exister qu’en massacrant ceux qui préexistaient.

Les États-Unis d’Amérique, que l’histoire politiquement correcte aime aduler comme le phare de la liberté, ne se fondent que sur le génocide conscient, prémédité et parfaitement assumé de la population indienne. Il s’agit juste de dizaines de millions de morts. Chez nous, la France ne pourra atteindre la taille qu’on lui connaît ainsi que son unité qu’en massacrant les potentats régionaux, qu’en supprimant les langues et les cultures régionales, qu’en annihilant tous ceux qui pouvaient souhaiter une autonomie locale loin du pouvoir parisien des rois de France. L’histoire de l’unité de la France s’écrit en lettres de sang dans les livres.

Je ne fais point ici de morale. Je ne me sens coupable de rien, ni des crimes des premiers européens massacreurs d’indiens, repris de justice qui deviendront les Américains apporteurs de démocratie au monde entier à notre époque (ce qui fait bien rire jaune évidemment), ni de tous les autres génocides.

Non, ce que je veux juste dire c’est que la volonté farouche des partisans de l’Europe de créer les États-Unis d’Europe ne pourra conduire qu’à la suppression plus ou moins violente de ce qui préexiste à l’Europe fédérale, à savoir les États-nations. Vous devez comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’Europe fédérale tant qu’il existe des États-nations. La coexistence des deux est impossible et c’est une véritable guerre qui se déroule et cette guerre pour l’avenir de l’Europe est de moins en moins idéologique. Tous les jours, vous pouvez constater l’ambition des structures européennes à prouver leur existence, l’Europe veut devenir un empire, et comme tous les empires elle devient agressive et violente. Les peuples d’Europe sont évidemment les premières victimes (demandez aux Ukrainiens, mais aussi aux Grecs) de même que la liberté.

La deuxième raison qui explique mon rejet de cette Europe-là c’est qu’elle est la négation de la représentativité, de la démocratie et de la liberté.

Personne ne contrôle l’Europe!

Aucun peuple, aucune institution, aucun parlement, aucune nation ne contrôle l’Europe. Ceux qui nous dirigent sont même appelés des commissaires (comme à la plus belle des époques soviétiques). Aucun n’est élu. Ils sont tous soumis à la corruption. Bénéficient d’immunités hallucinantes. Leurs intérêts ne sont pas ceux des peuples. D’ailleurs ils ne sont d’aucun peuple.

Vous devez comprendre qu’un État fédéral c’est un État permettant d’organiser les conditions de la plus grande des corruptions. Ce qui arrive aux États-Unis d’Amérique se passe déjà dans les États pas encore unis d’Europe.

Lorsque le peuple français refuse par son vote la constitution européenne et certaines « avancées », nos politiques ont nié notre vote pour quand même faire ce qu’ils souhaitaient faire. Ce fut le premier grand déni de démocratie. Et comme dans ce poème qui débute cet article, nous n’avons rien dit.

Alors depuis, les europathes, nos dirigeants, ceux qui savent mieux que nous ce qui sera très bon pour eux, s’appliquent consciencieusement à réduire nos libertés, à restreindre notre implication citoyenne pour mieux nous détruire, pour mieux nous isoler. Cela se passe ici et là-bas. Aux USA comme en Europe, en France et ailleurs. C’est un mouvement mondial de restriction des libertés individuelles reposant en grande partie sur la nécessité de « lutter contre le terrorisme » en vous empêchant de payer en espèces plus de 1 000 euros, tout en laissant le droit aux étrangers et aux non-résidents fiscaux en France de payer eux… jusqu’à 10 000 euros en espèces. Il n’y a donc aucune volonté de lutter contre la terreur mais bien de terroriser le citoyen, ce qui n’a rien à voir.

Je vous propose donc un article de La Tribune qui est tout sauf un journal fasciste et complotiste intitulé « Quand le « gendarme » des écoutes fusille la loi sur le renseignement de Valls ».

