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  • : Le blog de Jean-Loup
  • Le blog de Jean-Loup
  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:43

«Tu ne le reverras plus ! » C’est en ces termes peu amènes que, souvenons nous, Hollande avait ironisé en s’adressant à un garçonnet qui l’interrogeait sur le devenir de son prédécesseur lors d’une visite au salon de l’agriculture.

Mais les temps changent et Hollande n’a pas la chance de ce jeune citoyen : il doit voir constamment Sarkozy le harceler dans ses cauchemars. Lancé dans une tentative désespérée pour reconquérir les quelques points de popularité qui pourraient lui éviter une pulvérisation politique humiliante, Hollande touche le fond : il en vient même à dire qu’il a eu tort de détricoter le projet de TVA sociale. Après la lepénisation de la droite, voilà venir le temps de la sarkozisation assumée du PS.

Ce qu’il ne faut pas faire pour changer d’image !

La névrose quasi obsessionnelle qui conduit Hollande à se comparer constamment à l’autre se fixe pour l’heure sur des détails fiscaux. Ce sujet n’était pourtant pas essentiel. Hollande a préféré cibler les hauts revenus qui votent moins pour lui plutôt que de répartir par la TVA les prélèvements sur l’ensemble de la population.

Mais tous deux étaient partisans d’une hausse des impôts.

Pour ce qui est de la baisse des dépenses publiques, l’analyse froide des chiffres montre que, l’un comme l’autre, n’ont guère enrayé leur progression et ce à un rythme à peu près identique. En 2009, deux ans après l’élection de Sarkozy, les charges nettes du budget de l’État s’élevaient à 292 milliards d’euros. En 2014, deux ans après celle de Hollande, elles s’élevaient à 309 milliards.

Sur la question majeure de l’euro, ils étaient également d’accord et le sont toujours. Dans son entretien avec une journaliste du Monde qui tente de le faire passer pour un néophyte plus que pour un cynique, Hollande vend le morceau : « J’ai accepté le traité pour situer la France au coeur de l’Europe et non en marge… Qu’est-ce qu’un affrontement (avec Merkel) aurait changé ? Je n’aurais obtenu aucun gain sur le plan budgétaire, j’aurais créé une déstabilisation dans la zone euro, j’aurais suscité une marginalisation de la France. »

C’est bien ici que le bât blesse de la même manière les dos de Hollande et Sarkozy : l’incapacité à assumer une stratégie de rupture avec le fonctionnement actuel de l’euro. La monnaie unique permet certes de pouvoir endetter l’État à bon compte. Mais elle entrave les efforts de redressement en les rendant plus douloureux dans un contexte persistant de surévaluation du taux de change.

Bref, Hollande veut continuer à faire de Sarkozy son meilleur ennemi, espérant que leurs images respectives se brouillent à force de se superposer.

Ce n’est certes pas la clarté que nos temps incertains requièrent.

L’enfumage continue.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 14:16

Nous vivons une époque formidable. Ce n’est d’ailleurs pas tant l’époque actuelle qui se distingue par ce que l’on pourrait qualifier de « l’épaisseur ». Ce serait plutôt le « politiquement correct » qui l’a infiltrée. C’est même plus que de l’épaisseur. On pourrait parler d’empâtement, de grossitude voire de bouffissure. Mais pour ceux qui n’auraient pas la chance de se rendre compte de l’existence de cette infâme moraline glucosée, voici heureusement un petit lexique qui devrait très vite y remédier :

Austérité/Rigueur : ce concept est tellement fin qu’il est inconnu de la plupart des économistes. Et pourtant, on ne parle que de lui en ce moment. Pensez-vous, il fut un temps lointain pendant lequel on croyait bêtement que l’on ne pouvait dépenser que ce que l’on possédait. Et qu’en cas de ruine, il fallait faire disette. Qu’est-ce que c’était stupide. Heureusement, cette période idiote est révolue. De quel droit quelqu’un qui n’a plus d’argent devrait-il se serrer la ceinture par rapport à quelqu’un qui en est pourvu ? De quel droit un pays qui se serait ruiné devrait-il vivre moins bien qu’un pays qui se porte bien ? N’est-ce pas de la discrimination ? Voire même de la stigmatisation ? Et si jamais vous vous demandez « qui va payer ? » sachez que vous n’êtes qu’un pisse-vinaigre. Car rien ne doit s’opposer à la satisfaction immédiate et constante du désir mimétique si cher à R.Girard. Surtout, si quelqu’un vous dit qu’austérité et rigueur ne sont que de purs produits de la morale actuelle, des sortes d’hybrides issus du croisement du refus de stigmatiser et du rejet du monde de la finance, et qu’ils constituent de ce fait les virus les plus toxiques de la pensée actuelle, dites-vous bien que cette personne est forcément un économiste mal intentionné.

Bonne gestion : voir Impensé ou Tabou.

Chômage : mal endémique propre aux pays libéraux ou capitalistes anglo-saxons. Ne dites surtout pas qu’avec ses 10,3% la France est son royaume, car ce serait un sacrilège. Exercez plutôt votre haine sur les États-Unis (5,5%), l’Angleterre (5,4%) ou l’Allemagne (4,7%). Et si on insiste auprès de vous sur l’origine de telles différences, alors répliquez que c’est parce qu’elle mène une politique encore plus ultra-libérale que les autres que la France en est là.

Démocratie : système politique basé sur la possibilité laissée au peuple de valider lors des élections les promesses qui lui sont faites par la classe politique. Si quelqu’un avait tout de même la grossièreté de trouver des exemples récents de promesses mirobolantes qui auraient gravement induit le peuple en erreur, objectez qu’il est odieux de stigmatiser celui-ci. Si on vous répond que les hommes politiques sont des menteurs, et que ce n’est pas non plus le fonctionnement normal de la démocratie, rétorquez qu’il est tout aussi odieux de stigmatiser les dirigeants. Ils font ce qu’ils peuvent, avec le peuple qu’ils ont. Et si jamais votre contradicteur vous agace avec ses doutes quant à la véracité d’une démocratie basée sur la manipulation d’un peuple désinformé par une classe politique perfide et endogame, alors insultez-le en l’accusant de promouvoir le vote censitaire. Ainsi vous aurez le dernier mot.

Finance/Monde de la Finance : lubie toxique qui ne cesse de vouloir se rendre incontournable alors qu’elle n’est que la domination des plus pauvres par les plus riches, domination purement fortuite et virtuelle dont on peut se débarrasser très facilement. Il suffit tout simplement de le vouloir. Et si jamais quelqu’un vous glisse dans l’oreille que ce n’est pas faute d’avoir voulu ni même essayé que la Grèce s’est cassée les dents sur ce monde-là, répondez que ce pays n’a pas eu de chance. Ce n’était pas le bon moment, la météo n’était pas propice. La prochaine fois sera la bonne et la Finance sera définitivement clouée au pilori.

Front de Gauche : réservoir potentiel pour le lieu géographique où s’exercent le Bien et la Finesse. Voir Parti Socialiste.

Front National : lieu géographique où s’exercent le Mal et la Vulgarité Sociale.

Impensé : voir Tabou.

Keynésianisme : LA solution à tout. Cette théorie de J.M.Keynes initialement dédiée au traitement des problèmes d’insuffisance de la demande est mise à toutes les sauces, y compris pour résoudre les problèmes d’insuffisance de l’offre. Pourquoi donc ? Mais bien évidemment parce qu’elle a fait la preuve de son efficacité. La France ferait-elle du keynésianisme depuis les années 1980 si ça ne marchait pas ? Voyons ! Bon, certains experts susurrent que redynamiser l’offre exige tellement plus d’efforts et de courage politique que cela a méchamment desservi cette solution. Mais ils ont parfaitement raison ! Pourquoi devrions-nous expérimenter des solutions qui ne sont efficaces qu’au prix d’un terrible inconfort ? N’y a-t-il pas suffisamment le choix parmi les solutions agréables ? Sinon, ne peut-on pas attendre encore une décennie ou deux ?

Libéralisme : la cause de tous les maux de la planète : pauvreté, pollution, violence, exclusion. Est confondu avec le capitalisme et souvent affublé du préfixe ultra pour le bien-être de tous. Surtout, n’écoutez pas les fredaines de la World Bank ou du FMI comme quoi le nombre de pauvres diminue et le nombre de riches augmente. Ces chiffres sont faux. Répondez que les humains vivaient bien évidemment beaucoup mieux au Moyen Âge ou pendant l’Antiquité. Et si par mégarde quelqu’un osait brandir l’argument du progrès technologique, faites-lui dire que vous vous en passeriez bien volontiers.

Parti les Républicains : abus de langage consistant à s’approprier les valeurs de la République dans des buts bassement politicards.

Parti Socialiste : lieu géographique où s’exercent le Bien et la Finesse. Cet exercice peut se réaliser dans les faits, ou, le cas échéant, par le Verbe. Il EST par essence, et ceci définitivement. Ontologiquement, il ne peut donc être ni remis en cause ni même dépassé par mieux que lui. Et comme il EST le Bien, c’est au réel de s’adapter à lui et non pas l’inverse.

Politique de relance : voir Keynésianisme.

Réformes : au commencement, ce mot véhiculait des notions principalement positives de changement, d’évolution, d’espoir de se diriger vers des jours meilleurs. Actuellement, ce signifiant se charge de plus en plus de connotations puantes qui proviennent d’un paradigme infréquentable : celui des réformes libérales et de l’austérité. Gageons que ce mot aura donc perdu tout son potentiel de rêve d’ici quelques mois ou années. Au train où vont les choses, il rejoindra très vite la clique des gros mots. Puis il s’enfoncera lentement dans la trappe obscure des impensés.

Relance de la demande : voir Keynésianisme.

Relance de l’offre : inconnu. Voir Keynésianisme.

Responsable/Responsabilité : enfant pervers de la stigmatisation. Qui nomme un responsable le stigmatise ! Qu’on se le dise, il n’y a de responsabilités que collectives. Ainsi, c’est moins pénible à supporter puisque l’inconfort de la stigmatisation se dilue dans le nombre. Tout de même, si on vous chagrine en combinant ces notions avec le mot peuple, objectez qu’en linguistique politique, il existe des syntagmes impossibles. On ne peut pas stigmatiser un peuple. Le peuple a toujours raison. Il est souverain, même et surtout lorsqu’il n’a rien compris à ce qui lui arrive. Voir Démocratie.

