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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:56

Quand….Mao Tsé Cro organise ses meetings pour nous faire

Nul n’est prophète en son pays,  c’est pour cela qu’il est difficile de vouloir exprimer une pensée sans se faire interpeller « Toi pas comprendre… toi pas te rendre compte…toi pas gentil… toi dégage … toi, toi, toi ! »

Des techniques de manipulation des masses

Mao Tsé Cron utilise des techniques qui devraient presque être interdites car elles relèvent, au-delà de la mise en scène, d’une immense organisation de manipulation des masses destinée à faire croire au succès de cet homme et des idées qu’il porte.

Idées qui, je le rappelle, qui sont très difficiles plus que difficiles à cerner vu qu’il n’a toujours pas présenter de programme !

Alors pour le moment, on fait des immenses spectacles (le cirque quoi !!!), édifiants.

Ces spectacles sont relayés de façon dithyrambique par des médias, propriétés généralement de soutiens officiels au candidat Mao Tsé Cron qui est monté de toutes pièces. Au cric.

Mao Tsé Cron est un pur produit marketing à l’ascension fulgurante et donc forcément suspecte.

 

Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu ce reportage https://youtu.be/3BPckfQ8N7c, je vous invite à prendre 30 minutes de votre temps pour étudier la façon dont ostensiblement nous sommes pris pour des imbéciles.

Je vous invite à partager aussi largement que possible cette vidéo. Si quelqu’un vous avoue une sympathie très politiquement correcte pour Saint-Macron-bénit-soit-son-nom, n’hésitez pas à éclairer sa lanterne en soumettant à sa sagacité critique la manière dont on monte ces spectacles.

La démocratie, la liberté, la France, notre peuple, méritent infiniment mieux !

Nous méritons tous collectivement beaucoup mieux que d’être pris pour des imbéciles de cette façon-là, et ces méthodes doivent être dénoncées sans relâche, sans répit, malgré la complicité massive d’une presse complice et aux ordres qui menace de censure toutes celles et ceux qui veulent émettre une pensée critique.

Nous méritons une campagne, un débat, nous méritons de choisir entre des projets. Nous méritons une vision de notre avenir et de notre pays.

Manipuler les cœurs.

Manipuler les hommes et les femmes.

Manipuler les âmes, cela porte un nom.

C’est la définition même du totalitarisme.

Ce nom doit être posé.

Mao Tsé Cron est un totalitaire. Sous ses airs doucereux et cucul-gnangnan, si parisiens, si bobos, si dégoulinants de « modernitude » et de politiquement correct, Mao Tsé Cron est un totalitaire envoyé sur scène pour incarner les intérêts des mondialistes et donc… du totalitarisme marchand.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:00

 

Avec la désignation des différents candidats à la présidentielle, les tensions  augmentent et les révélations  commencent pour déstabiliser les adversaires. Une bataille ; de boite à gifles et de boules puantes débute !!!?? ?

Avec la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, la présidentielle 2017 devrait être un grand cru.

Les boules puantes que Hamon devra surmonter

Pendant plusieurs années, B Hamon a joué la mouche du coche dans les pattes de la majorité présidentielle, empoisonnant singulièrement la vie du Président sortant. Il serait bien naïf de croire qu’un Hollande qui n’a plus rien à perdre (et qui souhaite probablement une malédiction pour cinq générations à tous ceux qui lui ont donné des coups de poignard dans le dos) en restera là. On peut même imaginer qu’il réserve quelques chiens à la chienne de Hamon.

Pêle-mêle, on citera les désertions organisées en faveur de Mao Macron, mais aussi les révélations qui ne devraient pas tarder sur les amours clandestines de Benoît Hamon avec le grand capital (par sa femme interposée). Et quelques esprits malicieux iront aussi chercher, cela ne fait aucun doute, sur le sens trés variable de la laïcité qui caractérise le candidat.  

Les boules puantes que Hamon lancera

Mais le candidat Hamon ne sera pas en reste de boules puantes. Dans sa besace, on devrait en trouver quelques-unes qui réjouiront ses adversaires politiques.

Quelques-unes d’entre elles viseront Mélenchon. On se souvient que l’appareil politique du parti communiste a voté contre  un ralliement au Chavez de Saint-Germain-des-Prés. Le Parti Socialiste dispose en effet de la faculté destructrice de présenter des candidats dangereux partout où les communistes sont présents. Voilà qui fait réfléchir. Hamon ne devrait pas manquer d’agiter ce foulard pour fragiliser son adversaire de gauche (les Italiens diraient même son sinistre adversaire).

Ce qu’on ignore, ce sont les boules puantes dont Hamon dispose sur Macron. Il n’est pas du tout impossible qu’il en existe, surtout que les deux hommes ont fréquenté Bercy, même si cette fréquentation fut différée. Rappelons que le prédécesseur de Macron, Montebourg, soutient Hamon. Le monde politique est décidément petit.

Les boules puantes de François Fillon ne sont pas finies

François Fillon a eu le privilège de bénéficier de quelques primeurs dans la récolte des boules puantes. Les affaires de Pénélope Fillon sont désormais bien connues.

Pour l’instant, le candidat des Républicains est parvenu à gérer l’hémorragie qui guette au vu de l’ampleur prise par les événements. La question sera de savoir dans quelle mesure il pourra tenir dans la durée. L’épreuve qui s’annonce promet en effet d’être rude. Les rumeurs de nouvelles révélations dans le prochain Canard Enchaîné emplissent tout Paris, et, selon la plus grande des vraisemblances, François Fillon ne manque pas d’ennemis pour déterrer des cadavres au demeurant de petite taille, mais instrumentalisés sans vergogne.

Des boules puantes au Front National aussi

Dans l’affaire des assistants fictifs au Parlement Européen, le Front National prend aussi sa part de boules puantes. Alors qu’une information judiciaire devrait être ouverte  sur ce dossier, le secrétariat général du Parlement lui demande de rembourser sans délai une somme de 340 000 euros.

Là aussi, on peut imaginer que ce n’est qu’un début…

Emmanuel Macron devrait prochainement concentrer les tirs

Reste, bien entendu, la fête à Macron qui devrait commencer bientôt, sur des thèmes déjà connus. Entre ses conflits d’intérêt et le financement opaque de sa campagne, on peut imaginer que les tentations sont grandes pour déterrer quelques dossiers fétides. On guettera attentivement la Une des journaux dans les prochaines semaines pour savoir quels cadavres sont lâchés en pâture.

Toutefois, le bon sens voudrait que le candidat socialiste prenne le temps de s’installer et de trouver le « la » avant de pilonner Macron.

Cette campagne fraîche et bien odorante devrait donc divertir les amateurs de choux gras. Le spectacle servira-t-il la cause de la République ? Pas sûr, pas sûr.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:27

 

Bon, voilà, c’est fait, le premier tour de la primaire « de la droite » est passé et les journalistes vont pouvoir nous occuper quelques jours avec les résultats. En attendant, l’observateur libéral peut déjà tirer quelques enseignements du scrutin qui vient de se dérouler.

