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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:49

Quand …..la comédie politico-médiatique est en campagne Triste Très triste !!!

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche.

Indépendamment de l’enquête en cours et de l’appréciation morale de chacun, l’affaire dite Pénélope gate est tout au moins une aubaine pour le monde médiatique en quête de sensationnel, pour les carriéristes et stratèges politiques de tous bords, pour les adeptes de la politique spectacle, et pour les brèves de comptoir. Chacun y va de son petit commentaire avec la conviction de connaître la pensée des autres et l’espoir de voir ses propres idées s’imposer comme une évidence.

Les éditorialistes et chroniqueurs siègent sur tous les plateaux de télévisions pour répandre leurs théories dans un entre-soi soigneusement orchestré. Les militants de tous les partis s’investissent sans compter sur tous les sites, pour inoculer en magicien ou en troll, la pensée « profonde » de leur candidat et figurer dans le palmarès des tendances sur internet.

Les équipes de campagne se démènent pour trouver la petite phrase qui permettrait à leur candidat de pointer au journal télévisé. Et les instituts de sondages voient leur carnet de commandes explosé pour éclairer tout ce beau monde sur ce que pensent et ce que comptent faire les Français, comme si la pensée et le projet de chacun n’étaient plus que les attributs d’une nature morte figée dans un cadre.

Les outils langagiers pour bricoler en campagne présidentielle

 

Aristote l’avait dit : l’homme est un animal politique. Mais il était certainement bien loin d’imaginer, qu’au XXIe siècle, le monde politique et médiatique prendrait les Français pour des veaux. Au lieu de leur fournir des informations uniquement factuelles, et d’accroître leurs connaissances, ce monde peu soucieux de la complexité de la nature humaine, se contente de les gaver d’hypothèses (comme une énième candidature de Bayrou ou la possibilité d’un plan B pour Les Républicains), de transformer leur conception en vérité, d’entretenir l’obscurantisme politique. La question est de savoir : ce monde autarcique dispose-t-il des connaissances suffisantes pour faire mieux ? Le doute est permis. Car, il a oublié d’être un animal raisonnable.

Confondre le libéralisme et l’octroi de certaines dérogations à l’interventionnisme de l’État dans le domaine économique est déjà en soi inquiétant. Passer son temps à vouloir placer le Front National à l’extrême droite, alors qu’il reprend les bases du socialisme associé au nationalisme de Ferdinand Lassalle (qui a inspiré Otto Strasser pour son parti le NSDAP), devient alarmant.

De toute évidence, il s’agit là d’une exception culturelle française, puisque même Georg Pazderski du parti AFD a déclaré dans la presse allemande fin janvier :« Le Front National est en fait un parti socialiste. Moi, personnellement, j’ai des réserves. » Avec de tels amalgames, savoir ce qu’est exactement la droite, et de facto la gauche, relève de l’acrobatie intellectuelle.

De l’enfilage de perles aux petits bijoux de l’esprit, la galerie des contrefaçons lexicales ne manque pas d’artistes. Le lundi 26 septembre 2016, Marine Le Pen affirmait sur BFMTV que« l’ultralibéralisme, c’est la politique de Macron ».Emmanuel Mao Sté Cron en libéral apparaît déjà comme une plaisanterie pour les libéraux, mais le rendre plus libéral que les libéraux frôle la tartufferie.

Puis, dans un entretien au Parisien en janvier 2017, elle déclarait : « Fillon est censé être de droite et Macron est censé être de gauche, et pourtant sur tous les grands sujets, ils sont d’accord. » Il y a de quoi s’interroger sur sa conception des grands sujets et revoir le sens de l’expression «être d’accord». En janvier 2017, les Fillonistes, tout aussi inspirés, affirmaient que «tout le monde voit bien que Macron est le vrai candidat du Parti socialiste, c’est le candidat de la gauche». Une fois déduit le Front national, le Parti socialiste, la France insoumise et tous leurs partisans respectifs, ce tout le monde pour désigner leur équipe de campagne frôle le ridicule. Mais Macron, travesti en comptable du bilan de Hollande par un Fillon qui s’était accroché à son poste de Premier ministre face à Borloo, est carrément burlesque. Le rire est le propre de l’homme, il ne faut surtout pas s’en priver tant les pirouettes sémantiques sont gargantuesques.

 

Réalité ignorée ou mensonge par omission

 

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche. Quoi qu’ils pensent ou quoi qu’ils fassent, les Français se trouvent enrôlés d’office dans un paysage tout tracé pour eux, et dans lequel ils doivent se placer soit à droite, soit à gauche. Faire des calculs pour pourvoir les 618.384 postes d’élus en France est déjà en soi un casse-tête. Il ne faudrait pas, de surcroît, qu’ils risquent une luxation cérébrale en observant de près les spécificités individuelles de plus de 44 millions d’électeurs.

De plus, la priorité au Front national, au Parti socialiste et chez Les Républicains est de négocier toutes les investitures au prix d’une allégeance au candidat(e) et au parti. Ainsi, chaque candidat est en mesure de créer un fantasme sur la puissance de ses troupes et le prestige de ses collaborateurs, suggérant implicitement le manque d’envergure de La France insoumise et En marche qui préfèrent l’adhésion à leur projet et un engagement au service des Français pour toute investiture. À défaut d’arguments, tous les moyens sont bons pour semer le trouble et tenter de s’imposer par le bluff, le sarcasme dédaigneux, ou des adjectifs qualificatifs lapidaires.

Par ailleurs, le déterminisme électoral, imposé à grand renfort de chiffres, permet d’éluder la présentation et l’analyse des trois composantes essentielles des conceptions qui s’opposent : leur politique (en tant qu’organisation du pouvoir), leur système politique (autrement dit l’organisation de la vie collective et donc le rôle de l’État), et leur idéologie politique (c’est-à-dire la vision du comportement de l’individu et de la collectivité et celui souhaité).

Pourtant, la répartition des grandes lignes dans chacun des trois axes permet, entre autres, de constater que les systèmes politiques de ces candidats sont sans équivoque. Mélenchon et Marine Le Pen ont recours à un État stratège, centralisateur et redistributeur, qui est le propre du système socialiste. Macron et Fillon s’en réfèrent à un État négociateur, dont les fonctions outrepassent les régaliennes, ce qui correspond à un système social-démocrate.

En fait, l’absence volontaire d’une répartition Politique/Système politique/Idéologie politique, au profit d’une liste d’engagements ou de promesses électorales, est le plus sûr moyen d’entretenir la confusion et de pérenniser le galvaudage de mots dépourvus de leur sens premier. Si le monde politique et médiatique jongle aisément avec le mot libéralisme, il en fait tout autant lorsqu’il s’agit de différencier le socialisme du communisme.

Il faut avouer que le Parti communiste français, comme bien d’autres Partis communistes, en a oublié le sens, tandis que Mélenchon renoue avec ses grandes lignes : un mouvement qui se sert du système socialiste pour neutraliser le capitalisme et qui se finalise par la disparition de ce système (du rôle centralisateur de l’État) avec une VIe République initiant le processus tendant vers une démocratie directe où le peuple, bien entendu ouvrier, devient le seul maître de son destin. Il semblerait que les militants du Parti communiste, tout comme ses détracteurs, aient mieux compris le communisme que les dirigeants du parti, plus soucieux de siéger que d’appliquer ses fondements.

Il en va de même pour le Front national, qui préfère dérouler une liste de 144 engagements, tout en prenant bien soin de ne pas nommer le système politique qui lui permettrait de les mettre en application. Ce n’est certainement pas le monde politique et médiatique qui pallierait cette absence de précision. Pour faire de la cuisine politique, mieux vaut regarder la liste des courses, plutôt que de prendre le risque de perdre des convives en donnant le menu : entrée (politique), plat de résistance (système politique) et dessert (idéologie politique). Bien entendu, il faut toutefois susciter le désir de participer aux festivités avec la présentation de la cerise sur le gâteau : la « fierté nationale ».

L’avantage de ce procédé est de créer une porosité entre les partis et d’entretenir des spéculations. L’omission de son système politique permet au Front national d’attirer les socialistes n’ayant pas oublié la définition du socialisme ( la classe ouvrière), au Parti socialiste de faire du Front national un partenaire du parti Les Républicains, pour ne pas avoir à justifier une perte de son électorat, tandis que certains militants Les Républicains déculpabilisent à l’idée de privilégier l’idéologie en éludant le socialisme tant honni préconisé par le Front national.