Riches/Puissants : cas particulier, exception notable dans le lexique du Politiquement Correct. Et pour cause, les Riches et les Puissants sont les seuls que l’on puisse actuellement stigmatiser. Et si vous n’en êtes pas encore sûr, sachez que cette stigmatisation est même fortement recommandée. Au pinacle du hit parade des têtes de turcs et autres boucs émissaires du moment se trouvent le FMI, l’Euro-groupe et les Banques. Détestons-les ! Montrons-les du doigt !

Stigmatiser : le mal absolu. À éviter à tout prix sous peine de passer pour un facho sans cœur, un monstre de méchanceté, un beauf inculte. Bien évidemment, les psychologues diront que ne jamais stigmatiser peut finir par ouvrir la porte à tous les abus ; les juristes que cela préfigure la fin du droit ; les philosophes que c’est l’avènement du relativisme le plus tordu. Mais ils se trompent. Pourquoi leur point de vue serait-il meilleur ? Qu’est-ce qu’ils en savent ?

Tabou : voir Impensé

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:28

Un article de Charles SANNAT (Economiste Contrarien et insolent). Qui répondra plus que probablement à certaines interrogations. Jean-Loup Dujardin

Ce n’est pas faute d’avoir hurlé dans le désert qu’il n’y avait pas de croissance. En tout cas, pas de croissance saine et autonome, ne reposant ni sur de nouvelles dettes, ni sur de nouvelles créations monétaires. Dans ce dernier cas, gardez présent à l’esprit que les politiques menées par nos mamamouchis ont abouties au résultat extraordinaire de dissocier la notion de croissance économique à l’idée de création de richesses. Nous vivons donc dans un monde où il y a statistiquement de la croissance (dettes plus création et injection de monnaie) mais pas de création de richesses… Et lorsqu’il n’y a pas de création de richesses nouvelles, tout cela fini par se voir.

Du coup les « marchés » s’inquiètent… et s’il n’y avait pas de croissance ? Compte tenu des niveaux stratosphériques atteints par le prix des actions partout dans le monde (et des obligations), il n’en faut pas plus pour faire chuter les marchés et, cette fois-ci, il semblerait que le mouvement de correction confine au krach… Nous verrons bien.

Le piège infernal de la FED et de la remontée impossible des taux…

Autre élément, la FED est dans une position totalement intenable pour encore très longtemps. En expliquant que la banque centrale américaine va augmenter les taux, elle incite évidemment les investisseurs à ne pas investir… et à attendre que les taux montent pour placer leur argent à des niveaux plus élevés. Résultat ? Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’argent (faux) en circulation, l’attentisme des investisseurs provoque… les premières difficultés de financement ! Si au contraire la FED augmente ses taux… alors cela provoquera une nouvelle récession aux Etats-Unis au moment même où tout le monde, ou presque, a de bons gros doutes sur la réalité de la croissance économique mondiale (au mieux, atone comme je vous le répète depuis des mois et des mois). Mais si la FED indique immédiatement qu’elle ne relèvera pas ses taux, alors cela veut dire que la situation est grave, qu’il n’y a pas de croissance et, qu’en plus, il y aura de plus en plus de monnaie… bref, cela provoquerait une ruée immédiate vers les actifs tangibles comme l’or et l’argent. Le plus logique serait que la FED laisse la panique s’installer quelques jours et qu’elle intervienne massivement sur les marchés, y compris en annonçant un 4ème QE (plan d’injection de monnaie créé à partir de rien) sous la pression de tous les investisseurs et des autorités politiques effrayés par le spectre d’une nouvelle crise. Si la FED ne peut rien faire seule et si tout le monde est d’accord pour l’appeler à l’aide… elle devrait bien finir par accepter d’agir et sauver une nouvelle fois le monde.

Pas de panique, mais de la vigilance !

On ne part jamais en vacances avec des positions boursières non protégées (couvertes contre les risques de baisse) ou non closes… c’est une règle de base que tout épargnant se doit d’appliquer pour bronzer tranquillement, tant les crises ces dernières années aiment à se dérouler l’été ! Ensuite, j’attire votre attention sur le fait que normalement l’investissement en bourse ne se fait que sur une petite partie de son patrimoine financier et qu’actuellement il faut surpondérer les actifs tangibles pour la simple et bonne raison que les entreprises valent beaucoup trop cher, que les obligations ne valent pas tripettes et que les placements, soit disant sécurisés et disponibles type livret A, ne rapportent plus rien !!! Quitte à ne rien gagner ou pas grand-chose, autant ne pas prendre de risque.

L’or devrait chuter fortement, or il se maintient de fort belle manière. Le dollar monte ce qui est logique, puisqu’encore une fois les investisseurs vendent leurs actions et se précipitent pour acheter des obligations américaines… libellées en dollars (phénomène connu sous le vocable « fly to quality »). Le pétrole s’effondre ce qui sera bon pour votre plein d’essence et aussi le plein de la cuve pour le chauffage cet hiver…

Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux Etats-Unis et pas plus en Chine.

La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 10:32

"Tiens, le Parti officiellement Socialiste fait actuellement son université d’été ! Et si on en parle un peu, ce n’est pas parce que ceci va avoir un impact fort dans le paysage politique français (ça se saurait) mais bien parce que ce parti est acculé par la dure réalité à un pragmatisme qui semble quelque peu le chatouiller.

Il faut le reconnaître, le Parti n’est pas au mieux actuellement.

Déjà, les dissensions s’y accumulent. C’est, quasiment, normal dans les périodes où il exerce la majorité et où, pour exister, des courants s’expriment forcément en opposition au courant principal, celui dit « de gouvernement », qui ne peut qu’encaisser les critiques de l’action qu’il mène (ou, dans le cas qui nous occupe, de l’agitation contre-productive qui l’occupe). De ce point de vue, le tigre réel n’étant jamais à la hauteur de celui en papier, les mouvements et autres tendances qui n’ont pas la joie d’exercer le pouvoir peuvent se vanter de faire mieux que la mouvance principale, engluée dans ses affaires, ses compromis, ses reculades et autres bouffonneries habituelles. Certes.

Mais quand bien même : normalement, quand arrive l’Université d’été, les petites bisbilles s’arrêtent et tout le monde se retrouve autour du goûter à grignoter du cake industriel en buvant du cidre. Cette année, cependant, rien de tout cela : au mot d’ordre officiel, « Agir en commun » correspond une rébellion presque ouverte de trois des courants internes au parti qui organisent, pas franchement discrètement, leur propre réunion en marge de l’événementiel officiel.

Question image de marque pour le parti majoritaire, ça fait désordre et désolant.

Tristounet, même, car à ces problèmes de politicailleries internes assez croustillantes vues de l’extérieur et qui nous rappellent, pour ceux qui l’auraient oublié, que le pouvoir attise toujours autant la haine, la discorde et les petites trahisons entre amis, il faut ajouter d’autres soucis, à la fois plus pragmatiques, triviaux presque, et tout à fait illustratifs du décalage entre les discours, chamarrés et sirupeux, et les actes effectifs de toute cette belle bande d’hypocrites socialistes.

En effet, tenir une université d’été n’est pas chose facile lorsqu’il s’agit, en pratique, de montrer ses muscles, ce qui se traduirait dans de bonnes conditions par des débats et des discours vigoureux, attendus par toute la presse, des têtes d’affiches et des ténors faisant assaut de bons mots et de fines analyses, et, bien sûr, un nombre élevé de militants se bousculant aux portes de cette université.

Or, là, c’est assez peu le cas pour le dire gentiment. En fait, ça ne marche pas top les adhésions, le militantisme et les récoltes d’argent des autres auprès des députés et des élus moins nombreux à chaque élection. Pour le dire crûment, c’est même franchement la dèche. C’est lors d’une récente matinale d’Europe-1 qu’on en apprend un peu plus – désolé, guère d’autres liens à fournir, les médias n’ayant bizarrement pas jugé nécessaire de s’étendre le moins du monde sur ces éléments pourtant intéressants de la vie politique française.

Ainsi, alors que le parti affichait fièrement 280.000 adhérents en 2006, il ne compte plus à présent que 130.000 frétillants membres en 2015 selon la direction du parti et il se susurre même chez les plus pessimistes que seuls 80.000 braves resteraient dans les fichiers de ceux qui sont effectivement à jour de leur cotisation. C’est la déroute, ou plutôt, la suite de ce qu’on constatait déjà à la fin de l’année dernière lorsqu’il s’agissait de recruter pour les départementales.

Et financièrement, c’est logiquement assez pénible.

La situation est grave ? Qu’à cela ne tienne ! Fixons un objectif à la fois grotesque et irréaliste pour galvaniser les (maigres) troupes, genre 500.000 militants d’ici un an, et profitons-en pour revamper un peu tout ce fatras communicationnel autour du Parti. Vous allez voir, ça va dépoter !

Bon, déjà, on va simplifier l’adhésion. Étrangement, là où, décidant de simplifier, le gouvernement issu du même parti accouche d’une bordée abominable de nouvelles lois toutes plus complexes les unes que les autres, les instances dirigeantes, confrontées à la même problématique, finissent effectivement par simplifier : si, avant, il fallait un vote des camarades pour accepter l’adhésion, ce n’est maintenant plus le cas et l’adhésion est directe.

De la même façon, l’adhésion actuelle est composée de 20€ de frais d’entrée, puis des frais en fonction du revenu et de la section dans laquelle on est inscrit, moyennant des barèmes et des systèmes de calculs complexes. Ceci n’est guère étonnant puisque les tubulures chromées des impôts ont été mises en place par les mêmes esprits tordus avec le résultat qu’on sait.

En revanche, la proposition d’avenir consiste à demander 20€ pour l’adhésion, point (bref, un forfait). Dans la foulée, on attend du gouvernement, toujours issu de ce parti, la même proposition pour les impôts (après tout, ça c’est de la vraie égalité !). Rassurez-vous : ce qui est fait en interne au Parti ne se verra jamais en externe au gouvernement. La cohérence n’ira jamais aussi loin.

En outre, on apprend que des équipes de militants à temps plein vont être mobilisées pour faire de la propagande et du ratissage afin de troller convaincre des citoyens d’adhérer à leur épave collectiviste parti. Oui, vous l’avez compris : entre l’utilisation des réseaux sociaux, le télémarketing et la refonte du catastrophique site officiel, le PS a compris tout l’intérêt de se remettre au goût du jour.

