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  • : Le blog de Jean-Loup
  • Le blog de Jean-Loup
  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 18:07

Préparant un texte, sur la lutte contre l’obscurantisme

Les paroles, de cette chanson, m’ont été transmises par une internaute que je remercie.

Amis, dessous la cendre...

Le feu va tout brûler.

La nuit pourrait descendre dessus nos amitiés.

Voilà que d'autres bras tendus s'en vont strier nos aubes claires,

Voilà que de jeunes cerveaux refont le lit de la charogne...

Nous allons compter les pendus, au couchant d'une autre après-guerre et vous saluerez des drapeaux, en priant debout, sans vergogne !

Amis, dessous la cendre...

La nouvelle chasse est ouverte ! Cachons nos rires basanés...

Les mots s'effacent sous les poings et les chansons sous les discours.

Si vos lèvres sont entrouvertes un ordre viendra les souder!

Des gamins lâcheront les chiens sur les aveugles et les sourds...

Je crie pour me défendre : "A moi, les étrangers!...

La vie est bonne à prendre et belle à partager"

Si les massacres s'accumulent, votre mémoire s'atrophie et la sinistre marée noire couvre à nouveau notre avenir.

Vous cherchez dans le crépuscule l'espérance de la survie

les bruits de bottes de l'histoire n'éveillent pas vos souvenirs.

Amis, dessous la cendre...

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 14:22

La note de la France dégradée.....

Oui, bien évidemment, ce n’est pas Standard and Poor’s ou encore Moody’s qui viennent de sévir, non c’est plus modestement l’agence de notation Dagong qui est chinoise .

Pourtant, l’agence Dagong ne devrait pas voir ses avis marginalisés pour la simple et bonne raison que cette agence est, pour le moment, la seule à avoir une once d’honnêteté dans cet océan de mensonges que constituent les évaluations des notes souveraines des grands pays de la planète.

Il faut simplement comprendre que toute l’épargne, tout le système économique repose sur la croyance en l’infaillibilité non pas papale mais étatique des grandes économies. Vous devez saisir que tout est obligataire, c’est-à-dire que tout est « dette » ! Vos actifs n’existent pas… vous avez un titre. Un titre, qui plus est dématérialisé, n’est rien… C’est juste une vague reconnaissance de dette mais tout le monde considère qu’une reconnaissance de dette de 1000 euros signée par la France vaut 1 000 euros car la France ne peut pas faire faillite et vous remboursera vos 1 000 euros. Bon, c’est un peu moins vrai maintenant pour les reconnaissances de dette signées par la Grèce…

Si les grandes agences de notation anglo-saxonnes commençaient à dire la vérité vraie, alors c’est tout le système économique qui pourrait s’effondrer en quelques heures en raison d’un phénomène violent de perte de confiance généralisée. C’est évidemment la raison essentielle pour laquelle les agences de notation ne sont que partiellement libres de leur notation… c’est même une évidence. On peut les accuser de mal noter… mais elles sont obligées de mal noter car si elles notaient les « élèves » comme il se doit, notre Hollande (aussi sympathique soit-il) aurait une note de cancre !

Finalement, les avis les plus libres sont ceux donnés par ceux qui ne sont pas « trop » connus ou écoutés et là encore, il n’y a point de complot mais une grande logique.

C’est la raison pour laquelle vous qui lisez ces lignes saurez que l’agence Dagong pense que la France voit sa capacité à honorer ses engagements financiers diminuer en même temps qu’augmenter sa dette et son ratio dette/PIB et que se creuse encore et toujours son déficit (4,4 % du PIB en 2014) !

C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous préparer, loin des approches conventionnelles, et à raisonner en fonction des contraintes qui nous arrivent dessus, et elles vont du logement à la robotique en passant par l’emploi et évidemment la sécurisation de notre patrimoine et de notre épargne (ce qu'il en reste).

C’est la raison pour laquelle je vous invite à avoir un lopin de terre, une maison avec un poêle à bois, un potager, des poules et beaucoup de boîtes de conserve de raviolis !

C’est la raison pour laquelle certains pourront réussir un peu à anticiper et beaucoup pas. Et c’est aussi la raison pour laquelle nous devons partager ce type d’information avec nos proches pour qu’ils prennent conscience des risques qui pèsent sur nos économies (toujours ce qu'il en reste).

N’oubliez pas qu’en juin 1940, on nous expliquait encore que l’on ne risquait rien… Pensez donc, nous avions la ligne Maginot ! En 1986, le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière…de je ne sais plus...

L’agence de notation chinoise Dagong a dégradé lundi la note du crédit souverain de la France en devises étrangères et en devise locale de A+ à A.

« Le contexte de remboursement de la dette de la France reste stable mais problématique », a-t-on appris sur le site Internet de l’agence.

La faiblesse persistante dans l’économie française signifie que la demande de crédit dans l’économie réelle est constamment insuffisante, limitant ainsi l’effet de la politique monétaire, selon l’agence.

La France connaîtra un léger redressement à court terme, principalement grâce à la dépréciation de l’euro, les faibles prix de l’énergie et une consolidation budgétaire relâchée.

L’agence prévoit que l’économie française augmentera de 0,8 % en 2015 et de 1,2 % en 2016, contre 0,4 % en 2014.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 14:38

A lire ....dans le Contrarien Matin .... L'édito de Charles

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Oui le terrorisme c’est très mal, oui il faut livrer une guerre sans merci au terrorisme et aux terroristes, il faudrait également se poser tout un tas de questions que personne n’ose poser ou ne peut poser sans risquer les foudres de la bien-pensance.

Oui il faut défendre la liberté de pensée, d’écrire, de dessiner même ou encore d’inventer, de calculer, d’entreprendre parce que d’une façon générale, sans liberté, il n’y a plus de forme de création ou tellement limitée que cela ne rime plus à grand-chose.

Pourtant, entre les procès en sorcellerie fasciste où les propos sont systématiquement qualifiés de « nauséabonds », l’interdiction formelle de « ne pas être Charlie », ou encore les questions que « l’on n’a pas le droit de poser » d’après notre ministre de l’Éducation nationale choquée par les propos des élèves, la liberté est déjà passablement érodée.

Finalement, quelques jours à peine après la « grande marche de l’unité », il ne reste pas grand-chose à part nos fractures béantes, nos divisions et évidemment la tendance à vouloir « profiter » des événements afin de maîtriser encore un peu plus les foules (qui ne sont pas terroristes).

Le pire n’est jamais sûr… pourtant il est chaque fois probable, plus que probable même et il est assez dépitant de voir l’évolution des choses.