Une excellente nouvelle

Tout d’abord, il serait indécent de ne pas marquer une ou deux secondes de silence à la mémoire de Nicolas Sarkozy, seul président de la Cinquième République à être politiquement mort deux fois en moins de cinq ans.

Le « petit Nicolas », devant la branlée magistrale que lui a infligé son ancien Premier ministre, et devant le score malgré tout supérieur d’un septuagénaire flou et mou, se trouve obligé de reconnaître sa défaite et d’annoncer dans la foulée se retirer (encore, à nouveau, one more time) de la vie politique, ce qui est somme toute une excellente nouvelle pour le pays. Nicolas Sarkozy, cette improbable rock star de la politique, ne devrait pas tenter un deuxième come-back électrique, et devra maintenant se contenter des compils’ et des soirées rétrospectives

Le mauvais cheval des médias

Ensuite et de façon évidente, on peut noter, en reprenant deux fois des coquillettes au beurre, que le pari des médias sur Juppé est bel et bien perdu : contrairement à tout ce qui a été claironné depuis des mois, il n’est pas arrivé largement en tête.

Oh. Comme c’est dommage ! La crédibilité des faiseurs d’opinion est encore une fois mise à mal !

Certes, les sondages avaient, subitement, senti le petit moment « Brexit » se rapprocher à nouveau : suite à l’élection de Trump, on avait assisté à une remontée spectaculaire de Fillon chez les sondeurs et la multiplication des précautions oratoires chez les chroniqueurs officiels. Deux explications s’opposaient alors, la première voulant que les sondages étaient devenus nettement plus précis (pouf, comme ça), ou la seconde, bien plus réaliste, que les médias et les sondeurs, sentant que leur enfumage pro-Juppéiste risquait de leur exploser au museau, se sont sentis pousser une obligation déontologique de mettre un peu d’eau dans leur vin.

Malheureusement, les mêmes sondeurs et les mêmes chroniqueurs ne pouvaient pas non plus passer d’un quasi-déni de Fillon (au mois de septembre, François Droopy bénéficiait du même petit commentaire amusé qu’un Copé ou un Le Maire) à la révélation qu’on tenait là un vainqueur potentiel sans passer pour des buses. Rassurez-vous, c’est chose faite : nos sondeurs et nos chroniqueurs sont maintenant officiellement des buses. Alors quun peu de lucidité permettait de comprendre que Juppé était avant tout un candidat pratique pour une gauche aux abois, les médias n’ont pas arrêté de survendre le « frétillant septuagénaire » en essayant de faire croire à un élan, une véritable ferveur du pays pour un cheval de retour dont les dernières armes en politique nationale réellement opérationnelle remontent à 20 ans.

Bon. Ne soyons pas trop méchants envers les sondages. Au contraire des chroniqueurs, au moins avaient-ils parfois prédit Poisson devant Copé.

Une bonne image des tendances

D’autre part, cette primaire permet de dresser, à gros traits mais bien contrastés, les grandes tendances qui s’ouvrent pour la droite française.

Très manifestement, les tendances étatistes et protectionnistes en diable (« protection » étant le mot-clef de 5 candidats sur 6) ne permettent plus de porter un candidat. La notion de liberté, même si timidement présente chez Fillon, semble jouer en sa faveur. Le libéral conservatisme de Fillon  semble ce que veulent les votants de droite.

Cette primaire permet aussi de ramener certains prétendants de la droite à leur juste proportion. Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou Jean-Frédéric Poisson peinent à représenter 7% de l’électorat de droite. Encore une fois, l’audience médiatique accordée, notamment aux deux premiers de cette liste, permet de bien mesurer l’écart, que dis-je, le gouffre qui peut exister entre ceux qui sont les bons clients des plateaux télés et radios et ceux qui votent vraiment pour eux.

L’effroi des socialistes

Une autre observation s’impose : Fillon en tête, c’est, une douloureuse épine dans la stratégie de Hollande, et ce d’autant plus qu’est grand l’écart du premier avec le second dans cette primaire disputée.

Rappelez-vous : pour le président François, les deux larrons qui devaient l’emporter, c’était Juppé et Sarkozy, pas cet insignifiant bidule de Fillon. Ce qui était d’autant mieux dans ses petits calculs que ni l’un, ni l’autre n’ayant réussi à contenir leur égo surdimensionné, Hollande pouvait raisonnablement parier sur une guerre fratricide entre ces deux prétendants, même au-delà des primaires, qui aurait donné au président sortant de réelles chances de se faufiler au premier tour de l’élection.

Bref, pour notre pédalomane compulsif, tout ne se déroule décidément pas comme prévu. Pas de bol.

Et pour les autres socialistes, la situation prend un tour aigre. De tous les candidats, Fillon est en effet celui qui semble assumer le mieux une petite touche de libéralisme. Or, pour le socialoïde moyen, s’il y a bien un péché capital, c’est bien faire preuve de libéralisme, même à dose homéopathique.

Dans la primaire de droite, Juppé constituait alors le choix raisonnable : on savait, pour l’avoir vu faire, qu’il serait facile à faire plier (une ou deux grèves solides, et c’en serait terminé des pieds droits dans des bottes droites, le baissement de pantalon et le retournement de veste étant alors extrêmement rapides). Mais voilà : l’infiltration de quelques militants de gauche dans la primaire de droite n’aura absolument pas suffi à éliminer le vrai danger pour le PS (Fillon, donc) en concentrant les tirs sur Sarkozy (au profit de Juppé) au lieu de rester sagement à l’écart.

On peut donc d’ores et déjà parier sur un véritable déchaînement de tous les médias pour bien faire comprendre à tout le peuple que le  danger Fillon vient de se réveiller et qu’il est plus rugissant que jamais. Attendez-vous à beaucoup d’articles consternants et d’approximations baveuses d’une presse aux abois.

Et maintenant ?

Et maintenant, la primaire, à moins d’être totalement sabotée dans les jours à venir, devrait logiquement désigner le candidat naturel de la droite aux prochaines présidentielles. Gageons cependant que, la vie politique française étant notoirement réputée pour ses rebondissements pathétiques de médiocrité, que l’une ou l’autre surprise nous attend au tournant.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:20

Selon un sondage BVA, les Français n’ont qu’une confiance limitée envers les politiques : plus encore, un citoyen sur trois n’attend rien du personnel politique.

Un sondage BVA  pour la Presse Régionale et Domplus de novembre 2016 s’intéresse à la confiance des Français dans les hommes et les femmes politiques pour la compréhension de leurs préoccupations quotidiennes.

Les politiques manquent de crédibilité

Lorsque l’on interroge les Français sur la confiance qu’ils ont dans les hommes et les femmes politiques français pour prendre en compte leurs préoccupations en vue des prochaines échéances électorales, les réponses sont très négatives pour la classe politique.

