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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 08:29

Mao Tsé Cron n’a toujours pas de programme, mais Bayrou (qui n’en a pas davantage) se rallie à lui. Le ralliement de Bayrou à Mao Tsé Cron intervient le jour même où ce dernier avait promis le chiffrage de son programme.

 

COMMENT MACRON A FAIT OUBLIER SON (NON)-CHIFFRAGE

Tout d’abord on dira bravo l’artiste ! Toujours pas de programme et toujours pas de chiffrage. Visiblement… le chiffrage n’était pas prêt. Mais personne ne s’en est rendu compte puisque, astucieusement, l’attention des observateurs a été monopolisée par l’opération Bayrou, très téléphonée.

Bayrou a teasé les médias sur sa (non) candidature pour finalement faire une offre de services à Mao Tsé Cron, qui était trop heureux d’amuser la galerie avec ce nouveau coup de théâtre.

Du coup, on ne sait toujours pas combien coûte le non -programme de Mao Tsé Cron. Lui-même ne doit pas plus le savoir. Mais on s’en fout, après tout : l’enjeu est bien d’arriver au pouvoir, pas de dire comment on l’exercera. Sur ce dernier point, il suffira de suivre le mode d’emploi envoyé par Bruxelles.

POUR L’INSTANT, LE REVIREMENT DE BAYROU EST EFFICACE

Le coup de théâtre, avant-hier, suscité par François Bayrou, a en tout cas permis à Emmanuel Mao Tsé Cron de booster sa popularité dans les réseaux sociaux.

Désormais, la somme des indices favorables à Hamon et Mao Tsé Cron est supérieure à celle de Marine Le Pen.

On y verra l’effet positif direct de l’élargissement progressif de l’assiette des deux candidats à gauche pour Hamon et à droite pour Mao  Tsé Cron, qui marginalise de fait Jean-Luc Mélenchon et François Fillon.

Toute la question est de savoir quelle sera la durée de vie de cette embellie.

Il est probable que, tôt ou tard, Mao Tsé Cron cherche à sortir de l’ambiguïté sur ses idées. Comme on le sait, ces sorties se font toujours au détriment de celui qui en prend l’initiative. Dans le cas du duo Mao Tsé Cron-Bayrou, on imagine (il y en a déjà) les tiraillements internes qui interviendront sur pas mal de sujets. Tiens, au hasard, l’autonomie des établissements dans l’éducation ! On s’en amuse par avance.

L’avantage, pour Mao Tsé Cron, est qu’il a choisi un partenaire qui n’a pas d’idée fixe. L’inconvénient est qu’il n’a pas non plus de scrupule.

LE GOUVERNEMENT DES JUGES SERVIRA-T-IL MARINE LE PEN ?

Parallèlement, la justice française fait du zèle et convainc une fois de plus les candidats qu’il ne faudrait surtout pas s’aviser de lui donner plus de moyens que ceux dont elle dispose. De façon hallucinante, après avoir choisi de mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Fillon (qui, naïf, s’est précipité dans le piège au mois de janvier), la voici toute occupée à déstabiliser Marine Le Pen. Ou à chercher à le faire. La cheffe de cabinet de la candidate, Catherine Griset, vient donc d’être mise en examen pour recel d’abus de confiance, à deux mois de la présidentielle.

Est-ce bien raisonnable ? On en pense ce qu’on en voudra, mais tout est parti d’une enquête de l’Office européen de lutte anti-fraude ouverte en 2014. L’enquête s’est terminée très opportunément en juillet 2016. C’est le 26 juillet 2016 que l’OLAF a transmis ses éléments à la justice française. Pourquoi cette justice s’empare-t-elle du dossier quelques semaines avant les élections alors qu’elle dispose de ces éléments depuis plus de six mois ?

Dans tous les cas, les enquêteurs ne pourront nier qu’ils ignoraient l’approche du scrutin présidentiel. Cette affaire est quand même extrêmement maladroite et montre comment les enquêteurs prennent (au mieux) d’importants risques vis-à-vis de l’opinion, et manifestent (au pire) leur parfaite incompréhension des ressorts qui portent le Front National au pouvoir.

 Le fonds de commerce de Marine Le Pen repose sur la dénonciation d’une Europe technocratique qui écrase la volonté populaire. L’apparente partialité de la justice (même si elle est imaginaire), qui agit à la suite d’une procédure européenne, ne peut que nourrir les convictions de ceux qui ne demandaient plus qu’à être convaincus.

 

 

 

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 16:05

Un psycho-pédagogue témoigne : à quoi ressemblent les écoliers aujourd'hui ? Pourquoi l'école primaire n'est plus adaptée à leurs besoins.

 

 Si vous vous étiez retrouvé en panne d’avion en plein milieu du désert, aviateur chargé du transport de courrier entre la métropole et des colonies, vous êtes-vous jamais demandé ce que vous auriez répondu à un gosse sorti de nulle part qui vous aurait demandé de lui dessiner un mouton ?

J’ai souvent essayé de me mettre à la place de cet aviateur.

Et j’ai imaginé trois scénarios possibles, bien différents de celui décrit par Saint-Exupéry.

J’ai pensé, tout d’abord, à une réponse autoritaire en adéquation avec la situation : « Tu vois pas que je suis dans la galère avec cette foutue panne de moteur ? Alors, fous-moi la paix avec ton mouton et sa cage pourrie… Et passe-moi plutôt la clé de 13 ! » (les puristes diront que 13, c’est petit pour un avion.).

J’ai ensuite imaginé une réponse teintée d’un paternalisme un peu désuet : « Qu’est-ce que tu fais à encore traîner dans les dunes à cette heure-ci ? Dépêche-toi de rentrer, ta mère va s’inquiéter. »

Et puis, j’ai imaginé une réponse pédagogique : « Pourquoi tu ne les dessinerais pas toi-même ce mouton et sa cage ? Tu en tirerais beaucoup de satisfaction et de fierté. Tu ne sais pas dessiner ? Ce n’est pas grave. Ce que tu fais, même si ce n’est pas totalement abouti, aura toujours plus de valeur que ce que tu feras faire par d’autres. Et puis, dessiner, ça s’apprend et tu auras une vraie volonté d’apprendre à dessiner pour pouvoir améliorer ton mouton ! »

Célestin Freinet n’aurait certainement pas renié cette réponse car, hormis le fait qu’un gosse de l’âge du Petit Prince n’a rien à faire seul dans les dunes, il s’agit bien là de la seule vraie réponse capable de faire grandir l’enfant.

En effet, c’est la seule réponse qui concentre les trois composantes de ce que devrait être n’importe quel système éducatif : le « faire par soi-même », le « comprendre pourquoi on le fait » et le « comprendre que pour le faire, j’ai besoin de tel ou tel outil, de telle ou telle connaissance ».

Et si vous combinez ces trois composantes avec l’idéologie des MJC « L’éducation Citoyenne par la culture », il y a fort à penser que vous amorcez un début de sauvetage de l’humanité…

RE-FORMER L’ÉCOLE ET NE PAS SE CONTENTER DE LA RÉFORMER

S’il y a une chose que je supporte de moins en moins, lorsque l’on parle de l’École primaire française, c’est la notion de « spécificité ». Un maître (ou plutôt à 85 % une maîtresse) pour un niveau de classe, c’est la spécificité de l’École primaire française.

L’enseignement pluri-disciplinaire des « Maîtres d’Écoles », c’est la spécificité de l’École primaire française.

Demande-t-on à La Poste de ne pas vendre de produits bancaires ou de la téléphonie mobile sous prétexte que la spécificité de La Poste française c’est d’acheminer, à bon port de préférence, des lettres et autres colis postaux ?

Demande-t-on à la SNCF de ne pas organiser des transports en autobus ou en taxis entre deux gares ou de ne pas assurer un accompagnement des jeunes voyageurs sous prétexte que la spécificité de la SNCF c’est d’amener sans encombres et dans un délai donné des utilisateurs d’un point A à un point B ?

Alors, la spécificité de l’École primaire française, y’en a marre !

Hormis le fait que l’enseignant n’est plus un instituteur mais un professeur des Écoles, pour le reste rien n’a vraiment changé depuis ce vieux Jules Ferry (ou alors les évolutions se sont faites dans le mauvais sens !).

Cette remarque en fera bondir plus d’un, anciens ministres, chercheurs en pédagogie et en enseignement, pédopsychiatres et j’en passe (voire des meilleurs), mais la vérité c’est que l’École d’aujourd’hui n’est guère différente, si ce n’est sur la forme et encore, de celle de nos grands-parents.

Or, c’est bien là que le bât blesse. Nos chers ministres désireux de laisser une empreinte qui finalement s’estompe aussi rapidement qu’elle est apparue, comme la trace laissée sur le sable disparaît aussitôt qu’une vague vient la recouvrir (finalement le seul ministre dont on se souvienne encore 135 ans après qu’il eut exercé ses fonctions n’est-il pas Jules Ferry lui-même ?), ont tenté des réformes qui ne suffisent plus à transformer un système éducatif qui n’est plus d’actualité et qui n’est plus en adéquation avec ce que sont les « jeunes d’aujourd’hui ».