Vous y apprendrez, pour ceux qui auront le courage de le lire, que « le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) Jean-Marie Delarue estime que le projet de loi sur le renseignement comporte des dérives portant atteinte aux libertés individuelles ».

« Qui gouverne ? »… un film d’Arte

Oui c’est bien cela, Arte, une chaîne publique… donc pas fasciste ni complotiste non plus. Je pense que l’on a encore le droit le citer un article de La Tribune ou encore un reportage d’Arte.

Bref, c’est un film de Flore Vasseur assez dérangeant…

« Qui gouverne ? Comment préserver l’intérêt général quand, partout, l’argent semble remplacer le vote ? Larry Lessig dénonce sans relâche l’emprise des intérêts privés sur la démocratie américaine. Professeur de droit et d’éthique à Harvard, conseillé d’Obama en 2008, il connaît tous les rouages de Washington. Il a décidé de se rebeller pour sauver l’intérêt général. »

Cela se passe évidemment aux États-Unis. Pourtant, tout le monde comprendra à quel point il est non seulement aisé mais indispensable de faire le parallèle entre la corruption endémique qui touche les institutions de l’État fédéral américain et ce qui se passe dans les différents cénacles européens.

Et pourtant, comme dans ce poème que j’ai utilisé pour commencer cet article, nous ne disons rien. Nous abdiquons notre rôle de citoyen. Nous renonçons à défendre notre liberté. Nous ne disons rien. Alors je l’écris.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 07:24

Laïcité : un modèle à défendre !!!

Le 7 janvier, trois mots marquaient les esprits. Le 11 janvier, ces trois mots (« Nous sommes Charlie ») étaient considérés comme l’expression symbolique d’un signe de ralliement unanime se voulant défendre la liberté d’expression et les valeurs de la république.

Pour autant, quelques jours après, les attentats, le signe de ralliement « unanime » ne l’était plus vraiment! En effet, au sein de certains établissements scolaires (et en d’autres lieux), la minute silence faisait du bruit et s’heurtait à des réticences, des perturbations voire des refus.

Immédiatement, les médias n’ont pas manqué de se pencher sur ces incidents. En expliquant avec force (passagère), qu’ils étaient révélateurs d’un malaise profond dans différentes communautés, et, surtout, qu’ils étaient l’expression d’une remise en cause de La Laïcité,.

Force était, dés lors, de constater, que notre incapacité collective à poser les mots sur nos maux (non pas pour stigmatiser, mais, pour apporter des solutions à nos problèmes) avait certainement contribué à cette remise en cause. Force était de constater, que depuis plusieurs années nos « édiles » médiatiques (journalistes, politiques et « experts ») s’étaient enfermées dans un discours conçu comme politiquement correct, où affleurait en permanence la pensée unique. Certaines choses ne devant pas être dites ni écrites, comme si le déni de dénomination valait déni d’existence. Aveuglées, d’ailleurs, par une bien pensante qui confond tolérance et laisser-faire, qui confond respect et renoncement, nos édiles en oubliaient de défendre l’une des valeurs centrales de notre République : la laïcité.

Mais, les temps que nous traversons, qui sans exagérer, sont pas sans rappeler ceux où vivait l’ermite de Patmos, époque de trouble, de violence, de désarroi, notre rôle n ‘est-il pas, envers et contre tout, de maintenir une certaine idée de l’homme et de la société, de maintenir des valeurs sans lesquelles toute vie humaine serait vaine et dérisoire : valeurs de liberté, de justice, de loyauté, de dignité humaine et de fraternité.

La laïcité est, donc (dés lors), un sujet sur lequel nous n’avons pas à nous abstenir de peur de nous aventurer sur une terre inconnue et en terrain hostile.

Nous, nous devons même de revendiquer la laïcité comme un héritage, et, parce qu’elle fait partie notre héritage nous avons le devoir de la préserver pour le transmettre à notre tour.