Il n’est guère étonnant que le « Pénélopegate » se transforme en feuilleton, car le film sur les trois affaires politico-financières (les assistants européens, le financement des campagnes et la sous-évaluation de son patrimoine) briserait tous les intérêts en jeu du monde politique et médiatique, anéantirait tous leurs efforts pour rétablir la confiance perdue.

Ce dernier doit prouver qu’il a raison sur le fait que le Front national soit au second tour, même si Jean-Marie Le Pen évoquait en janvier 2017 sur RTL : « Il n’est pas impossible que Marine soit écartée même du deuxième tour ». Tout comme personne n’ira décortiquer les 144 engagements pour en évaluer les conséquences concrètes dans le quotidien de chacun, mais aussi démontrer qu’une grande partie de ceux-ci ne peuvent être tenus qu’après une sortie de la zone euro et de l’Union européenne, une renégociation de certains traités internationaux, et des modifications préalables de la constitution. Autant dire qu’il faudrait au Front national deux mandats présidentiels, et un mur tout le long des 3.000 km de frontière terrestre pour contenter son électorat.

Face à tant de manœuvres qui privent les électeurs de débats de fond, l’expression de Fillon, « des mensonges, fussent-ils répétés », ne constitueront « jamais une demi-vérité » est à méditer. Si une réalité ignorée peut dans certains cas s’apparenter à un mensonge par omission, alors ce type de mensonge répété auquel s’adonne le monde politique et médiatique ne finit-il pas par constituer une vérité à part entière dans l’esprit de certains ?

 

 

Les électeurs face à un choix cornélien

 

Les procès d’intention, la victimisation, le dénigrement, et l’intox résument l’essentiel du contenu de la campagne du Front national, du Parti socialiste, et des Républicains, et demeurent la seule priorité des commentateurs. Pourtant, l’abstention record aux dernières élections régionales de 50% au premier tour, puis de plus de 40% au second ( dont la majorité des voix ont fait barrage au FN ), les baisses d’audience, le détachement envers la presse, auraient dû interpeller le monde politique et médiatique sur l’exaspération grandissante. Mais chasser le naturel et il revient au galop et chacun renoue avec sa cuisine politicienne.

Il ne manque plus que F Bayrou et sa « modestie » habituelle pour empêcher Macron de réussir là où lui a échoué, faire la leçon à Fillon et permettre une finale Front national/France insoumise ou Front national/Parti socialiste. Rien ne dissuade les partis, les sondeurs et les médias de faire de la dichotomie droite-gauche et de la politique spectacle, même si cela devient pathétique. Ceux qui se sont battus pour la liberté d’expression et l’obtention du droit de vote n’avaient certainement pas prévu l’émergence de partis et de candidats dépourvus de vision et de consistance politiques, ni leur propension aux querelles d’ego et aux ambitions purement personnelles.

Le monde politique et médiatique aura beau stratifier les électeurs en un corps électoral homogène les privant de leur nature hétérogène, tenter de conditionner leur liberté individuelle à un intérêt général qui est le leur, essayer d’aliéner l’univers de chaque électeur à la paupérisation intellectuelle de leur monde, il ne fait qu’alimenter l’impression de ne plus vivre sur la même planète.

Une posture construite sur le socle d’une ignorance entretenue est une imposture démocratique, un déni du potentiel accru de chaque Français à enrichir ses connaissances. De plus, à force de brasser du vent, ce monde regardant de haut au travers d’une œillère ne peut que générer indifférence ou abstention, tout en provoquant des tornades de radicalisation, et rendre les nouveaux souffles de La France insoumise et En marche plus séduisants aux yeux de certains.

Pour bien des électeurs, le choix d’un candidat, voire même de l’abstention, répond à certaines de leurs priorités, mais suppose le renoncement à d’autres. En ces temps d’incertitude quant à l’avenir du pays, le choix cornélien concerne tout autant les libéraux. Du communisme au socialisme, en passant par la social-démocratie, nous nous retrouvons, encore et toujours, face à un système socialiste à géométrie variable.

Alors, que faire ? Persister dans l’abstention et prendre le risque de voir émerger un système socialiste inspiré du XIXe siècle ? Choisir le moindre mal en optant pour le cocktail de Macron avec des libertés individuelles et économiques légèrement accrues au cœur d’une Europe plus souveraine dans certains domaines, ou celui de Fillon avec plus de liberté économique au prix d’un ordre moral national institutionnalisé dans une Europe de nations ?

Est-ce qu’il y aura des électeurs ? Et pour qui ?

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:19

Toutes les propositions faites par Emmanuel Mao Tsé-Cron sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée.

Emmanuel Mao Tsé-Cron n’a pas (encore) de programme, mais il s’inspire allègrement des autres candidats. Il est amusant de relever quelques-uns de ces points communs. Le discours qu’il a prononcé samedi à Lyon vaut, sur ce point, un pesant de cacahuètes.

Le budget de la Défense : dans la boîte à outils de Fillon et Hamon

Sur ce point, Emmanuel Mao Tsé-Cron reprend (mal) Benoît Hamon, qui propose un budget de la Défense à 3% du PIB. François Fillon, pour sa part, proposait également 2% du PIB pour la défense.

Une défense européenne : aussi dans la boîte à outils de Hamon et Fillon

Une défense plus européenne… Le sujet n’est évoqué que depuis 1954. On devrait donc en voir le bout. Chez Benoît Hamon, on trouve ces phrases :

« Je lancerai une véritable stratégie de coopération européenne dans le domaine de la défense. Celle-ci comprendra une amélioration du hub européen afin que nos partenaires accentuent leur soutien logistique et financier aux opérations extérieures faites par la France. Les états-majors européens et les brigades binationales seront renforcés. Enfin, nos moyens de renseignement seront progressivement mutualisés avec la mise en place de task forces multilatérales pour aboutir à une agence de renseignement européenne. »

Chez François Fillon :

« Associer nos partenaires européens au financement des opérations extérieures.

La France finance, seule, plusieurs opérations extérieures, que l’Union européenne devrait pouvoir prendre en charge. Je proposerai à nos partenaires européens un partenariat incitatif dans lequel les opérations extérieures seraient partagées financièrement., sous la forme, par exemple, d’une nouvelle rubrique au sein du budget européen. »

10 000 gendarmes et policiers en plus : une idée améliorée de Hamon

Sur ce point de programme, Emmanuel Mao Tsé-Cron fait mieux que son rival Hamon qui propose seulement 1 000 créations de poste par an pendant 5 ans. Ni François Fillon ni Jean-Luc Mélenchon ne proposent de créations de postes.

« Police de sécurité quotidienne » : Hamon et Fillon font mieux

Dans son discours de Lyon, Emmanuel Mao Tsé-Cron a proposé « une réorganisation pour que la protection puisse être plus efficace, plus visible ». On trouvera mieux chez ses concurrents.

 

Chez Hamon, on lit :

« Mise en place d’une véritable police de proximité.

Je rétablirai une véritable police de proximité pour renouer la confiance avec la population. La police doit remplir une fonction sociale de premier plan. Elle doit connaitre réellement la population qu’elle protège pour rétablir la confiance mutuelle et de mettre fin au cercle vicieux : distance, méfiance, discriminations et violence. Je ferai en sorte que soient privilégiées les patrouilles pédestres ou portées avec un objectif de prise de contact des habitants au quotidien. »

François Fillon propose de confier un rôle pilote aux maires pour la sécurité publique.