Ainsi, désormais, on parle ouvertement de dérogation aux Droits de l’Homme… Pourquoi finalement, j’espère juste que ce ne sera pas votre tête qui sera dérogée… On parle de nouvelles règles d’engagement de tir de la part de la police… Pensez donc, faut bien que les pauvres gars puissent se défendre… ce qui n’est pas tout à fait faux reconnaissons-le, mais où place-t-on le curseur…

Droits de l’Homme en berne

« Lundi, Numerama expliquait que l’article 15 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) autorisait dans un cadre strict les États membres du Conseil de l’Europe à déclarer leur intention de déroger à certains des droits fondamentaux en principe garantis par le traité. C’est Valérie Pécresse, déjà favorable à l’instauration d’un « Patriot Act à la française », qui a rappelé cette possibilité lors d’une interview sur RTL, pour encourager le Gouvernement à aller très loin dans la mise à l’écart de certaines libertés, pour lutter contre le terrorisme.

Jörg Polakiewicz, qui dirige la Direction du Conseil juridique et du Droit international public (DLAPIL) du Conseil de l’Europe, nous a signalé que l’historique complet des déclarations faites par les États concernant l’application de l’article 15 était en ligne sur cette page.

On y découvre d’abord que la France est le seul des 47 États membres du Conseil de l’Europe à refuser d’être bridé par les quelques droits dits « indérogeables » qui doivent être garantis en toutes circonstances, y compris en temps de guerre. Elle fait prévaloir l’article 16 de la Constitution qui donne au président les pleins pouvoirs en cas de nécessité. Par le biais d’une réserve d’interprétation émise le 3 mai 1974 au moment de ratifier la CEDH, la France avait en effet expliqué que « pour l’interprétation et l’application de l’article 16 de la Constitution de la République, les termes dans la stricte mesure où la situation l’exige ne sauraient limiter le pouvoir du Président de la République de prendre les mesures exigées par les circonstances ». Malgré tout, la France avait tout de même explicité sa volonté de déroger aux droits de l’Homme pour gérer les émeutes de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, en 1985. »

Nouvelle proposition de loi au Sénat…

« Le Sénat est appelé à se prononcer sur la proposition de loi n° 767 visant à renforcer la protection pénale des forces de sécurité et l’usage des armes à feu, présentée par MM. Louis Nègre, Pierre Charon et plusieurs de leurs collègues.

Les auteurs de cette proposition de loi affirment l’absolue nécessité de modifier le code pénal dont les dispositions actuelles, insuffisamment protectrices des policiers, seraient une cause majeure d’insécurité physique pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions. Les modifications qu’ils proposent pour répondre à cette insécurité sont de deux ordres : d’une part, créer, au bénéfice des forces de police, une disposition équivalente à celle de l’article L.2338-3 du code de la défense – afin d’autoriser explicitement l’usage des armes à feu par les policiers dans des conditions semblables à celles des gendarmes – et d’autre part, compléter l’article 122-6 du code pénal en créant deux nouvelles présomptions de légitime défense. »

Il n’y a pas d’évolution, de création, d’invention sans liberté

Nous ne lutterons jamais contre le terrorisme en diminuant nos libertés. Cela est faux, et tous ceux qui réfléchissent le savent parfaitement. Le propre des lois n’est d’emmerder que ceux qui les respectent, pour ceux qui les contournent cela ne changera jamais rien.

La liberté ne se saucissonne pas, la liberté ne se coupe pas en tranche, la liberté ne peut pas par définition être « limitée » car une liberté limitée c’est comme ce que l’on appelle la liberté « surveillée », c’est un ersatz mais en aucun cas la liberté.

Nous nous refusons à poser les bons mots sur nos maux, nous apportons les mauvaises réponses, et évidemment la première victime de la guerre c’est toujours la vérité… et la liberté.

Cela ne tardera pas à nous poser d’énormes problèmes économiques, d’abord parce que notre société va devenir étouffante, ensuite parce que la guerre contre le terrorisme cela coûte très cher et que nous allons devoir imprimer quelques billets… Mais les Allemands semblent avoir dit oui, enfin oui… pour que ce soit la banque de France qui imprime, oui pour que les dettes françaises restent dans les comptes français… Alors si c’est bien vers cela que nous nous dirigeons, nous pouvons dire sans véritablement nous tromper que nous allons rapidement vivre dans un pays complètement en faillite, étouffant en terme de liberté et dans lequel on tentera par tous les moyens répressifs possible de maintenir le mirage d’une situation stable…

Quelle tristesse que de contempler ce crépuscule d’une nation, notre nation. Quel aveu de faiblesse et quel manque de courage de la part de notre classe politique.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:07

Ma femme trouve que je manque de diplomatie. C’est vrai qu’appeler un chat un chat, c’est très délicat en ces temps d’extrémisme du politiquement correct voire de concours du meilleur faux - c...

Il paraît qu’il faut toujours commencer sa phrase par des compliments, félicitations, pour noter des progrès significatifs, une évolution très positive de la situation, une stabilisation salutaire et autres crétineries d’usage.

Sinon, dit ma femme, on ne t’écoute pas – te lis pas, tu braques l’auditeur - le lecteur …

Bref, aujourd’hui, j’ai une confidence à vous faire deux amies l'une du PMU et l'autre du SP m’ont interpellé sur le fait que certains relançaient le débat sur le « Genre » Et, que même dans ma bonne ville, il y avait une réunion sur le thème "Théorie du Genre à l'École; Rumeur ou Réalité" .

Vous connaissez mon esprit chagrin, mon humour noir et mes pensées cyniques certes, mais tout cela cache en réalité un amour réel et profond pour la vérité et un véritable intérêt pour nos concitoyens, pour vous, pour nous, pour ce que nous vivons.

Alors, je n’ai pas bougonné. Je me suis dit. Si, c’est un débat qui s’engage, pourquoi pas. Car, en réalité ce qui est exaltant c’est le débat, car c’est du débat que peut se nourrir la réflexion et la compréhension.

Mais, si c’est pour revivre les provocations, les polémiques, les amalgames, comme vécu il y a quelques mois. Si c’est pour réentendre des inepties sur des études et une pseudo « théorie » du genre comme entendu depuis plusieurs années.

Alors, là je dit stop !!!

Oui, stop, à l’« intox », pour le moins odieuse, qui vise de plus en plus nos gentils « Zenfants » (facile, car nous y sommes attaché à nos progénitures), forcément innocents et qui subissent les « postures » caricaturales de certains adultes ;

  • Alors il nous faut dire que le mensonge et la manipulation sont (également) toxiques en tout cas à l’égard de la démocratie, de la vérité et de l’histoire,
  • Alors il nous faut dire, que la manipulation nous font faire des erreurs de jugement, nous font aboyer avec la meute et nous égarent,
  • Alors il nous faut dire, que les citoyens sont Libres et attachés aux valeurs de la République.