Pour donner un exemple, un des derniers éléments de la réforme Vallaud-Belkacem a consisté à remplacer le terme « C.O.D » (Complément d’Objet Direct) par le terme « Prédicat » !

C’est dire si on est loin d’une véritable refondation !

Il est vrai que les résistances sont fortes et nombreuses. Il est vrai que l’idée de proposer une école totalement nouvelle sur le fond comme sur la forme fait peur.

Je me souviens avoir évoqué l’idée auprès de mes collègues de proposer à notre hiérarchie un essai de fonctionnement de type collège – puisque la configuration de notre École Élémentaire le permettait – à savoir que chacun des six enseignants puisse s’octroyer l’enseignement de 2 matières (en lien avec des affinités, des compétences spécifiques ou un cursus scolaire personnel particulier) pour toutes les classes, du CP au CM2.

Mais chacun y est allé de son « Et la spécificité de l’École Primaire Française ? Tu en fais quoi ? » Ou bien alors : « Ah, non ! Moi, ce système me convient très bien ! » (et aux enfants, alors, convient-il ?)

Ce sont ces mêmes enseignants qui se plaignent de ce que « le sport et moi, ça fait 2 ! » ou bien « Je ne suis absolument ni mathématiques ni matières scientifiques ».

 Mais je le crie haut et fort, il y va de l’avenir de notre société et peut-être même de l’humanité…

 

LE CONSTAT D’UNE ÉCOLE PRIMAIRE INADAPTÉE

Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein n’est pas qu’une question d’optimisme ou autre truc de ce genre.

Il s’agit avant tout de logique et de prévoyance. Celui qui voit le verre à moitié vide ne sera jamais démuni et passera son temps à surveiller une baisse de niveau – simplement due à un phénomène physique tout naturel nommé évaporation – qui, si elle devenait critique, provoquerait une réaction instantanée visant à prévenir la catastrophe.

Celui qui voit le verre à moitié plein, comme le lièvre de la fable, se laissera distancer et aura bien du mal à combler la distance qui le sépare de son adversaire, prenant même le risque de ne jamais le rattraper.

À l’heure où 150 milliards de mails sont échangés chaque jour, il paraît inconcevable d’attendre tranquillement de voir « comment ça va évoluer » pour agir.

Preuve en est la révolte des chauffeurs de taxis parce qu’on n’a pas su juger de l’importance que prenaient les « uberpop » et autres VTC.

Penser que le tout numérique à l’école serait LA solution, LA parade à l’évolution sociétale des élèves est une erreur.

  • Ce serait comme refouler des touristes à l’entrée du Château de Versailles en leur disant : « Vous trouverez sur internet des visites virtuelles du Château qui feront parfaitement l’affaire ! ».
  • Ce serait comme dire à un funambule : « Dorénavant, tu feras le même numéro mais … sans le fil ! ».
  • Ce serait élever le numérique et l’informatique au rang de despotes qui asservissent ceux qui les utilisent plutôt de que les considérer, ni plus ni moins, comme des outils qu’il faut apprendre à utiliser à bon escient. Passer au tout numérique serait éloigner de manière dangereuse (c’est déjà ce qui se produit) les utilisateurs, et en particulier les enfants des écoles, de la réalité. Trop éloignés de la réalité, ils se rapprocheraient d’une réalité, quelle qu’elle soit, bonne ou mauvaise (les hommes qui laissent leur nom dans les livres d’Histoire sont soit des génies et des bienfaiteurs soit des ordures finies ou des criminels de toutes sortes).
  • Ce serait plus ou moins précipiter notre civilisation vers sa fin annoncée, un peu comme le laxisme, l’anarchie et une sorte de conception virtuelle du monde ont amené un certain nombre de civilisations à leur décadence : « Un point commun à nombre d’empires en décadence semble être une perte du sens du réel au profit de règles formelles qui finissent par ne plus être bien distinguées de la réalité. ».

 

Il serait tout aussi dangereux de continuer de fonctionner en distinguant « ZEP » et, par opposition, même si on ne le dit jamais, « ZENP » (Zone d’Éducation Non Prioritaire). Pour exemple, lors d’une animation pédagogique liée aux Arts de la Rue, alors que je demandais quelles étaient les actions possibles en termes de collaboration « écoles élémentaires-conservatoire national des arts de la rue », on m’a répondu que les collaborations en question étaient déjà fixées et qu’elles concernaient les écoles de ZEP et les Maisons de Quartiers.

Il n’y a pas à avoir des zones d’éducation prioritaires ou non, il faut simplement des zones d’éducation sur un pied d’égalité quant aux objectifs, à la configuration et aux moyens.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul n’a jamais empêché personne de se geler les miches ! Sous prétexte de favoriser les milieux qui ne le sont naturellement pas, on crée une stigmatisation, positive certes mais stigmatisation tout de même et aussi dangereuse que n’importe quel autre type de stigmatisation.

CRÉER ET ENTREPRENDRE DÈS L’ÉCOLE PRIMAIRE

Il est donc essentiel de faire cohabiter le « progrès » que représentent l’informatique, internet et la domotique – je mets le mot entre guillemets car je me demande si le « progrès » a toujours cette belle connotation de truc permettant d’améliorer la condition humaine tel qu’on le concevait au 19ème siècle et dans les deux premiers tiers du 20ème siècle– avec une réalité qui, plutôt de s’effacer derrière des écrans ou des téléphones portables doit se montrer fièrement et durablement.

La réalité c’est, par exemple, prendre conscience que créer et entreprendre font partie intégrante du nouveau modèle économique et que le désir de créer et d’entreprendre doit être au cœur d’un nouveau système pédagogique.

De deux chômeurs, celui qui a le plus de chances de s’en sortir est bien celui qui aura la capacité à rebondir et à entreprendre.

Il est fini le temps où à la question : « À quoi ça va me servir ce que j’apprends à l’école ? », on pouvait se contenter de répondre : « Oh ! Tu verras ça plus tard. Et puis, tu sais, il faut apprendre plein de trucs au départ même si y’en a certains dont tu ne te serviras jamais ! ».

Aujourd’hui, on doit être capable de répondre « du tac au tac » : « Ça , ça sert à …. Ça, ça sert pour … Et puis tu sais quoi ? Eh bien, on va s’en servir ! » C’est pour cela que l’école du futur, qui ne doit pas être une école futuriste, doit combiner : une approche des nouvelles technologies visant à faire de l’enfant un utilisateur intelligent et réfléchi des technologies en question. Lui permettre d’acquérir, dès le plus jeune âge, des capacités d’analyse sur le rôle que doivent avoir ces technologies et sur la place qu’elles doivent occuper. Lui apprendre les utiliser en tant qu’outils de connaissance et de communication. des situations (dès le plus jeune âge) de créations de toutes sortes et des conceptions de projets qui seraient autant d’occasions d’acquérir des compétences qui, de ce fait, seraient associées à une réalité.

L’enfant ne doit plus être exclusivement spectateur (car les meilleurs spectateurs font rarement les meilleurs acteurs !) Tout cela en n’oubliant pas que malgré tout, pour un enfant de dix ans, pourtant gavé à Facebook, aux jeux vidéos et aux images violentes, une plante qui sort de terre, un poussin qui casse la coquille pour s’en extirper, un personnage qui s’anime parce qu’on l’a dessiné dans différentes positions sur un petit carnet dont on fait défiler les feuillets ou les bulles produites par la réaction chimique d’un acide sur un bout de calcaire, tout cela (se produisant sous ses yeux) relève encore du miracle.

  • Oui, cela demandera beaucoup de travail pour imaginer des procédés permettant d’intégrer à ces projets le plus grand nombre des connaissances actuellement référencées dans des programmes (qu’il faudra certainement accepter de réviser à la baisse au profit de compétences manuelles et artistiques actuellement absentes desdits programmes).
  • Oui, cela demandera de revoir totalement l’organisation de la journée, de la semaine et de l’année scolaire ainsi que la gestion du personnel.
  • Oui, cela demandera à ouvrir l’École à encore plus de partenariats.

 

À QUOI POURRAIT RESSEMBLER L’ÉCOLE PRIMAIRE DE DEMAIN ?

 

Je ne prétends pas, en quelques pages, construire les programmes qu’il faudrait rédiger pour re-former l’École. J’entends simplement tenter de jeter dans la mare, oh même pas un pavé, un petit caillou me satisferait amplement.

Chaque école devrait posséder un espace d’expérimentation et de création artistique, culturelle et technologique. Cet espace pourrait également s’envisager hors des locaux scolaires, devenant ainsi un espace public où peuvent se côtoyer les enfants et d’autres personnes (autres éducateurs, autres enfants – des handicapés mentaux ou des autistes par exemple – , retraités désireux de transmettre un savoir, …)

Il serait proposé aux élèves, chaque année, et, ce, depuis la maternelle, un ou plusieurs projets liés aux domaines de créations cités ci-dessus avec un objectif de diffusion à l’aboutissement du projet (distribution d’un livre conçu par des élèves, exposition hors des murs de l’école, réalisation et projection d’un film ou mise en ligne, vente du produit technique réalisé, … ce ne sont là que quelques exemples)

L’école pourrait s’ouvrir à des partenariats divers (scolaires et non scolaires) afin que l’aboutissement des projets soit le fruit non pas de l’école seule mais d’un ensemble d’acteurs.