Nous avons même l’obligation d’en comprendre le sens pour saisir celui de notre démarche humaniste et militante, car :

  • La laïcité n’est pas un principe, c’est une conséquence de la nécessaire liberté de conscience qui permet à tous et chacun de choisir les chemins de son épanouissement personnel. Le principe, c’est l’affirmation qu’il y a un sens plutôt que l’absurde. Quel est ce sens ? A l’évidence les hommes le cherchent, ils le cherchent par des voies scientifiques, par des voies religieuses ou par des voies philosophiques. Mais, tous affirment la foi dans le sens de la vie. Alors, la réponse laïque (qui est avant tout une réponse de compassion à l’égard des limites de notre propre entendement) est de dire qu’aucune voie ne peut être fermée à l’homme dans sa tentative de compréhension et de dépassement.
  • La laïcité n’est pas une doctrine, c’est une méthode et ce n’est qu’une méthode. Et en ce sens, elle ne promet pas le salut. Elle n’ouvre la voie à aucune rédemption. Elle ne fournit aucun prêt-à-porter intellectuel et moral. Elle ne donne pas de solutions aux interrogations de l’homme ; elle lui donne la possibilité de la chercher. La laïcité c’est aussi le refus de toute doctrine étatique, politique, syndicale, partisane, tribale, familiale, à laquelle on serait obligatoirement tenu d’adhérer en faisant abstraction de sa propre conscience, en abdiquant son droit au choix
  • La laïcité «est une approche de droit politique/constitutionnel (nous dit Pena Ruiz). Elle met en jeu un idéal universaliste d’organisation de la cité et le dispositif juridique qui en rend possible la réalisation concrète. Ce dispositif est celui de la séparation, qui émancipe l’ensemble des institutions publiques, et tout d’abord l’État, des Églises, tout en libérant celles-ci de toute ingérence politique. Le mot qui désigne le principe, laïcité, fait référence à l’unité du peuple, en grec le laos, telle qu’elle se comprend dès lors qu’elle se fonde sur trois exigences indissociables : la liberté de conscience, irréductible à la seule « liberté religieuse », qui n’en est qu’une version particulière, l’égalité de traitement de tous les citoyens quelles que soient leurs convictions ou leurs options spirituelles, et la visée de l’intérêt général, du bien commun à tous, comme seule raison d’être de l’Etat. Pour donner à ces trois valeurs une garantie institutionnelle forte, la laïcité affranchit la sphère publique de toute emprise exercée au nom d’une religion ou d’une idéologie particulière. Elle la préserve ainsi de tout morcellement pluriconfessionnel ou communautariste, afin que tous les hommes puissent s’y retrouver.

La laïcité, ce n’est donc ni l’anti religion, ni une conception à géométrie variable.

Et, soyons encore plus clairs ! La laïcité, ce n’est pas combattre l’idée de Dieu, c’est refuser de l’enrôler au service de nos pseudo débats, de nos différends, de nos polémiques et de nos luttes, y compris celles qui consistent à le nier si l’on a pas la foi.

Mais, si cela dérange certains et surtout ceux qui refusent le débat contradictoire argumenté, des catholiques, des protestants, des juifs et des musulmans, etc. ;sont et peuvent être aussi laïques que des athées ou des agnostiques.

Car, la laïcité, telle que nous la concevons voire la vivons , ce n’est pas de considérer comme Auguste Comte que la théologie ou la métaphysique sont des conceptions d’âges révolus, ou que la religion n’est, comme a pu l’écrire Marx, que « le soupir de la créature opprimée, l’esprit d’un monde sans esprit, l’âme d’une époque sans âme » A proprement parler, parce que pour nous la laïcité est par essence méthodique, nous n’avons pas à juger d’une aspiration humaine qui, quoique l’on dise, n’est pas prête de s’éteindre tant elle correspond justement à un besoin d’élévation et de spiritualité .

Aussi, parfaitement laïques, nous n’avons ni haine, ni mépris, et encore moins d’indifférence à l’égard des religions.