De fait :

  • Nous ne pouvons que regretter une réorchestration de «l’intox » par des extrémistes religieux et politiques particulièrement populistes,
  • Nous ne pouvons que regretter que les réponses de l’Etat n’aient point été suffisamment claires, précises voire pédagogiques et techniques évitant ainsi les interprétations sauvages et manipulations en tout « genre »,
  • Nous ne pouvons que regretter les « postures » démagogiques et « faux culs » de certains

Mais, le plus grand regret, que nous pouvons avoir sur le sujet, c’est de voir, une fois de plus, s’installer insidieusement un « malentendu » sur le sens même du « genre ».

« Genre », vous avez dit « Genre » mais de quoi parle-t-on véritablement ?

Il est communément admis que :

  • Les « études de genre » analysent la manière dont le fait d’appartenir à un sexe se traduit ou non par des comportements spécifiques ;
  • La « théorie du genre », est une théorie sociologique qui critique l’idée que le genre et l’orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement, en arguant que l’environnement socioculturel et l’histoire d’une vie sont tout aussi déterminants, voire plus.

Pour Michel Foucault, précurseur des études du genre (La volonté du savoir, tome 1 de l’Histoire de la sexualité 1976), ce n’est pas tant la question du genre qui posait problème, mais celle, en amont, du sexe et du pouvoir qui le sous-tend.

Michel Foucault, nous, permet de comprendre que l’analyse des mécanismes par lesquels, de la religion aux discours des scientifiques en passant par la politique et la psychanalyse, on nous force à nous identifier sexuellement (physiquement, psychologiquement et socialement). Mais, aussi d’appréhender que si la différence sexuelle n’est pas radicalement tranchée, nous sommes tous des variantes entre les deux pôles du masculin et du féminin. Des recoupements sont dès lors possibles entre comportements sociaux, sexuels et affectifs des hommes et des femmes.

Michel Foucault, insistant sur « L’idée du « sexe » permet d’esquiver ce qui fait le « pouvoir » du pouvoir ; elle ne permet de le penser que comme loi et interdit. ». Il nous permet de nous interroger sur l’héritage du concile Lattran II (1255) - qui a universalisé la pratique de la confession - dans la démarche systématique et systémique de la nécessité de connaître précisément les désirs qui animent l’individu et ce qu’il est intimement.

Dés lors, que nous ayons une approche prospective, on constate que les « études de genre sont utilisées pour mettre en évidence les stéréotypes sexués qui se mettent en place dés le plus jeune âge. Ces études permettent également de remettre en cause la division des rôles dans la sphère domestique où les taches sont essentiellement réalisées par les femmes. Les études ne nient pas la différence entre les sexes et n’encouragent pas à en changer».

Les opposants, aux « études de genre », y voient une menace contre un pseudo «ordre naturel » (qui a bon dos) et dénoncent, urbi et orbi, la « théorie du genre » en faisant d’ahurissants amalgames.

Quant à l’enseignement de la prétendu « théorie du genre » dans nos écoles. Une belle invention relayée par des pyromanes orthodoxes, qui ne peuvent concevoir et accepter l’altérité.

N’est ce pas, Luc Chatel en 2011, subissant (déjà) une fronde des « ultras », qui avait répliqué que les programmes « prônent un respect de chacun, conformément aux valeurs de la république ».

Et, ne nous trompons pas. Ce qui n’est pas supporté par les extrémistes religieux et politiques c’est la mise œuvre effective de l’égalité entre les sexes dans la vie politique, économique et sociale.

En effet, lorsque l’on analyse la manière dont le fait d’appartenir à un sexe se traduit ou non par des comportements spécifiques. L’analyse ne nie pas la différence entre les sexes, mais permet d’étudier la manière dont le féminin et le masculin sont perçus et construits socio-culturellement. L’analyse part du postulat que ce qui est pensé comme tel dépasse le sexe biologique et est influencé par les normes sociales et les rôles attribués à chaque sexe.

Lorsque, certains tentent d’expliquer ces analyses par la phrase : "Ils vont enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon, mais qu’ils choisissent de le devenir !!!"
Ils interprètent en réalité, (et d’ailleurs très mal)la fameuse phrase de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", qui dénonçait la différence de traitement entre hommes et femmes dans la société.

Et, l’on ne peut être que rassuré lorsque lisant le communiqué de presse d’une fédération de parents d’élèves, on constate le refus l’obscurantisme :

La PEEP veut rassurer tous les parents : la « théorie du genre » n’est pas enseignée dans les écoles. Elle dénonce cette grossière tentative de manipulation, qui fait un amalgame entre égalité fille-garçon et enseignement de la « théorie du genre ». Elle tient à réaffirmer son attachement à un enseignement laïque, véhiculant des valeurs de respect mutuel et d’égalité entre les filles et les garçons, s’engageant pour une mixité plus forte des filières de formation, à tous les niveaux d’études, et visant la réussite de tous les élèves, les filles comme les garçons.

Alors, oui, Stop aux amalgames et aux confusions « on ne nait pas …on le devient » .

Alors, oui, Stop aux « Fascistes de Gauche », aux « Staliniens de Droite » et aux « Extrémistes Religieux » qui ne savent proposer qu’exclusion et rejet de l’autre.

Jean-Loup Dujardin

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 15:40

Un article de mon ami Christophe Chomant

On se retrouve de nouveau aujourd'hui, comme dans les années 1930, avec des extrémistes de gauche et de droite – tous anti-libéraux, anti-européens et anti-mondialistes – aux portes du pouvoir en Europe. Pourquoi ?

Parce qu'en dépit de la promesse de « main invisible » d'Adam Smith, l'économie de marché ne parvient pas à réguler naturellement le chômage de masse, plus exactement à ajuster la distribution du temps de travail aux bonds fulgurants de la productivité au cours des cinquante dernières années.

Le chômage de masse, par moins-disant salarial sur le marché du travail, entraîne mécaniquement une baisse générale des salaires et un appauvrissement de la population (que nous vivons depuis la fin du 20ème siècle).

Cet appauvrissement génère une baisse de la consommation, un déficit des recettes publiques (aggravé par l'exil fiscal), une augmentation des dépenses sociales (communes, départements, régions, État) et un accroissement de la dette publique, en une spirale sans fin.

La baisse de la consommation, de son côté, provoque une asphyxie de l'activité des entreprises et aggrave le chômage.

Tous ces phénomènes conjugués provoquent la défiance des électeurs à l'égard de la classe politique au pouvoir (depuis le PS jusque l'UMP) et de l'économie de marché. Cette défiance nourrit les extrémismes politiques, de gauche comme de droite, qui ne tarissent pas de démagogie.

Les promesses électoralistes (et non réalistes) de F. Hollande en 2012, plus encore, ont, de façon logique et prévisible, généré la transfusion massive d'électeurs de gauche, dupés et désabusés, vers le FN. C'était écrit.