Enfin, signalons la proposition d’une adhésion à la carte où, pour atteindre ceux qui voient bien le côté ringard du militantisme (surtout celui du parti officiellement socialiste) et qu’il va falloir amadouer, on proposera au potentiel militant de n’adhérer au PS que sur un thème particulier, afin de former des militants-experts. Du PS à la découpe, en somme.

Mais le plus beau, de loin, est cette petite histoire qui vient de se développer : afin de diminuer ses factures de prestations et le coût de ses ressources humaines, le Parti, décidément très à l’écoute de ses comptables, s’est décidé à contracter auprès d’une société dont le sous-traitant emploie une dizaine de travailleurs détachés venus de Roumanie, pour la mise en place du mobilier et le nettoyage. Ce type de contrat, parfaitement légal, est surtout moins cher que pour des salariés français : correctement déclarés, les salariés roumains bénéficient de salaires et de conditions de travail identiques à celles des Français, mais les cotisations sociales sont celles en vigueur chez eux (et donc, très inférieures aux françaises).

Devant la très mauvaise image que renvoie cette opération, le Parti a bien vite fait marche arrière. Il reste néanmoins évident que le Parti a, fort logiquement, tenté de dépenser le moins possible pour la prestation de service demandé, et on ne peut l’en blâmer.

D’ailleurs, le tableau est délicieux : rafraîchissement de l’image de marque, redynamisation des réseaux sociaux, lancement de campagnes de marketing, segmentation du marché, épluchage des factures et recherche de la prestation (roumaine, ici) la moins chère … MMmmoui, en effet, pas de doute, le Parti Socialiste est devenu une vraie entreprise capitaliste comme les autres, piloté par des besoins de résultats, par la nécessité de ne pas faire de dette et de maîtriser ses coûts.

Maintenant, pourquoi diable ce qui semble évident et possible au sein de ce parti n’est absolument pas mis en application par ses dirigeants dès qu’ils prennent le pouvoir ? Pourquoi lorsqu’il s’agit des caisses du parti, ces élus et ces militants font attention et pourquoi, lorsqu’il s’agit de l’argent du contribuable, l’argent de tous, lorsqu’il s’agit des finances publiques, ils font absolument tout et n’importe quoi ?

Ces capitalistes éhontés du Parti Socialiste ne se ficheraient pas un peu de nous ?"

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:52

Force est de constater," la presse française a trouvé de quoi s’occuper: interview des passagers, des contrôleurs, des forces de l’ordre et des politiciens, infographies rutilantes et explication sur le fonctionnement des toilettes de train, tout y passera pour occuper leur audience sur l’attentat qui n’a pas eu lieu, l’héroïsme des uns, les petites blessures des autres. Pendant ce temps, le monde continue de tourner. Au vinaigre.

Cela faisait pourtant plusieurs mois que plusieurs analystes, sérieux mais toujours sous le radar des médias grand public, annonçaient à qui voulait l’entendre (rassurez-vous : presque personne) que la situation économique mondiale n’était vraiment pas folichonne et qu’un problème grave couvait. Cela faisait aussi quelques jours que les signes d’une tension hors normes s’accumulaient. Et comme d’habitude, la presse française semble comme prise par surprise. Les analystes maison, tous plus pondérés les uns que les autres, se sont relayés pour rassurer sur un « potentiel de baisse limité », alors que tout indiquait pourtant une nervosité quasi-épileptique de tous les marchés.

Alors forcément, lorsque tous les indicateurs partent au plancher d’un coup, cela engendre quelque peu la panique dans les salles de conférence de presse. Le choix (entre les événements du Thalys et le petit vent de folie boursier) est cependant vite fait. Et puis ce n’est pas comme si les Français y comprenaient subitement quelque chose en économie.

Mais tout de même : cela fait un peu désordre, cette baisse de la bourse de Shanghai qui se prend -8,5% après une semaine déjà passablement douloureuse et qui amène finalement l’indice à effacer ses gains enregistrés depuis le début de l’année. Si ce n’est pas encore un krach, la vitesse et l’ampleur du mouvement laissent l’imagination s’emballer. Et puis, cela fait logiquement désordre, cette bourse de Tokyo qui dévisse à son tour, suivie par le CAC français ou un DAX allemand en très petite forme, alors qu’il s’était déjà senti un peu mal la semaine dernière. Et tant qu’on y est, cela laisse songeur, ce prix du baril de pétrole qui dégringole sous les 40$, signe d’un souci dans ce marché, soit d’une surproduction, soit d’une sous-consommation, soit d’une mauvaise allocation de capital que le marché tente de corriger, soit un peu tout ça…

Et puis, comment ne pas sentir comme un petit parfum d’angoisse lorsqu’après des mois d’incohérence complète sur le marché de l’or (mélange de demande forte du physique et de morosité des achats de banque centrale, couplé à une production en baisse et des prix eux-mêmes en baisse), ce dernier se redresse subitement ? Comment ne pas voir la déflation s’installer gentiment sur à peu près toutes les matières premières, signe d’un ralentissement net de la production, donc de la consommation et de la croissance (désolé François, c’est mal parti pour la fin d’année) ?

La suite, on la redoute déjà : les monnaies chahutées, le dollar constituant le seul refuge pratique actuellement (et logique en période de déflation). Pour le moment, l’euro gagne du terrain, mais qu’en sera-t-il dans quelques semaines, quelques mois ? Pire : comment imaginer que ces variations sur les monnaies (quels que soient leurs sens) seront bénéfiques pour une zone euro déjà passablement fragilisée par les péripéties récentes ?

Quant à la Fed américaine, comment peut-elle espérer se sortir de ce traquenard, où une intervention pour monter les taux déclenchera la panique, une autre pour les baisser confirmera la gravité de la situation et attisera probablement les peurs existantes, et où tout attentisme sera lourdement condamné, au moins médiatiquement ? En somme, tout ce petit monde, des banques centrales aux gouvernements en passant par les principaux organismes financiers, semble passablement coincé, condamné à échouer avant même d’avoir agi.

En outre, il reste au milieu de tout ça un véritable éléphant, pas évoqué, mais difficile à manquer : c’est le marché des bons d’États souverains, notamment européens. Les dettes sont colossales, les jeux d’écritures rigolos et créatifs entre les banques, les banques centrales, les différents États et la BCE elle-même se multiplient, mais le total, en bas de la facture, est toujours plus gros et les richesses produites n’arrivent pas à freiner la tendance. Il faut regarder la réalité en face : la Grèce n’est pas un cas épineux, un problème ponctuel qu’on peut traiter séparément. C’est, en réalité, le symptôme d’un mal qui ronge tous les pays à divers degrés : un endettement mortifère par clientélisme social-démocrate débridé, endettement délirant qui est encore aujourd’hui louangé par les épaves keynésiennes médiatiques Bref : il arrive, doucement mais sûrement, ce moment où les marchés ne pourront plus gober de nouvelles dettes, gavés qu’ils sont des précédentes déjà émises et des gains de plus en plus incertains que la conjoncture laisse entrevoir.

À présent, tout est imaginable, le meilleur – la situation se redresse, les marchés se calment et Hollande, lucide et décidé, réforme le pays pour des lendemains qui chantent – comme le pire – la dégringolade continue, maintenant ou un peu plus tard, entourée des nécessaires précautions oratoires, d’un vivre ensemble tous les jours plus punchy et d’une nouvelle vague de solidarité invasive totale.

Or, pour piloter cette situation, nous avons des cadors. Si, avec Nicolas Sarkozy, on avait gagné le ticket médiatique d’un VRP clinquant qui courait d’un sommet international à un autre en prétendant partout qu’il allait sauver le monde et éviter la catastrophe, avec François Hollande, on a récupéré un petit monsieur Loyal, un organisateur de fêtes municipales, un commis aux compromis dont on voit mal l’adéquation avec la situation actuelle. Et on ne voit pas par quelle pirouette intellectuelle on va redresser la situation ou proposer des solutions ou un chemin opérationnel crédible avec l’équipe qui entoure le pauvre chef de l’État, équipe composée de « bouffis » de suffisance et parfaitement déconnectés tant des vrais enjeux que des réalités de terrain.

La tempête arrive. Tout comme les gros grains, elle prendra du temps à se former, elle s’inscrira sur la durée et ses dégâts seront profonds. Pendant les huit années écoulées, on a fait exploser nos déficits, les dépenses de l’État, les gabegies et les magouilles : la France, depuis 2007, a intelligemment choisi de s’endetter comme jamais (avec Sarkozy) et de n’entreprendre absolument aucune réforme de fond (avec Hollande)".

Alors forcément, ça va bien se passer.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:52

"Le professeur Charles L. Glenn, professeur à l’Université de Boston et grand spécialiste de la liberté scolaire dans le monde, explique comment la revendication du libre choix de l’école par les parents est peu à peu montée en puissance en Occident. Elle a été longtemps en conflit latent avec la prétention des élites au pouvoir de remodeler selon leurs conceptions les enfants du peuple. Mais depuis quelques dizaines d’années, la capacité de l’État à satisfaire les besoins éducatifs véritables des enfants est fortement remise en question de tous côtés. La tendance est d’inciter la société civile, le « troisième secteur » à prendre ses responsabilités en matière éducative. C’est la théorie de « l’empowerment », qui n’a rien à voir avec une quelconque marchandisation de l’école. Par leur implication concrète dans les écoles libres, les citoyens passent du statut d’objet du pouvoir à celui de contributeurs actifs de la société, ce qui correspond à un processus de démocratisation véritable de la vie de la cité.

Bien que la liberté d’enseignement ait fait l’objet de protections dès le XIXème suite à des combats politiques dans quelques pays – notamment en Belgique, avec le mouvement d’indépendance de 1830, et plus tard aux Pays-Bas avec la mobilisation de Protestants et de Catholiques du « kleine luyden » – la protection de la liberté d’enseignement reste exceptionnelle jusqu’au lendemain de la deuxième Guerre mondiale.

Ce n’est qu’en réaction aux régimes totalitaires du XXème siècle que la communauté internationale prend conscience de la nécessité de protéger la liberté des familles de choisir une alternative aux écoles publiques. Les régimes communistes et fascistes ont cherché à mettre en œuvre systématiquement ce qui faisait partie implicitement des programmes éducatifs des gouvernements « doucement progressistes » de la fin du XIXème siècle. Ils l’ont fait d’une manière qui a démasqué la volonté des élites de remodeler selon leur conception, par l’éducation, les enfants du peuple.