34% des Français n’ont confiance en les politiques dans aucun domaine. Un citoyen sur trois n’attend donc rien du personnel politique. Près de la moitié d’entre eux n’a pas confiance dans le domaine de sa santé (51%) et de son logement (49%), ou encore pour l’équilibre entre leurs vies personnelle et professionnelle (51%). Cette proportion augmente à 61% concernant le vieillissement, à 63% concernant la situation financière de leur foyer, à 65% concernant leur emploi ou celui de leurs proches et atteint même 73% concernant leurs retraites

On remarquera que lorsque l’on interroge un millier de Français en âge de travailler sur l’équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle, on obtient un taux de 20% qui ne se prononcent pas ou… ne sont pas concernés.

On récolte ce que l’on sème

Ces résultats sont-ils si surprenants ?

La France est en situation d’échec :

  • sur le plan des finances publiques  
  • sur le plan de l’emploi,
  • sur le plan de la la sécurité,
  • sur le plan de la cohésion sociale  

Le premier point atteste que la France est l’un des tout premiers pays à penser résoudre les problèmes soulevés par les trois points suivants à l’aide d’un poids de l’État démesuré.

Cet État boule de neige s’insinue dans tous les secteurs de la vie personnelle et quotidienne de chacun. Il prétend qu’il faut manger des fruits et des légumes, aussi bien que l’existence d’un salaire minimum ne nuit pas à l’économie. Il expose quotidiennement son échec retentissant aux Français. Ces derniers ne le perçoivent pas et pour cause, la plus grande partie du système politico-médiatique est nourrie par cet État et personne n’est enclin à mordre la main qui nourrit. Le système est bien conçu…

Qu’en est-il des politiques ? Pour être élu, il faut vendre de la protection, de la politique étatique, de l’aide sociale, de la subvention. Il ne faut certainement pas plaider en faveur de la liberté et de la responsabilité, deux principes qui conduiraient assurément le peuple à constater l’inutilité flagrante des politiques politiciens et l’inefficacité croissante de l’État. Alors les Français n’ont plus confiance.

Certains, de plus en plus nombreux, se tournent vers l’abstention. Certains, de plus en plus nombreux, se tournent vers des extrêmes au discours aussi vide de sens que vendeur. D’autres  (dont nous sommes) encore croient en l’émergence d’une domination centriste qui réconcilierait le pays.

Mais,  en fait, tout cela n’est pas très important tant qu’il faut, pour parvenir et se maintenir au pouvoir, priver les Français de leurs libertés au nom de causes variées, prétendument supérieures. Et de temps en temps, feindre de s’offusquer de la rupture entre le peuple et ses élites…

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:46

Licenciements, inégalités injustifiées, riches de plus en plus riches, bonus immérités… tout cela est la conséquence des politiques publiques conduites depuis quarante ans. L’indignation des élites et des élus responsables est déplacée.

Selon un ancien président, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Elles exercent cependant une attraction universelle de l’électeur, sous toutes latitudes et à toutes les époques.

Pendant longtemps, ces promesses généreuses étaient payées avec l’argent des autres.

Salaires en hausse, semaines de travail réduites, vacances supplémentaires, âge de la retraite abaissé, etc. — sans lien avec la richesse créée, tout cela fut possible. Il suffisait de dévaluer le franc pour permettre au tissu économique d’absorber des cadeaux électoraux, et le tour était joué.

Certes, les quelques privilégiés qui avaient eu le temps de placer leurs économies en dehors de France, en Suisse ou ailleurs, étaient soudainement plus riches, et les Français qui avaient l’intention de passer leurs vacances à l’étranger ou bien plus simplement d’acheter des produits importés étaient pénalisés. Mais qui s’en souciait ?

Puis vint la multiplication des allocations, aides, subventions et primes en tous genres, mais aussi des niches fiscales bien gardées. Il fallut alors trouver autre chose que la dévaluation (désormais impossible avec l’euro) et la hausse habituelle des impôts. D’autant que nombre de ces décisions avaient des effets pervers, comme par exemple l'effet boomerang inflationniste des aides au logement sur les loyers. Ce qui justifiait de nouvelles dépenses publiques pour tenter de corriger ces effets indésirables !

Aussi les responsables politiques commencèrent à recourir de plus en plus massivement à l’endettement (supposé indolore, car remboursé en contractant de nouvelles dettes, indéfiniment… tant qu’il y a des prêteurs…).

Ni vu, ni connu… du moins pas tout de suite

Trente ans après ce tournant majeur en matière de politiques publiques dans presque toutes les démocraties occidentales, les dégâts sont là. L’activité est chaque décennie plus anémiée ; on perd en moyenne un point de croissance annuelle tous les 10 ans depuis le début des années 1980. Sans croissance ou presque, et sans inflation, l’amortissement des dettes est de plus en plus délicat.

En effet, les progrès technologiques permettent aux industriels de fabriquer de nouveaux produits de plus en plus sophistiqués à un coût décroissant (regardez votre téléviseur !). Les jeunes créateurs d’entreprises, surtout avec l’ubérisation, proposent de nouveaux services de moins en moins chers. Ces innovations, dans une société vieillissante, sont déflationnistes. Or les gouvernements surendettés ont besoin d’inflation pour amortir leurs dettes sans douleur.

La parade est cependant bien connue, avec la généralisation des politiques monétaires non conventionnelles, selon les termes de leurs concepteurs eux-mêmes. Quel aveu, comme si nous étions des rats de laboratoire sur lesquels on peut faire des expériences ! Le résultat fut une baisse sans précédent, historique, des taux d’intérêt.

L’objectif est de décourager l’épargne. Au contraire, il faut stimuler la dépense pour acheter des produits que des industriels fabriqueront, créant de nouvelles capacités de production et finalement embauchant.

Mais dans leur course effrénée à la baisse des taux, officiellement pour donner du temps à des gouvernements d’initier des réformes grâce à l’argent gratuit ou presque, les autorités monétaires sont allées très loin. Certains gouvernements, sur lesquels la contrainte financière ne pesait plus, ont profité de l’aubaine pour justement ne rien faire…

Les effets pervers de telles politiques de fuite en avant sont déjà palpables.

Comme chacun peut le constater, l'économie de la vielle Europe, notamment en Zone euro, reste globalement toujours anémiée.

Brutaliser les épargnants pour les forcer à dépenser n’a aucun sens s’ils n’ont pas envie d’acheter. Les seniors, de plus en plus nombreux, déjà largement équipés en biens de consommation, ont peu de besoins nouveaux. Au contraire, les taux très bas les incitent à épargner encore avantage. Par peur de manquer de revenus futurs, ils compensent la baisse des rendements en mettant encore plus d’argent de côté.

Plus les taux d’intérêt sont bas, plus les prix des actions, des obligations, ou de l’immobilier, seront élevés, rendant encore plus riches leurs détenteurs. Les obligations émises dans le passé à des taux plus élevés, les actions dont le rendement, grâce au dividende, devient supérieur aux taux des titres d’État, les biens immobiliers qui rapportent des loyers même modestes sont toujours préférables à rien.

À cela s’ajoute la situation des dirigeants de grandes entreprises, dont les bonus sont en partie indexés sur la performance boursière de leurs titres. La surévaluation de la cotation boursière des entreprises qu’ils dirigent résulte aussi de ces politiques de taux zéro, et non pas uniquement de leur génie. Pourtant, les rémunérations qu’ils perçoivent sont jugées indécentes par des politiciens qui sont à l’origine de ces hausses de cours en partie artificielles.