Des projets pourraient, en amont, être conçus de façon à trouver des ouvertures vers les connaissances culturelles et scolaires définies comme étant le gage de former les citoyens de demain, capables de s’intégrer et dans la société et dans la République.

Des moyens pourraient être mis en œuvre dans tous les établissements scolaires, de façon équitable, sans distinction de configuration sociétale afin de favoriser la réalisation des projets.

Les technologies modernes pourraient être utilisées comme outils permettant l’aboutissement des projets et comme outils d’accession à la connaissance (utilisation de la réalité virtuelle pour aborder l’histoire de France par exemple en recréant la guerre des tranchées, l’atelier de Léonard de Vinci, le siège d’Alésia, …)

 

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:25

Une partie de la presse accueille le programme économique d'Emmanuel Mao Tsé Cron  de manière flatteuse. À y regarder de plus près, il y manque l'essentiel.

Les preuves de l’inimitié qui lie une certaine  gauche à l’économie en général et aux réalités quotidiennes en particulier sont légion. Mais en ces temps d’élection présidentielle, avec le risque toujours plus fort de voir un(e) Président(e) élu(e) sur un programme économique étatique, il est utile de les décortiquer. Ainsi en est-il du programme économique d’Emmanuel Mao Tsé Cron, que l’Obs s’empresse de présenter, avec comme introduction flatteuse et un peu rapide : « fini le flou ».

Sans doute l’Obs se force-t-il de parler chiffres, car il s’agit de son candidat fétiche.

Mais tout de même, dans ce programme, ne manque-t-il pas justement l’essentiel ?

Est-ce l’Obs qui n’y attache aucune importance ?

Ou est-ce le candidat qui n’en parle pas ?

Quoi qu’il en soit, ce déséquilibre est encore une fois symptomatique du pathos de la gauche Bobos française (les Gracques exceptés)…

DES ÉCONOMIES CHIFFRÉES MAIS SANS AUCUN DÉTAIL SUR LES MOYENS D’Y PARVENIR

 

S’engager à réduire la dépense publique de 3 points de PIB en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies (« par rapport à la hausse naturelle des dépenses » n’oublie-t-il pas toutefois d’ajouter) c’est formidable, et c’est sans doute un minimum.

Mais le plus important n’est-il pas la façon de s’y prendre ? Comment en effet réduire le train de vie faramineux et asphyxiant de l’État sans générer du chômage supplémentaire, des émeutes de fonctionnaires dans la rue, voire une chute de la qualité des services publics ?

Emmanuel Mao Tsé Cron qui ne souhaitait pas citer, ni même s’engager, sur des chiffres consent à le faire. Mais là n’est pas la difficulté. Chacun sait que le diable se cache dans les détails. Et des détails de cet ampleur-là méritent un peu plus qu’une profession de foi, fût-elle agrémentée de nombres.

Par quel miracle l’un des membres d’un gouvernement qui n’a vraiment pas brillé par ses économies (hausse des impôts concomitante à une hausse de la dette sans qu’aucun résultat économique ne s’améliore par ailleurs !) pourrait-il sauver de telles sommes ?

Les citoyens sont en droit d’exiger de telles explications.

UNE BAISSE DE LA FISCALITÉ MAIS SANS AUCUN DÉTAIL SUR LES MOYENS DE LA COMPENSER

 

Il en est exactement de même sur les engagements du candidat Mao Tsé Cron quant à la baisse de la fiscalité. La précision des données chiffrées qu’il nous sert (fiscalité sur les entreprises qui passerait de 33,3% à 25%, volume de la baisse des impôts sur les ménages de 10 milliards, etc.) n’a d’égal que le vide absolu concernant la façon dont ces baisses seront absorbées et/ou compensées par l’État.

Compte tenu de la situation de l’hexagone, maintenir un pareil flou sur de telles promesses est tout simplement indécent.

AUCUN CHANGEMENT EN MATIÈRE DE SOCIAL

Il y a certes un progrès puisque le candidat Mao Tsé Cron, en lieu et place d’ajouter au concert de promesses en tout genre, s’engage seulement à maintenir la protection sociale existante. Mais tout de même, celle-ci n’est-elle pas devenue ruineuse ? Le spectre de la faillite de la Sécurité sociale ne serait-il qu’une affabulation d’esprits mal tournés ?

Le fait que la France représente 15% des transferts sociaux de la planète mais seulement 3,5% de son industrie et 1% de sa population ne mériterait-il pas qu’une large part du programme économique se consacre à la façon d’assurer dans le temps un écart aussi vertigineux ?

Or, là non plus, le candidat n’entre pas dans les détails et se cantonne aux aspects positifs de ses engagements. Encore une fois, faire plaisir avec des promesses ne constitue pas une preuve de respect des citoyens.

Il s’agit maintenant de proposer une politique, en toute transparence, afin d’interrompre autant que faire se peut le déclin économique de notre pays.

 

ÉDUCATION ET GOUVERNANCE PAR-DESSUS LA JAMBE

Le candidat Mao Tsé Cron ne s’était pas penché sur ces deux domaines, à croire que cela n’est pas important.

Le recul régulier et solide de la France dans les classements internationaux de type PISA, les problèmes relatés un peu partout concernant le vrai niveau des élèves sur les fondamentaux, la pénurie de certaines formations professionnelles, tout cela ne mérite-t-il pas la meilleure attention ?

 

ET QUID DE LA RELANCE DE NOTRE COMPÉTITIVITÉ ÉCONOMIQUE ?

Aucun chapitre n’est consacré à ce domaine (et ce n’est semble-t-il pas la faute de l’Obs), ce qui est, avouons-le, totalement renversant. Le déclin français ne manque pourtant pas de momentum, et chaque année les comparatifs macro-économiques nous le rappellent, que ce soit en PIB per capita, en nombre de chômeurs, en nombre de citoyens sous le seuil de la grande pauvreté, en parts de marché industriel, etc.

Dans un pays en sérieuse difficulté, ne pas prévoir ce volet est tout simplement scandaleux. Pourquoi ? Parce que c’est le domaine qui permet à lui seul la réalisation de toutes les autres promesses. Sans une amélioration de nos résultats économiques, il nous sera impossible de conserver le même niveau de protection sociale (que nous nous offrons déjà en empruntant !). Sans une amélioration de notre compétitivité, nous ne pourrons pas réaliser dans des délais normaux et à un coût non prohibitif les économies sur le train de vie de notre État obèse. Sans une amélioration de notre tissu industriel et de nos positions sur les marchés les plus dynamiques, nous ne pourrons pas briser la spirale négative qui frappe notre nation : échec scolaire, échec professionnel, chômage, précarité et même délinquance…

 

DES BOBOS GAUCHOS TOUJOURS AUSSI ÉTRANGÈRS AU MONDE DES ENTREPRISES

C’est tellement risible, c’est tellement grotesque. Et pourtant, c’est tellement vrai : la gauche bobo n’a toujours pas assimilé d’où vient l’argent.

Pour elle, le revenu disponible, la richesse, en un mot, le gâteau à se partager est à l’abri de la concurrence internationale, et de la lassitude des entrepreneurs qui prennent des risques pour le gagner (et qui peuvent aller voir ailleurs). La gauche bobo en est encore à une époque où les frontières sont fermées, les choses sont stables, les riches sont riches, les pauvres sont pauvres, et où il n’est que question d’arbitrer, de transférer, de répartir. Mais cette époque du planisme est terminée.

La taille du gâteau disponible ne cesse de diminuer. Sans la remise en marche de la compétitivité de nos entreprises, le pays ne pourra que poursuivre son appauvrissement relatif (la planète s’enrichit, pas la France) et constater jour après jour l’implosion de son tissu social.

Pour quelle raison ne serions-nous pas capables d’engager les réformes ad hoc comme l’ont fait plusieurs pays (l’Angleterre, l’Allemagne…) autour de nous ?

La Suède, pour prendre l’exemple d’un pays épris de protection sociale et d’équité, ne l’a-t-elle pas fait avec succès ?

De toute évidence, en n’abordant pas les problèmes structurels de l’hexagone, le programme économique d’Emmanuel MaO Tsé Cron se positionne dans la droite ligne social-démocrate française, celle qui nous a tant fait de mal depuis une trentaine d’année par son rejet des solutions socio-libérales.

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:02

 

Dans la perspective de la présidentielle à venir, ne pas nuire est un objectif de salut public qui doit s’imposer à tous après cinq années calamiteuses qui ont mis la France à genoux.

Mais comme si cela ne suffisait pas, et alors que nous sommes proches de la catastrophe finale sous l’effet conjugué des programmes délirants de Marine Le Pen, Benoit Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, la Droite Républicaine et le Centre ont fait le choix de s’enfermer dans une forteresse assiégée, parfaitement illisible, pour ne pas dire intolérable, aux yeux des Français.

 

Premièrement, François Fillon doit cesser de se prévaloir de son succès à la Primaire car il ne peut écarter l’idée que l’épreuve injuste à laquelle il est confronté aujourd’hui, connue avant la primaire, aurait probablement consacré son échec.