Le mouvement d’après-guerre de définition des Droits de l’homme a inclus le droit à la liberté d’enseignement : « les États s’engagent à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics […] et de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions. »

Ce droit est pourtant loin d’être évident, même dans les régimes démocratiques, où les élites « progressistes » peuvent juger qu’il est de leur devoir d’utiliser le système éducatif pour rendre les enfants meilleurs que leurs parents.

Le passage manquant de l’extrait du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels donné ci-dessus – à savoir « qui se conforment aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l’État » – donne la possibilité aux gouvernements d’imposer des exigences aux écoles non gouvernementales (écoles privées), exigences qui peuvent conduire à rendre impossible le maintien du caractère propre et des spécificités éducatives en faveur desquelles les parents avaient pourtant fait leur choix.

Il y a clairement une obligation qui pèse sur les États contemporains de prendre les mesures nécessaires à la protection des enfants tout en faisant en sorte que l’intérêt public soit servi par toutes les acteurs, privés ou publics, du système éducatif.

L’éducation des générations futures est une question d’intérêt public et doit être guidée, dans un système démocratique, par des hypothèses partagées sur le bien commun… dans des limites qui reflètent la nature pluraliste de la société.

L’effort pour respecter le rôle des parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et donc pour trouver le juste équilibre entre la liberté et la responsabilité en éducation – pour s’assurer que les objectifs nécessaires de la société soient atteints et que les individus et les groupes vulnérables soient protégés sans tomber dans ce que Kant appelait « le plus grand despotisme concevable » : un gouvernement paternaliste

La période allant de 1900 à 1945 peut être vue, rétrospectivement, comme celle du triomphe de l’école d’État dans la plupart des pays occidentaux. Alors que les écoles catholiques ou les autres écoles privées éduquent des millions d’enfants, elles jouent un rôle secondaire, comme une alternative ou, aux États-Unis et en Australie, comme le lieu réservé à la classe ouvrière immigrée. L’école publique représente alors la pierre angulaire de la société et n’a aucun concurrent sérieux.

L’école d’État a commencé à être concurrencée après la Seconde Guerre mondiale et la rivalité s’est accrue en particulier dans les années 1970.

Dans le raisonnement politique qui a été formulé petit à petit dans un certain nombre de pays, des termes tels que « subsidiarité » et « champ de souveraineté » ont commencé à se faire entendre. On a fait valoir que l’État devrait créer activement dans tous les secteurs les conditions du développement d’initiatives entrepreneuriales selon un principe de libre entreprise, au lieu de vouloir occuper lui-même tout l’espace social.

La centralisation excessive a commencé à être considérée comme un problème. Alors que l’État-providence continuait de se développer et les activités du gouvernement de s’étendre à de plus en plus de domaines de la vie, il y avait en même temps un désenchantement croissant à l’égard de la capacité de l’État et de sa rationalité bureaucratique de répondre efficacement aux besoins de l’homme.

Dans ce contexte d’insatisfaction, certains ont appelé à un « retrait de l’État », pour « réinventer le gouvernement », en adoptant de nouvelles techniques d’organisation sociale qui conduisent à la prise en main par les gens de leur propre destinée ( cf. théorie de l’« empowerment ») dans des secteurs et des organismes éloignés du centre, et donc à la création d’institutions par les citoyens pour eux-mêmes.

Les autorités publiques de la Finlande à l’Australie, et les régimes politiques de gauche comme de droite, ont cherché des façons de maintenir les acquis apportés par l’État-providence sans avoir un monopole public qui fournisse services et prestations. Selon Peter Berger et Richard John Neuhaus :

« Le projet est que, si ces institutions (créées par la société civile) pouvaient être plus reconnues dans les politiques publiques, les individus se sentiraient davantage « chez eux » dans la société, et l’ordre politique serait mieux compris. Sans processus institutionnels fiables de médiation, l’ordre politique se détache des valeurs et des réalités de la vie individuelle. Privé de son fondement moral, l’ordre politique est « délégitimé ». »

Selon ces propositions, les citoyens sont conçus en de nouveaux termes par les décideurs politiques qui les percevront non pas comme des objets de l’action gouvernementale, mais plutôt comme des acteurs se caractérisant par la responsabilité, l’autonomie et le choix, et dotés de la ressource et des informations disponibles pour les finalités communes de la société.

Ces propositions ne doivent pas être confondues avec la « marchandisation » des services à la personne, dont l’éducation, car ils ne sont pas une manifestation du « capitalisme sauvage ». Ses partisans insistent sur le fait que ce qu’ils demandent, c’est l’utilisation d’un « troisième secteur » composé d’associations volontaires qui ne sont ni étatiques ni mercantiles mais qui relèvent simplement d’association d’intérêt général conclues sur la base du volontariat.

Les réformes proposées visent à renforcer les pouvoirs des citoyens en tant que membres actifs de la société, cherchant à améliorer leur qualité de vie et celle de leurs familles par des actes de choix".

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:00

La France coule et notre aristocratie administrative s’en fiche royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent.

Jack Lang ayant un jour déclaré que le Parti Socialiste était celui de l’intelligence, il est donc logique de penser que lorsque ce dernier est au pouvoir, notre pays le devient de facto. C’est du reste comme cela qu’il faut prendre l’étrange décision des dirigeants de Facebook d’implanter, à Paris, leur laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Il est vrai qu’en matière d’artifice, avec les socialistes, nous sommes en avance de plusieurs siècles sur les autres nations. Des courbes du chômage qui n’en finissent plus de s’inverser négativement, en passant par toutes les usines à gaz fiscales destinées à rééduquer les déviants, à inciter les citoyens à œuvrer pour la planète, nous ne manquons pas de solutions fictives à proposer aux grands défis de notre époque. Le tout en respectant les grands principes républicains qui sont, on l’aura compris, le credo de nos temps obscurs. Du reste, quel plus bel exemple d’intelligence artificielle que celui de notre Président bien mal aimé, lui qui n’a pas son pareil pour, toujours, nous dénicher LA connerie à ne pas faire.

La République nous (r)appelle

Dernière stupidité en date : contester puérilement le nom dont vient de se doter l’UMP. Comble de l’horreur pour un socialiste « normal », la République, qu’il invoque totémiquement du soir au matin, pour nous vendre tout et son contraire, est préemptée par le camp d’en face. Marine Le Pen eût-elle décidé de découper son père en rondelles en adoptant cette dénomination que les PS n’auraient pas été plus indignés. Comment ce facho de Sarkozy a-t-il bien pu oser faire main basse sur les oripeaux dont se drape le socialisme dès qu’il s’agit de diffuser sa moraline délétère ? Et la médiacratie, en service commandé, d’embrayer derrière le PS pour dénoncer le « scandale ».

En admettant que plus grand monde ne se souvienne de l’UNR et de l’UDR, les temps du RPR ne sont pas si lointains qu’il faille pousser des cris d’orfraie à la seule perspective de voir des gens de droite se référer à la République, fut-elle la cinquième du nom. Ils n’allaient tout de même pas s’appeler « Les Monarchistes » pour se conformer aux clichés véhiculés par des socialistes qui eux, c’est bien connu, « ne sont animés que des meilleures intentions ». En tout cas, une chose est sûre, ils ne risquaient pas de se dénommer « Les Libéraux », tant la Liberté leur est un concept, à peu près aussi étranger que le courage et la constance.

La course à l’ouverture d’esprit

Si Marthe Richard n’avait pas rendu l’exercice théorique, l’averse de bons sentiments qui attendait les militants Républicains, lors de leur congrès fondateur le 30 mai dernier, aurait pu provoquer la réaction suivante : « La tolérance, Monsieur, il y a des maisons pour cela ! » Rien ne nous aura été épargné dans le style « vivons heureux au pays du vivre ensemble ». Il est interdit de dire du mal des ministres qui coulent : la Justice pour l’une, le système « éducatif » pour l’autre. Elles sont issues des « minorités visibles » donc infaillibles. Les critiquer c’est être raciste, ne pas être d’accord c’est du nazisme ! Il est exact que ces deux mammouths ne les avaient pas attendus pour branler sérieusement du manche. Il n’en reste pas moins que Tata Taubira et Cousine Belkacem achèvent leurs bêtes respectives, avec un talent et une énergie qui laisserait songeur le plus stakhanoviste des bouchers Charal. Prétendre que les politiques ne peuvent plus rien à la marche des affaires est une ânerie. Ils ne peuvent plus améliorer les choses qu’à l’insu de leur plein gré, c’est un fait, mais ils peuvent, en toute bonne conscience, rendre apocalyptiques des situations déjà cauchemardesques.

Le pire dans tout cela c’est que l’alternance n’y changera probablement rien. Bien entendu, pour se faire élire, le candidat du moment nous promettra tout et son contraire. Encore que… À écouter les thuriféraires d’Alain Juppé, sa grandeur consiste justement à dire maintenant qu’il ne changera rien (je l’avoue je schématise, mais c’est quand même bien ce qu’il fera au final s’il accède au Graal). C’est un concept comme un autre, bien que peu enthousiasmant ! Sarkozy avait été élu en 2007 en nous affirmant : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». Il a ensuite passé le plus clair de son mandat à faire ce qu’il n’avait jamais dit et à faire croire qu’il avait fait ce qu’il avait dit. Juppé, lui, commence par dire ce qu’il ne fera pas, pour être bien sûr de ne pas avoir à dire ce qu’il fera. Pas étonnant qu’il soit l’homme de droite préféré de la gauche.