Les taux bas, une fausse aubaine pour les emprunteurs

Les candidats à l’accession à la propriété acceptent de payer très cher des biens immobiliers, au motif que l’endettement est presque gratuit, faisant ainsi la fortune des,déjà, riches vendeurs. Il est inquiétant de voir augmenter le nombre de primo-accédants sur la période récente. Souvent l’arrivée sur un marché déjà très haut des populations les plus modestes et les moins bien informées est le symptôme de la fin d'une bulle.

Enfin, les industriels, censés profiter de l’opportunité du crédit bon marché bas pour augmenter ou créer des capacités de production, ne se précipitent pas pour emprunter. S’ils le font, c’est pour investir dans la robotisation, accélérant la destruction d’emplois, alors que la population active n’a pas encore eu le temps d’ajuster complètement ses qualifications à cette révolution technologique.

Panne de la consommation, taux de chômage élevé des non-qualifiés, enrichissement des nantis, euthanasie financière des retraités, quels beaux résultats pour des politiques censées apporter l’emploi pour tous, la réduction des inégalités, et la justice sociale.

Pourquoi ne pas laisser les taux d’intérêt s’ajuster en fonction de l’offre et de la demande sur les marchés financiers, en dehors de toute manipulation par les banques centrales ?

Les épargnants modestes qui ne placent pas leurs économies sur des supports spéculatifs seraient enfin honnêtement rémunérés, les industriels n’automatiseraient leurs usines qu’à bon escient, et les baisses des marchés financiers et immobiliers permettraient une redistribution des richesses.

Oubliez tout ça. Aucun gouvernement ne pourra jamais accepter un tel scénario, qui l’obligerait à se déclarer en défaut et à ruiner complètement ses prêteurs (souvent ses électeurs d’ailleurs par le biais des contrats d’assurance-vie) et à en terminer avec le déficit.

Sans recours à la dette, un gouvernement doit présenter des budgets équilibrés, avoir une gestion vertueuse des deniers publics. Comment dés lors pratiquer le clientélisme en distribuant des avantages (allocations, aides, subventions, primes, etc.) à sa base électorale ?

Un tel scénario est tout bonnement inimaginable.

Mais tôt ou tard, la réalité s’imposera. La sortie se fera par l’inflation. Et à ce moment-là, il vaudra mieux avoir de l’or…

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 08:06

Le Code du travail encadre déjà de manière satisfaisante le fait religieux en entreprise. En appeler à la laïcité en entreprise est une aberration.

À l’occasion d’une interview au Figaro Magazine en date du 27 août 2016, Nicolas Sarkozy a proposé d’étendre l’interdiction du voile musulman jusque dans les entreprises privées. Cette énième déclaration illustre la tentation tenace de bannir le fait religieux de l’entreprise et la crispation entourant cette question. Serpent de mer des crispations identitaires, comme ont pu l’illustrer certains débats consécutifs à la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue et à la sécurisation des parcours professionnels, familièrement appelée loi El Khomri.

En effet, certains ont pu s’émouvoir de lire dans le rapport Badinter, puis dans le projet de "loi travail" que le salarié était libre de manifester ses convictions en entreprise, y compris religieuses, y voyant là un danger pour la laïcité et le bon fonctionnement des entreprises.

Un problème de définition : liberté religieuse et laïcité en entreprise.

La première chose à faire, quand on souhaite aboutir à une meilleure compréhension d’un problème, est de commencer à se mettre d’accord sur le sens des mots utilisés.

La liberté religieuse ne se borne pas à la seule liberté de croire ou de ne pas croire. Elle implique nécessairement une certaine extériorisation des convictions, qu’il s’agisse de l’exercice d’un culte ou de l’expression individuelle de ses convictions. Si un lecteur s’émeut de ce qu’il vient de lire, qu’il pense donc à la liberté politique : elle ne se borne pas à la simple liberté de penser mais implique la possibilité d’exprimer ses opinions politiques, y compris en public, de se réunir avec des personnes partageant les mêmes convictions politiques et éventuellement d’afficher des signes de ralliement politique, qu’il s’agisse de drapeaux, de pin’s, de symboles…

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La laïcité est une caractéristique des institutions politiques sécularisées. Les institutions politiques laïques sont indépendantes des institutions religieuses et neutres vis-à-vis du fait religieux en lui-même (ce qui permet de distinguer la laïcité de l’athéisme). Principe d’indifférence de l’État, la laïcité est également la garantie que l’État assure la liberté de culte1. La laïcité a donc un champ d’application limité : elle concerne l’État et, plus généralement, toute personne chargée d’une mission de service public.

Définition du problème : que doit faire l’employeur pour restreindre le fait religieux en entreprise ?

L’employeur n’est en rien démuni face au fait religieux. En effet, outre le principe de non-discrimination2, le droit du travail français précise déjà très clairement la place des libertés des salariés dans l’entreprise : l’employeur ne saurait apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. Les libertés individuelles en cause englobent naturellement la liberté religieuse .

Loin d’être contraignantes, ces règles permettent à l’employeur de restreindre la liberté religieuse à chaque fois que la chose est objectivement justifiée. Ainsi, l’employeur peut tout à fait sanctionner un salarié :

  • refusant d’exécuter sa prestation de travail pour des raisons religieuses (par exemple, un boucher refusant de toucher de la viande de porc4, mais ce serait vrai également d’une personne quittant son poste ou arrêtant les machines afin de partir prier) ;
  • refusant de respecter les règles de sécurité et d’hygiène au travail (par exemple un machiniste refusant de raser sa barbe alors qu’il travaille sur des machines dangereuses, ou un salarié refusant le suivi médical obligatoire au motif que le médecin est du sexe opposé) ;
  • tentant d’imposer ses convictions à autrui, par exemple un formateur qui profite de sa position pour tracter pour les Témoins de Jéhovah, la Manif pour Tous, la mosquée du quartier ou pour son candidat politique favori.

Sur ce dernier point, il faut relever que seul le prosélytisme peut être sanctionné. Ainsi, doit être annulé le règlement intérieur qui interdisait, de manière générale et absolue, « les discussions politiques ou religieuses, et d’une manière générale, toute conversation étrangère au service » : une telle mesure n’est pas proportionnée au but recherché et revient à la négation pure et simple des libertés religieuses, politiques et d’expression.

Certes, tout ceci est bien beau, penseront certains in petto, mais quid du principe de laïcité ? Ce principe ne s’applique pas aux entreprises privées : la Cour de cassation a dû le rappeler dans son communiqué relatif à l'arrêt baby loup .

Le seul problème des entreprises est donc de réussir à identifier les éléments objectifs leur permettant de limiter à juste titre la liberté de leurs collaborateurs. Une tâche parfois difficile, mais pas insurmontable, qui ne justifie pas une quelconque intervention législative.

La laïcité, un vœu pieux pour 2017

De nombreuses questions auraient pu être abordées, de la guerre des crèches au restaurant d’entreprise, elles ne le seront pas. Les débats autour de ce sujet sont infinis et nous aurons l'occasion d'y revenir .