Réorganiser les services de renseignement : encore les idées de Hamon et Fillon

Sur ce point, là encore, Hamon et Fillon font des propositions beaucoup plus détaillées que Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Chez Fillon :

« La Direction générale de la Sécurité Intérieure, DGSI, sera donc rattachée à nouveau à la Direction générale de la Police Nationale pour la cohérence policière de la lutte anti-terroriste. Je rendrai au renseignement territorial les moyens humains et matériels dont il a été privé. Je créerai une filière de carrière valorisante en son sein avec des spécialisations et un effort particulier en matière de détection de la radicalisation. »

Chez Hamon :

« Je renforcerai le renseignement, notamment grâce à un coordonnateur national directement rattaché au Premier ministre. Doté de pouvoirs budgétaires, il aura surtout un pouvoir de direction sur l’ensemble des services compétents en matière de renseignement pour plus de cohérence : aucun manquement dans le dialogue entre services de l’État ne peut être toléré tant les conséquences d’un faux pas peuvent être dramatiques. Le coordonnateur devra rendre des comptes devant la représentation nationale. De surcroît, il nous faut renforcer les moyens du renseignement territorial qui, sur le terrain, est à même d’identifier les signaux faibles pouvant échapper aux technologies. Le traitement des données collectées doit porter une attention systématique aux questions de protection de la vie privée. »

Supprimer le RSI : dans la boîte à outils de tous les autres

Emmanuel Mao Tsé-Cron s’aligne ici sur des propositions faites par tous les autres candidats, y compris Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Baisser les charges patronales : une idée de Fillon

Sur ce sujet, Emmanuel Mao Tsé-Cron est loin derrière Fillon, qui propose 40 milliards d’euros de baisses de cotisations pour les entreprises.

Alléger les cotisations salariales : dans la boîte à outils de Dupont-Aignan

On se souvient que Dupont-Aignan avait annoncé sa candidature à la présidentielle avec une mesure forte : la suppression des charges salariales.

Augmenter le SMIC de 100 euros : Mélenchon va plus loin

Le 6 janvier, Mélenchon a présenté un programme incluant une hausse de 16% du SMIC, soit le double de la proposition de Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Diviser par deux le nombre d’élèves par classe : Luc Ferry a déjà essayé

Cette mesure a fait l’objet d’expérimentations dans les années 2000, sous la houlette de Luc Ferry. Le résultat n’était pas concluant, battant en brèche l’idée reçue selon laquelle le niveau des élèves et la performance scolaire sont liés aux moyens dont l’école dispose.

Accès au chômage pour tous en cas de perte d’emploi : dans la boîte à outils de Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un accès aux allocations chômage pour les entrepreneurs et l’indemnité de licenciement en cas de démission. Ces propositions rejoignent le statut social unique de l’actif défendu comme ceci par Benoît Hamon :

« Je créerai un statut unique pour tous les actifs afin de dépasser la distinction entre salariat et travail indépendant. Je rendrai ce statut plus protecteur selon le degré de vulnérabilité des actifs, à partir du socle commun du droit du travail et de la protection sociale. J’améliorerai la couverture retraite complémentaire et la couverture accident du travail/maladie professionnelle des indépendants. J’équilibrerai les prélèvements sociaux afin qu’à revenus égaux, un indépendant et un salarié cotisent du même montant. »

Obliger les chômeurs à accepter un emploi décent : plagiat de Pôle Emploi

Rappelons que cette disposition existe déjà dans l'engagemrnt des demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi.

Le passeport culture : idem chez Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un crédit de 500 euros, délivré à tous les jeunes de 18 ans, pour accéder à la culture. On trouve, chez Benoît Hamon, cette proposition :

« Je favoriserai l’accès des jeunes à la culture de proximité grâce à la distribution de Passeports culture à tous les jeunes entre 12 et 18 ans. Ce passeport leur donnera accès non seulement aux arts populaires comme le cinéma et les concerts, mais également aux autres représentations habituellement moins fréquentées du grand public (expositions d’artistes locaux, théâtre, opéra, etc.) »

Le packaging du déjà vu ailleurs

L’originalité de Emmanuel Mao Tsé-Cron repose donc sur son… absence d’originalité.

Dans la pratique, toutes ses propositions sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée ou modifiée.

D’une certaine façon, il est le candidat de la boîte à outils : il s’empare des propositions des autres pour en faire un programme à sa sauce.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:00

 

Avec la désignation des différents candidats à la présidentielle, les tensions  augmentent et les révélations  commencent pour déstabiliser les adversaires. Une bataille ; de boite à gifles et de boules puantes débute !!!?? ?

Avec la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, la présidentielle 2017 devrait être un grand cru.

Les boules puantes que Hamon devra surmonter

Pendant plusieurs années, B Hamon a joué la mouche du coche dans les pattes de la majorité présidentielle, empoisonnant singulièrement la vie du Président sortant. Il serait bien naïf de croire qu’un Hollande qui n’a plus rien à perdre (et qui souhaite probablement une malédiction pour cinq générations à tous ceux qui lui ont donné des coups de poignard dans le dos) en restera là. On peut même imaginer qu’il réserve quelques chiens à la chienne de Hamon.

Pêle-mêle, on citera les désertions organisées en faveur de Mao Macron, mais aussi les révélations qui ne devraient pas tarder sur les amours clandestines de Benoît Hamon avec le grand capital (par sa femme interposée). Et quelques esprits malicieux iront aussi chercher, cela ne fait aucun doute, sur le sens trés variable de la laïcité qui caractérise le candidat.  

Les boules puantes que Hamon lancera

Mais le candidat Hamon ne sera pas en reste de boules puantes. Dans sa besace, on devrait en trouver quelques-unes qui réjouiront ses adversaires politiques.

Quelques-unes d’entre elles viseront Mélenchon. On se souvient que l’appareil politique du parti communiste a voté contre  un ralliement au Chavez de Saint-Germain-des-Prés. Le Parti Socialiste dispose en effet de la faculté destructrice de présenter des candidats dangereux partout où les communistes sont présents. Voilà qui fait réfléchir. Hamon ne devrait pas manquer d’agiter ce foulard pour fragiliser son adversaire de gauche (les Italiens diraient même son sinistre adversaire).

Ce qu’on ignore, ce sont les boules puantes dont Hamon dispose sur Macron. Il n’est pas du tout impossible qu’il en existe, surtout que les deux hommes ont fréquenté Bercy, même si cette fréquentation fut différée. Rappelons que le prédécesseur de Macron, Montebourg, soutient Hamon. Le monde politique est décidément petit.

Les boules puantes de François Fillon ne sont pas finies

François Fillon a eu le privilège de bénéficier de quelques primeurs dans la récolte des boules puantes. Les affaires de Pénélope Fillon sont désormais bien connues.

Pour l’instant, le candidat des Républicains est parvenu à gérer l’hémorragie qui guette au vu de l’ampleur prise par les événements. La question sera de savoir dans quelle mesure il pourra tenir dans la durée. L’épreuve qui s’annonce promet en effet d’être rude. Les rumeurs de nouvelles révélations dans le prochain Canard Enchaîné emplissent tout Paris, et, selon la plus grande des vraisemblances, François Fillon ne manque pas d’ennemis pour déterrer des cadavres au demeurant de petite taille, mais instrumentalisés sans vergogne.

Des boules puantes au Front National aussi

Dans l’affaire des assistants fictifs au Parlement Européen, le Front National prend aussi sa part de boules puantes. Alors qu’une information judiciaire devrait être ouverte  sur ce dossier, le secrétariat général du Parlement lui demande de rembourser sans délai une somme de 340 000 euros.

Là aussi, on peut imaginer que ce n’est qu’un début…

Emmanuel Macron devrait prochainement concentrer les tirs

Reste, bien entendu, la fête à Macron qui devrait commencer bientôt, sur des thèmes déjà connus. Entre ses conflits d’intérêt et le financement opaque de sa campagne, on peut imaginer que les tentations sont grandes pour déterrer quelques dossiers fétides. On guettera attentivement la Une des journaux dans les prochaines semaines pour savoir quels cadavres sont lâchés en pâture.

Toutefois, le bon sens voudrait que le candidat socialiste prenne le temps de s’installer et de trouver le « la » avant de pilonner Macron.

Cette campagne fraîche et bien odorante devrait donc divertir les amateurs de choux gras. Le spectacle servira-t-il la cause de la République ? Pas sûr, pas sûr.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 16:52

Quand… la Victoire de Benoît Hamon, signifie le cynisme politique au pouvoir !!!

Les propositions de Benoît Hamon n’ont rien de réaliste. Elles sont démagogiques et irréalisables.

En choisissant Benoît Hamon, la gauche a choisi l’opposition. Voter pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle, c’est voter pour des promesses irréalisables que certains électeurs prennent pour des idées nouvelles. La tentation de l’opposition a toujours été présente à gauche car elle représente le confort moral. Les opposants de gauche savent où se situe le bien pour la société, mais la « droite brutale » les empêche de le réaliser.