La stratégie « normale » de François Hollande

Pour le Président le moins populaire de la cinquième République, il n’existe pas trente-six façons de prolonger son inaction au-delà de 2017. Alors que ses résultats lamentables devraient l’inciter à se cacher sous le tapis en attendant que ça passe, Hollande repart en campagne, comme si de rien n’était. Il déterre les morts pour les placer au Panthéon, il court de commémoration en repentance à tel point qu’il s’excuse de tout sauf d’exister. Cette agitation frénétique n’a d’autre objectif que de tuer dans l’œuf toute pensée stratégique rationnelle dans le marigot qui lui tient lieu de parti. Son action est si positive qu’il sait qu’il a autant de chance d’arriver à ses fins que Depardieu de gagner le Marathon de Paris. Pour renverser le cours des choses, il lui faut provoquer un « 21 avril à l’envers » et éliminer le candidat de droite. Même comme cela, son élection n’est pas acquise, mais seulement vraisemblable. En effet, la France n’est pas encore mûre pour la passionaria des terrils, mais sait-on jamais, deux ans avec Hollande c’est très long et tout peut arriver. Pour espérer l’emporter quand même, il n’a qu’une seule solution : que les Républicains désignent Juppé comme candidat, à l’issue d’une primaire où tous les prétendants se seront écharpés sur le thème de la morale et du Front National (corollaire du thème précédent). La presse subventionnée par nos sous l’y aide du reste puissamment, en faisant de Juppé le Balladur, Jospin, Ségolène Royal (rayez la mention inutile) du moment.

« Le meilleur d’entre les Républicains » (aux dires de Chirac) occupe le créneau très couru du centre bien pensant socialo-compatible. En ce sens, il « croit en l’action de l’État » (c’est d’ailleurs une foi qu’il partage avec Marine Le Pen et Florian Philippot, mais passons bien vite). Tout le monde sait bien que ce positionnement est électoralement étroit (le centre, pas la croyance en l’infaillibilité de l’État, hélas) car peu d’électeurs s’en satisfont (la Duhamélisation des esprits n’est pas encore complète, Deo gracias !). Même si ceux qui votent pour le centre sont très bruyamment satisfaits d’eux-mêmes, ils ne représentent guère plus de 15% des voix (au mieux). En admettant que le maire de Bordeaux s’arrache et se fasse violence en campagne (après tout, Balladur est bien monté sur une table avant de se ramasser) ses positions droits-de-l’hommistes et tolérantes ne lui vaudront pas de dépasser les 20%.

Marine, que le système médiatique poussera à fond (voir plus haut), fera autour des 30%. Il ne restera plus à Pépère qu’à rassembler son camp de base (pour le PS c’est acquis, depuis le « succès » de la motion Cambadélis), à limiter la dispersion extrême gauchiste à Mélenchon. Le tour sera joué et les 20% franchis. Les verts peuvent bien risquer de gripper la machine, mais leur poids électoral découlant de leurs propositions fumeuses les rend, en dehors de Paris, singulièrement négligeables. Seul Cohn-Bendit serait en mesure de fédérer les bobos mais même comme cela… Et voilà comment un Président haï risque de nous enfumer pour cinq longues années supplémentaires. Quand on voit ce qu’il a fait en trois ans, on imagine dans quel état sera la France de 2022.

La France, l’homme malade de l’Europe

Oui, ce n’est pas très charitable de penser que François Hollande ruinera la France au terme de son second quinquennat. Pourquoi attendre 2022, alors qu’il est en passe de réaliser l’exploit aux trois cinquièmes du premier, je vous le concède. Loin de s’inverser, la courbe du chômage n’en finit pas de monter et avec elle son cortège de drames humains. Pendant ce temps-là, les socialistes s’accrochent aux totems sociaux (CDI, seuils, prélèvements confiscatoires, représentation syndicale…) comme la vérole sur le bas-clergé. Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas profiter du retour de la croissance et de la baisse conjuguée du pétrole et de l’Euro : même pas mal ! Nous flirtons avec les 5,5 millions de chômeurs et une dette qui avoisine les 100% du PIB : vous reprendrez bien 150 000 emplois aidés avec vos sous supplémentaires ! Il est urgent de rétablir la confiance avec les entrepreneurs qui, seuls, peuvent créer des emplois : amis patron de PME, tu auras toi aussi ton délégué syndical ! Les socialistes ont ce talent rare, de pouvoir faire dérailler les trains en gare rien qu’en les regardant.

Le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas comprendre que leur politique est mortifère. C’est impossible pour eux puisqu’ils font le bien. Un petit exemple de l’étendue de leurs bienfaits nous est donné par leur politique de maquillage des comptes de réduction des déficits. Selon l’Association des Maires de France, les collectivités locales représentent 37% de l’investissement public. Elles sont responsables d’un peu plus de 4% du déficit public et vont pourtant supporter l’essentiel des efforts de réduction de la dépense. Que pensez-vous qu’il va se passer dans les prochaines années, si rien ne vient endiguer cette catastrophe ? L’investissement public va s’effondrer (-25% en 2017 par rapport à 2014), pour le plus grand bonheur de ce capitalisme, certes de connivence, mais pourtant grand pourvoyeur d’emplois peu qualifiés (BTP, services collectifs, transports).

La France coule et notre aristocratie administrative s’en fiche royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent. Les scandales qui se multiplient comme celui de la Présidente de l’INA qui claque 40 000 € de taxis en une année, alors qu’elle a un chauffeur, ne provoquent aucune réaction, à part celle de la recaser dans un placard doré au ministère de la Culture. Dans ce foutoir généralisé, la seule réforme que veulent porter les socialistes pour se trainer lamentablement jusqu’en 2017, est celle du prélèvement à la source des impôts directs. Oh la belle idée que voilà ! Comme il n’est pas question de nous faire cadeau d’une année de prélèvement, ces dingues sont en train de nous concocter une usine à gaz qui nous permettra d’apurer notre « dette fiscale » ancien système tout en nous pompant nos impôts « nouvelle formule » à la source. Payer deux fois ses impôts, en une année (ou plus, le tout est de savoir en combien de fois nous allons couper la queue du chien) voilà qui va très certainement relancer la croissance…

Marc Suivre

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 08:45

Un article qui nous fait la démonstration que nous pouvons éviter de nous enfoncer dans la confusion des idées et la pauvreté de la réflexion. Merci au Contrarien Matin qui chaque jour nous fait un décryptage satirique et sans concession de l'actualité financière . Jean-Loup DUJARDIN

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, l’information s’est télescopée donnant une image assez nauséeuse du fonctionnement de notre société dite démocratique et forcément jûûûste depuis que les gentils socialos sont au pouvoir. Du goudron et des plumes… je crois que je vais créer une société de vente par internet d’un kit révolutionnaire (rigolo) évidemment composé de 50 grammes de goudron et 1 kilo de plumes pour la symbolique bien sûr… On pourrait appeler ça « dugoudronetdesplumes.com » vu que ces derniers temps des coups de pieds aux fesses se perdent…

Loto illégal : 100 000 € d’amende et six mois de sursis pour « mamie Yvette »

Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras.

Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près, pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion !

Au même moment, un secret de polichinelle vient d’être éventé, à savoir les méthodes d’optimisations fiscales des grandes multinationales qui font tout ce qu’elles peuvent pour payer le moins d’impôts possible, un peu comme notre mamie Yvette sauf que dans ce cas-là, ce n’est pas pour alimenter une association caritative du coin et cela se compte en centaines de milliards de dollars par an.

D’un côté, on fait la chasse au petit peuple de sans-dents fraudeurs, qu’il soit Français ou… Grecs, mais l’on oublie consciencieusement de dire que les grandes entreprises, celles qui détruisent le plus l’emploi, l’environnement et les sociétés civiles ne paient presque rien et certainement pas leur part, tout reposant sur la tonte du mougeon (l’hybride du mouton tondu et du pigeon plumé que sont devenus tous les citoyens du monde « libre »).

Le chef de cette bande d’escrocs, permettant à tous la plus grande évasion fiscale jamais organisée et durant des années, vient d’avoir une superbe promotion puisqu’il vient d’être nommé (il n’y a aucune élection démocratique en Europe au suffrage universel direct sauf pour le Parlement qui ne sert à rien) à la tête de la Commission européenne, son boulot consistant à défendre les intérêts de ses amis à savoir les grosses boîtes et en aucun cas les peuples d’Europe, composés de mamies et papys Yvette, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, d’enfants, en un mot… d’êtres humains, les siens, ceux son troupeau, troupeau qu’il est censé dans le cadre des principes du bien commun protéger, choyer.

Juncker au centre d’un scandale fiscal impliquant 340 multinationales

« Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d’euros à l’impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

Quarante médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) viennent de révéler l’existence d’accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa.Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, leSüddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg.
Ministre des Finances du Grand Duché du 14 juillet 1989 au 23 juillet 2009, il a également été son Premier ministre durant près de 19 ans, du 20 janvier 1995 au 4 décembre 2013. Non seulement M. Juncker ne pouvait ignorer les pratiques mises à jour par l’ICIJ, mais aux postes qu’il occupait il les organisait.

On savait que le Luxembourg était le Duché de l’évasion fiscale. L’intérêt de l’enquête de l’ICIJ est d’en expliquer le mécanisme, révélant par la même la complicité du pouvoir politique luxembourgeois. La pratique du « tax ruling », mise à jour dans cette enquête de six mois baptisée « Luxembourg Leaks » ou « LuxLeaks », est légale. Elle permet à une entreprise de demander à l’avance comment sa situation sera traitée par l’administration fiscale d’un pays, et d’obtenir certaines garanties juridiques. Les groupes concernés réalisent ainsi des milliards d’euros d’économies chaque année grâce à la création d’une filiale, d’une holding ou au déplacement d’un siège social sur le territoire du Grand-Duché. Avec pour but de payer le moins d’impôt possible. »

« Les 28 000 pages d’accords fiscaux secrets auxquels l’ICIJ a eu accès concernent 340 grandes entreprises – notamment Apple, Amazon, Verizon, AIG, Heinz, Pepsi, Ikea – et proviennent tous du grand cabinet de conseil et d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC). Ils ne concernent donc que les entreprises clientes de PwC. Et le Luxembourg n’entend pas renoncer à la pratique du « tax ruling » : Elle « fait partie de notre patrimoine et nous voulons la perpétuer dans le respect des règles », déclarait son ministre des Finances, Pierre Gramegna, dans Le Monde du 29 octobre. Avant d’ajouter, non sans cynisme : « Le maintien d’une certaine compétitivité, loyale, entre les États dans le domaine fiscal est indispensable. »

Il n’y a là aucun scandale inconnu et j’ai toujours dit et répété à l’envi que le débat sur l’évasion fiscale des citoyens était de la foutaise en terme de chiffres. Nous sommes, nous autres les citoyens d’en bas, de bien piètres voleurs. Les vrais voleurs, eux, non seulement souvent n’ont pas affaire à la justice, voire siège toujours à l’Assemblée nationale (hein mon Toto, voir en bas), mais se trouvent dans les plus hautes sphères du monde politique et des affaires.