À ce stade, il ne reste donc plus qu’à exprimer qu’une chose : le souhait que chacun saura distinguer ce qui relève de l’expression, peut-être jugée déplaisante, de convictions religieuses et ce qui relève du prosélytisme abusif. La préservation d’un équilibre entre liberté religieuse et bon fonctionnement de l’entreprise est à ce prix.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 14:07

Quand !!! François Hollande est en campagne au pays des merveilles… et, bien plus….

Hier, salle Wagram, le discours de François Hollande est tombé à plat. Il parlait d’une France qui n’existe plus et qui se résume à un empilement de clichés dépassés depuis une dizaine d’années.

François Hollande a prononcé son premier discours de campagne hier jeudi 8 septembre depuis la salle Wagram, qui fut en son temps un lieu de bals mondains. Il faut avoir entendu François Hollande expliquer que la France était sur la voie du redressement économique pour comprendre la maldonne de ce discours : bien entendu, il ne s’agit pas (une fois de plus !) de parler de la France et de son destin réel, mais de prononcer quelques formules magiques supposées maintenir les Français dans un état de transe extatique…

Hollande et le redressement économique

Il paraît (selon François Hollande) que la France est sur la voie du redressement économique et qu’elle fait briller dans les yeux du monde entier de petites lueurs d’envie. Nous avons même eu droit à un délire impressionnant sur la notion d’identité, qui n’existerait pas vraiment, et sur l’amour universel que nous inspirerions, avec toutes nos grandes réussites mondiales, notamment notre démographie galopante qui nous permet de figurer parmi les puissances d’avenir et les vertus de la construction européenne.

On avait l’impression de dîner dans les beaux quartiers parisiens, et d’entendre les considérations mondaines les plus plates sur ce qui se passe au-delà du périphérique. Et une fois de plus les Français ont compris que François Hollande ne savait pas vraiment ce qui s’y passait.

Le mythe tenace du redressement économique

Bien évidemment que non ! il n’y a pas de redressement économique en France. Il suffit, là encore, de lire les résultats du baromètre Fiducial et Ifop pour comprendre que, non seulement la grogne chez les chefs d’entreprise est ancrée, mais qu’elle comporte une forte dose de totale désillusion. 83% des chefs d’entreprise ne croient pas un seul instant que le prochain gouvernement baissera les impôts, et une écrasante majorité d’entre eux considère que la fiscalité est confiscatoire.

Dans un paysage aussi dévasté, où la rupture est consommée entre les chefs d’entreprise et le pouvoir, comment François Hollande peut-il vanter le redressement économique ?

La catastrophe familiale française

S’agissant de la démographie, on ne rappellera pas ici le leurre que les chiffres officiels constituent. Si beaucoup d’enfants naissent en France, ce sont majoritairement des enfants d’étrangers reconnus Français par le droit du sol. La situation de la France n’est donc pas meilleure que celle de l’Allemagne.

Qui plus est, dès son accession au pouvoir, François Hollande a abondamment tapé sur les familles moyennes, jusqu’à y réduire la natalité. Les avantages fiscaux que les classes moyennes pouvaient avoir en faisant des enfants ont disparu les uns après les autres. Vanter les mérites de notre démographie après les avoir combattus aussi vaillamment relève donc de la parfaite imposture.

Encore un couplet sur l’Europe

Le discours de Hollande a permis par ailleurs d’en remettre une couche sur le catéchisme eurolâtre qui semble une fois de plus déconnecté de la réalité. Faut-il rappeler que nous sortons d'un Brexit et que nous découvrons que le premier bienfait de l’Union consiste à organiser la défiscalisation en bonne et due forme des entreprises les plus riches du monde ?

C’est pourtant le moment que François Hollande choisit pour réciter ses antiennes à rebours de la réalité. Et pour tordre le cou aux rumeurs, ce n’est pas l’Union Européenne qui a garanti la paix en Europe depuis 1945, mais la confrontation entre le bloc soviétique et le bloc capitaliste, sous les auspices d’une bombe atomique qui a calmé les ardeurs de tout le monde.

Les élites coupées des réalités

Plus que jamais, le discours de François Hollande est donc tombé à plat pour tous ceux qui l’ont écouté avec une oreille critique. Il parlait d’une France qui n’existe plus et qui se résume à un empilement de clichés dépassés depuis une dizaine d’années. C’est à peu près le rythme auquel ceux qui lui ont écrit son discours franchissent le périphérique.

L’abus de champignons hallucinogènes et autres substances est semble -t-il mauvais pour la santé.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 12:02

Un ami m'a "poussé" cet Article que je soumets à votre sagacité

Vous pouvez devant un verre d’alcool en apprendre énormément sur votre psychologie et préparer votre rentrée sous les meilleurs auspices. Déjà, vous vous rappelez que l’excès d’alcool est une des plus sûres manières de se sentir angoissé ou déprimé. L’alcool est l’exemple même du faux ami. A petite dose, il vous fait croire que le monde est à vous et que personne ne résiste à votre séduction ou à vos blagues. Mais dès que vous continuez à boire, l’ami devient un ennemi. Il vous met doublement en danger. Vous ne vous contrôlez plus, vous vous mettez en danger et vous sentir revenir au galop toutes les angoisses que l’alcool avait semblé vous éviter. Même s’il y a eu quelques excès en vacances, la rentrée va être l’occasion de retrouver une forme sans coup de fouet artificiel.

L’alcool est l’exemple même du faux ami.

Au delà de ce message de santé un peu basique, l’alcool va vous donner une leçon de vie. Faites tomber dans deux verres d’eau différents une goutte d’anisette et une goutte de vodka et regardez ce qui se passe. La vodka ne trouble pas l’eau. Si vous buvez l’eau avec la vodka, elle aura peut-être bien un petit goût aigre mais elle n’est pas complètement modifiée par l’alcool que l’on a ajouté. Faites la même expérience avec de l’anisette. Une goutte suffit. C’est tout le verre qui est troublé. Même si le goût de la boisson n’a pas changé, son aspect est complètement transformé. L’eau est trouble. Elle est troublée et elle le restera.

Cet effet vodka et anisette décrit deux manières de penser.

Cet effet vodka et anisette décrit deux manières de penser. Vous avez celles et ceux qui prennent les soucis comme une goutte de vodka. Ils leur rendent bien l’existence un peu plus difficile, un peu aigre mais ils ne la troublent pas complètement. Et il y a ceux qui raisonnent façon anisette. La moindre difficulté les bouleverse aussi définitivement qu’un verre d’eau avec de l’anisette. Leur vie n’est jamais aussi parfaite qu’ils l’attendaient. Selon l’esprit anisette, ce qui n’est pas complètement réussi est complètement raté. Et c’est irrémédiable. Rien de ce qui a été changé ou perturbé ne s’éclaircira jamais. Pas plus que le verre d’eau troublé par l’anisette ne retrouvera son aspect limpide.