 

Deuxièmement, il ne pouvait pas sans contradiction déclarer le 26 janvier 2017 qu’il ne serait pas candidat s’il était mis en examen et contester ensuite la compétence du Parquet National Financier alors même que ses avocats s’étaient empressés de déposer des pièces entre ses mains dès les premiers jours et que lui-même souhaitait que la justice agisse avec célérité !

 

Troisièmement, il ne devait pas davantage présenter des excuses lors de sa conférence de presse du 6 février en déclarant que sa faute était certes regrettable mais qu’elle était légale, au risque de transformer son attrition en provocation.

 

Quatrièmement, il ne devait pas utiliser l’argument du calendrier pour faire taire les voix qui s’interrogeaient au sein de son camp. De ce point de vue nul ne doute que dès le 25 février il déposera une avalanche de parrainages pour ficeler sa candidature.

 

Cinquièmement, il aurait dû s’interdire de se prévaloir de la thèse d’un complot pour affirmer qu’il s’en remettrait désormais au seul suffrage universel au risque de mettre en péril son camp alors qu’aujourd’hui 65% des Français souhaitent qu’il se retire.

 

Il est donc urgent de sortir de cette impasse en prenant en compte que la situation à laquelle sont confrontés la Droite et le Centre ne relève pas de la morale mais de la politique.

 

* *

*

Confrontées à des incertitudes, les instances représentatives des Républicains et du Centre doivent d’urgence reprendre la main en anticipant une réflexion sur les législatives.

 

Sauf surprise majeure du Front National ou du Parti Socialiste, il semble aujourd’hui que la deuxième place se jouera entre François Fillon et Emmanuel Macron.

 

Nous aurons ainsi un Président élu par défaut ou un Président élu pour moitié par adhésion et pour moitié par défaut, or, l’un et l’autre, pour des raisons différentes auront du mal à obtenir ultérieurement une majorité parlementaire.

 

En effet, François Fillon vainqueur de la présidentielle, nos concitoyens aux législatives seront tentés de corriger sa victoire puisque le danger Le Pen aura été écarté, comme ils ne manqueront pas de sanctionner ceux qui au-delà de la solidarité d’appareil se seront illustrés par des palinodies caricaturales et partisanes.

 

Emmanuel Macron vainqueur, les électeurs de la Droite et du Centre mécontents de l’échec de François Fillon, dans un souci d’efficacité, exprimeront probablement un vote utile en sa faveur, pour autant, Emmanuel Macron aura beaucoup de difficultés à investir des candidats représentatifs et crédibles pour constituer une majorité.

 

Dès lors, la Droite Républicaine et le Centre doivent aborder la présidentielle avec un nouveau visage qui, s’il est moins pertinent pour assurer la présence au second tour et gagner la présidentielle, sera le plus à même pour sauvegarder une représentation parlementaire significative.

 

Au sein de l’opposition républicaine quatre personnalités sont de nature à incarner le renouveau : François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez.

 

Elles ne manquent pas de talent, elles ont de l'expérience et elles se sont comportées loyalement pendant cette période de tumulte médiatique.

 

Elles doivent par conséquent se concerter pour offrir une alternative car l'objection des délais ne leur est pas opposable.

 

Chacun se souvient du groupe des Rénovateurs en 1989 qui renoncèrent à leur projet alors que leurs premiers travaux avaient reçu un écho très favorable des Français.

 

Chacun sait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les appareils persisteront-ils dans leur aveuglement ? Les nouveaux talents renonceront-ils à renverser la table par prudence ou par calcul ? Choisiront-ils de se transformer en jeunes suiveurs d'un mouvement qui à peine créé vient déjà de prendre un coup de vieux ?

 

Dès lors, et si rien ne change le résultat de la présidentielle engendrera vraisemblablement des coalitions instables et une nouvelle cohabitation pénalisante pour notre pays. Une fois de plus, nous serons encore loin de la rencontre entre un peuple et un homme conformément à nos institutions.

 

 

Patrice Gassenbach

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:56

Quand….Mao Tsé Cro organise ses meetings pour nous faire

Nul n’est prophète en son pays,  c’est pour cela qu’il est difficile de vouloir exprimer une pensée sans se faire interpeller « Toi pas comprendre… toi pas te rendre compte…toi pas gentil… toi dégage … toi, toi, toi ! »

Des techniques de manipulation des masses

Mao Tsé Cron utilise des techniques qui devraient presque être interdites car elles relèvent, au-delà de la mise en scène, d’une immense organisation de manipulation des masses destinée à faire croire au succès de cet homme et des idées qu’il porte.

Idées qui, je le rappelle, qui sont très difficiles plus que difficiles à cerner vu qu’il n’a toujours pas présenter de programme !

Alors pour le moment, on fait des immenses spectacles (le cirque quoi !!!), édifiants.

Ces spectacles sont relayés de façon dithyrambique par des médias, propriétés généralement de soutiens officiels au candidat Mao Tsé Cron qui est monté de toutes pièces. Au cric.

Mao Tsé Cron est un pur produit marketing à l’ascension fulgurante et donc forcément suspecte.

 

Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu ce reportage https://youtu.be/3BPckfQ8N7c, je vous invite à prendre 30 minutes de votre temps pour étudier la façon dont ostensiblement nous sommes pris pour des imbéciles.

Je vous invite à partager aussi largement que possible cette vidéo. Si quelqu’un vous avoue une sympathie très politiquement correcte pour Saint-Macron-bénit-soit-son-nom, n’hésitez pas à éclairer sa lanterne en soumettant à sa sagacité critique la manière dont on monte ces spectacles.

La démocratie, la liberté, la France, notre peuple, méritent infiniment mieux !

Nous méritons tous collectivement beaucoup mieux que d’être pris pour des imbéciles de cette façon-là, et ces méthodes doivent être dénoncées sans relâche, sans répit, malgré la complicité massive d’une presse complice et aux ordres qui menace de censure toutes celles et ceux qui veulent émettre une pensée critique.

Nous méritons une campagne, un débat, nous méritons de choisir entre des projets. Nous méritons une vision de notre avenir et de notre pays.

Manipuler les cœurs.

Manipuler les hommes et les femmes.

Manipuler les âmes, cela porte un nom.

C’est la définition même du totalitarisme.

Ce nom doit être posé.

Mao Tsé Cron est un totalitaire. Sous ses airs doucereux et cucul-gnangnan, si parisiens, si bobos, si dégoulinants de « modernitude » et de politiquement correct, Mao Tsé Cron est un totalitaire envoyé sur scène pour incarner les intérêts des mondialistes et donc… du totalitarisme marchand.

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:22

Quand … Emmanuel Mao Tsé Cron est victime de  complotisme, une excuse bien facile ?

Bien entendu, la stagnation de Mao Tsé Cron dans les sondages est le fruit d’un complot. En aucun cas, ce ne peut être le résultat d’une stratégie fondée sur la relégation des idées aux oubliettes d’une démocratie déclarée obsolète.

Il y a quelques jours, un ami a ouvert la conversation en me demandant : « Fais-tu du complotisme ? » C’est le mot à la mode, et l’accusation qu’il faut aller proférer aujourd’hui pour être en accord avec son époque. Il y a les complotistes d’un côté, et les anti-complotistes de l’autre, comme il y avait à l’époque des fascistes et des anti-fascistes, des libéraux et des anti-libéraux, des individualistes relativistes et de braves universalistes protecteurs des valeurs.

L’anti-complotisme comme nouveau manichéisme

 

Au passage, il suffit d’ouvrir les yeux sur les schémas de pensée drainés par les anti-complotistes pour comprendre que quelque chose ne va pas dans cette façon de voir des complotistes partout, et particulièrement derrière tous ceux qui ne se satisfont pas des versions officielles. Si le complotisme est une façon pauvre de penser l’histoire, la doctrine manichéenne portée par les anti-complotistes ne vaut pas mieux, sauf à penser que le simplisme peut se combattre par un autre simplisme.

En réalité, l’anti-complotisme est d’abord une approche manichéenne de la réalité aussi contestable que le complotisme lui-même.

Il y a complot et complot

 

Il suffit d’ailleurs de lire la vulgate anti-complotiste pour mesurer la pauvreté intellectuelle de ses idéologues. Ceux-ci peinent en effet à définir ce qu’est un complot.

Dans le complotisme, il y a une philosophie discrète de l’histoire qui cherche la causalité des faits dans une action concertée, organisée, préméditée et dissimulée d’une poignée d’individus mus par une volonté commune. C’est le mécanisme du protocole des Sages de Sion, ou de la dénonciation contemporaine (incroyablement populaire d’ailleurs) des Illuminati ou des Bilderberg. Dans cette compréhension du monde, quelques cerveaux malades se réunissent et tirent les ficelles occultes d’un monde qui n’est complexe qu’en apparence.

Les anti-complotistes ne cherchent pas à démasquer ces fausses théories. Ils s’en prennent à tout autre chose, et d’abord à ceux qui contestent ce qu’on appelait, quand j’étais enfant, la propagande officielle. L’anti-complotisme est porteur, comme le complotisme, d’une philosophie discrète de l’histoire qui consiste à se satisfaire des explications officielles données sur des faits observables. De façon asymptotique, pour les anti-complotistes sont complotistes tous ceux qui font preuve d’esprit critique vis-à-vis des informations diffusées par l’État, et qui ne se gênent pas pour exprimer leurs doutes.