Je suis pour l’Europe des peuples, pas l’Europe des voleurs et des europathes

Vous devez comprendre avec cette histoire que l’Europe est un problème. Un vrai. Un cadre antidémocratique favorisant les petits arrangements entre amis loin du contrôle des peuples et des justices nationales d’une petite caste de profiteurs gangrenée par la corruption massive s’est organisé au fil du temps.

Cette Europe n’a aucun intérêt à protéger les peuples. Plus vous perdez, plus les europathes gagnent à titre personnel.

Il faut que cette Europe-là nous la cassions, nous la rejetions, nous la combattions car elle est l’incarnation même de la négation du droit des peuples et de la démocratie.

Ne vous laissez pas abuser par les discours complètement crétins et lénifiants du type « l’Europe c’est beau, c’est la paix », « sans l’Europe point de survie, nous sommes trop petits », « l’Europe c’est la prospérité », etc., etc.

Ces discours-là sont ceux de ces élites européennes qui font tout pour protéger leurs intérêts, n’en croyez pas un mot.

Tout est organisé au profit des multinationales y compris l’entrée en Europe d’un pays comme la Pologne avec son salaire à 360 euros par mois… Comment voulez-vous que cela fonctionne bien ? Évidemment que cela marche mal mais c’est une volonté, c’est fait exprès. L’objectif n’est pas que vous soyez heureux, l’objectif est que vous soyez tondus, ruinés, réduits en quasi-esclavage financier.

J’espère que Mamie Yvette ira vite en prison parce que vraiment, quel danger cette femme. Sinon bénissons saint Juncker… L’Europe c’est bien, sinon t’es un facho qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire et à l’idéologie nauséabonde, ou alors tu es un activiste ultraviolent d’un groupuscule d’estrèèème gôche. Répète encore après moi, allez, tous ensemble, « l’Europe c’est bien »… Et toi, au fond, je te vois, tu n’as pas l’air d’y croire, plus fort : « L’Europe c’est bien ! »

Il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

Source Le Parisien pour la Mamie embastillée. Ps ce n’est pas sa photo illustrant cet édito car je n’ai pas les droits d’image et pas de quoi les acheter. J’espère que vous comprendrez ma logique d’illustration gratuite et libre de droit pour un Contrarien Accessible à toutes et tous sans distinction de revenus! Merci pour votre bienveillance.

Le scandale Juncker…. c’est ici, c’est gonflé, et nous les pauvres couillons nous devons payer encore plus pour compenser… et si le Luxembourg remboursait tout le monde?

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:03

Encore un article de Charles SANNAT à lire, relire et méditer

Bonne lecture

Jean-Loup DUJARDIN

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Avant de parler du dernier article de mon confrère économiste Jean-Luc Ginder qui l’a publié sur « Le cercle » des Échos, je souhaitais revenir, car l’histoire est trop belle, sur la première « sortie » d’Emmanuel Macron, notre ministre de l’Économie et accessoirement ancien banquier d’affaires. Bref, Macron est brillant, Macron est intelligent, Macron est un très gros bosseur, Macron est génial et tous les autres sont justement des illettrés… Le pire c’est que lorsqu’il a sorti cette terrible boulette, Macron était sûr et certain d’avoir tout bon. Il avait bossé avec les communicants, avalé des tonnes de notes et fiches de synthèse et il se ramasse comme le premier étudiant (de sa prof ?) venu à son premier oral. Je dois vous avouer que je me suis bien marré. D’abord, j’étais dans ma cuisine avec ma femme et la marmaille qui piaille en train de tenter de boire un café salvateur pour me réveiller. Bref, lorsque je l’ai entendu dire « illettrés » en parlant des salariés de GAD, j’ai tout de suite pensé « boulette le Macron et toc… ».

Il fallait donc que j’explique à nos zélotes des zélites que l’on peut travailler dans un abattoir et ne pas être… illettré. On peut être sans-dents, vider des entrailles toute la journée, penser à payer ses impôts (malgré l’épidémie de phobie administrative, d’ailleurs je note au passage que Thévenoud est toujours député selon les principes moraux de notre grande et si belle gôche), et du coup savoir lire et compter au moins pour remplir son chèque de tiers provisionnel et remplir sa déclaration d’impôts. Si, si Manu (Macron pas Valls), je t’assure, même le peuple sait lire et écrire… enfin, rassure-toi Manu, de moins en moins bien grâce à l’efficacité légendaire de l’Éducation nationale dont les résultats sont inversement proportionnels au coût pour la collectivité. Même que l’Éducation nationale, tu verras ça dans tes chiffres et budgets de fin d’année, c’est le premier poste de dépenses… (avec le remboursement de la dette mais ça, c’est sûr que tu le sais vu que tu es là pour veiller à ce qu’elle soit bien remboursée la dette…)

Le morale de cette première bévue et de taille, c’est encore une fois de nous montrer et de nous démontrer par leurs propres propos le mépris dans lequel ces gens qui se disent de gôche et sociâââliste aimant les pôvres tiennent le peuple, leur peuple.

Le peuple, mes chers zélites, c’est des forts et des faibles, des bien-portants et des malades, des futés et des crétins, des sans-dents et des avec dents, des blonds et des bruns (il y a même des noirs, des marrons, des jaunes et café au lait), il y en a qui savent lire et écrire et d’autres pas ou mal, et alors ? Le peuple devrait être votre priorité, votre seule préoccupation mais en réalité le peuple vous dégoûte profondément et vous n’en avez strictement rien à faire. D’Hollande et ses SMS de sans-dents à sa copine la Valoche après chaque réunion (n’oubliez pas que le Président n’a jamais dit qu’il ne l’avait pas dit vu que Valoche à les preuves… des dizaines de SMS où il se plaint à sa copine d’avoir encore dû partager un moment de merde avec des abrutis de sans-dents, c’est-à-dire nous, le peuple). Il faut aimer les gens pour ce qu’ils sont, pour ce que la vie a fait d’eux et souvent, la vie n’est pas tendre avec beaucoup. Il faut les accepter tels qu’ils sont même si parfois c’est difficile. Il faut aimer son peuple dans toutes ses différences pour essayer d’en sortir le meilleur et ne pas favoriser le pire.

Mais comme vous n’êtes plus là pour servir le peuple mais vos propres intérêts et ceux de la finance, vos propos trahissent votre pensée, vous êtes des êtres supérieurs, nous sommes des sous-hommes. Le jour viendra, et sans doute beaucoup plus proche que vous ne le redoutez, où les illettrés sans-dents viendront vous botter les fesses à coups de fourche, ce qui aura le mérite de vous rappeler que vous aussi pouvez souffrir du postérieur !

Justement, à propos de fourches et d’arrière-train sanguinolent.

Économie française : alarme à fond et rouge profond

Ce n’est pas de moi, et j’aime bien citer les articles qui ne sont pas de moi. Ce n’est pas pour vous que je le fais mais pour vos conjoints qui ne sont pas forcément contrariens, comme par exemple ma femme… Quand je dis quelque chose, elle ne me croit pas vu que je suis son mari… Quand c’est dit par quelqu’un d’autre, cela vaut beaucoup plus. Alors je cite les collègues… comme Jean-Luc Ginder.

Voilà ce qu’il nous raconte dans son dernier papier publié par « Le cercle » des Échos.

« La fin de l’année 2014 sera marquée par un sérieux risque d’implosion ce qui ne manquera pas de provoquer un conflit sociétal humain d’une violence extrême. » Traduisez par « ça sent les coups de fourches pour certains »… et vu que maintenant que l’on a Internet et que l’on vit dans un monde moderne, les fourches ont été remplacées dans certains endroits par les kalachnikovs qui, vous en conviendrez aisément, sont bien plus efficaces pour trouer les fesses de nos ministres.

Et notre Jean-Luc national pris d’une terrible crise d’angoisse continue de déverser sa mauvaise humeur, alors que môa (pas président) je pense à ma carrière, au prochain aïe-truc qui va sortir, aux soldes que j’attends avec impatience pour acheter plein de choses quoi…

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. Le discours politique admet la crise et nous promet cependant un changement, voire une inversion des courbes pour un retour prometteur à la normale.
Le Président Hollande a confirmé cette tendance le mardi 9 septembre. En quoi est-il réaliste de penser qu’une situation qui dure depuis une quinzaine d’années serait une anomalie ? N’est-ce pas plutôt une réalité ? »

Oups… Jean-Luc… voyons, toi non plus tu ne vas pas te mettre à penser et, encore plus grave, à écrire qu’il n’y a plus de croissance depuis 10 ans et que les crétins qui l’attendent encore sont vraiment des illettrés économiques (hein Manu… Macron j’entends).

« La vérité est que le rythme du progrès technique a ralenti entraînant un ralentissement du rythme des gains de productivité qui entraîne alors le ralentissement du potentiel de croissance de la France.
Nos prévisions économiques s’appuyaient sur une prévision de croissance de 1,6 %, la vraie valeur était 0,4 % ou plus basse. Si mon raisonnement est exact, cela signifie qu’il nous faut repenser les équilibres futurs de la protection sociale, l’évolution des régimes de santé. Il nous faudra concevoir autrement les gains de pouvoir d’achat envisageables. »

Eh oui, la croissance tendancielle de chaque décennie depuis 40 ans est inférieure et très largement à la décennie précédente… Et là on est dans la décennie 0 croissance… C’est ballot quand tout le système économique est conçu autour… d’une seule variable : la croissance ! Par exemple, pas de remboursement des dettes sans croissance future et tout le système pyramidale de la dette repose sur les… revenus futurs !! Pas de revenus, pas de remboursement. Pas de remboursement = faillite… L’économie, je vous assure, c’est en réalité hypersimple (ne dites pas ça à Manu, il veut croire que c’est très compliqué, et que ce n’est pas à la portée des illettrés que nous sommes).