Si nous devions décrire cet état d’esprit avec des mots un peu plus savants, on dirait que l’effet anisette est le raisonnement en tout ou rien ou encore la pensée absolutiste. Quand on pense façon anisette ou absolutiste, on fait subir ses exigences à tout son entourage, en famille et au travail. Les amis sont soit des amis toujours disponibles, complètement clairs, soit des personnes troubles. Un vrai ami ou un ami complet est quelqu’un que l’on joint tout le temps, même en urgence, même pendant ses vacances ou en réunion. On ne le dérange pas, même au milieu de la nuit ou quand il est déjà occupé. Qu’il manifeste tant soit peu d’impatience. Qu’il ne laisse un jour que son répondeur, et on ne peut plus rien attendre de lui. La relation est atteinte par l’effet anisette. Vous imaginez qu’avec de telles exigences, vous ne gardez pas longtemps vos amis et vous agacez vos collègues.

Les vacances ont été l’occasion d’exercer soit son effet vodka face aux imprévus et soucis soit son effet anisette. Avez-vous recherché des vacances parfaites du début à la fin ou avez-vous supporté les jours de mauvais temps, les quelques retards ou rendez-vous manqués, les chambres ou les paysages qui ne ressemblent pas à ce qui était présenté dans l’annonce Internet ?

Entamez-vous la rentrée sur le mode de l’exigence absolue ou allez-vous utiliser l’énergie des vacances pour rentrer sur un mode plus tranquille, plus vodka ?

Le retour au travail va vous donner l’occasion d’exercer votre esprit vodka ou anisette. Entamez-vous la rentrée sur le mode de l’exigence absolue ou allez-vous utiliser l’énergie des vacances pour rentrer sur un mode plus tranquille, plus vodka ? Vous voyez que dans l’un ou l’autre des cas, votre travail va changer. L’homme ou la femme à l’esprit anisette s’épuise et se fâche. Il remarque les détails qui le gênent et en fait un monde. Le bien-être au travail passe par des changements extérieurs mais surtout par un changement de point de vue. Si vous commencez à accepter l’idée que la pensée absolutiste se trompe et vous rend malheureux, vous vous préparez la meilleure des rentrées.

Visualisez si cela vous aide une goutte de vodka tombant dans l’eau à chaque fois qu’un petit souci vous surprend. La pensée absolutiste n’est pas un bon compagnon et elle ne vous fait pas bien évaluer vos collègues et votre environnement. A chaque petit exercice de pensée vodka que vous réussissez, vous avancez vers une vie professionnelle meilleure. Votre entourage vous en saura gré et il aura peut-être lui aussi envie d’envisager la rentrée avec ce nouvel état d’esprit. Les deux esprits sont contagieux au sein d’une équipe ou d’une entreprise.

Je vous avais proposé dans « Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore » de tester l’esprit vodka. Celles et ceux qui l’ont essayé n’ont eu qu’à s’en féliciter. La pensée absolutiste va enfin vous aider à supporter les moments de stress ou de découragement. Chacun de nous traîne avec lui une touche de gris ou de blues. La différence tient à la manière dont on vit avec.

Le bien portant ne fait pas disparaître son nuage. Mais il sait que la tristesse ne l’empêchera pas d’éprouver d’autres émotions. Il ne confond pas le petit agacement de la rentrée avec une déprime de l’automne. C’est ce que je vous souhaite. De consommer de l’alcool avec la plus grande des modérations et d’appliquer l’esprit vodka autant que vous en aurez l’occasion...

Professeur Michel Lejoyeux

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:53

Un rapport privé, hélas confidentiel, du “Cercle des transports”, association regroupant 150 spécialistes techniques et économiques des transports en Ile-de-France, vient confirmer, chiffres détaillés à l’appui, mes craintes exprimées il y a 4 ans concernant le projet du “Métro Grand Paris”, trop cher et d’une utilité contestable. Le rapport propose de surseoir à cet investissement disproportionné et de se focaliser sur des améliorations indispensables au réseau existant, pour 5 fois moins cher.

Comme ce rapport est trop complet pour être médiatique, il m’a paru utile de résumer leurs travaux (52 pages, PDF), avant d’y ajouter une conclusion personnelle. Mais tout d’abord, rappelons ce qu’est le projet “Métro Grand Paris”.

À partir d’un bon constat, une mauvaise solution

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Le “Métro Grand Paris” consiste principalement en la construction de lignes de métro automatiques contournant circulairement la capitale, en petite et grande banlieue (cf plan).

Les promoteurs du projet, à savoir la région Ile de France et l’État, constatent justement que les déplacements de banlieue à banlieue augmentent plus vite que les autres dans la région capitale, et que le réseau routier actuel est incapable d’y faire face. Mais au lieu d’investir dans l’amélioration de ce réseau routier, comme l’ont entrepris la plupart des grandes mégapoles internationales, les décideurs publics ont décidé de se lancer dans la construction de métros automatiques autour de la ville de Paris, alors que l’essentiel du réseau ferroviaire urbain actuel est radial (lignes passant par la ville centre).

Or, contrairement à une autoroute, un transport en commun en site propre ne sait pas effectuer de liaison “point à point” sans correspondances, que les spécialistes appellent “rupture de charge”. Ces ruptures de charge ont un effet chronométrique et psychologique particulièrement dissuasif sur les voyageurs : si votre destination n’est pas située à l’immédiate proximité de la station finale, alors vous préférerez presque systématiquement l’automobile… ou ne pas entreprendre le déplacement.

Il y a quatre ans, je m’interrogeais sur la fréquentation potentielle des lignes tangentielles, en constatant que la densité de population desservie au fur et à mesure que l’on s’éloigne de Paris centre diminue. Je concluais qu’il y avait très peu de chances pour que le plateau de Saclay soit plus attractif que le centre de la capitale (ou le pôle de la Défense) pour un habitant de Chelles ou Noisy, et que par conséquent, la fréquentation de ces lignes nouvelles serait très inférieure aux prévisions très optimistes de la société du Grand Paris, qui envisage plus 3, voire 4 millions de passagers quotidiens sur ces lignes nouvelles, là où la ligne A du RER dépasse à peine le million.

Le “Cercle des Transports”, ayant eu les mêmes craintes que moi, a étudié, avec d’autres moyens, la pertinence du projet. Voyons ses griefs.

Le Cercle des Transports appelle à une remise en cause du projet

Le « Cercle des transports » est une association composée d’anciens hauts fonctionnaires, d’universitaires, et de managers d’entreprises privées opérant dans le transport, qui réfléchit aux politiques permettant d’améliorer la compétitivité de l’Ile-de-France par l’amélioration des mobilités, entre autres champs d’étude. Le présent rapport, d’octobre 2014, est l’œuvre d’une petite dizaine de contributeurs, dont l’ancien économiste chef de la section environnement de l’OCDE, Rémy Prud’homme, et a pour auteurs principaux MM. Chapalut et Paul-Dubois-Taine, du Conseil National des Ponts et Chaussées.