Ne perdons pas de vue que la cause première de tous ces maux est le chômage de masse, et que la cause de cette cause première est la distorsion entre le quintuplement de la productivité depuis cinquante ans et le maintien de la semaine de travail définie en 1945 (par les communistes et gaullistes alors réunis) à 40 heures sur cinq jours par semaine, là où le PIB français n'aurait plus besoin aujourd'hui que de 30 heures réparties sur quatre jours pour que tout le monde puisse travailler.

Nous savons aussi que le taux de croissance des Trente Glorieuses ne reviendra jamais, et que même une reprise de la croissance à quelques points ne parviendra pas à résorber le chômage et restaurer le plein emploi.

Réduire et répartir le temps de travail pour éradiquer le chômage de masse, sans pour autant mettre en difficulté les entreprises ni déséquilibrer les comptes collectifs : telle est la gageure de notre pays, à laquelle bien peu d'hommes politiques (hormis Larrouturou ou De Robien) se sont attelés jusque-là.

Cet enjeu n'est ni de gauche ni de droite, ni modéré ni extrémiste. Il est simplement collectif et démocratique.

Le paramètre aggravant est que nos hommes politiques, de droite comme de gauche, enfermés dans des œillères gestionnaires, des logiques électoralistes et des querelles sectaires, ont renoncé au pouvoir politique qui leur est conféré par le bulletin de vote (et dont comptent bien en revanche se servir les extrémistes en embuscade).

Comment éradiquer les extrémismes politiques et autres fléaux issus du chômage de masse ? Par une révolution sociale de la distribution du temps de travail. Car dans une économie de marché, où l'argent et les profits existent pour les plus riches, seule la restauration du plein emploi permettra mécaniquement une augmentation des salaires pour les plus pauvres.

À ce titre, le schisme de l'UMP révélé (ou plutôt confirmé) par le 2ème tour de la législative partielle dans le Doubs n'est qu'un épiphénomène (dont les médias tirent bien sûr profit pour faire buzz et choux gras, mais sans analyse profonde) d'un problème global : la vraie question est celle du chômage de masse et de la distribution du temps de travail. C'est pour cette raison que des électeurs UMP se déchirent aujourd'hui entre voter FN ou PS – tout comme demain des électeurs PS se déchireront entre voter extrême gauche ou UMP. La racine et le carburant de ces dérives dangereuses sont le chômage de masse, la paupérisation, l'inquiétude et le sentiment d'injustice éprouvés par les couches populaires et moyennes.

Sans électrochoc social, sans révolution de la répartition du temps de travail, notre pays continuera de s'enfoncer dans le chômage, les déficits, la paupérisation et les montées extrémistes. Tout comme dans les années 1930. L'Histoire se répète. L'homme occidental d'aujourd'hui, pressurisé le jour par le rendement « compétitif », et drogué le soir à la télé abêtissante, a-t-il choisi le fatalisme et l'impuissance ?

Une éradication keynésienne du chômage de masse par une redistribution du temps de travail provoquerait une hausse mécanique des salaires et mettrait fin à la paupérisation, aux déficits publics et à l'extrême droite. Nous y viendrons certainement un jour, car, en l'absence d'une croissance significative, il n'y a probablement pas d'autre issue à l'ensemble de nos problèmes.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:29

"Rien de grand ne peut se faire, rien qui dure ne peut se construire, qui ne soit fondé sur l'écoute, le dialogue et l'action.La politique, c'est la voie du dialogue, du dialoguo profondi, la voie du consensus, la voie du compromis et la voie de la modération, qui n'est pas de la faiblesse. C'est parce qu'Aristide Briand a choisi l'écoute, le dialogue, le respect, l'action que la loi de 1905 n'a pas été la curiosité politique d'une saison, mais qu'elle a traversé le temps pour venir jusqu'à nous".

Aujourd’hui, aveuglées par un discours de plus en plus politiquement correct (où affleure parfois la pensée unique), qui confond tolérance et laisser-faire et/où respect et renoncement, nos « élites » en oublient de défendre l’une des valeurs centrales de notre démocratie : la laïcité.

Laïcité qui, à mon sens, incarne, peut être à elle seule, la République, notre bien commun.

Et, si il est vrai, que les temps de crise que nous traversons actuellement ne sont pas sans rappeler ceux où vivait l’ermite de Patmos, époque de trouble, de violence, de désarroi. Il est, tout aussi exact, que nous nous devons envers et contre tout, de maintenir une certaine idée de l’homme et de la société, de défendre des valeurs sans lesquelles toute vie humaine serait vaine et dérisoire : valeurs de liberté, de justice, de loyauté, de dignité humaine et de fraternité.

La Laïcité est un sujet sur lequel nous ne pouvons, nous ne devons pas nous abstenir de dire (haut est fort) ce qu’elle représente de peur de nous aventurer sur une terre inconnue et /ou en terrain hostile.

Au contraire, nous nous devons de revendiquer la Laïcité comme héritage. C’est parce qu’elle fait partie notre héritage nous avons le devoir de la préserver pour le transmettre à notre tour.

Nous avons même l’obligation d’en comprendre le sens pour saisir celui de notre démarche humaniste et militante car La laïcité n’est pas un principe, c’est une conséquence de la liberté de conscience qui permet à tous et chacun de choisir les chemins de son épanouissement personnel et spirituel.

Le principe, c’est l’affirmation qu’il y a un sens plutôt que l’absurde. Quel est ce sens ?

A l’évidence les hommes le cherchent, ils le cherchent par des voies scientifiques, par des voies religieuses ou par des voies philosophiques. Mais, tous affirment la foi dans le sens de la vie. Alors, la réponse laïque (qui est avant tout une réponse de compassion à l’égard des limites de notre propre entendement) est de dire qu’aucune voie ne peut être fermée à l’homme dans sa tentative de dépassement.

De fait :

la laïcité ; fruit de nos doutes, déchirements, renoncements et de nos aveuglements, ne « juge pas, ne condamne pas, ni ne rejette », car, elle est à la fois un « poing serré et une main tendue , une limite et une ouverture, une mise en garde et une invitation »,

la laïcité, plaçant la liberté au cœur de la foi, c’est aussi le refus de toute doctrine étatique, politique, syndicale, partisane, tribale, familiale, à laquelle on serait obligatoirement tenu d’adhérer en faisant abstraction de sa propre conscience, en abdiquant son droit au choix.

Alors, soyons clairs ! La laïcité, ce n’est pas combattre l’idée de Dieu, c’est refuser de l’enrôler au service de nos pseudo débats, de nos différends, de nos polémiques et de nos luttes, y compris celles qui consistent à le nier, et même si l’on a pas la foi.