Ils sont ainsi confortés dans leur choix puisqu’un ennemi puissant et maléfique, disposant indirectement des leviers de commande de l’économie en s’acoquinant avec le capitalisme, entrave obstinément l’avènement de la justice sociale. Leur lutte difficile et courageuse pour l’égalité ne peut se satisfaire des compromis de gouvernement. Hollande a trahi le peuple en ne respectant pas ses promesses de campagne. Il faut désormais respecter le peuple en lui promettant l’impossible, sans le moindre risque de devoir le mettre en œuvre.

Hamon ou la gauche cynico-idéaliste

Cette dialectique puissante est consubstantielle de la gauche cynico-idéaliste. Placer l’idéal très haut permet de faire rêver et surtout de ne pas être confronté aux poisons et délices de l’exercice du pouvoir. Rester pur, ne pas se salir les mains, mais disposer de l’avantage moral des professions de foi altruistes, voilà bien le travers que l’intellectuel de gauche érige en impératif catégorique pour son camp.

En face, la droite semble ramer à contrecourant. Elle veut « empêcher » ! Empêcher de dépenser plus d’argent public, d’embaucher plus de fonctionnaires, de creuser davantage les déficits et de continuer à accumuler de la dette. Empêcher d’être heureux tout simplement. Le bonheur est à notre portée mais la droite le rend inaccessible par pure mesquinerie. Pauvre droite, dont la triste vocation consiste à gérer pragmatiquement la société pour tenter de la faire tenir, vaille que vaille. Que de misérables petites leçons ressasse-t-elle obstinément depuis des lustres ! Travailler, épargner, rester dans la réalité d’aujourd’hui en la faisant évoluer prudemment.

La gauche, elle, possèderait toutes les solutions

Ne vaut-il pas mieux s’évader vers les paradis artificiels ou même les paradis sociaux ? Dépénalisons le cannabis pour que tout le monde puisse enfin en profiter. Benoit Hamon le ferait, lui, s’il gouvernait. Abandonnons ce culte du travail qu’entretient la droite et qui évoque fâcheusement ces protestants austères qui ont fondé le capitalisme. Rémunérons l’inactivité en empruntant davantage. Augmentons les impôts sur le patrimoine et les investissements pour être vraiment assurés de tuer dans l’œuf toute initiative. Benoît Hamon n’hésiterait pas une seconde s’il était au pouvoir.

Dans l’opposition, il possède la potion magique, celle qui rend Obélix invincible. Mais parvenu au pouvoir, ministre de l’Éducation nationale, il démissionne, comme si la potion miraculeuse était une poudre de perlimpinpin.

Lutte contre l’islamophobie et électoralisme

Bien entendu, dans la lutte contre l’islamophobie aucune concession n’est possible pour Benoît Hamon. Pourquoi, par exemple, défendre des femmes qui ont l’idée bizarre de vouloir entrer dans un bar strictement réservé aux hommes sur le territoire français ? Des affidés de l’islamisme radical en ont décidé ainsi. Il faut les comprendre. En ce qui concerne les vêtements féminins, il convient de distinguer soigneusement le voile ou le burkini en tant que manifestations de la liberté religieuse et le voile ou le burkini en tant que symboles du fondamentalisme islamique. Surtout pas d’amalgame, conservons toujours une grande finesse d’analyse.

La circonscription dans laquelle Benoît Hamon est élu député comporte une population très importante issue de l’immigration maghrébine. Il est impossible de la chiffrer en remontant sur plusieurs générations puisque ces statistiques dites « ethniques » sont interdites en France. Mais les positions du député s’expliquent par sa base électorale. Les grands idéaux de gauche s’accommodent du cynisme politicien.

Victoire de Benoît Hamon : il faut dominer le parti

En étant candidat à l’élection présidentielle, Hamon a voulu prendre position pour jouer un rôle important dans ce qui restera du Parti socialiste. Il ne s’agit pas de gouverner la France mais de dominer le parti. Le réalisme des propositions n’a rigoureusement aucune importance. Il faut de l’onirisme pour motiver les militants. Mais tout dépendra du score de Benoît Hamon. S’il descend à 5% comme le socialiste Gaston Deferre en 1969, alors que le communiste Jacques Duclos avait fait plus de 21%, son élan sera stoppé. Et Jean-Luc Mélenchon aimerait beaucoup être le Duclos de 2017. La confrontation risque d’être plaisante.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:06

Quand… en passe de remporter les primaires, B. Hamon attient le stade terminal du socialisme.

Voilà donc Benoît Hamon en passe de remporter les primaires de la belle mésalliance populaire. Son projet ? Écraser les actifs pour financer l’assistanat généralisé.

Osons immodestement corriger le grand, l’immense Spinoza. Contrairement à ce que disait le sage d’Amsterdam, l’essence de toute chose n’est pas son « conatus », son effort pour persévérer dans son être. Quand il s’agit de socialisme, elle est de s’anéantir dans l’absurde.

Voilà donc Benoît Hamon en passe de remporter les primaires de la belle mésalliance populaire. Son projet ? Écraser les actifs pour financer l’assistanat généralisé, taxer les robots – du moins ceux qui ne peuvent prendre leurs roues et boulons à leurs cous -, accueillir généreusement les migrants pour les faire bénéficier de tous ces bienfaits et parfumer l’air ambiant d’une âcre odeur de cannabis. Le paradis de la gauche ne saurait être qu’artificiel. Que les cadres de Solférino planquent leur moquette : elle sera bientôt fumée par leur nouveau chef.

Dans les bars à chicha où se réuniront alors les sections du parti, les femmes seront-elles tolérées ? N’oublions pas qu’Hamon mettait leur absence de certains établissements de Seine-Saint-Denis sur le compte de traditions pour lesquelles il avait de la mansuétude. « Le problème c’est que quand vous faites en France plus souvent l’expérience de l’inégalité que de l’égalité, de la contrainte que de la fraternité, vous vous dites à un moment, même quand vous avez eu un parcours remarquable qui a respecté toutes les lois, vous vous dites : vivre ensemble en France, ça ne marche pas, donc je choisis l’entre soi … Arrêtons de créer des guerres tout le temps. Oui, il y a des problèmes, mais ce n’est pas en jetant l’opprobre systématiquement qu’on arrivera à les résoudre ».

L’électorat socialiste en voie de volatilisation

Bref, selon Hamon, le vivre-ensemble a un prix : les habitantes de Sevran sont priées de baisser la tête et d’y éviter pour le moment la fréquentation des bistrots. Voilà le triste sire qu’un électorat socialiste en voie de volatilisation a décidé de mettre en avant pour diriger le pays. On savourera particulièrement la promesse du revenu universel en rappelant qu’Hamon et les siens votaient des deux mains il y a peu la mise sous condition de ressources des allocations familiales qui, précisément, étaient auparavant universelles en ne tenant compte que du nombre d’enfants.

Il est vrai que les dires d’Hamon comportent une bonne part de rouerie. Il n’appliquera sa mesure qu’aux moins de 25 ans puis renverra sa généralisation, dit-il, à une grande conférence. Cela étant, la boîte de Pandore sera ouverte et, comme pour les 35 heures, il lui sera impossible d’en refuser l’application intégrale.

Mieux vaut se taire que proférer des absurdités : c’est ce que doit penser Macron en se frottant les mains. Il aurait grand tort car la radicalisation par l’absurde d’une part importante de l’électorat de gauche lui rendra les désistements très difficiles, que ce soit au deuxième tour de la présidentielle si par extraordinaire il y parvenait, qu’aux législatives s’il investissait des candidats.
Le projet de Hamon est une sorte de programme (peu) commun sans communistes, En neutralisant ainsi un cinquième du corps électoral, la gauche va paradoxalement vivre ce que vit la droite depuis trente ans avec le Front national. La percée de Hamon va renforcer l’immobilisme  dans lequel patauge la vie politique française.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 18:15

Le progrès est en marche et il est fort probable que nous ayons plus de chance en nous y adaptant qu’en espérant qu’il s’arrête.

Certains nous disent que nous manifestons apparemment une grande réticence au changement et que nous ne comprenons rien.

Il ne faut pas confondre réticence au changement ou au progrès et préservation de l’humanisme et de l’humanité.

Nous nous expliquons très fraternellement.

La technique & l’humanisme

Il y a deux volets dans le progrès. Le premier c’est nos gadgets techniques. Ils restent des gadgets. Ils changent plus ou moins notre quotidien, ils sont plus ou moins « novateurs » ou plus ou moins utiles, ils ont des effets secondaires importants ou faibles… Bref, c’est de la technique et cela relève essentiellement de l’intendance.