Leurs conclusions sont sans appel, quoique rédigées dans une langue très châtiée. Mon résumé sera plus rude :

– Le projet est évalué à 27 Mds Euros, et subira, comme tous les projets publics d’infrastructure, une dérive de ses coûts. Or, le financement de ce projet entrera en concurrence avec le plan d’amélioration (alias “schéma directeur” en langage administratif) des lignes RATP et SNCF existantes, chiffré pour sa part à 16 Mds, soient 43 Mds d’investissement total. En effet, le réseau existant est théoriquement l’un des meilleurs d’Europe en terme de densité d’offre. Mais sa mauvaise gestion et son mauvais entretien font qu’il est dans un état déplorable, et que son exploitation est perturbée par des incidents à répétition transformant la vie des usagers captifs en véritable galère. Les auteurs du rapport craignent donc que, en cas d’impasse budgétaire, le Grand Paris soit privilégié par rapport à la modernisation, pourtant indispensable, de l’existant.

– Or, le Projet de Métro Grand Paris n’améliorera, au mieux, les temps de parcours que de 1 million de voyageurs quotidiens supplémentaires, alors que l’amélioration du réseau existant permettrait d’améliorer les temps de parcours de plus de 3 millions d’usagers existants. Les auteurs calculent que le coût de l’heure gagnée par habitant serait 2 fois plus faible dans un scénario de modernisation que dans un projet d’extension.

– Le métro grand Paris ajoutera aux 9 Mds d’euros de coûts d’exploitation 2,25Mds supplémentaires. Or, les coûts d’exploitation du réseau ferroviaire ont augmenté, en euros constants, de 33% entre 2000 et 2013, et ce sans que ce soit lié à l’augmentation quantitative de l’offre, qui compte pour moins du tiers du total, ni à un gain significatif de part de marché du transport public, qui est passée de 30% à 33% des transports mécanisés entre 1990 et 2013. Le Syndicat des Transports d’Ile de France veut donc ajouter une couche de coûts alors qu’il est incapable de maîtriser ses coûts d’exploitation actuels.

– Or, sur les 9 Mds annuels d’exploitation à ce jour, 4 Mds sont payés par les entreprises, soit au titre du “Versement transport”, une charge patronale (3,2 Mds), soit via le remboursement de 50% du titre de transport du salarié (0,8). Pire encore, le graphe ci dessous montre que ce sont les employeurs qui ont subi la plus grande part de la hausse des coûts de fonctionnement de ces dernières années :

Il est donc à craindre que les entreprises, qui paient déjà en France les charges sur salaires les plus lourdes du monde, voient leur addition augmenter encore. Sans quoi, il faudrait augmenter considérablement soit les impôts locaux, soit le prix du billet de transport.

– Le plan de financement général du Métro Grand Paris fera largement appel à l’endettement public. Or, l’équilibre des opérations de la société du grand Paris semble reposer sur des hypothèses bien trop optimistes, tant du côté des coûts que des recettes. Tout dérapage constituerait évidemment une charge supplémentaire payée in fine par les contribuables, actuels ou futurs, dans un pays qui n’a vraiment pas besoin de cela.

On ne saurait mieux dire que les auteurs du rapport voient bien plus d’inconvénients que d’avantages au projet. Mais que préconisent-ils ?

Les préconisations du cercle des transports : 9 Mds au lieu de 43 !

Chiffres à l’appui, les auteurs montrent que l’offre de transports collectifs ferroviaires, en terme de densité d’offre théorique, n’est pas inférieure à celle d’autres grandes métropoles européennes (Londres, Madrid, Stockholm, Berlin, etc…), et que les problèmes d’engorgement sont principalement concentrés sur deux secteurs : la section centrale de la ligne A (la grande ligne Est-Ouest qui passe par La Défense), et certaines lignes de métro/RER nord-sud. En contrepartie, l’état déplorable du réseau et des procédures de gestion des incidents parfois archaïques rendent l’exploitation de l’infrastructure déficiente, au détriment du service rendu, plombé par d’innombrables retards, voire des annulations de trains qui créent de la congestion sur l’ensemble du réseau.

Les auteurs préconisent de ne retenir qu’une partie du plan d’amélioration des lignes existantes d’un coût de 16 Mds. Ils estiment notamment qu’investir sur l’automatisation des rames des lignes A, B et D du RER, avec quelques réparations d’infrastructures aujourd’hui déficientes, permettrait de résorber nombre de sources d’engorgement en augmentant la fréquence des rames, tout en réduisant les incidents liés à des défaillances de conducteurs. L’amélioration de la ligne de métro numéro 14, et le prolongement de la ligne E (“Éole”) vers la Défense, permettraient encore d’améliorer la performance du réseau, pour un coût d’investissement total de 9,5 Mds. Mieux encore, le coût de fonctionnement global du réseau augmenterait peu, et les auteurs préconisent d’améliorer la gouvernance des transports en supprimant la dualité SNCF/RATP pour supprimer de nombreuses causes de surcoût de fonctionnement aujourd’hui bien identifiées (comme la nécessité de changer de conducteur entre SNCF et RATP sur les lignes B et D du RER à la station “Gare du Nord », pour cause de signalisations incompatibles ! Véridique).

Ils suggèrent en outre de faire auditer le réseau d’Ile-de-France et son exploitation par les maîtres incontestés des grands opérateurs ferroviaires urbains, à savoir Tokyo, Hong Kong, ou Singapour, afin que ceux-ci puissent apporter des éclairages nouveaux que les auteurs du « cercle des transports » ont la modestie de ne pouvoir concevoir, étant eux mêmes conditionnés par leur passé “franco-français”.

Ces préconisations sont de bon sens, mais il m’est apparu nécessaire d’aller plus loin.

Conclusions personnelles : ce qui manque au rapport

Le rapport offre une perspective d’investissement à 10 ans rationnelle et finançable, qui me paraîtrait devoir être intégrée au moins partiellement à la plate-forme de tout parti politique raisonnable, indépendant des effets de mode, et soucieux du contribuable, qui se présenterait aux élections régionales de cette fin d’année.

Mais, comme toute la production française actuelle, il fait l’impasse sur les révolutions qui attendent le transport automobile dans les années à venir. C’est à mon sens un oubli majeur. Rappelons que malgré l’idéologie anti-voiture qui prévaut chez nos politiques, celle-ci reste le seul moyen de transport permettant de faire du porte à porte entre n’importe quel couple origine-destination. Que les inconvénients actuels de l’automobile soient vaincus (coût par km X Passager, insécurité, pollutions résiduelles, et congestion), et tous les arguments auto-phobiques seront renvoyés aux oubliettes. Or, c’est bien cela qui nous attend.

En effet, trois révolutions technologiques majeures vont se télescoper au début de la prochaine décennie :

  1. L’essor des voitures à très faibles émissions polluantes, voire totalement électriques
  2. Les voitures à conduite 100% automatisées, déjà en test grandeur nature en Californie, au Nevada, en Grande Bretagne, et prochainement en France, dont tous les constructeurs annoncent qu’elles seront opérationnelles avant 2020. Et quand bien même ce ne serait “que” 2025, le potentiel disruptif est énorme.
  3. Les applications de type “Uber”, permettant de héler aujourd’hui un “Véhicule de Tourisme avec Chauffeur”, permettront de héler des véhicules sans chauffeur, avec une incidence énorme sur le coût kilométrique.