« Les dirigeants politiques devront savoir expliquer aux Français qu’ils vont avoir à s’habituer à recevoir moins de gains de productivité, s’habituer à une croissance moindre et donc connaître la stagnation des niveaux de vie futurs.
Je mesure mes mots quand je déclare que l’impact de la croissance zéro sur la dette de la France aura pour effet de diviser de moitié l’enrichissement global annoncé par les dirigeants du pays. Les conséquences seront dramatiques. »

Haa, mon Jean-Luc, tu mesures tes mots et tu pèses les maux de notre beau pays. Allez, dis-le, tu y es presque, non, allez je t’aide. Il veut dire en trois mots : « On est dans la merde. » Zut ! Ça fait 5 ! Mais alors vous n’avez pas idée… et de savoir que Manu Macron et Manu Valls sont aux manettes… eh bien, je ne suis pas rassuré.

La fin de l’État-providence

Décidemment en forme, le Jean-Luc poursuit son explication (par ailleurs parfaitement exacte) : « Il nous faut prendre conscience que la dérive naturelle des dépenses de la protection sociale correspond à 1 point du PIB. Cela signifie que la croissance future sera engloutie par les dépenses de protection sociale. La France a opté pour une politique de soutien de la demande, mais la réalité est qu’elle n’aura rien à redistribuer en pouvoir d’achat. »

Traduction de votre aimable serviteur : y a plus pognon, fini les allocations, les aides, les subventions, les soins gratis, la sécu, les Assedic, les APL, les pif, les pafs et autres caf… Fini, terminé, basta… Y a plus pognon. Bon, ce n’est pas faute de vous le dire et de vous le répéter, mais cela fait du bien de voir les autres finir par frémir en pensant enfin aux conséquences que la disparition de l’État-providence va provoquer dans un pays où tout le monde y est plus ou moins dépendant. Évidemment, c’est à cela qu’il faut se préparer et vite, et pas n’attendre que la prochaine période de soldes, même si je vous l’accorde c’est plus… « positif » comme dirait ma femme, un peu moins « pessismiste ». Mais je ne suis pas pessimiste, je suis un illettré qui ne maîtrise que deux opérations : le + et -. Et quand il y a beaucoup plus de – que de +, en général le résultat est pas bon…

Les réformes c’est du bidon, la situation est irrémédiablement compromise.

« C’est toute la politique économique qu’il faut remettre en cause et la plus touchée est la politique de protection sociale, de santé, de retraite si on ne peut pas passer à une politique de soutien de l’offre. Cela veut dire que la dernière réforme des retraites qui a été conçue sur des hypothèses de croissance à 1,6 % est à revoir complètement et en extrême urgence. Qui en aura le courage ? »

Eh oui mon Jean-Luc, c’est exactement pour cela que je disais qu’avec les deux Manu à la barre, je n’étais pas rassuré. Peu importe qu’on les aime ou pas les Manu, ils ne pourront rien faire, d’ailleurs le Macron l’a dit ce matin entre deux boulettes. Il a dit : « Je crois à l’addition de petites réformes… » Là, franchement, j’ai bien rigolé. C’est sûr, en faisant gagner un peu moins de sous aux notaires ou aux pharmaciens… on va créer de la croissance ! Hahahah quelle blague, quel humour ! C’est effectivement tout le cadre de notre système dans sa globalité qu’il faut revoir et ce n’est pas de la réformette qu’il nous faut mais une mutation totale, complète, radicale et elle devra toucher tous les pans de notre société. L’Éducation nationale, les régimes spéciaux, les retraites, l’immigration (eh oui, disons-le, il faut arrêter de vouloir faire croire qu’en laissant rentrer entre 300 et 500 000 nouveaux arrivants chaque année, on va réussir 1, à les intégrer et 2, à faire baisser le chômage), la politique sociale de redistribution, la fiscalité, le financement de la dette, la monnaie, notre appartenance à l’Europe ou à l’OTAN, bref, il faut tout revoir, tout repenser et justement nous ne le ferons pas, ou plus précisément nous ne pourrons pas le faire sans tout casser et quand on casse… ça fait mal, très mal même.

« Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. La croissance est le moteur fondamental qui permet de supporter l’état social d’une nation. »

« La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. Depuis 40 ans la France expérimente la même politique qui se résume à faire de la relance par la demande, mais cette politique creuse le déficit, augmente les impôts, concentre surtout les augmentations de l’impôt sur les entreprises accélérant la dégradation de la compétitivité donc de l’investissement et de l’emploi. »

« La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures.
Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. La fin de l’année 2014 pourrait vraisemblablement être la fin d’une période économique et institutionnelle. »

En fait, ce que veut vous expliquer Jean-Luc mais sans oser vous le dire, c’est que lorsque le robinet des aides sociales sera coupé par manque d’argent, alors le gouvernement Valls tombera et comme Raffarin le disait, le gouvernement Valls est le dernier qui nous sépare du chaos et croyez-moi, le chaos arrive à grand pas dans notre pays et toutes les fragilités, toutes les erreurs de décennies de démagogie, de mensonge, de politiquement correct absurde, d’idéologie, toutes nos fractures qui cisaillent notre société et que l’on ne veut pas voir en cachant tout cela sous des mots et une novlangue orwelienne, tout cela va rentrer en résonance pour le malheur de tous et c’est à ce scénario du pire que désormais vous devez vous préparer.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:31

Régulièrement, je partage avec vous un article du quotidien numérique « Le Contrarien » .Vous savez, ce quotidien sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique. Aujourd’hui, C Sannat fait, une fois encore, preuve de sa verve et de son à propos. Alors, bonne lecture ……

Jean-Loup Dujardin

« La France sous tutelle comme la Grèce dès le 2 octobre prochain ?… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’aime beaucoup lire le blog et les analyses de Jacques Attali. Je sais, vu les nombreux courriers des lecteurs que je reçois à chaque fois que je parle de lui, que vous êtes assez nombreux à ne pas « l’apprécier ». Pour autant, ses propos restent très importants par ce qu’ils révèlent de la pensée du courant mondialiste, libre-échangiste, européen et financier qui, disons-le, dirige aujourd’hui le monde dans lequel nous vivons.

La question n’est pas de savoir si Attali a raison ou tort, bien que, sur nombre de ses constats purement économiques, je sois d’accord avec lui en particulier sur l’idée de cap et de trajectoire menant notre pays directement vers la faillite. La véritable question c’est de voir à travers ses écrits et comprendre les moyens de résolution que « l’élite » mondiale et « éclairée » (forcément, nous autres, les sans-dents, sommes également dans leur esprit des sans-intelligence) souhaite nous appliquer et du coup, mieux voir venir la sauce à laquelle certains veulent même plus nous manger mais plus vraisemblablement nous dévorer tout cru.

Attali pense qu’il faut plus d’Europe, plus de gouvernance mondiale, il souhaite même l’institution d’un gouvernement mondial pour diriger un monde globalisé, mondialisé. Il veut encore et toujours plus d’Europe, encore moins de souveraineté pour la France, toujours plus de contrôle sur les pays et, sans jamais vraiment le dire, il souhaite la disparition des États-nations.

Son point de vue, n’en déplaise à ses détracteurs, est totalement fondé, brillant, bien illustré et bien vendu aux masses. Son point de vue, ce n’est évidemment pas celui de l’intérêt des peuples, mais celui du tout petit, du ridiculement petit même peuple de la finance, qui est plus assimilable à une caste qu’à autre chose. Cette caste de maîtres nous dirige et veut non seulement accroître son pouvoir mais également sa richesse. Il y a une chose que la mondialisation a réussi à merveille et ce n’est pas le bonheur des peuples, non, ce que la mondialisation a brillamment réussi c’est à souder par-delà toutes les cultures et les sociétés, au-delà des guerres et des rancœurs historiques, les mégariches entre eux.

Comme le disait si bien Warren Buffet, bien sûr qu’il y a une lutte des classes, et c’est la mienne qui a gagné, celle des mégariche, celles des hommes et femmes de pouvoir, celle des milliardaires sans foi ni loi. Un très riche indien, français, qatari, ou américain partagent bien plus de valeurs (dans tous les sens du terme) entre eux qu’avec leur peuple de sans-dents respectifs.

Jacques Attali ne défend pas les intérêts du peuple de France ou même les intérêts des peuples européens. Il défend sa caste et vend cette sauce immonde avec un très grand brio.

Pour Attali donc, il faudra encore plus de rigueur (cela dit, nous n’y couperons pas quand bien même nous reprendrions notre droit souverain à battre monnaie nous-même), il faut moins dépenser, il faut réduire drastiquement les dépenses de l’État. Or réduire les dépenses de l’État, nous le savons tous pertinemment, si nous le faisons fortement cela n’entraîne pas une baisse de la dette mais avant tout une baisse de la croissance (car tout ce qui n’est plus dépensé par l’État vient réduire le PIB). Cela amène une récession qui, comme en Grèce ou en Espagne, ne peut que se transformer en dépression économique. Ce phénomène est aussi sûr et certain que 1 + 1 font 2. Aucune donc des solutions proposées ou envisagées par Attali ne permettra de régler la crise que nous traversons, en revanche elles sont un grand pas vers encore plus d’asservissement des peuples, vers encore plus de dissolution des cultures nationales vers une espèce de sous-culture mondiale partagée par tous à base d’hyperconsommation, d’hyperprofit et d’hyperexploitation (aussi bien des hommes que des ressources).

Si nous suivons la politique de Jacques, alors nous nous retrouverons exactement dans la même situation que la Grèce, et pour nous vendre ses idées il nous menace justement de grècification, mais les conséquences pour éviter la faillite ou les conséquences de la faillite sont exactement les mêmes. Seule la vitesse d’apparition de ces conséquences varient. En clair, si pour éviter la faillite nous détruisons tous les services publics, que nous privatisons tous les secteurs de l’économie etc., etc., alors cela revient au même que de se passer de services publics parce que nous ne pourrions plus les payer.

Il y a pourtant une solution pour sortir de cette crise et cette solution passe par un grand projet politique qui doit susciter l’adhésion du peuple. Effectivement, nous devons réduire les dépenses mais nous pouvons le faire à partir du moment où nous définissons collectivement ce que nous voulons voir croître et ce qu’il sera indispensable de faire décroître. Nous pouvons, en modifiant totalement nos cadres économiques, changer la donne et repartir de l’avant. Nous pouvons et nous devrons sortir de l’euro pour pouvoir rebattre monnaie, non pas pour faire de l’inflation ou de l’hyperinflation mais pour, plus prosaïquement, avoir un outil essentiel à l’accompagnement de la mise en place d’un nouveau cadre économique. Ce grand projet politique doit être centré non pas sur les intérêts des grandes multinationales ou de cette caste d’êtres supérieurs que sont nos mégariches, non, cette politique doit être pensée par et pour le peuple. Vous devez comprendre qu’il n’y a aucune fatalité au naufrage aussi bien moral que politique de notre pays. Il y a des trahisons massives et il y a surtout un peuple, des peuples, qui, soumis au pouvoir divertissant et lobotomisant de la télé et de loisirs vendus comme étant du bonheur prêt à consommer, ont presque tous totalement abandonné leur pouvoir politique en de mauvaises mains.