Il y a l’autre volet, les impacts humains. Les changements que ces progrès opèrent sur nous et parfois en nous. Celles et ceux qui ont lu quelques philosophes grecs en dehors de l’école et avec de la maturité, ceux qui ont lu quelques pensées d’empereurs romains, savent à quel point depuis près de 3 ou 4 000 ans finalement, l’homme n’a pas changé.

Nous n’avons pas changé d’un seul poil. Nos sciences, nos gadgets, nos appareils, nos réseaux, et prochainement le cerveau planétaire auquel quelques grands malades de transhumanistes veulent nous brancher par des implants technologiques afin de réaliser le rêve nazi du mythe du surhomme ou de l’homme amélioré ou encore augmenté (peu importe les termes) n’ont pas changé la nature profonde de l’homme. Pire, la technologie, en réalité, ne nous donne pas le meilleur humain.

La technologie, mise au service du totalitarisme marchand, des profits et de la consommation de masse, en réalité diminue l’homme, elle exacerbe ce qu’il y a de plus mauvais dans l’être humain.

Solitude, enfermement, peur de l’autre, absence de lien, sont les conséquences de la télévision et de la violence véhiculée, des jeux vidéo ou des réseaux sociaux. De la « technologie ».

Jalousie, frustration, envie, égoïsme, haine de l’autre, orgueil mais aussi luxure sont les conséquences de la société de consommation. Du totalitarisme marchand.

L’un et l’autre forment un cocktail détonant de déshumanisation.

L’alibi Arte

Oui mais « à la télé il y a aussi Arte »… Que l’on peut appeler l’alibi Arte. À cette question, posez une autre question : « Quelle est la dernière chose que tu as vu sur Arte et à quelle fréquence regardes-tu cette chaîne ? »

Évidemment que de la technologie peut sortir le meilleur en termes purement théoriques et si nous étions dans un monde parfait.

Le problème c’est que, dans la vraie vie, le métier de TF1 défini par son ancien PDG c’était bien de « vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola », pas à éduquer, élever les masses ou les informer pour qu’elles rentrent de plain-pied dans le monde dit de la « connaissance » !

Une fois que nous avons évacué cet « alibi Arte », que reste-t-il de la technologie actuelle ?

Nos sociétés deviennent-elles moins violentes ? NON.

Nos sociétés génèrent-elles plus de bonheur ? NON.

Nos sociétés créent-elles du lien social ? NON.

Nos sociétés sont-elles ouvertes ? Oui… et en train de se fermer sous vos yeux.

Notre monde est-il en paix ? NON, il n’y a jamais eu autant de conflits.

Plus nous avons de technologie, moins nous avons de liberté, moins nous avons de sécurité, plus nous avons et vivons de violences, de guerres et de conflits. Nous sommes seuls, isolés, tous devant nos écrans, abrutis, coupés du monde et tout simplement de la vie.

Nos pensées se résument désormais à des émoticônes, des hiéroglyphes modernes certes mais qui restent des simples dessins disant si je suis triste ou content, si je rigole ou pas, c’est le degré 0 de la langue, le degré 0 du langage, le degré 0 de l’écriture et donc le degré 0 de la pensée.

Il n’y a plus la possibilité d’exprimer une pensée complexe et construite, abstraite. Plus nous avons de tablettes, moins nous avons d’intelligence et d’humanité.

Plus nous avons de tablettes, de drones, de robots et autres technologies, plus nous devenons stupides et bêtes.

On nous explique que le progrès c’est plus d’intelligence… C’est faux !

Pour le moment, le progrès c’est une entreprise massive d’abrutissement des masses.

Alors oui, nous aussi avons un portable, un ordinateur, mais nous voulons les considérer uniquement comme des outils. Oui, c’était mieux avant et il ne faut pas avoir peur de le dire, pas pour rejeter les progrès qui, de toutes les façons, s’imposeront à nous, mais pour les dompter et les mettre au service de notre humanité et de notre humanisme.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais… qui a vécu dans les années 1500… Ce n’est donc pas tout jeune et pourtant, il avait déjà tout compris.

Nous aimons (adorons même) le progrès, les sciences, les découvertes, profondément, totalement. Mais ce progrès technique sans le volet philosophique et humaniste, croyez-nous, ne vaut strictement rien.

Le progrès sans âme, sans amour, sans intelligence, sans humanité, sera au mieux une succession de gadgets, au pire, les outils de notre propre perte collective.

Si nous voulons que le progrès soit une chance, alors il faudra le dompter. Le dompter cela veut dire savoir accepter de voir croître certains progrès et avoir aussi la volonté farouche d’en faire décroître d’autres et de les refuser.

Nous terminerons juste en vous disant que ce que nous vous disons là est une évidence que toutes les éminences de la Silicon Valley ont parfaitement assimilée.

L’école Waldorf bannit de sa pédagogie pour les enfants des cadres de Google et autres Amazon ou Apple, tous les écrans, tablettes, iPad et autres télévisions jusqu’au lycée… et après, les limitations restent très fortes.

Les plus technophiles savent faire décroître la technologie et la mettre de côté pour préserver l’humanisme de leurs enfants.

Nous espèrons que vous comprenez enfin à quel point toute cette technologie, ces prôôôgrès, dont on nous rebat les oreilles, n’en sont pas. Ce sont des outils de contrôle des masses, des outils de contrôle social, ils sont des moyens de lobotomiser les foules.

La technologie que l’on vous offre est la ruine de l’âme, mais les élites, elles, en préservent leurs propres enfants.

Nous ne sommes donc pas réfractaire au changement, nous n’avons juste aucune illusion sur ce qu’il est : la négation même de notre intelligence, de nos capacités et de notre humanité. Il est conçu comme un asservissement.

Le clip de Moby. est moderne, et ça dit en musique la même chose que nous.

Le progrès technique n’est pas une fin en soi. Le véritable progrès, le véritable chemin est celui de la sagesse humaine, de la domination de nos passions. Il y a des progrès qui en réalité empêchent cette évolution humaine, cette révolution humaniste. Le progrès nous fait perdre les lumières. Il faut donc savoir l’accepter pour partie. Avoir la force de le rejeter sur d’autres aspects.

Dans tous les cas, il ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel. L’essentiel c’est comme le disait Saint-Exupéry, que l’on ne voit bien qu’avec le cœur.

N’oubliez pas Jamais l’Amour.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:08

 

Emmanuel Macron a réuni 10 000 personnes à Paris, où il a présenté son programme économique et social.

Il y a quelques jours  se tenait le premier grand meeting parisien d’Emmanuel Mao Tsé-Cron a réalisé une démonstration de force au Parc des Expositions à Porte de Versailles avec 10 000 personnes. Un nombre important, moindre qu’attendu mais supérieur à celui de n’importe quel meeting de la primaire de droite et probablement de la primaire de gauche. Emmanuel  Mao Tsé-Cron a tenu un discours d’1h45 dans lequel il a présenté les grandes lignes de son programme économique et social.

Un programme économique de liberté chez Emmanuel Mao Tsé-Cron

Le candidat à la présidentielle a commencé par un éloge sans nuances de la prise de risque, voulant « faire entrer la France dans le XXIème siècle », en permettant aux Français « d’en saisir les opportunités », y compris chez les « laissés pour compte ». Un message clairement positif, qui s’est poursuivi par une volonté de s’approprier le travail, lui qui s’est présenté pendant son discours comme le « candidat du travail », qu’il entend redonner aux Français.