Cazeneuve, grand complotiste devant l’Éternel

 

Comme les anti-complotistes n’en sont pas à une injonction paradoxale près, on relèvera avec amusement que la dénonciation du complot s’appuie généralement sur la conviction… qu’il existe un complot ourdi par les complotistes. La mécanique anti-complotiste s’appuie sur les mêmes mécanismes que les complotistes, mais surtout… ne le dites pas trop fort !

Exemple ? Bernard Cazeneuve a accusé, à l’été 2016, le journal Libération d’être complotiste, parce qu’il reprochait au ministre de l’Intérieur d’avoir menti. On retrouve bien ici la mécanique complotiste des anti-complotistes : est complotiste celui qui conteste la version officielle des faits (en l’espèce l’attentat de Nice), puisque, forcément, il est mû par des forces obscures qui veulent le mal collectif.

L’accusation grotesque de complotisme portée par Cazeneuve contre le quotidien de Laurent Joffrin ne surprend personne. Bernard Cazeneuve suggére, de longue date, que l’attentat de Karachi en 1995 contre des ingénieurs militaires français n’était pas une action terroriste islamiste, mais plutôt le produit d’un complot franco-français. Cazeneuve est donc bien placé pour savoir qui sont les complotistes et qui sont leurs résistants, ayant lui-même produit une théorie du complot que ne démentirait aucun prédicateur de mosquée islamiste.

Ils sont comme ça les anti-complotistes : ils voient des complots partout !

Au tour de Mao Tsé Cron de sombrer dans le complotisme ?

 

Le gouvernement Hollande-Valls a compté un autre (anti)-complotiste de renom :Emmanuel Mao Tsé Cron

Depuis que les intentions de vote en faveur du candidat porté par les médias subventionnés stagnent, depuis que Mao Tsé Cron plafonne voire , l’équipe Mao Tsé Cron nous sort une théorie explicative toute trouvée : le candidat est victime des agissements d’une puissance étrangére agissements.

 

Voici donc les propos tenus officiellement par l’entourage d’un gars qui aspire à devenir Président de la troisième puissance militaire mondiale :

Depuis quelques jours, l’équipe de campagne d’Emmanuel Mao Tsé Cron s’alarme de la multiplication d’attaques visant le site du mouvement « En Marche ! » et appelle les autorités françaises à prendre des mesures pour apporter les garanties d’un déroulement « normal » du scrutin des 23 avril et 7 mai.

« Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Économie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée dans Le Monde.

La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Mao Tsé Cron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ « une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ».

Mais, évidemment, dire cela, c’est n’est surtout pas du complotisme ! C’est de l’anti-complotisme mon ami !

Les symptômes d’un complotisme aigu…

 

Bien entendu, la stagnation voire l’amorce de régression de Macron dans les sondages est le fruit d’un complot russe. En aucun cas, ce ne peut être le résultat d’une stratégie fondée sur « l’exaltation mystique » du chef et la relégation des idées aux oubliettes d’une démocratie déclarée obsolète. En aucun cas, ce ne peut être la conséquence d’une sur-médiatisation complaisante de Mao Tsé Cron, vide, pour le reste, de tout engagement compréhensible et « enraciné ». En aucun cas, ce ne peut être l’effet assez naturel d’une promesse jamais tenue de chiffrer, tôt ou tard, des promesses à géométrie variable. En aucun cas, ce ne peut être la cause a effet des déclarations intempestives puis des excuses ou reculades multiples.

Que cela soit dit, le complotisme, ce sont les autres. Ce n’est pas le pouvoir (même lorsqu’il explique ses échecs par les manœuvres cachées des « autres »). Ce n’est pas le chouchou même quand l’absence de programme est pointée comme une faiblesse depuis plusieurs mois, sans que, manifestement, le candidat ne s’en émeuve.

Une fois de plus, les échecs, ce sont toujours des complots qui en sont la cause. Le déni sur ses propres responsabilités, et l’explication des échecs par des causes extérieures cachées et simples (ce qu’on appelle ordinairement le complotisme) est bien une marque de fabrique du hollandisme et de ses rejetons.

 

 

 

 

 

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 22:15

Comme beaucoup d’entre nous, mon ami Yves Urieta (Ancien maire de Pau, Membre honoraire du C.E.S. E.) s’interroge, il m’a transmis quelques réflexions que je soumet à votre sagacité


La campagne électorale dégénère jusqu'à la nausée. Entre un candidat accusé des pires turpitudes qui s'entête, un autre qui persiste à entretenir le flou, des candidats de la gauche du Parti socialiste en concurrence pour capter l'héritage de cette famille politique et la candidate de l'extrême droite toujours au plus haut dans les sondages, qui peut dire de quel couleur sera le prochain Président de la République ?

Tout cela est loin de répondre aux attentes des Français. Ceux-ci aspirent, en effet, à l'unité Républicaine, c'est-a-dire à une formule de rassemblement des républicains des deux rives pour faire face, dans le respect de nos valeurs, aux défis qui sont devant nous.

Non pas pour faire disparaître le clivage gauche-droite comme certains candidats le prétendent : celui-ci est une réalité indépassable dans une démocratie. Mais pour rassembler les hommes de bonne volonté derrière un programme de redressement de l'économie française, d'affermissement de la cohésion sociale et franchir une étape décisive dans la transition écologique.

Beaucoup de propositions sont sur la table, dans les ministères ou les think tanks. Un bon nombre peuvent être puisées dans les avis du conseil économique, social et environnemental qui, sans à priori, aboutissent à des solutions de compromis qui dépassent les clivages partisans. Des compromis qui résultent de débats nourris entre les organisations de la société civile qui le composent, amenées à s'entendre pour adopter les textes soumis au vote. Une école de la démocratie qui constitue un laboratoire de ce qu'il conviendrait de mettre en place pour gouverner notre pays.

Ce qui est possible au Palais d'Iena l'est sans doute moins au Palais Bourbon ou préexistent une majorité et une opposition qui ne sont pas vouées à rapprocher spontanément leurs points de vue. Mais il est clair qu'un candidat qui saurait se montrer ouvert aux remontées de la société civile organisée, s'appuyer sur un dialogue construit avec les corps intermédiaires pour alimenter son programme non seulement pourrait puiser dans un corpus de solutions consensuelles répondant aux besoins de nos concitoyens mais aussi redonnerait du crédit au personnel politique dans son ensemble.

L'objectif est simple à énoncer : poursuivre la construction de l'édifice républicain en consolidant la liberté, l'égalité et la fraternité dans notre pays et en favorisant la recherche de la concorde au plan international.

Je livre cette suggestion aux différents candidats, comme un appel à la vigilance et au sursaut face aux lourdes menaces qui pèsent sur nous.
Le pire n'est jamais sur à condition d'être fidèle à nos valeurs et à ce qui fait la spécificité de notre pays.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 16:55

Affaires judiciaires, prépondérance du thème de l’insécurité, faiblesse des principaux candidats… La campagne électorale de 2017 ressemble chaque jour davantage à celle de 2002, au risque de sacrifier le prochain quinquennat.

C’était il y a quinze ans, la campagne pour l’élection présidentielle de 2002 battait son plein. Pourtant, le débat d’idée était absent, pollué par des sujets annexes, gâché aussi par une crise démocratique qui allait connaître une manifestation spectaculaire. La suite, nous la connaissons : à l’issue d’un premier tour voyant Jean-Marie Le Pen écarter Lionel Jospin de la course à l’Élysée, Jacques Chirac renouvelle son bail pour cinq années, perdues pour les réformes. 

Nous sommes désormais à deux gros mois de l’échéance électorale de 2017. Les têtes d’affiche ont changé (pour la plupart), pourtant l’histoire semble se répéter. Le débat sur les projets est absent, l’un des favoris de l’élection, Emmanuel Mao Tsé Cron,  pouvant se permettre de déclarer que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne » ! Pour le malheur de la France, la campagne électorale de 2017 ressemble étrangement à celle de 2012 

La litanie des affaires

Déjà, par la place qu’occupent les « casseroles » des candidats dans l’actualité. Depuis le début des révélations sur l’affaire du « Pénélopegate » il y a trois semaines, la polémique sur les pratiques de la famille Fillon est devenue un feuilleton avec à chaque jour son rebondissement, entre nouvelles accusations et tentatives de défense de la part du candidat Les Républicains, fronde de l’arrière-ban des élus de droite et contre-réunion pour vanter l’unité, déplacements perturbés par des manifestants et grands meetings où les seules déclarations relayées par la presse concernent encore et toujours ce même dossier…

Les autres candidats ne sont pas en reste : nous avons d’ores et déjà eu droit à l’affaire des assistants du Front National au Parlement Européen, aux frais de réception d’Emmanuel Mao Tsé Cron à Bercy ou sur un autre registre à sa possible homosexualité, à la compagne de Benoît Hamon occupant un poste haut placé chez LVMH, en attendant sans doute de nouvelles aventures passionnantes du même acabit. Bref, c’est du haut niveau et la France pourrait bien offrir une campagne électorale aussi ras-des-pâquerettes que celle des États-Unis il y a quelques mois.