La laïcité, telle que nous la concevons, ce n’est pas de considérer comme Auguste Comte que la théologie ou la métaphysique sont des conceptions d’âges révolus, ou que la religion n’est, comme a pu l’écrire Marx, que « le soupir de la créature opprimée, l’esprit d’un monde sans esprit, l’âme d’une époque sans âme » A proprement parler, parce que pour nous la laïcité est par essence méthodique/méthodologique, nous n’avons pas à juger d’une aspiration humaine qui, quoique l’on dise, n’est pas prête de s’éteindre tant elle correspond justement à un besoin d’élévation et de spiritualité .

Aussi, parfaitement laïques, nous ne pouvons avoir de haine, de mépris, voire d’indifférence à l’égard du phénomène religieux.

Ce contre quoi, en revanche, j’estime que nous devons nous mobiliser avec force et vigueur, c’est la prétention de certains religieux à vouloir cantonner la spiritualité à la seule religion d’abord, à vouloir ensuite la limiter à leur seule religion et enfin à vouloir la confiner dans la seule interprétation qu’ils donnent de leur propre religion.

Ainsi, nous pouvons nous définir, sans nous contredire, et à juste titre, comme étant à la fois déistes, spiritualistes et laïques. Cette conception, nous pouvons facilement l’expliquer. Il nous reste à l’appliquer dans notre vie quotidienne.

Ainsi, nous pouvons dire « Le but n’est pas le but. Le but, c’est le chemin »

Ainsi, nous pouvons avoir une authentique démarche, non point d’alibi de la bonne conscience, mais de vérité dans le combat contre toutes les exclusions, les ségrégations et toutes les idéologies extrémistes.

Jean-Loup DUJARDIN

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:27

"Rien de grand ne peut se faire, rien qui dure ne peut se construire, qui ne soit fondé sur l'écoute, le dialogue et l'action.La politique, c'est la voie du dialogue, du dialoguo profondi, la voie du consensus, la voie du compromis et la voie de la modération, qui n'est pas de la faiblesse. C'est parce qu'Aristide Briand a choisi l'écoute, le dialogue, le respect, l'action que la loi de 1905 n'a pas été la curiosité politique d'une saison, mais qu'elle a traversé le temps pour venir jusqu'à nous".

Aujourd’hui, aveuglées par un discours de plus en plus politiquement correct (où affleure parfois la pensée unique), qui confond tolérance et laisser-faire et/où respect et renoncement, nos « élites » en oublient de défendre l’une des valeurs centrales de notre démocratie : la laïcité.

Laïcité qui, à mon sens, incarne, peut être à elle seule, la République, notre bien commun.

Et, si il est vrai, que les temps de crise que nous traversons actuellement ne sont pas sans rappeler ceux où vivait l’ermite de Patmos, époque de trouble, de violence, de désarroi. Il est, tout aussi exact, que nous nous devons envers et contre tout, de maintenir une certaine idée de l’homme et de la société, de défendre des valeurs sans lesquelles toute vie humaine serait vaine et dérisoire : valeurs de liberté, de justice, de loyauté, de dignité humaine et de fraternité.

La Laïcité est un sujet sur lequel nous ne pouvons, nous ne devons pas nous abstenir de dire (haut est fort) ce qu’elle représente de peur de nous aventurer sur une terre inconnue et /ou en terrain hostile.

Au contraire, nous nous devons de revendiquer la Laïcité comme héritage. C’est parce qu’elle fait partie notre héritage nous avons le devoir de la préserver pour le transmettre à notre tour.

Nous avons même l’obligation d’en comprendre le sens pour saisir celui de notre démarche humaniste et militante car La laïcité n’est pas un principe, c’est une conséquence de la liberté de conscience qui permet à tous et chacun de choisir les chemins de son épanouissement personnel et spirituel.

Le principe, c’est l’affirmation qu’il y a un sens plutôt que l’absurde. Quel est ce sens ?

A l’évidence les hommes le cherchent, ils le cherchent par des voies scientifiques, par des voies religieuses ou par des voies philosophiques. Mais, tous affirment la foi dans le sens de la vie. Alors, la réponse laïque (qui est avant tout une réponse de compassion à l’égard des limites de notre propre entendement) est de dire qu’aucune voie ne peut être fermée à l’homme dans sa tentative de dépassement.

De fait :

la laïcité ; fruit de nos doutes, déchirements, renoncements et de nos aveuglements, ne « juge pas, ne condamne pas, ni ne rejette », car, elle est à la fois un « poing serré et une main tendue , une limite et une ouverture, une mise en garde et une invitation »,

la laïcité, plaçant la liberté au cœur de la foi, c’est aussi le refus de toute doctrine étatique, politique, syndicale, partisane, tribale, familiale, à laquelle on serait obligatoirement tenu d’adhérer en faisant abstraction de sa propre conscience, en abdiquant son droit au choix.

Alors, soyons clairs ! La laïcité, ce n’est pas combattre l’idée de Dieu, c’est refuser de l’enrôler au service de nos pseudo débats, de nos différends, de nos polémiques et de nos luttes, y compris celles qui consistent à le nier, et même si l’on a pas la foi.

La laïcité, telle que nous la concevons, ce n’est pas de considérer comme Auguste Comte que la théologie ou la métaphysique sont des conceptions d’âges révolus, ou que la religion n’est, comme a pu l’écrire Marx, que « le soupir de la créature opprimée, l’esprit d’un monde sans esprit, l’âme d’une époque sans âme » A proprement parler, parce que pour nous la laïcité est par essence méthodique/méthodologique, nous n’avons pas à juger d’une aspiration humaine qui, quoique l’on dise, n’est pas prête de s’éteindre tant elle correspond justement à un besoin d’élévation et de spiritualité .

Aussi, parfaitement laïques, nous ne pouvons avoir de haine, de mépris, voire d’indifférence à l’égard du phénomène religieux.

Ce contre quoi, en revanche, j’estime que nous devons nous mobiliser avec force et vigueur, c’est la prétention de certains religieux à vouloir cantonner la spiritualité à la seule religion d’abord, à vouloir ensuite la limiter à leur seule religion et enfin à vouloir la confiner dans la seule interprétation qu’ils donnent de leur propre religion.

Ainsi, nous pouvons nous définir, sans nous contredire, et à juste titre, comme étant à la fois déistes, spiritualistes et laïques. Cette conception, nous pouvons facilement l’expliquer. Il nous reste à l’appliquer dans notre vie quotidienne.

Ainsi, nous pouvons dire « Le but n’est pas le but. Le but, c’est le chemin »

Ainsi, nous pouvons avoir une authentique démarche, non point d’alibi de la bonne conscience, mais de vérité dans le combat contre toutes les exclusions, les ségrégations et toutes les idéologies extrémistes.