Car Emmanuel Mao Tsé-Cron a réaffirmé son positionnement aujourd’hui, voulant attaquer au cœur le problème du chômage, « première des batailles », avec des « mesures efficaces et justes ». Principales mesures évoquées justement :

  • Baisser la fiscalité du travail :
    « Nous continuerons à réduire le coût du travail pour les entreprises. » « Je maintiendrai les allègements de cotisations déjà décidés pendant les dernières années, et je transformerai le CICE en allègement de charges pérennes pour toutes les entreprises. » Le candidat est resté cependant dans le flou sur la généralisation à toutes les tranches de salaires du CICE, focalisé uniquement sur les petits salaires alors qu’il faudrait aussi encourager les hauts salaires à rester en France…
  • Pour le droit du travail, des « règles simples et lisibles » :
    Se positionnant en porte à faux avec la droite, il a affirmé que la « durée du travail doit rester à 35 heures ». Il a aussi plaidé vigoureusement pour le renforcement de la négociation au niveau des branches et des entreprises, allant jusqu’à dire qu’il voulait « créer une république contractuelle », rendant le pouvoir à chacun, avec la négociation au plus près des sujets. Mais là encore, un certain flou régnait sur le niveau des négociations. Branches ? Entreprises ?
  • Transformer le chômage d’une logique d’assurance vers une logique de solidarité :
    Le chômage doit être couvert par la collectivité et ne plus être une assurance. Une solidarité universelle, nouvelle pour créer un « droit à la mobilité professionnelle ». Devoirs en face de ce droit : un « bilan de compétence », et « devoir d’accepter les offres d’emploi adaptées ».
  • Réduire la différence entre salaire complet et salaire net :
    Pour que le travail paie, et que le travail paie plus que les allocations en particulier.
  • Augmenter l’autonomie et la décentralisation partout :
    « Simplifier la structure administrative, pousser la décentralisation avec plus d’autonomie pour les universités, de la vraie autonomie. Autonomie aussi des établissements scolaires et des communautés éducatives. Des hôpitaux. »

Mais une bonne dose d’étatisme aussi…

Toutes les mesures proposées par Emmanuel Mao Tsé-Cron ne méritent pas l’enthousiasme. Ainsi de la suppression des cotisations salariales sur la maladie et le chômage, qui seraient transférées sur la CSG sauf pour les chômeurs et les 40% des retraités les plus modestes. Un transfert dont on a du mal à voir l’intérêt sachant que la CSG repose largement sur les revenus d’activité, donc sur le travail. Pire, cela irait de pair avec une augmentation de la fiscalité du revenu du capital de 1,7% selon Emmanuel Mao Tsé-Cron, alors que la fiscalité du capital pénalise lourdement la prise de risque en France et est un sujet à réformer d’urgence en en baissant la fiscalité !

Emmanuel Mao Tsé-Cron ne s’est pas caché aussi de sa volonté d’augmenter la fiscalité sur les retraités. Un choix qui peut se comprendre, électoralement parlant en particulier, mais qui décrédibilise son positionnement en faveur d’une fiscalité plus légère. Les retraités n’ont pas été beaucoup touchés par les réformes comme celle des retraites. Mais en particulier fiscalement, il ne s’agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul, mais d’habiller tout le monde !

Un discours qui peut faire passer le libéralisme à gauche ?

Le discours d’Emmanuel Mao Tsé-Cron, s’il séduit largement à droite, visait largement l’électorat de gauche, avec différentes mesures libérales calibrées pour plaire en particulier aux fonctionnaires :« Nous devons être fier de notre fonction publique et la libérer, la laisser inventer. »

Il a aussi plaidé pour une refonte du rôle de l’administration, réinventant les rapports entre l’administration et les Français. Ainsi pour Mao Tsé-Cron, l’erreur de bonne foi ne devrait plus être sanctionné par l’administration. Il entend « passer d’une administration du contrôle et de la sanction systématique à une administration du contrôle oui, mais aussi du conseil et de l’accompagnement ».

Enfin, Mao Tsé-Cron s’est posé en candidat de la flexisécurité, voulant libérer le marché du travail tout en accompagnant ceux qui ne trouvent pas d’emploi grâce à un « service public de la formation et de l’activité » qui reprendrait entre autres le périmètre de Pôle Emploi.

Enfin, exception dans le panorama politique, il s’est livré à une défense de l’Europe. « Nous aimons l’Europe, nous voulons l’Europe. » Un discours de nature à plaire aux progressistes et aux centristes.

2017, une présidentielle passionnante pour les libéraux

2017 s’annonce passionnante pour les libéraux, qui ne sont désormais plus acquis à personne. Si Fillon devait commencer à renoncer à ses promesses de primaire, il resterait toujours aux libéraux l’option Mao Tsé-Cron. Et vice versa.

Électoralement parlant, François Fillon est ce qui peut se faire de mieux à droite, avec un programme économique largement libéral et un positionnement réellement conservateur qui peut faire passer ces réformes comme Margaret Thatcher au Royaume-Uni.

Électoralement parlant, Emmanuel Mao Tsé-Cron est ce qui peut se faire de mieux à gauche, avec une vision d’une société libre et ouverte et un programme économique réformateur, qui peut faire passer beaucoup d’idées dans des corps électoraux de gauche.

Pouvait-on imaginer meilleur scénario pour les libéraux il y a un an ? Peu importe qui gagne en mai, cette campagne devrait être une occasion pour faire passer largement les messages libéraux.

 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 18:03

Quand Emmanuel Mao Tsé-Cron sortira-t-il enfin un programme pour sortir du discours purement médiatique et du spectacle politique?

Emmanuel Mao Tsé-Cron a, paraît-il dévoilé son programme économique et social, qui s’appelle plutôt « premières orientations » de son projet. Le texte, qui n’est pas disponible sur son site de campagne, complète partiellement les discours et le livre du candidat. Il oblige à s’interroger sur l’épaisseur du candidat face aux enjeux auxquels il se frotte.

De premières propositions en premières orientations

Dans tous les cas, le programme d’Emmanuel Mao Tsé-Cron se fait attendre. Les plus bienveillants vis-à-vis de ce chouchou médiatique diront qu’il adopte tous les codes du teasing Apple pour vendre un nouveau modèle d’Iphone, à cette nuance près qu’il s’agit ici de la politique de la nation et pas d’un produit de grande consommation. Les plus persifleurs verront leurs doutes confirmés sur l’épaisseur idéologique du candidat et sur sa véritable cortication. A-t-il une vision pour la France, ou empile-t-il les études marketing pour savoir ce dont les Français ont envie ou sont prêts à entendre, et pour mesurer les caractéristiques possibles de son « offre différenciante » par rapport à ses rivaux ?

Poser la question, c’est probablement y répondre.

Emmanuel  Mao Tsé-Cron slalome en hors piste pour la présidentielle

Ce qui est certain, c’est que Mao Tsé-Cron évite soigneusement les sujets qui fâchent et qui seraient susceptibles de le fâcher avec une partie de son électorat putatif. Il ne prend par exemple aucune position sur les finances publiques : faut-il augmenter les impôts ? les diminuer ? dans quelle proportion faut-il baisser la part de la dépense publique dans la richesse nationale ?

Ce n’est pas en lisant le programme de Mao Tsé-Cron que l’on trouve des réponses à ces questions essentielles. Elles déterminent en effet le financement de tout programme une fois arrivé au pouvoir. Là encore, les plus optimistes diront que  Mao Tsé-Cron ne veut s’interdire aucune hypothèse. Les plus sceptiques se conforteront dans la conviction que  demande un blanc-seing pour faire ce qu’il veut une fois vainqueur, s’il devait gagner. Ce Mao Tsé-Cron qui est une façon bien ancienne et bien peu prometteuse d’être « moderne ».

À ce stade, en tout cas,  Mao Tsé-Cron refuse de skier sur les pistes officielles et choisit des chemins de traverse pour avancer ses idées.

Des propositions encore extérieures au « comment on fera »

D’où le sentiment qui émane aujourd’hui du candidat : il aligne les propositions flatteuses, séduisantes, mais il se garde bien d’entrer dans le détail des mises en oeuvre. La vente, en quelque sorte, n’a pas encore commencé.

Par exemple, les propositions de Mao Tsé-Cron sur les retraites. Aujourd’hui, on surfe sur une vague sympathique : les assurés sociaux doivent pouvoir partir à la retraite à l’âge de leur choix, suggère le candidat. L’idée n’est pas nouvelle et même est bien connue : elle s’appelle la retraite notionnelle. Elle est mise en oeuvre en Suède et en Italie. Dans le cas de l’Italie, le basculement du système de répartition (proche du système français actuel) vers le nouveau dispositif s’étage sur une période de 40 ans. En Suède, le gouvernement a dû renoncer à appliquer la réforme sous sa forme pure et dure car elle conduisait à baisser autoritairement le niveau des pensions versées.

Ce qui compte, dans la réforme systémique des retraites, c’est bien entendu d’expliquer clairement aux Français ce vers quoi ils se destinent, et comment on fera pour y parvenir. Sur tous ces points, Mao Tsé-Cron reste muet, et c’est démocratiquement gênant. Une chose est en effet d’adhérer à l’idée, autre chose est de la réussir ensemble.