Aujourd’hui, le coût kilométrique d’un taxi est compris entre 1,7 euros (Journée, Province) et près de 3 euros (Paris, tarif de nuit). Le coût de possession et de roulage total d’une voiture particulière est de l’ordre de 40 centimes du km (coût retenu par le fisc pour ses calculs). Le coût moyen par passager km des transports en commun (TC) à Paris est de 28 centimes, dont un bon tiers payé directement par l’usager.

Imaginons qu’au lieu d’acheter une automobile en arrêt les ¾ du temps, vous louiez, grâce à une application de type “Uber” de prochaine génération (commande vocale ?), une automobile 100% automatique, non polluante, connectée (en 2020, ce sera la norme), qui a très peu d’accidents (l’électronique bugue moins qu’un conducteur stressé moyen), et dont le taux d’utilisation, même hors de pointe, sera supérieur à 50% : Il est facile d’envisager une réduction du coût kilométrique en dessous des 28 centimes actuels des transports en commun. Plusieurs rapports ont évoqué un coût d’objectif inférieur à 20 centimes.

Mieux encore : ces véhicules se contenteront de vous déposer et d’aller chercher le prochain client, ou sinon, ils pourront se diriger vers des zones ou stationner. Prévoir une recharge ne consommera pas d’espace coûteux et ne ralentira pas le trafic des autres véhicules. Comme le même engin servira à plusieurs usagers, le nombre total de véhicules sera plus faible, réduisant encore la congestion. Bref, face aux TC, le transport individuel de génération 3.0 risque de se révéler fichtrement compétitif. On peut même imaginer que les algorithmes d’Uber perfectionnés, avec la puissance des ordinateurs de 2020, permettront à des loueurs de véhicules collectifs automatisés de taille moyenne de proposer des trajets semi-personnalisés à des groupes de 8-10 voyageurs habitant et travaillant aux mêmes endroits, à des tarifs parfaitement imbattables.

Naturellement, le tableau décrit ci dessus ne se mettra pas en place en quelques semaines, le temps de renouvellement du parc sera plus ou moins long, et certaines innovations plus lentes que je l’imagine à parvenir au stade mature. Mais la vitesse d’adoption des dernières avancées technologiques semble à chaque fois plus rapide que la génération précédente (Une ville des Pays-Bas va mettre prochainement en service une ligne de minibus automatisés…), et des développements auxquels je n’ai pas pensé pourraient les rendre encore plus spectaculaires. Il est donc urgent de se demander s’il est pertinent d’engager des milliards pour des investissement ferroviaires (le rail, tellement XIXème…) lourds qui entreront en service entre 2025 et 2030, voire plus tard, et rendront un service de toute façon plombé par les ruptures de charge, au moment où les véhicules automatisés connaîtront leur essor, ou s’il faut donner la priorité à des investissements d’amélioration de l’existant qui peuvent délivrer leur valeur ajoutée dès 2020 à 2025, pour 5 fois moins cher.

Un vrai programme politique pour une Ile-de-France ambitieuse, consisterait à combiner ces investissements raisonnables à une libération de l’offre privée de transport urbains concurrente du STIF, de façon à préparer la venue de ces transports de génération 3.0, et à reporter au moins la moitié de la charge de fonctionnement du STIF des entreprises vers la billetterie payée par les voyageurs, l’augmentation du “ticket voyageur” étant compensée par des investissement majeurs pour la qualité de service des transports existants, en attendant que l’inventivité privée, dans deux ou trois décennies, ne ferme (définitivement ?) la parenthèse ferroviaire publique.

Vincent Bénard.

——–

Sources citées

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 15:41

Avec l’interdiction de circuler qui frappe les véhicules immatriculés avant 1997, Anne Hidalgo fait preuve de plus d’idéologie que d’efficacité

La politique anti-voiture initiée à Paris en 2001 n’a toujours pas produit de résultats significatifs dans la lutte contre la pollution puisque, générant des embouteillages sans améliorer parallèlement l’offre de transports souterrains, elle congestionne sans fluidifier.

Plus qu’une mesure, une idéologie

Mais ces mesures sans cesse durcies sont devenues comme un réflexe identitaire chez les socialistes et les Verts parisiens. S’ils sont de gauche et progressistes, c’est parce qu’ils luttent contre l’affreuse bagnole, synonyme d’individualisme. La ville peut bien s’endetter et s’encrasser, au moins leur reste-t-il ce marqueur pour complaire à leur électorat de bobos qui envisagent sans trop de déplaisir de se contenter de Vélib’ pour aller de leur agence de com’ à leur appartement près du Canal Saint Martin. Non, je ne caricature pas, je les ai vus à l’œuvre comme élu parisien pendant des années …

Cet égoïsme paré des plumes du bon sentiment écologiste a été récupéré par des politiciens cyniques avec Delanoë et Hidalgo pour chefs de file. Gros problème : comme tout penchant dogmatique, il a tendance à se durcir et verser dans l’outrance et l’intransigeance à mesure que ses résultats font défaut.

C’est très exactement ce qui est en train de se passer avec la fermeture de la voie expresse rive droite qui sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase des engorgements de Paris. Après tout, laissons Hidalgo faire : il est bon que ceux qui gobent sa propagande finissent par souffrir avec les autres.

Interdiction des véhicules anciens à Paris : une mesure anti-pauvres

Dernière facétie en date : l’interdiction des véhicules immatriculés avant 1997. Peu importe si leurs contrôles techniques révèlent qu’ils ne polluent pas plus que les autres. Peu importe surtout si rien n’est fait, une fois encore, pour offrir des solutions alternatives à leurs propriétaires. C’est la répression qui tient lieu d’action.

Qui en sont les victimes ? Tout le monde s’en est rendu compte, ce sont d’abord ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter des véhicules neufs ou plus récents. « Salauds de sans dents !», crie Hidalgo pour actualiser la formule de Gabin avec les mots de l’ami du peuple actuellement enkysté à l’Élysée.

Il leur faudra se contenter, s’ils ne peuvent plus se déplacer en voiture, de serrer les dents qui leur restent quand même dans des transports malcommodes. Ou de solliciter, s’ils ont quinze ans devant eux et du piston, un des logements sociaux que la mairie fabrique pour y parquer sa clientèle électorale. Sinon, bah … ils n’avaient qu’à être des bobos comme les autres.

Avec un peu de recul, on se dit qu’une fois encore cette engeance politicienne aura raté le virage technique et social qui se négocie sous nos yeux. Le transport individuel, via la voiture automatisée, est l’avenir ; le transport collectif, peu modulable, coûteux et syndicalisé, appartient au passé.

Croyant être innovants, Hidalgo et ses sbires sont en réalité ringards et en retard d’une guerre. Ils s’en prennent aux véhicules d’antan sans comprendre que la liberté qu’ils symbolisent et qu’il faut à tout prix respecter est le seul guide fiable pour élaborer les solutions du futur.

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