Jean-Loup DUJARDIN

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:29

Dimanche 11 janvier, s’est exprimée dans un immense élan collectif la prise de conscience qu’une société désunie est une société désarmée. Mais ce mouvement, pour être durable, doit s’organiser et impliquer chacun d’entre nous, bien au-delà de notre conception actuelle de la démocratie qui privilégie l’action politique en négligeant l’action citoyenne.

C’est pourquoi si l’on ne veut pas décevoir, le moment est venu de changer de paradigme en faisant de l’action politique le levier de l’action citoyenne, comme nous y invite le Pacte républicain qui projette la liberté et l’égalité vers la fraternité.

C’est nécessaire pour tous les habitants que la déliquescence du lien social et l’effacement des repères fragilisent à tous les âges de la vie. C’est tout particulièrement nécessaire pour les habitants des quartiers ghettoïsés où l’action des pouvoirs publics ne sera décisive que si elle s’accompagne d’une mobilisation de toutes les énergies disponibles, de toute la société.

Ce qui requiert de cesser d’appréhender la diversité comme un handicap pour en faire un atout déterminant de la réussite collective dans un monde de plus en plus métissé.

C’est à ces conditions que l’on pourra répondre efficacement au besoin de sécurité qui s’exprime légitimement. Car peut on croire qu’il puisse y avoir durablement de la sécurité sans fraternité, comme d’ailleurs de la fraternité sans sécurité?

C’est l’interdépendance des deux qui peut vaincre la peur.

D’ailleurs, la fraternité n’est pas gravée au fronton des mairies de France par hasard mais parce qu’elle a vocation à imprégner la réalité de la vie locale. Et c’est possible car nos concitoyens n’ont pas seulement le mérite de savoir se rassembler pour dire non à la barbarie. Ils savent également innover pour faire échec à l’indifférence, au repli sur soi et à la haine qui en résulte, même si leurs démarches restent trop souvent anecdotiques faute d’encouragement de toutes les autorités. Une illustration de plus d’un immense déficit de volonté politique, qui favorise la résurgence des appartenances d’origine faute de projet de société fédérateur.

C’est pourquoi nous appelons solennellement les plus hautes autorités de l’État, mais aussi les responsables locaux, à affirmer avec force leur intention d’inscrire le volet fraternité de la République dans leurs toutes premières priorités. Et, nous les appelons, pour répondre concrètement aux attentes de nos concitoyens, à bâtir sans attendre des plans d’action ambitieux sur le terrain éducatif, culturel, social, économique…

L’objectif étant notamment de favoriser toutes les dynamiques individuelles, associatives ou institutionnelles aptes à construire de nouvelles relations d’écoute, d’entraide et de respect entre les cultures, les âges et les territoires. Et pour que chacun se sente concerné, il s’agit de promouvoir sans ambiguïté l’importance de rapports harmonieux entre droits et devoirs, entre liberté individuelle et responsabilité collective, entre diversité culturelle et unité nationale. Une exigence qui doit permettre de remettre en cause nos comportements et nos modes de fonctionnement, pour déboucher sur des résultats concrets dans la revitalisation de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Et pour illustrer au plus vite cette ambition, il pourrait, par exemple, être organisé dès cette année une semaine nationale de la Fraternité au cours de laquelle toutes les autorités et forces vives des territoires engageraient de nouvelles démarches en ce sens. Une semaine qui, loin d’être un nouveau terrain de jeu pour communicants, pourrait constituer la première étape symbolique de ce grand projet de société qui, seul, peut empêcher l’embrasement. C’est lorsqu’il se situe sur ce terrain-là que notre pays redevient la terre de lumières qui le grandit et nous grandit.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:20

Que pensez-vous de ce que nous vivons autour du choc « Charlie Hebdo » ?

Il faut partir du fait générateur qui est le terrorisme. La France a déjà connu, dans un passé récent, des vagues de terrorisme. Mais elles n’étaient pas de la même nature. Je vois deux différences profondes.

La première différence est que les vagues de terrorisme des années 1980 et 1990 étaient principalement destinées à faire pression sur la politique internationale de la France, qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien ou de l’Algérie. Aujourd’hui, les terroristes cherchent aussi à faire pression sur la France par rapport à ses engagements militaires à travers le monde, mais ils poursuivent plus largement un objectif de conquête politico-religieuse à l’échelle mondiale, ce qui est nouveau, appuyé sur une idéologie politico-religieuse qui est ancienne.

La deuxième différence, c’est que les terroristes venaient jusqu’ici le plus souvent de l’extérieur. Aujourd’hui, l’islam radical s’appuie principalement sur des musulmans qui vivent en France, et sont même de nationalité française. Les jeunes sont radicalisés en France, font leurs armes à l’étranger puis reviennent en France pour combattre. C’est un élément-clé de la stratégie terroriste en France : mener une guerre de l’intérieur qui s’appuie sur des troupes déjà sur le sol français.

Selon vous, quelle est la stratégie de ces terroristes ?

Leur stratégie est de semer le chaos, de provoquer un état de choc global de notre société, pour créer une fracture irrémédiable entre les musulmans français et le reste de la population. Ils commettent donc des attentats pour faire grimper à son paroxysme la peur de l’islam et l’hostilité envers l’islam, jusqu’à la psychose, à un point tel que les musulmans ressentent cette hostilité, y compris, si possible, en raison de représailles contre la communauté musulmane. Il nous faut donc impérativement éviter les délires identitaires agressifs.

Ils misent sur l’aspect très communautaire de la religion musulmane pour gagner l’opinion musulmane. Celle-ci, se sentant en terrain hostile, se communautariserait toujours davantage et serait mûre pour d’abord éprouver de la sympathie pour le djihadisme, ensuite leur apporter un soutien. Cela ne signifie pas qu’une majorité des millions de musulmans qui vivent en France deviendrait terroriste – dans une guerre les combattants sont toujours minoritaires -, mais les islamistes pourraient recruter de jeunes musulmans sur un terreau de plus en plus favorable et évoluer, dans les quartiers musulmans, en terrain ami. Je ne dis pas qu’ils vont réussir, mais je pense que c’est leur projet.

Pour accentuer ce processus de séparation des musulmans de la communauté nationale, il y a un autre aspect qui est la guerre culturelle. Il s’agit de séparer toujours davantage culturellement les musulmans de la culture française. Pour cela, ils s’appuient sur la décomposition de la culture française pour en faire un parfait repoussoir pour tout bon musulman. Plus la société française est athée, libertaire, permissive, consumériste, sans repères, vide de sens, et en faillite éducative, plus la fracture culturelle grandit avec les musulmans. Je crois que cet aspect des choses est majeur dans le défi auquel nous sommes confrontés. Ce n’est pas le « choc des cultures », mais le « choc des incultures » comme dit François-Xavier Bellamy.

Alors, pourquoi Charlie Hebdo ?