Mao Tsé-Cron a-t-il senti les sujets de 2017 ?

Pour le reste, on se pose quelques questions sur le flair politique du bonhomme. Son programme apporte des réponses à des questions qui se posaient déjà lorsqu’il était ministre, et sur lesquelles il n’innove pas vraiment. Sa proposition d’assouplir les 35 heures par accords d’entreprise ou de branche est désormais vieille comme le monde, et ne répond pas aux questions qui agitent les entrepreneurs (les vrais, pas les inspecteurs généraux des finances passés par la banque).

Par exemple, Mao Tsé-Cron propose des mesures en faveur de l’investissement privé. Bravo ! Mais quelle porte ouverte enfoncée avec fracas ! Mais le sujet des entrepreneurs en 2017 n’est pas, ou pas seulement, bien loin de là, l’accès à l’investissement. Il suffit de lire les chiffres de l’INSEE pour comprendre que l’enjeu majeur des entreprises se situe sous les 80.000 euros et n’est pas de nature financière.

En revanche, les entrepreneurs français sont étranglés par la complexité réglementaire, qui ne cesse de s’approfondir, de proliférer, d’empirer. Et vas-y que je te mets une couche de pénibilité, vas-y que j’y ajoute un compte personnel d’activité, et que j’aggrave le tout avec un prélèvement à la source qui sera dévastateur pour les frais de gestion des entreprises.

Que propose Mao Tsé-Cron sur ces sujets brûlants, qui sont autant de freins à la prise de risque en France, et qui se poseront probablement avec acuité en 2017 ?

Manifestement, les études marketing menées par son équipe n’ont pas encore identifié le sujet, et le candidat n’en dit rien de particulier. Ou alors, Bernard Mourad, ancien banquier de Patrick Drahi attend un feu vert de .... 

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Published by Jean-Loup Dujardin - dans politique asnieres Parti radical centriste
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:12

Mao Tsé-Cron, nous vous en avons parlé (non, nous ne faisons pas une "fixette") un peu hier. Nous avons évoqué la stratégie marketing, les termes employés, la dialectique utilisée et nous avons aussi pu constater quelques failles de personnalité, relevées par de très nombreux observateurs suite à son envolée que certains qualifient de lyrique, d’autres de pathologique.

Aujourd’hui, nous allons aborder les liens troubles de Mao Tsé-Cron avec l’un des plus importants et des plus gros hommes d’affaires de France et d’ailleurs, propriétaire entre autre de SFR mais aussi… de très nombreux médias capables de forger l’opinion et de faire un candidat.

Tout est vrai, sourcé, confirmé. Les morceaux sont recollés pour vous présenter un tableau d’ensemble qui pourrait vite s’avérer effrayant ou qui, à tout le moins, devrait amener aussi bien les médias que les citoyens à se poser des questions.

Les vraies questions !

Bienvenue dans le vrai monde, et il n’est pas véritablement gentil. Accrochez-vous et suivez-nous.

Faisons un peu d’histoire : en 2014, Montebourg éreinte Drahi alors qu’il est ministre !

1/ Le ministre Montebourg ne dit pas que Drahi est un escroc mais il semble le penser très fort. Des enquêtes fiscales sont alors diligentées par Bercy et les déclarations ci-dessous sont sans ambiguïté.

« Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France. Nous avons des questions fiscales à lui poser ! », tempêtait ainsi le ministre du Redressement productif au micro d’Europe 1.

La source de cette déclaration de Montebourg à l’époque de l’extension par Drahi de son empire qui repose uniquement sur des dettes monstrueuses   article duFigaro .

À cette époque-là, le combat entre différents courants, différentes visions et peut-être aussi entre différents conflits d’intérêts qui se joue est un combat de titans avec des milliards d’euros en jeu.

2/ Macron, lui, soutient le rachat de SFR par Numéricable qui appartient à Drahi.

Voilà ce que rapporte ce vieil article des Échos d’il y a plus de deux ans.

« Le rendez-vous, prévu vers 20 heures, s’est finalement transformé en appel téléphonique, un peu plus tard dans la soirée, entre le président du conseil de surveillance et le secrétaire général de l’Élysée Emmanuel Macron. Celui-ci a alors promis aux dirigeants de Vivendi qu’il n’y aurait pas de veto du côté de la présidence de la République »…

Sous-entendu c’est un feu vert donné à Drahi.

Pour celles et ceux qui veulent vérifier source Les Échos.

3/ Bernard Mourad rejoint Macron pour organiser son mouvement « En Marche ».

Cette fois-ci, je vous propose de prendre connaissance d’un article du Monde de cette année, du 4 octobre dernier très précisément.

« Bernard Mourad, ancien banquier de Patrick Drahi, rejoint Emmanuel Macron

Ancien de la banque Morgan Stanley, spécialiste du secteur des télécoms, M. Mourad s’était plus particulièrement occupé, en 2014, de l’opération de rachat de SFR.

Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi, devient conseiller spécial d’Emmanuel Macron. Sa démission du groupe Altice, qu’il avait rejoint en février 2015 en tant que patron de la branche média du groupe, devrait être annoncée dans la soirée.

Ancien de la banque Morgan Stanley, spécialiste du secteur des télécoms, M. Mourad s’était plus particulièrement occupé, en 2014, de l’opération de rachat de SFR, deuxième opérateur français, par Numericable, le câblo-opérateur de Patrick Drahi. À l’époque, une bataille féroce avait opposé ce dernier à Martin Bouygues, propriétaire de l’opérateur du même nom pour l’acquisition de SFR. M. Mourad s’était occupé du financement et de l’exécution de l’opération qui a valu à Patrick Drahi de devenir l’un des patrons de télécoms les plus importants d’Europe.

Amis de longue date

En 2014, Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Élysée et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Si ce dernier s’est davantage impliqué dans le dossier, M. Macron l’a également suivi. MM. Mourad et Macron se connaissaient toutefois depuis plus longtemps : ils s’étaient rencontrés par des amis communs il y a plus de dix ans.

L’histoire de Bernard Mourad avec Patrick Drahi avait, elle, commencé en 2004. À l’époque, le futur nabab n’était pas encore très connu. Il souhaitait racheter Noos pour constituer un groupe hexagonal spécialisé dans le câble. Bernard Mourad et Dexter Goei, actuel PDG d’Altice (la holding luxembourgeoise du milliardaire, mais à l’époque lui aussi banquier chez Morgan Stanley), l’ont alors conseillé. Les trois hommes ne se sont plus quittés, jusqu’à aujourd’hui, M. Mourad ayant décidé de délaisser le cuivre des télécoms pour les paillettes de la politique. » Source Le Monde

Comment l’Empire Drahi semble fabriquer un candidat

Celui qui est une pièce centrale dans le dispositif organisationnel du candidat Macron est donc l’ancien patron de SFR Media, qui est désormais composé de SFR Presse, SFR RadioTV et SFR Sport. Je cite ici le communiqué du Groupe SFR Media lui-même, et SFR Media c’est gros, très gros même. Jugez-en plutôt par vous-même !

« SFR Presse regroupe l’ensemble des activités presse du groupe en France : Groupe L’Express, Libération, NewsCo.

SFR RadioTV, détenant 49 % de NextRadioTV, regroupe les activités audiovisuelles du groupe en France : BFM TV, BFM Business, BFM Paris, RMC, RMC Découverte.

SFR Sport regroupe l’ensemble des activités consacrées aux sports : BFM Sport, RMC Sport, SFR Sport 1, SFR Sport 2, SFR Sport 3, SFR Sport 4 et SFR Sport 5. »

Source site de SFR Media

Cela fait un paquet de médias… Et qui contrôle les médias peut évidemment façonner l’opinion, fabriquer le consentement.

Et n’est-ce pas ce qui est en train de se passer sous vos yeux alors qu’un homme, qui, sans être pauvre loin de là, n’est pas milliardaire, et qui est sans parti, se lance dans l’une des élections les plus coûteuses et les plus complexes ?

Macron, une immense manipulation et/ou une imposture démocratique ???

Mao Tsé-Cron veut faire croire qu’il est de gauche. Lui, le banquier d’affaires (il n’y a aucune honte à cela d’ailleurs) qui aime les beaux costards n’est pas plus de gauche que Gattaz, le patron du Medef ! Ne pas être de gauche n’est pas un crime ! Manipuler, pour le faire croire, est autre chose.