Déjà, en 2002, diverses affaires avaient nourri la polémique, notamment les nombreuses accusations ciblant Jacques Chirac : dossiers des emplois fictifs et des frais de bouche à la Mairie de Paris, affaire des HLM de la ville, « cassette Méry », etc. La marionnette des Guignols « Super Menteur », c’était lui !

Pendant ce temps, plus personne ne parle des projets des différents candidats, alors que les primaires de droite et de gauche avaient été plutôt intéressantes de ce point de vue. Ce ne sont pourtant pas les problèmes à régler qui manquent en France : on aimerait tant débattre des programmes des uns et des autres pour diminuer le chômage, résorber le déficit, enrayer le déclin de l’école, améliorer le pouvoir d’achat, lutter contre la délinquance et le terrorisme, réformer l’Union Européenne, etc. (je vous laisse compléter la liste).

L’insécurité, thème prépondérant

Parmi ces différentes thématiques, il y en a quand même une qui se distingue nettement : l’insécurité. Depuis quelques jours, la violence se déchaîne en banlieue parisienne, faisant suite à l’interpellation musclée du jeune Théo par des policiers. Les différents candidats s’étant soudainement sentis obligés de se prononcer sur une affaire dont les détails demeurent pourtant inconnus, la question de la sécurité empoisonne une nouvelle fois la campagne. S’y adjoint la menace terroriste islamiste, un attentat dans les prochaines semaines n’étant malheureusement pas à exclure.

De la même manière, en 2002, l’insécurité s’était imposée comme un thème majeur de l’élection présidentielle, au bénéfice de Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. La naïveté de Lionel Jospin sur cette thématique a probablement joué un rôle prépondérant dans son échec, alors que la presse bruissait alors de la tuerie de Nanterre, de l’attaque d’un commissariat à la voiture-bélier à Chambéry ou encore de l’agression sauvage de « Papy Voise » (le 18 avril !).

Une nouvelle fois donc, l’insécurité risque d’être un marqueur important de la campagne présidentielle, au gré des faits divers sordides dont l’actualité nous abreuvera. Un thème qui favorisera Marine Le Pen et François Fillon, qui ne manqueront pas de critiquer (à raison) la politique pénale menée ces cinq dernières années et de pointer la légèreté des propositions de Benoît Hamon et Emmanuel Macron sur ce sujet. Et comme le lien entre insécurité et intégration sera fait sans complexe par la candidate du Front National, elle pourra imposer ce thème de campagne dans le débat public.

Une offre électorale éclatée

Avec pas moins de 16 candidats en 2002, les électeurs ne pouvaient pas se plaindre d’une absence de choix. Il y en avait pour tous les goûts : trois trotskistes, deux représentants de l’extrême-droite, deux écologistes, un souverainiste, un candidat pour les chasseurs-pêcheurs, et même un libéral ! Cette atomisation témoignait de la faiblesse des « grands » candidats, pas assez légitimes pour s’imposer au sein de leur famille politique.

Concernant l’élection présidentielle de cette année, nous n’aurons la liste définitive des candidats qu’après le dépôt des parrainages, courant mars 2017. Toutefois, on peut s’attendre dès aujourd’hui à un casting pour le moins fourni ! A priori Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon, Charlotte Marchandise, Yannick Jadot, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean Lassale, Rama Yade, François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Henri Guaino, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et François Asselineau ont d’assez bonne chance de se retrouver sur la ligne de départ, sans compter François Bayrou s’il choisit de se présenter. Cela fait 16 candidats !

Et même si le jeu des parrainages diminue au final le nombre de postulants, les deux principaux partis de gouvernement sont peu rassemblés derrière leur champion : du côté du Parti Socialiste, les vallsistes parient sur la défaite de Benoît Hamon en vue d’un congrès post-électoral, tandis que chez Les Républicains les anciens soutiens d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy soutiennent très variablement François Fillon en ces temps difficiles…

Par conséquent, les candidats des partis « sérieux » conservent un poids électoral bien modeste par rapport au vote protestataire : Emmanuel Macron et François Fillon ne représentent que 41 % des intentions de vote. En 2002, au soir du premier tour, le trio Jacques Chirac – Lionel Jospin – François Bayrou ne totalisait lui que 43 % des voix.

Les candidats « protestataires », aux idées identifiées quoique fumistes, auront d’autant moins de mal à se faire connaître et à faire des bons scores que les postulants aspirant réellement à l’exercice de l’État vont affadir leur discours afin d’élargir leur base électorale : c’est notamment vrai de François Fillon, comme l’illustre ses différentes reculades. Emmanuel Macron est lui déjà dans un tel flou qu’il peut difficilement faire mieux, mais qui sait ? Ce sera d’autant plus vrai dans la campagne d’entre-deux-tous si, comme tous les sondages le suggèrent, le face-à-face se joue contre Marine Le Pen.

La faible légitimité du Président élu

L’élection de 2017 devrait ainsi ressembler à l’élection de 2002 à un quatrième niveau, peut-être le plus important : ce sera une élection à un tour, avec une barre de qualification particulièrement basse. En effet, Emmanuel Mao Tsé Cron ou François Fillon sont quasi-certains de l’emporter s’ils se retrouvent au second tour face à Marine Le Pen. Or, leurs intentions de vote sont actuellement de 21 % et 20 %, respectivement. Il leur suffit donc de rassembler un cinquième de l’électorat au premier tour pour espérer s’emparer du pouvoir.

C’est d’ailleurs le pari que fait François Fillon, convaincu qu’il peut s’installer à l’Élysée s’il se qualifie pour le second tour face à la candidate du Front National. Même impopulaire, Jacques Chirac n’avait-il pas été réélu triomphalement en 2002, alors même qu’il n’avait rassemblé que 19,88 % des suffrages au soir du 21 avril ? De fait, le président élu aura donc un socle électoral de 20 % seulement…

Et ce socle sera même encore plus faible si l’on tient compte de l’ensemble de l’électorat et non seulement des votants. La  défiance des citoyens envers leurs élus, la succession des affaires renforçant le sentiment du « tous pourris » et la campagne électorale lamentable qui se profile ne pourront qu’encourager une forte abstention. En 2002, seuls 71,60 % des inscrits s’étaient déplacés pour voter, les soutiens de Jacques Chirac ne représentaient donc au final que 14,23 % du corps électoral…

Le même phénomène, peut-être même amplifié, devrait se produire en avril prochain. Dans ces conditions, le Président élu ne pourra donc jouir que d’une faible légitimité pour mettre en œuvre son programme, quel qu’il soit. Alors que la fonction présidentielle a déjà été fortement affaiblie au cours des dernières années, c’est une bien triste nouvelle.

Par pitié, revenons aux vrais sujets !

En 2002, la faible légitimité de Jacques Chirac, couplée au fait que la campagne électorale n’avait pas permis de débattre des projets des candidats, avait conduit à un quinquennat pour rien. Pendant ce temps-là, nos voisins européens mettaient en œuvre des réformes salutaires sous l’égide de Tony Blair au Royaume-Uni, Gerhard Schröder en Allemagne, etc.

La situation de la France en 2002 était déjà compliquée, elle est aujourd’hui devenue critique. Il devient donc indispensable que la campagne électorale pour l’élection présidentielle revienne aux vrais enjeux qui concernent les Français et leur avenir.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:49

Quand …..la comédie politico-médiatique est en campagne Triste Très triste !!!

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche.

Indépendamment de l’enquête en cours et de l’appréciation morale de chacun, l’affaire dite Pénélope gate est tout au moins une aubaine pour le monde médiatique en quête de sensationnel, pour les carriéristes et stratèges politiques de tous bords, pour les adeptes de la politique spectacle, et pour les brèves de comptoir. Chacun y va de son petit commentaire avec la conviction de connaître la pensée des autres et l’espoir de voir ses propres idées s’imposer comme une évidence.

Les éditorialistes et chroniqueurs siègent sur tous les plateaux de télévisions pour répandre leurs théories dans un entre-soi soigneusement orchestré. Les militants de tous les partis s’investissent sans compter sur tous les sites, pour inoculer en magicien ou en troll, la pensée « profonde » de leur candidat et figurer dans le palmarès des tendances sur internet.

Les équipes de campagne se démènent pour trouver la petite phrase qui permettrait à leur candidat de pointer au journal télévisé. Et les instituts de sondages voient leur carnet de commandes explosé pour éclairer tout ce beau monde sur ce que pensent et ce que comptent faire les Français, comme si la pensée et le projet de chacun n’étaient plus que les attributs d’une nature morte figée dans un cadre.

Les outils langagiers pour bricoler en campagne présidentielle

 

Aristote l’avait dit : l’homme est un animal politique. Mais il était certainement bien loin d’imaginer, qu’au XXIe siècle, le monde politique et médiatique prendrait les Français pour des veaux. Au lieu de leur fournir des informations uniquement factuelles, et d’accroître leurs connaissances, ce monde peu soucieux de la complexité de la nature humaine, se contente de les gaver d’hypothèses (comme une énième candidature de Bayrou ou la possibilité d’un plan B pour Les Républicains), de transformer leur conception en vérité, d’entretenir l’obscurantisme politique. La question est de savoir : ce monde autarcique dispose-t-il des connaissances suffisantes pour faire mieux ? Le doute est permis. Car, il a oublié d’être un animal raisonnable.