C’est ce que l’on nomme la guerre psychologique. Il y deux choses : le choix de la cible et les moyens employés. Les moyens visent à provoquer l’état de choc : l’utilisation d’armes de guerre, l’exécution froide des journalistes de Charlie Hebdo, et celle bien sûr d’un policier achevé à terre. C’est le complément idéal de l’état de choc mondial volontairement créé par la diffusion de vidéos des horreurs commises au Proche-Orient par l’Etat islamique. Il faut que ça fasse barbare. Plus nous les voyons comme barbares, mieux ils se portent. La deuxième chose, c’est le choix de la cible, Charlie Hebdo. A mon avis, c’est un choix parfaitement pensé.

Charlie Hebdo est honni par l’opinion musulmane, les musulmans n’ont pas besoin d’être islamistes pour détester Charlie Hebdo. En attaquant Charlie Hebdo, les terroristes veulent désensibiliser les musulmans à la compassion pour les victimes. Cette action psychologique vise notamment les jeunes musulmans qui, comme beaucoup de jeunes de leur génération, sont de plus en plus désensibilisés à la violence par les films, les jeux vidéo et tout ce qu’ils voient à la télévision. Nous avons vu cette semaine, par exemple dans les écoles de Seine-Saint-Denis, que cette action psychologique fonctionne à merveille. Dans certaines écoles, il a été très difficile d’organiser ou de faire respecter la minute de silence.

Ensuite, en attaquant Charlie Hebdo, les islamistes provoquent une sympathie généralisée pour Charlie Hebdo dans l’opinion publique française. Charlie devient le symbole de la France et la décomposition culturelle s’accélère : la France c’est Charlie et Charlie c’est la France. Dimanche, la France de Saint Louis, de Napoléon, de de Gaulle, d’Aragon et Hugo est devenue « Charlie », ce qui est une régression culturelle. A partir de là, dans le meilleur des cas le jeune musulman est poussé à faire une quenelle à la France, geste de mépris et de défi très populaire dans la jeunesse des banlieues, dans le pire des cas on fabrique les futurs jeunes djihadistes.

D’une certaine manière, nous n’avons pas affirmé ce que nous sommes vraiment…

En effet, nous avons affirmé l’inverse de ce que nous sommes. L’article 4 de la déclaration des droits de l’homme dit que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». C’est un principe fondamental puisqu’il est dans notre document de référence fondamental. Il y a deux ans, le plus grand nombre était d’accord pour critiquer la parution des caricatures parce qu’elles étaient jugées insultantes, blessantes. L’insulte est une violence et la violence nuit à autrui, la violence nuit à celui qui la subit. Bien évidemment, la liberté d’expression est un bien précieux, mais il n’y a pas de liberté absolue dans une société. Nous piétinons donc nos propres principes dits « fondateurs » en disant qu’il y a, en quelque sorte, un droit à l’insulte. La déclaration des droits de l’homme dit l’inverse ! Comment voulez-vous faire respecter des principes que nous piétinons ?

Ensuite, devons-nous accepter, pour nous-mêmes, cette régression culturelle qui veut que « La France c’est Charlie », qui veut que le poids symbolique de nos valeurs, de notre identité et de notre unité repose sur Charlie ? Luz, un dessinateur de Charlie, a expliqué dans les Inrockuptibles que cette charge symbolique que l’on met sur Charlie Hebdo était à côté de la plaque.

Vous êtes en train de nous expliquer que nous avons fait exactement ce qui convient aux terroristes islamistes ?

Absolument. Au départ, il y a une excellente intention : dire sa compassion envers des victimes d’un assassinat terrible et inacceptable, dire son refus de la violence et du terrorisme. Mais le slogan « Je suis Charlie » est venu donner à ce bel élan un contenu hystérique à contre-emploi : la France c’est Charlie et Charlie c’est la France. Ensuite il y a eu la marche, ce bel élan populaire de citoyens qui ont besoin de se rassembler pour dire leur refus du terrorisme et rendre hommage à nos morts. Cet élan a été récupéré par une caste politico-médiatique décrédibilisée qui y a vu l’occasion de se refaire la cerise sur l’affaire Charlie Hebdo. En état de choc, on fait n’importe quoi, on est manipulable, le cerveau sur-sensibilisé jusqu’à l’hystérie est disponible à la manipulation. La broyeuse médiatique est passée par là et la France a défilé avec comme slogan « Je suis Charlie », comme image des caricatures insultantes et comme symbole suprême le crayon qui manie l’insulte. En gros, la caste politico-médiatique est parvenue à donner l’image d’un peuple réuni autour des valeurs, non pas de la France, mais des valeurs vides de sens de leur caste : ce que la propagande politique et télévisuelle a nommé « nos valeurs », « notre modèle », « notre mode de vie ». Le terme même de « marche républicaine » est insuffisant. La question n’est pas celle de la forme de gouvernement, acceptée par le plus grand nombre, mais celle de la France. La France est d’abord un pays, pas une forme de gouvernement.

La marche était donc une mauvaise idée selon vous ?

Non, c’était une bonne chose dans l’élan initial. Il aurait peut-être fallu faire une marche blanche, sans slogans ni pancartes, une marche citoyenne, de société civile. Une marche avec pour seul contenu le refus du terrorisme et l’hommage rendu aux victimes. Nous aurions alors gagné une bataille psychologique. Or, dimanche, nous avons perdu une bataille culturelle et psychologique. Ce qui s’est passé est grave et beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte parce qu’une propagande sans précédent dans l’histoire de la France contemporaine a été diffusée par la télévision et démultipliée sur les réseaux sociaux comme un réflexe pavlovien. Nous sommes guidés et informés par des irresponsables, des aveugles qui guident des aveugles. Il est temps d’ouvrir les yeux.

Que pouvons-nous faire ?

Tout d’abord mener la guerre sans faiblesse sur le sol même de France contre les terroristes, avec nos services spécialisés et nos moyens policiers. Ensuite, il faut contrer l’adversaire sur les points-clés de sa stratégie : éviter la psychose et garder calme et sang-froid, éviter autant que possible les attitudes agressives et hostiles envers les musulmans, les représailles. Il y en a eu, pour le moment légères. Nous devons ensuite entrer dans la lutte d’influence sur l’opinion musulmane, essayer de nous gagner l’opinion musulmane avant que les islamistes ne la gagnent. Nous devons stopper notre décomposition culturelle et redécouvrir ce que nous sommes vraiment, c’est-à-dire Hugo plutôt que Charlie. Et nous devons, sur cette base commune, nous battre sur le terrain éducatif et culturel. Nous avons tout investi dans le social dans les banlieues, à fonds perdus. Nous devons essayer de transmettre aux jeunes musulmans ce qu’est la France, faire aimer la France aux jeunes musulmans et à leurs parents. Demandez à Jean-François Chemain, Xavier Lemoine ou Camel Bechikh si c’est possible de réduire la fracture culturelle, ils vous diront que oui. C’est leur expérience concrète, pas une idée abstraite. A Montfermeil, ils ont proposé une offre éducative avec les cours Alexandre Dumas. C’est le prototype d’écoles qu’il faudrait étendre sur tout le territoire. Ce qui réussit aujourd’hui à petite échelle, il faut le faire à grande échelle.