Ce contre quoi, en revanche, nous nous mobiliserons avec force, c’est la prétention de certains religieux à vouloir cantonner la spiritualité à la seule religion d’abord, à vouloir ensuite la limiter à leur seule religion et à vouloir enfin la confiner dans la seule interprétation qu’ils donnent de leur propre religion.

Dés lors, nous pourrons nous définir, sans nous contredire, et à juste titre, comme étant à la fois des croyants, des spiritualistes et des laïques. Cette conception, nous pouvons (plus que) facilement l’expliquer. Il nous reste, toutefois, à l’appliquer et la vivre quotidiennement.

Dés lors, nous pourrons dire « Le but n’est pas le but. Le but, c’est le chemin »

Dés lors, nous pourrons avoir une authentique démarche, non point d’alibi de la bonne conscience, mais de la vérité dans le combat contre les discriminations, les exclusions, les ségrégations et toutes les idéologies extrémistes.

Dés lors, nous pourrons refuser la pensée unique, la langue de bois et le pseudo politiquement correct, refuser l’autocensure, refuser la peur de l’Autre,

Dés lors, nous pourrons réagir, contre l’obscurantisme, le terrorisme, le nihilisme, l’intolérance, réagir pour affirmer notre réelle volonté de Vivre Ensemble, réagir pour refuser le piège des amalgames et les idéologies politiques et religieuses.

Dés lors, nous pourrons ensemble élaborer un projet de société porteur de valeurs sociétales dans lesquelles nous nous reconnaitrons.

Et, si il est vrai que trois mots ont pu à un instant « T » laisser penser qu’ils pouvaient être un signe de ralliement républicain. Il est plus qu’exact, que les trois mots inscrits sur les frontons de nos mairies ; Liberté – Égalité – Fraternité, sont, eux seuls, l’expression de la Devise de notre République. Devise qui exprime les principes et les valeurs de la France. Devise qui signifie le signifiant; la France est une République une - indivisible et laïque; Devise qui explicite que la France est le pays des droits de l’homme, de la séparation des Églises et de l’État, Devise qui affirme que la France c’est un cadre constitutionnel et juridique précis, Devise qui revendique que la France est le pays de la Liberté d’expression, de la Liberté de pensée, que la France c’est l’humanisme, la tolérance, le respect de tous et chacun.

Prendre la mesure des valeurs républicaines, les faire respecter permettra sans nul doute d’appréhender et de comprendre que la Laïcité, ce n’est pas le combat contre « telle église », mais l’éducation des convictions et l’acceptation de la pluralité et de l’authenticité des idées rationnellement construites dans une neutralité de débat.

Jean-Loup DUJARDIN

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 15:43

Doit-on rendre le vote obligatoire ? Voilà une grande question alors que l’abstention risque d’être massive aux prochaines élections… D’ailleurs s’agit-il des cantonales ? Des régionales ? Des départementales ? D’ailleurs va-t-on voter en nouvel euro pour les anciennes régions ou en nouveau franc pour les nouvelles régions… ou inversement ? Car finalement on ne sait plus très bien ce qu’en haut nos mamamouchis nous préparent !

S’ils nous préparent de nouvelles amendes et là NON !

Je sais, nos ancêtres se sont battus corps « zet » âme pour que l’on ait le droit de vote, alors ça serait bien de voter… Sauf que, sauf que, sauf que… soyons ... Ne soyons pas contre tout par définition mais essayons juste tout de même d’aligner quelques éléments de réflexion en dehors des cris politiquement corrects poussés par toute la bien-pensance cucul-gnangnante de notre pays.

Voter légitime, le système politique au même titre qu’acheter légitime, le système de consommation !

Cette comparaison est primordiale car on touche ici à l’essentiel de ce débat. On se fiche bien comme d’une guigne de savoir que Jean Moulin s’est fait trucider par la Gestapo pour assurer notre liberté et l’émergence du programme du CNR (le Conseil national de la résistance), héritage sur lequel l’ensemble de notre classe politique « pisse » consciencieusement dessus. D’ailleurs, ce grand républicain, Thomas Thévenoud, n’est-il pas toujours député de notre auguste Assemblée nationale ? Voilà un très beau symbole (il faut comprendre l’inverse mais je ne souhaite pas de procès en diffamation).