Confondre le libéralisme et l’octroi de certaines dérogations à l’interventionnisme de l’État dans le domaine économique est déjà en soi inquiétant. Passer son temps à vouloir placer le Front National à l’extrême droite, alors qu’il reprend les bases du socialisme associé au nationalisme de Ferdinand Lassalle (qui a inspiré Otto Strasser pour son parti le NSDAP), devient alarmant.

De toute évidence, il s’agit là d’une exception culturelle française, puisque même Georg Pazderski du parti AFD a déclaré dans la presse allemande fin janvier :« Le Front National est en fait un parti socialiste. Moi, personnellement, j’ai des réserves. » Avec de tels amalgames, savoir ce qu’est exactement la droite, et de facto la gauche, relève de l’acrobatie intellectuelle.

De l’enfilage de perles aux petits bijoux de l’esprit, la galerie des contrefaçons lexicales ne manque pas d’artistes. Le lundi 26 septembre 2016, Marine Le Pen affirmait sur BFMTV que« l’ultralibéralisme, c’est la politique de Macron ».Emmanuel Mao Sté Cron en libéral apparaît déjà comme une plaisanterie pour les libéraux, mais le rendre plus libéral que les libéraux frôle la tartufferie.

Puis, dans un entretien au Parisien en janvier 2017, elle déclarait : « Fillon est censé être de droite et Macron est censé être de gauche, et pourtant sur tous les grands sujets, ils sont d’accord. » Il y a de quoi s’interroger sur sa conception des grands sujets et revoir le sens de l’expression «être d’accord». En janvier 2017, les Fillonistes, tout aussi inspirés, affirmaient que «tout le monde voit bien que Macron est le vrai candidat du Parti socialiste, c’est le candidat de la gauche». Une fois déduit le Front national, le Parti socialiste, la France insoumise et tous leurs partisans respectifs, ce tout le monde pour désigner leur équipe de campagne frôle le ridicule. Mais Macron, travesti en comptable du bilan de Hollande par un Fillon qui s’était accroché à son poste de Premier ministre face à Borloo, est carrément burlesque. Le rire est le propre de l’homme, il ne faut surtout pas s’en priver tant les pirouettes sémantiques sont gargantuesques.

 

Réalité ignorée ou mensonge par omission

 

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche. Quoi qu’ils pensent ou quoi qu’ils fassent, les Français se trouvent enrôlés d’office dans un paysage tout tracé pour eux, et dans lequel ils doivent se placer soit à droite, soit à gauche. Faire des calculs pour pourvoir les 618.384 postes d’élus en France est déjà en soi un casse-tête. Il ne faudrait pas, de surcroît, qu’ils risquent une luxation cérébrale en observant de près les spécificités individuelles de plus de 44 millions d’électeurs.

De plus, la priorité au Front national, au Parti socialiste et chez Les Républicains est de négocier toutes les investitures au prix d’une allégeance au candidat(e) et au parti. Ainsi, chaque candidat est en mesure de créer un fantasme sur la puissance de ses troupes et le prestige de ses collaborateurs, suggérant implicitement le manque d’envergure de La France insoumise et En marche qui préfèrent l’adhésion à leur projet et un engagement au service des Français pour toute investiture. À défaut d’arguments, tous les moyens sont bons pour semer le trouble et tenter de s’imposer par le bluff, le sarcasme dédaigneux, ou des adjectifs qualificatifs lapidaires.

Par ailleurs, le déterminisme électoral, imposé à grand renfort de chiffres, permet d’éluder la présentation et l’analyse des trois composantes essentielles des conceptions qui s’opposent : leur politique (en tant qu’organisation du pouvoir), leur système politique (autrement dit l’organisation de la vie collective et donc le rôle de l’État), et leur idéologie politique (c’est-à-dire la vision du comportement de l’individu et de la collectivité et celui souhaité).

Pourtant, la répartition des grandes lignes dans chacun des trois axes permet, entre autres, de constater que les systèmes politiques de ces candidats sont sans équivoque. Mélenchon et Marine Le Pen ont recours à un État stratège, centralisateur et redistributeur, qui est le propre du système socialiste. Macron et Fillon s’en réfèrent à un État négociateur, dont les fonctions outrepassent les régaliennes, ce qui correspond à un système social-démocrate.

En fait, l’absence volontaire d’une répartition Politique/Système politique/Idéologie politique, au profit d’une liste d’engagements ou de promesses électorales, est le plus sûr moyen d’entretenir la confusion et de pérenniser le galvaudage de mots dépourvus de leur sens premier. Si le monde politique et médiatique jongle aisément avec le mot libéralisme, il en fait tout autant lorsqu’il s’agit de différencier le socialisme du communisme.

Il faut avouer que le Parti communiste français, comme bien d’autres Partis communistes, en a oublié le sens, tandis que Mélenchon renoue avec ses grandes lignes : un mouvement qui se sert du système socialiste pour neutraliser le capitalisme et qui se finalise par la disparition de ce système (du rôle centralisateur de l’État) avec une VIe République initiant le processus tendant vers une démocratie directe où le peuple, bien entendu ouvrier, devient le seul maître de son destin. Il semblerait que les militants du Parti communiste, tout comme ses détracteurs, aient mieux compris le communisme que les dirigeants du parti, plus soucieux de siéger que d’appliquer ses fondements.

Il en va de même pour le Front national, qui préfère dérouler une liste de 144 engagements, tout en prenant bien soin de ne pas nommer le système politique qui lui permettrait de les mettre en application. Ce n’est certainement pas le monde politique et médiatique qui pallierait cette absence de précision. Pour faire de la cuisine politique, mieux vaut regarder la liste des courses, plutôt que de prendre le risque de perdre des convives en donnant le menu : entrée (politique), plat de résistance (système politique) et dessert (idéologie politique). Bien entendu, il faut toutefois susciter le désir de participer aux festivités avec la présentation de la cerise sur le gâteau : la « fierté nationale ».

L’avantage de ce procédé est de créer une porosité entre les partis et d’entretenir des spéculations. L’omission de son système politique permet au Front national d’attirer les socialistes n’ayant pas oublié la définition du socialisme ( la classe ouvrière), au Parti socialiste de faire du Front national un partenaire du parti Les Républicains, pour ne pas avoir à justifier une perte de son électorat, tandis que certains militants Les Républicains déculpabilisent à l’idée de privilégier l’idéologie en éludant le socialisme tant honni préconisé par le Front national.

Il n’est guère étonnant que le « Pénélopegate » se transforme en feuilleton, car le film sur les trois affaires politico-financières (les assistants européens, le financement des campagnes et la sous-évaluation de son patrimoine) briserait tous les intérêts en jeu du monde politique et médiatique, anéantirait tous leurs efforts pour rétablir la confiance perdue.

Ce dernier doit prouver qu’il a raison sur le fait que le Front national soit au second tour, même si Jean-Marie Le Pen évoquait en janvier 2017 sur RTL : « Il n’est pas impossible que Marine soit écartée même du deuxième tour ». Tout comme personne n’ira décortiquer les 144 engagements pour en évaluer les conséquences concrètes dans le quotidien de chacun, mais aussi démontrer qu’une grande partie de ceux-ci ne peuvent être tenus qu’après une sortie de la zone euro et de l’Union européenne, une renégociation de certains traités internationaux, et des modifications préalables de la constitution. Autant dire qu’il faudrait au Front national deux mandats présidentiels, et un mur tout le long des 3.000 km de frontière terrestre pour contenter son électorat.

Face à tant de manœuvres qui privent les électeurs de débats de fond, l’expression de Fillon, « des mensonges, fussent-ils répétés », ne constitueront « jamais une demi-vérité » est à méditer. Si une réalité ignorée peut dans certains cas s’apparenter à un mensonge par omission, alors ce type de mensonge répété auquel s’adonne le monde politique et médiatique ne finit-il pas par constituer une vérité à part entière dans l’esprit de certains ?

 

 

Les électeurs face à un choix cornélien

 

Les procès d’intention, la victimisation, le dénigrement, et l’intox résument l’essentiel du contenu de la campagne du Front national, du Parti socialiste, et des Républicains, et demeurent la seule priorité des commentateurs. Pourtant, l’abstention record aux dernières élections régionales de 50% au premier tour, puis de plus de 40% au second ( dont la majorité des voix ont fait barrage au FN ), les baisses d’audience, le détachement envers la presse, auraient dû interpeller le monde politique et médiatique sur l’exaspération grandissante. Mais chasser le naturel et il revient au galop et chacun renoue avec sa cuisine politicienne.

Il ne manque plus que F Bayrou et sa « modestie » habituelle pour empêcher Macron de réussir là où lui a échoué, faire la leçon à Fillon et permettre une finale Front national/France insoumise ou Front national/Parti socialiste. Rien ne dissuade les partis, les sondeurs et les médias de faire de la dichotomie droite-gauche et de la politique spectacle, même si cela devient pathétique. Ceux qui se sont battus pour la liberté d’expression et l’obtention du droit de vote n’avaient certainement pas prévu l’émergence de partis et de candidats dépourvus de vision et de consistance politiques, ni leur propension aux querelles d’ego et aux ambitions purement personnelles.