Mao Tsé-Cron veut nous faire croire qu’il est le candidat de l’antisystème alors qu’il ne semble être que le nervi d’un système économico-financier aux liens troubles et opaques.

Mao Tsé-Cron veut faire sa grande marche, nous faire rentrer dans son espérance (pourquoi pas), mais comme à chaque fois, il faut se poser les bonnes questions.

Qui soutient Macron ?

Pourquoi ces personnes-là soutiennent Macron ?

Qui finance Macron ?

Pourquoi ces personnes-là financent-elles Macron ?

Comment Macron, qui ne représente rien, peut-il avoir une telle couverture médiatique ?

Comment ses temps de parole vont-ils être comptabilisés par le CSA ?

Sur quelle base électorale ? Va-t-il simplement obtenir un temps de parole sur la base de sondages montés au cric de la propagande médiatique de masse ?

Avez-vous sous les yeux l’émergence d’un sauveur de façon démocratique ou assistez-vous au contraire, sans doute aussi médusé que nous, à la fabrication de toutes pièces d’un candidat dont on forge une histoire et une légende sur mesure pour lui faire jouer et tenir un rôle au costume, certes très beau et comme il les affectionne, mais bien trop grand pour lui ?

Quant à Drahi, le milliardaire d’un Empire de 50 milliards de dettes il a déclaré lors de son audition au Sénat: « Je dors beaucoup plus facilement avec 50 milliards de dettes qu’avec les premiers 50 000 francs français de dette que j’ai contractés en 1991. » C’est assez logique. Quand on doit 50 000 francs à la banque on a un problème avec la banque. Quand on doit 50 milliards à la banque, c’est la banque qui a un problème avec vous. Il est assez rare d’ailleurs de voir des banquier prêter 50 milliards à un seul homme. Source France Inter

Il ne faut donc avoir aucune naïveté sur Macron.

Notre démocratie, que l’on soit de gauche ; de droite ou du Centre, ne peut pas se réduire à ce genre de spectacle.

Que nous soyons de droite, de gauche ou du Centre, démocrates de tout le pays, unissons-nous , pour que la Politique ne devienne pas que du spectacle!

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 18:23

Je déteste la démagogie.

Je déteste les faux-culs et faux-nez

Par-dessus tout, comme la majorité de mes concitoyens, je déteste être pris pour un con.

Le début de la campagne de Mao Tsé-Cron rassemble ces trois éléments dans un concentré très inquiétant pour la suite.

La démagogie de Mao Tsé-Cron !

N’en déplaise à ses partisans, je n’ai rien contre Mao Tsé-Cron, à ceci près que son programme est vide, qu’il est l’incarnation du passé, du boboisme parisien qui nous a mis dans le mur, du système bancaire puisqu’il est un ancien banquier d’affaires du « tout Paris » dont la réputation n’est pas si terrible que cela, qu’il est gonflé au cric et à l’hélium par une presse-système et des médias mainstream qui « votent » Mao Tsé-Cron et qu’il tente de se créer un profil de prophète, le tout basé sur une belle montagne d’arrangements et de « manipulations » plus ou moins importants.

Vous pouvez lire l’enquête de Closer (je sais, c’est un magazine people, comme quoi moi aussi je peux lire des choses « drôles », intitulée, « Macron un ministre pas si brillant » !!

Vous y découvrirez que contrairement à sa « légende », il n’est pas normalien. (Et on peut survivre en ne l’étant pas, telle n’est pas la question. La question c’est la manipulation.)

Oui mais quand même, il a fait les bus Mao Tsé-Cron… Arrêtez de critiquer tout le temps !!

D’abord, il prône la grande marche et veut faire prendre le bus. Marcher ou conduire : il faut choisir ! Bon, ses bus, c’est un immense flop, le fait qu’ils ne sont pas rentables, et qu’il ne reste plus que 3 compagnies… Comme prévu quoi.

Oui mais Mao Tsé-Cron, lui, il est nouveau et il donne de l’espoir…

Sauf que si vous regardez sa dernière vidéo, où il est complètement en transe – une transe d’ailleurs totalement feinte, et tout aussi fausse –, on a tout de même de quoi se poser de vraies questions et sur la santé mentale de ce jeune homme qui n’a quand même juste pas fait grand-chose, qui se comporte comme un grand gourou de secte bien plus qu’en leader politique au charisme indiscutable.

Il y a aussi de quoi se poser de grosses questions sur son marketing politique qui est en réalité assez effrayant, car il confine au culte de la personnalité, fait appel à des « formules » magiques, à l’inconscient collectif ou veut répondre au besoin d’action des concitoyens en leur faisant miroiter leur participation à ce « mouvement » !

Mais un militant de gauche comme de droite n’a comme fonction que d’aller coller les affiches et filer des tracts par -5° sur les marchés !! S’imaginer qu’il y a une once de réalité dans le site Internet du (bus-gus) candidat sur lequel on dépose son idée qui se retrouve dans le programme de la présidentielle, c’est au mieux… de la pub mensongère.

Mais les gens ont besoin de croire.

Ils veulent penser que leur vote est utile, que les élections changent quelque chose, que s’ils s’engagent ils pourront « peser » sur les événements et ne pas les subir.

Eh bien le fond de ma pensée est qu’entre le besoin de croire et la réalité (Principe de plaisir Principe de réalité) , il y a un fossé, et que si je peux comprendre des gens qui s’engagent auprès de Mélenchon, de Valls, de Fillon, ou de (j’ai du mal) Marine Le Pen, Mao Tsé-Cron c’est très différent. Car, je l’ai déjà écrit sur les réseaux sociaux !!!C’est encore une fois vide, totalement vide, c’est une immense illusion.

Cette immense illusion veut prospérer sur un besoin d’utilité des gens à des fins qui ne sont pas si respectables que cela.

Cette immense illusion se sert de l’allusion à la grande marche de Mao pour implicitement faire passer le message de l’action mais aussi de la « révolution », et d’ailleurs il parle lui-même de la révolution. Et je n’utilise pas le terme Mao Tsé-Cron par hasard.

Cette immense illusion et cet immense mensonge langagier qui fleure bon les révolutions communistes du siècle dernier ne sont que des artifices marketing afin de voler une « image » pour, en réalité, faire exactement le contraire.

Mao Tsé-Cron ce n’est pas Mao Tsé-Tung.

Il est le candidat d’un système néolibéral ultralibéral.

Il est le candidat de la finance dans ce qu’il y a de pire.

Il est le candidat du système.

Il n’est pas de gauche, et se fiche du peuple comme d’une guigne en leur expliquant que pour avoir un beau costard, faut aller bosser. Ce n’est évidemment pas faux, mais c’est tout aussi méprisant qu’un « sans-dents » de Hollande et ne vaut guère mieux qu’un « plouc » de Sarkozy.

Rêver de révolution avec Macron est un mensonge que seules les techniques marketing et la propagande médiatique rendent possible.

Et cet article du Figaro est édifiant de « fayotisme » à l’égard du futur grand timonier de notre pays !

« Emmanuel Macron pourrait devenir un grand orateur »

Macron n’est pas un grand orateur, il parle bien et s’exprime parfaitement, mais il a un cadre de communication complètement convenu.

Sa prestation dans son premier meeting est en réalité effrayante dans tous les sens du terme.

Il est le grand gourou manipulateur, le schizophrène qui se prend pour Jésus et invite à porter l’espérance, et le pervers narcissique qui veut faire croire à sa révolution culturelle, au grand bond en avant vers encore plus d’Europe, encore plus de libre-échange et encore plus de libéralisme qui ne marche pas en faisant croire l’inverse.

Alors n’en déplaise à ceux qui veulent croire, et je ne les en blâme en aucun cas, l’histoire nous a appris que les révolutions, les grandes marches et les grands bonds en avant se terminent généralement par des sauts en arrière.

Ce n’est donc pas une question de projet ou d’idées, même si tout cela est bien vide. C’est une question de danger. Et Mao Tsé-Cron est tout simplement dangereux. Car, il le dit lui même il n’est ni de droite ni de gauche et a fortiori du Centre. Il est au service de la finance néolibérale dans ce qu’il y de pire .

Voilà qui est dit et il fallait le dire.

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