Bref, je dis souvent, j’écris régulièrement à partir de la blague de Coluche que « pour qu’un truc ne se vende pas, il suffit qu’on l’achète pas » ! Et le système économique de consommation inique que l’on nous propose s’effondrerait de lui-même et sur lui-même.

D’une façon identique, ne pas voter peut être vu (sans pour autant que je fasse mien ce raisonnement) comme une manière de refuser par son action de vote le système politique actuel.

Comment peut-on mettre à l’amende des citoyens refusant de voter pour une caste refusant elle-même de payer ses impôts comme n’importe quel citoyen sous prétexte d’amnésie fiscale ? Comment des députés, incapables de faire le ménage dans leurs rangs, peuvent-ils avoir l’outrecuidance de proposer une loi pénalisant mes compatriotes refusant de légitimer ce système ? Comment cela peut-il seulement leur venir à l’esprit ?

Parce qu’ils feront tout pour sauvegarder LEUR système !

Voilà la logique de cette proposition de François de Rugy, le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale qui va déposer un projet de loi pour lutter contre l’abstention !

L’abstention chez les gens de gôche c’est ce qui fait la montée du FN. Pour que le FN ne monte pas, ce n’est pas les problèmes qu’il faut régler… non… il faut forcer les gens de gôche à aller voter à gôche !!

Et je trouve ce raisonnement absolument et résolument consternant de bêtise.

Cela démontre particulièrement bien la panique de nos mamamouchis face à la montée inexorable d’une droite nationaliste pour les uns, extrême pour les autres.

Le problème n’est pas de rendre le vote obligatoire… et il ne faut pas s’imaginer que cela changera quoi que ce soit aux scores issus des urnes. Le vrai problème c’est de s’attaquer aux véritables problèmes des Français. Tout le reste n’est que bavardages inutiles.

Encore une fois, certains se réjouiront, d’autres s’en plaindront, je veux juste attirer l’attention de tous et de nos mamamouchis frappés d’autisme généralisé sur le fait que ce n’est pas en pénalisant ou en criminalisant leurs propres électeurs ou leurs propres sympathisants qu’ils se feront aimer, et l’effet obtenu risque d’être contre-productif ! Refuser de voter est aussi une forme de vote, un vote de défiance à l’égard d’une classe politique qui ne s’occupe plus depuis bien trop longtemps du sort du peuple de France.

Je suis ébahi par autant de crétinerie collective.

PS :

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:21

Messieurs, les femmes sont mystérieuses mais ces 25 choses pourraient vous aider à les comprendre et même vous étonner ! Quoi que nous sommes persuadés qu'il y a des choses dont certaines d'entre vous mesdames ne sont pas au courant non plus...

On vous laisse le découvrir !

1. Toutes les 90 secondes, une femme meurt pendant la grossesse ou l'accouchement.

2. 40 000 femmes américaines seraient allergiques à la semence masculine

3. Une femme peut tomber enceinte 5 à 8 jours après avoir fait l'amour.

4. En moyenne, une femme peut garder un secret pendant 47 heures et 15 minutes.

5. La femme dit environ 20 000 mots par jour, soit 13 000 mots de plus qu'un homme.

6. En moyenne, au Royaume-Uni, une femme possède durant toute sa vie 111 sacs à main.

7. Une femme de grande taille a plus de chances d'avoir un cancer qu'une femme petite.

8. Une femme qui ronfle pendant la grossesse aura probablement de petits bébés.

9. Les femmes ont plus de papilles gustatives que les hommes.

10. Les femmes passent plus de 4 ans de leur vie à avoir leurs règles

11. La femme qui a subi la première greffe de l'utérus du monde est tombée enceinte en 2013.

12. Le cœur des femmes bat plus rapidement que celui des hommes.

3. 40 % des femmes américaines sont actuellement enceintes

14. Au lieu des douleurs à la poitrine, les crises cardiaques subies par les femmes provoquent des nausées, de l'indigestion et des douleurs aux épaules.