Le monde politique et médiatique aura beau stratifier les électeurs en un corps électoral homogène les privant de leur nature hétérogène, tenter de conditionner leur liberté individuelle à un intérêt général qui est le leur, essayer d’aliéner l’univers de chaque électeur à la paupérisation intellectuelle de leur monde, il ne fait qu’alimenter l’impression de ne plus vivre sur la même planète.

Une posture construite sur le socle d’une ignorance entretenue est une imposture démocratique, un déni du potentiel accru de chaque Français à enrichir ses connaissances. De plus, à force de brasser du vent, ce monde regardant de haut au travers d’une œillère ne peut que générer indifférence ou abstention, tout en provoquant des tornades de radicalisation, et rendre les nouveaux souffles de La France insoumise et En marche plus séduisants aux yeux de certains.

Pour bien des électeurs, le choix d’un candidat, voire même de l’abstention, répond à certaines de leurs priorités, mais suppose le renoncement à d’autres. En ces temps d’incertitude quant à l’avenir du pays, le choix cornélien concerne tout autant les libéraux. Du communisme au socialisme, en passant par la social-démocratie, nous nous retrouvons, encore et toujours, face à un système socialiste à géométrie variable.

Alors, que faire ? Persister dans l’abstention et prendre le risque de voir émerger un système socialiste inspiré du XIXe siècle ? Choisir le moindre mal en optant pour le cocktail de Macron avec des libertés individuelles et économiques légèrement accrues au cœur d’une Europe plus souveraine dans certains domaines, ou celui de Fillon avec plus de liberté économique au prix d’un ordre moral national institutionnalisé dans une Europe de nations ?

Est-ce qu’il y aura des électeurs ? Et pour qui ?

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:19

Toutes les propositions faites par Emmanuel Mao Tsé-Cron sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée.

Emmanuel Mao Tsé-Cron n’a pas (encore) de programme, mais il s’inspire allègrement des autres candidats. Il est amusant de relever quelques-uns de ces points communs. Le discours qu’il a prononcé samedi à Lyon vaut, sur ce point, un pesant de cacahuètes.

Le budget de la Défense : dans la boîte à outils de Fillon et Hamon

Sur ce point, Emmanuel Mao Tsé-Cron reprend (mal) Benoît Hamon, qui propose un budget de la Défense à 3% du PIB. François Fillon, pour sa part, proposait également 2% du PIB pour la défense.

Une défense européenne : aussi dans la boîte à outils de Hamon et Fillon

Une défense plus européenne… Le sujet n’est évoqué que depuis 1954. On devrait donc en voir le bout. Chez Benoît Hamon, on trouve ces phrases :

« Je lancerai une véritable stratégie de coopération européenne dans le domaine de la défense. Celle-ci comprendra une amélioration du hub européen afin que nos partenaires accentuent leur soutien logistique et financier aux opérations extérieures faites par la France. Les états-majors européens et les brigades binationales seront renforcés. Enfin, nos moyens de renseignement seront progressivement mutualisés avec la mise en place de task forces multilatérales pour aboutir à une agence de renseignement européenne. »

Chez François Fillon :

« Associer nos partenaires européens au financement des opérations extérieures.

La France finance, seule, plusieurs opérations extérieures, que l’Union européenne devrait pouvoir prendre en charge. Je proposerai à nos partenaires européens un partenariat incitatif dans lequel les opérations extérieures seraient partagées financièrement., sous la forme, par exemple, d’une nouvelle rubrique au sein du budget européen. »

10 000 gendarmes et policiers en plus : une idée améliorée de Hamon

Sur ce point de programme, Emmanuel Mao Tsé-Cron fait mieux que son rival Hamon qui propose seulement 1 000 créations de poste par an pendant 5 ans. Ni François Fillon ni Jean-Luc Mélenchon ne proposent de créations de postes.

« Police de sécurité quotidienne » : Hamon et Fillon font mieux

Dans son discours de Lyon, Emmanuel Mao Tsé-Cron a proposé « une réorganisation pour que la protection puisse être plus efficace, plus visible ». On trouvera mieux chez ses concurrents.

 

Chez Hamon, on lit :

« Mise en place d’une véritable police de proximité.

Je rétablirai une véritable police de proximité pour renouer la confiance avec la population. La police doit remplir une fonction sociale de premier plan. Elle doit connaitre réellement la population qu’elle protège pour rétablir la confiance mutuelle et de mettre fin au cercle vicieux : distance, méfiance, discriminations et violence. Je ferai en sorte que soient privilégiées les patrouilles pédestres ou portées avec un objectif de prise de contact des habitants au quotidien. »

François Fillon propose de confier un rôle pilote aux maires pour la sécurité publique.

Réorganiser les services de renseignement : encore les idées de Hamon et Fillon

Sur ce point, là encore, Hamon et Fillon font des propositions beaucoup plus détaillées que Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Chez Fillon :

« La Direction générale de la Sécurité Intérieure, DGSI, sera donc rattachée à nouveau à la Direction générale de la Police Nationale pour la cohérence policière de la lutte anti-terroriste. Je rendrai au renseignement territorial les moyens humains et matériels dont il a été privé. Je créerai une filière de carrière valorisante en son sein avec des spécialisations et un effort particulier en matière de détection de la radicalisation. »

Chez Hamon :

« Je renforcerai le renseignement, notamment grâce à un coordonnateur national directement rattaché au Premier ministre. Doté de pouvoirs budgétaires, il aura surtout un pouvoir de direction sur l’ensemble des services compétents en matière de renseignement pour plus de cohérence : aucun manquement dans le dialogue entre services de l’État ne peut être toléré tant les conséquences d’un faux pas peuvent être dramatiques. Le coordonnateur devra rendre des comptes devant la représentation nationale. De surcroît, il nous faut renforcer les moyens du renseignement territorial qui, sur le terrain, est à même d’identifier les signaux faibles pouvant échapper aux technologies. Le traitement des données collectées doit porter une attention systématique aux questions de protection de la vie privée. »

Supprimer le RSI : dans la boîte à outils de tous les autres

Emmanuel Mao Tsé-Cron s’aligne ici sur des propositions faites par tous les autres candidats, y compris Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Baisser les charges patronales : une idée de Fillon

Sur ce sujet, Emmanuel Mao Tsé-Cron est loin derrière Fillon, qui propose 40 milliards d’euros de baisses de cotisations pour les entreprises.

Alléger les cotisations salariales : dans la boîte à outils de Dupont-Aignan

On se souvient que Dupont-Aignan avait annoncé sa candidature à la présidentielle avec une mesure forte : la suppression des charges salariales.

Augmenter le SMIC de 100 euros : Mélenchon va plus loin

Le 6 janvier, Mélenchon a présenté un programme incluant une hausse de 16% du SMIC, soit le double de la proposition de Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Diviser par deux le nombre d’élèves par classe : Luc Ferry a déjà essayé

Cette mesure a fait l’objet d’expérimentations dans les années 2000, sous la houlette de Luc Ferry. Le résultat n’était pas concluant, battant en brèche l’idée reçue selon laquelle le niveau des élèves et la performance scolaire sont liés aux moyens dont l’école dispose.

Accès au chômage pour tous en cas de perte d’emploi : dans la boîte à outils de Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un accès aux allocations chômage pour les entrepreneurs et l’indemnité de licenciement en cas de démission. Ces propositions rejoignent le statut social unique de l’actif défendu comme ceci par Benoît Hamon :

« Je créerai un statut unique pour tous les actifs afin de dépasser la distinction entre salariat et travail indépendant. Je rendrai ce statut plus protecteur selon le degré de vulnérabilité des actifs, à partir du socle commun du droit du travail et de la protection sociale. J’améliorerai la couverture retraite complémentaire et la couverture accident du travail/maladie professionnelle des indépendants. J’équilibrerai les prélèvements sociaux afin qu’à revenus égaux, un indépendant et un salarié cotisent du même montant. »

Obliger les chômeurs à accepter un emploi décent : plagiat de Pôle Emploi

Rappelons que cette disposition existe déjà dans l'engagemrnt des demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi.

Le passeport culture : idem chez Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un crédit de 500 euros, délivré à tous les jeunes de 18 ans, pour accéder à la culture. On trouve, chez Benoît Hamon, cette proposition :

« Je favoriserai l’accès des jeunes à la culture de proximité grâce à la distribution de Passeports culture à tous les jeunes entre 12 et 18 ans. Ce passeport leur donnera accès non seulement aux arts populaires comme le cinéma et les concerts, mais également aux autres représentations habituellement moins fréquentées du grand public (expositions d’artistes locaux, théâtre, opéra, etc.) »

Le packaging du déjà vu ailleurs

L’originalité de Emmanuel Mao Tsé-Cron repose donc sur son… absence d’originalité.

Dans la pratique, toutes ses propositions sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée ou modifiée.

D’une certaine façon, il est le candidat de la boîte à outils : il s’empare des propositions des autres pour en faire un programme à sa sauce.

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