Est-il encore temps ?

Je ne sais pas, mais partons du principe que oui, il est encore temps. Travaillons avec cœur, détermination et amour. Toute victoire commence par un premier pas, partons à la conquête des cœurs !

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 15:10

Une amie m'a envoyé une très belle lettre qui s'adresse à Cabu, Wolinski, Charb et Tignous.A lire et a méditer

Bien que je sois prêtre et que cet état par le passé vous débectait, permettez-moi de vous appeler par vos prénoms et non par vos noms de guerre. Une façon comme une autre de me sentir votre frère. Certes, vous demeurez Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, dessinateurs de profession, crayonneurs d’idées, trublions de vie politique, insulteurs de justes et de coupables, souvent drôles et méchants sous le crayon vulgaire et obsessionnellement blasphémateur du sacré, mais à mon esprit éduqué par le Christ à dépasser les apparences, vous apparaissez plus grands que votre œuvre, plus grands que vos dessins offerts aux combats rétrécis de la terre. Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois, et pour cela, je mourrais. Tout le reste n’appartient qu’à la petite histoire qui finit sous le dégueuloir conventionnel des hommages et des récompenses accordés entre hommes, au gré des intérêts particuliers et des partis. Bah ! que tout cela est bas !

Aujourd’hui, préoccupé par plus haut, maintenant que la vie n’est plus un mystère pour vous puisque vous connaissez la vérité tout entière (et Dieu sait si cette connaissance doit désormais susciter en vous non plus votre humour mais votre joie), je viens vous demander un petit coup de main pour la France. Ne me le refusez pas.

Amis, auriez-vous la gentillesse de dire un mot au créateur du monde afin qu’il continue de juger avec indulgence ses enfants d’en bas qui le rejettent ou qui prétendent le défendre en tuant leurs semblables ? Faites cela pour nous, je vous en supplie ! Que le Ciel n’abandonne pas la terre, et que les hommes comprennent enfin que travailler à la mort de Dieu dans les consciences ou tuer au nom de Dieu revient à massacrer l’homme lui-même ! Pourriez-vous aussi de vos lumières actuelles éclairer nos intelligences de manière à ce que nous empruntions les chemins par lesquels on peut enrayer les fusils les plus huilés ?

Je vous avoue qu’une chose me surprend depuis votre entrée dans la vie éternelle : c’est la glorification unanime de la liberté d’expression que vous auriez honorée magnifiquement jusqu’à mourir pour elle ! Je dirais plus sobrement que vous avez exprimé librement ce que vous pensiez sans jamais vous préoccuper des effets collatéraux que l’expression de VOTRE vérité pouvait créer dans les esprits. C’est ainsi. Pourtant, dans les relations humaines, et en particulier dans la vie conjugale, familiale, et même amicale, nous ne lâchons pas ce que nous pensons sans exercer un certain discernement à la seule fin de ne pas blesser inutilement nos proches. Et cela devrait valoir aussi pour les lointains.

La raison de cette retenue n’est pas à chercher bien loin, elle appartient à l’univers de l’amour qui tout simplement ne désire pas blesser. Cette retenue dans le langage, cette réserve bienveillante n’est pas une faiblesse, elle est une intelligence qui protège les liens et qui, en évitant de faire monter le sang à la tête de l’adversaire potentiel, empêche par rebond de le faire jaillir de la tête d’un autre. Cette réserve, tout homme peut la vivre, elle est vraiment à la portée de tous, sauf de l’extrémiste qui donne aux idées plein pouvoir y compris à l’irrespect qui, paraît-il, gagne la partie.

Le président de la République n’a pas cessé ces derniers jours d’appeler le peuple français à la vigilance. Encore une idée bien abstraite !

Que faut-il donc faire ? Rester chez soi ? Faire des provisions ? Lire le Coran ? Souscrire à un abonnement à Charlie Hebdo ? J’aurais préféré qu’il demandât humblement à tous les Français de calmer le jeu de la haine en les suppliant de ne plus blesser la conscience d’autrui au nom d’une liberté d’expression pas assez réfléchie, autrement dit, en nous invitant tous à prendre la résolution de respecter profondément les croyances qui sont chères à des millions de personnes. C’est à ce prix que la paix fera son lit.

Chers Jean, Georges, Stéphane et Bernard, votre mort ignominieuse me fait une peine immense et je voudrais qu’elle ne soit pas inutile. Vos caricatures ne méritaient pas de vous tuer, mais elles l’ont fait. D’une certaine façon, vous avez touché de votre humour grinçant les régions les plus viscéralement haineuses de la nature humaine assoiffée de justice et de vengeance, et par là, vous avez provoqué l’avénement de la barbarie. Parce que votre nature était saine, je veux le croire, parce que vous cherchiez sans doute à votre manière le bien commun, parce que vous considériez la liberté d’expression comme un droit devant s’exprimer sans état d’âme, parce que vous étiez au fond restés des enfants qui dessinaient comme tous les enfants tout en jouant à mettre le feu, vous avez oublié la permanence de la cruauté humaine quand elle se met au service d’une cause jugée absolue. Vous avez touché à de l’intouchable, et en réponse, vous qui étiez intouchables de par votre dignité d’homme, vous avez été plus que touchés, abattus en plein cœur.

Au-delà de toutes les décisions politiques qui seront prises, je l’espère, pour contrecarrer les actes terroristes, intercédez pour nous, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, rendez-nous intelligents et respectueux des croyances d’autrui pour que la France se distingue encore par sa hauteur civilisatrice.

Un dernier point qui me tient à coeur : si vous croisiez au Ciel les trois petits enfants qui, lors de l’affaire Merah, ont été assassinés sauvagement, embrassez-les pour moi, et partagez avec eux la gloire qui est la vôtre aujourd’hui. Eux n’ont pas eu droit à une journée de deuil national ni à une manifestation d’envergure. Mais que pouvons-nous y faire ? Ces enfants ne disposaient que de leurs prénoms, ils n’avaient pas de noms de guerre, et ils ne défendaient pas la liberté d’expression ni la cause de certains politiques ! Qu’importe ! Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois. Pour cela, je mourrais.

Allez, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, soyez dans la joie de Dieu, continuez votre vie, et éclairez-nous maintenant de vos clartés.

signé: Père Zanotti-Sorkine Prêtre catholique, écrivain, compositeur et chanteur De l'amour en éclats

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