15. Les hommes étaient les premiers à porter des talons hauts. La femme a ensuite commencé à les porter pour avoir l'air plus masculine.

16. La plus jeune femme à avoir divorcé avait 10 ans.

17. Les hommes mentent 6 fois par jour, deux fois plus que les femmes.

18. Les femmes pleurent entre 30 et 64 fois par an alors que les hommes pleurent entre 6 et 17 fois.

19. Les femmes passent presque un an de leurs vies à décider quelle tenue porter.

20. 40 % des naissances aux USA viennent de femmes célibataires.

21. En Russie les femmes sont 9 millions de plus que les hommes.

22 Au Royaume Uni une femme a en moyenne 19 paires de chaussures mais n'en porte que 7.

23. Les femmes de la Rome Antique utilisaient la sueur des gladiateurs pour se faire belles et avoir un meilleur teint.

24. L'odeur des nouveaux-nés excite les femmes de la même façon que la drogue excite un toxicoman.

25. Les 20 femmes les plus riches du monde (sauf une) ont hérité de leur argent par leur mari ou par leur père.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 13:35

Hier à l'occasion de la Journée de la Femme, une Gente Dame m'a transmis le document ci-dessous. L'humour au rendez-vous ...

Messieurs, les femmes sont mystérieuses mais ces 25 choses pourraient vous aider à les comprendre et même vous étonner ! Quoi que nous sommes persuadés qu'il y a des choses dont certaines d'entre vous mesdames ne sont pas au courant non plus...

On vous laisse le découvrir !

1. Toutes les 90 secondes, une femme meurt pendant la grossesse ou l'accouchement.

2. 40 000 femmes américaines seraient allergiques à la semence masculine

3. Une femme peut tomber enceinte 5 à 8 jours après avoir fait l'amour.

4. En moyenne, une femme peut garder un secret pendant 47 heures et 15 minutes.

5. La femme dit environ 20 000 mots par jour, soit 13 000 mots de plus qu'un homme.

6. En moyenne, au Royaume-Uni, une femme possède durant toute sa vie 111 sacs à main.

7. Une femme de grande taille a plus de chances d'avoir un cancer qu'une femme petite.

8. Une femme qui ronfle pendant la grossesse aura probablement de petits bébés.

9. Les femmes ont plus de papilles gustatives que les hommes.

10. Les femmes passent plus de 4 ans de leur vie à avoir leurs règles

11. La femme qui a subi la première greffe de l'utérus du monde est tombée enceinte en 2013.

12. Le cœur des femmes bat plus rapidement que celui des hommes.

3. 40 % des femmes américaines sont actuellement enceintes

14. Au lieu des douleurs à la poitrine, les crises cardiaques subies par les femmes provoquent des nausées, de l'indigestion et des douleurs aux épaules.

15. Les hommes étaient les premiers à porter des talons hauts. La femme a ensuite commencé à les porter pour avoir l'air plus masculine.

16. La plus jeune femme à avoir divorcé avait 10 ans.

17. Les hommes mentent 6 fois par jour, deux fois plus que les femmes.

18. Les femmes pleurent entre 30 et 64 fois par an alors que les hommes pleurent entre 6 et 17 fois.

19. Les femmes passent presque un an de leurs vies à décider quelle tenue porter.

20. 40 % des naissances aux USA viennent de femmes célibataires.

21. En Russie les femmes sont 9 millions de plus que les hommes.

22 Au Royaume Uni une femme a en moyenne 19 paires de chaussures mais n'en porte que 7.

23. Les femmes de la Rome Antique utilisaient la sueur des gladiateurs pour se faire belles et avoir un meilleur teint.

24. L'odeur des nouveaux-nés excite les femmes de la même façon que la drogue excite un toxicoman.

25. Les 20 femmes les plus riches du monde (sauf une) ont hérité de leur argent par leur mari ou par leur père.

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