C’est aux dirigeants de craindre les peuples et pas l’inverse. Soyons optimistes car je sens se lever dans ce pays l’esprit résistant, l’esprit du bien et du sens commun, l’esprit de la grandeur de notre pays, son esprit profondément gaulliste. Nous allons traverser une période particulièrement difficile et j’ai déjà exprimé dans ces colonnes les meilleures façons à mon sens de s’en prémunir ou de vivre le moins mal possible ces moments qui seront historiques. Mais Attali a raison sur plusieurs points. Nous arrivons à la croisée des chemins et Hollande a échoué comme un bleu sur l’ensemble de ses paris dont le plus risqué était celui d’attendre le retour de la croissance salvatrice. Il n’y aura rien pour le sauver, au contraire : avec l’augmentation des taux américains, c’est une nouvelle série de krachs financiers, boursiers et obligataires qui nous attend.

Attali a raison lorsqu’il dit que l’Europe va sévir et va nous mettre sous tutelle. Ce jour-là, nous devrons choisir entre l’humiliation ou la guerre sinon, comme le disait Churchill, nous aurons l’humiliation et la guerre. Nous devrons quitter cette Europe et reprendre notre destin en main en affrontant ensemble notre réalité.

Attali a raison encore dans son calendrier car le budget, qui sera présenté et que nos ministres y compris le premier d’entre eux Valls tentent de vendre à Merkel, prouve bien l’absence de volonté politique, en tout cas pour le moment. Mais pensez-vous que cette majorité, engluée dans les scandales, puisse réussir maintenant à faire quoi que ce soit ? Rien, et l’action de Valls est chaque jour un peu plus condamnée à l’échec.

Je vous laisse donc lire Attali et vous forger votre propre opinion, celle de citoyens, politisés, conscients du bien commun et de l’intérêt public, garants de la liberté héritée dont nous sommes dépositaires et qu’il conviendra de léguer à nos enfants.

Rendez-vous le 2 octobre par Jacques ATTALI

« À tous ceux que l’avenir de la France pourrait intéresser, je donne rendez-vous ici même, le 2 octobre : son sort, ce jour-là, sera scellé, pour longtemps. D’ici à cette date, en effet, notre pays devra faire enfin les choix qu’il refuse obstinément d’effectuer depuis 20 ans, malgré tous les conseils, tous les livres, tous les discours.

Récapitulons les dates importantes du mois à venir :

- Ce mercredi 10 septembre, le gouvernement doit faire connaître la trajectoire qu’il choisit pour 2015. Ce choix est crucial, puisqu’il détermine le sort du pays jusqu’en 2016, année en principe pré-présidentielle, pendant laquelle tout le monde s’empressera de ne rien faire. Les choix qui restaient à trancher avant ce mercredi étaient immenses. Faut-il avouer au pays que les déficits publics ne sont pas sous contrôle et que la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB ? Faut-il se résigner à des déficits durablement supérieurs à 4 % du PIB, à la différence de tous les autres pays européens ? Ou, au contraire, faut-il enfin faire d’énormes réformes et de cruelles économies pour maîtriser ces dérives ? Faut-il encore augmenter les impôts ? Et lesquels ? Faut-il se résigner à une déflation suicidaire ? Faut-il libérer les forces de la croissance au risque de déchaîner la coalition de tous les conservatismes ? J’ai ma réponse à ces questions. Je ne sais pas, à l’instant où j’écris, celle qui sera donnée par le gouvernement. La suite du calendrier ne l’incite pas à l’audace …

- Le vendredi 12 septembre, la structure du budget doit être communiquée au Haut conseil des finances publiques et aux autres pays européens, dont les ministres des Finances seront réunis pour cela à Milan.

- Le mardi 16 septembre, le Premier ministre doit demander la confiance du Parlement, qui sera d’autant plus difficile à obtenir qu’il aura pris les mesures très difficiles auxquelles nul n’a préparé le pays.

- Le jeudi 18 septembre, le président de la République donnera la quatrième conférence de presse semestrielle de son mandat.

- Le mercredi 24 septembre, ou quelques jours plus tard en raison d’un déplacement du Président à l’ONU, le budget détaillé sera présenté en Conseil des ministres puis, le jeudi 2 octobre, déposé au Parlement.

- Le dimanche 28 septembre auront lieu les élections sénatoriales.

Tout, alors, sera joué.

Si, ce mercredi, le gouvernement choisit la solution courageuse, qui consiste à purger tous les écarts antérieurs pour se redonner de la marge, il lui faudra annoncer des économies de plus de 25 milliards en 2015, et une hausse de deux points au moins de la TVA, ou autant de petites contributions fiscales infiniment plus douloureuses ; il pourrait alors craindre de ne pas avoir l’approbation du Parlement six jours plus tard.

S’il ne le fait pas, la France sera, avec l’Italie, le seul pays d’Europe refusant de se réformer. Le seul pays en route vers la faillite et la ruine de ses habitants. Le seul pays traité, à juste titre, par ses partenaires européens, de « cigale prétentieuse », de lâche inconscient, de fossoyeur de l’Union. Celle-ci pourrait (devrait, même, en application des traités) mettre notre pays sous tutelle et envoyer ses représentants afin d’établir le budget à notre place, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. Exactement comme on traite une personne incapable de gérer ses finances.

Voici le choix. Voici les enjeux. Au lieu de s’occuper d’anecdotes nauséabondes, les hommes politiques, de gauche comme de droite, ne devraient débattre en public que de cette question : que faire d’ici le 2 octobre prochain ?

Ce jour-là, je dirai ce que je pense de ce que le pouvoir aura décidé pour l’avenir de notre pays : aura-t-il choisi d’agir ou se sera-t-il bercé de l’illusion qu’il a encore du temps ? Croira-t-il que chacun peut s’en sortir seul, ou continuera-t-il d’entretenir une juxtaposition de groupes de pression quémandant chacun une part de plus en plus grande d’un gâteau de plus en plus petit ?

À lui d’en décider. À vous d’en juger. Rendez-vous le 2 octobre. »

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« La France sous tutelle comme la Grèce dès le 2 octobre prochain ?… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’aime beaucoup lire le blog et les analyses de Jacques Attali. Je sais, vu les nombreux courriers des lecteurs que je reçois à chaque fois que je parle de lui, que vous êtes assez nombreux à ne pas « l’apprécier ». Pour autant, ses propos restent très importants par ce qu’ils révèlent de la pensée du courant mondialiste, libre-échangiste, européen et financier qui, disons-le, dirige aujourd’hui le monde dans lequel nous vivons.

La question n’est pas de savoir si Attali a raison ou tort, bien que, sur nombre de ses constats purement économiques, je sois d’accord avec lui en particulier sur l’idée de cap et de trajectoire menant notre pays directement vers la faillite. La véritable question c’est de voir à travers ses écrits et comprendre les moyens de résolution que « l’élite » mondiale et « éclairée » (forcément, nous autres, les sans-dents, sommes également dans leur esprit des sans-intelligence) souhaite nous appliquer et du coup, mieux voir venir la sauce à laquelle certains veulent même plus nous manger mais plus vraisemblablement nous dévorer tout cru.

Attali pense qu’il faut plus d’Europe, plus de gouvernance mondiale, il souhaite même l’institution d’un gouvernement mondial pour diriger un monde globalisé, mondialisé. Il veut encore et toujours plus d’Europe, encore moins de souveraineté pour la France, toujours plus de contrôle sur les pays et, sans jamais vraiment le dire, il souhaite la disparition des États-nations.

Son point de vue, n’en déplaise à ses détracteurs, est totalement fondé, brillant, bien illustré et bien vendu aux masses. Son point de vue, ce n’est évidemment pas celui de l’intérêt des peuples, mais celui du tout petit, du ridiculement petit même peuple de la finance, qui est plus assimilable à une caste qu’à autre chose. Cette caste de maîtres nous dirige et veut non seulement accroître son pouvoir mais également sa richesse. Il y a une chose que la mondialisation a réussi à merveille et ce n’est pas le bonheur des peuples, non, ce que la mondialisation a brillamment réussi c’est à souder par-delà toutes les cultures et les sociétés, au-delà des guerres et des rancœurs historiques, les mégariches entre eux.

Comme le disait si bien Warren Buffet, bien sûr qu’il y a une lutte des classes, et c’est la mienne qui a gagné, celle des mégariche, celles des hommes et femmes de pouvoir, celle des milliardaires sans foi ni loi. Un très riche indien, français, qatari, ou américain partagent bien plus de valeurs (dans tous les sens du terme) entre eux qu’avec leur peuple de sans-dents respectifs.

Jacques Attali ne défend pas les intérêts du peuple de France ou même les intérêts des peuples européens. Il défend sa caste et vend cette sauce immonde avec un très grand brio.

Pour Attali donc, il faudra encore plus de rigueur (cela dit, nous n’y couperons pas quand bien même nous reprendrions notre droit souverain à battre monnaie nous-même), il faut moins dépenser, il faut réduire drastiquement les dépenses de l’État. Or réduire les dépenses de l’État, nous le savons tous pertinemment, si nous le faisons fortement cela n’entraîne pas une baisse de la dette mais avant tout une baisse de la croissance (car tout ce qui n’est plus dépensé par l’État vient réduire le PIB). Cela amène une récession qui, comme en Grèce ou en Espagne, ne peut que se transformer en dépression économique. Ce phénomène est aussi sûr et certain que 1 + 1 font 2. Aucune donc des solutions proposées ou envisagées par Attali ne permettra de régler la crise que nous traversons, en revanche elles sont un grand pas vers encore plus d’asservissement des peuples, vers encore plus de dissolution des cultures nationales vers une espèce de sous-culture mondiale partagée par tous à base d’hyperconsommation, d’hyperprofit et d’hyperexploitation (aussi bien des hommes que des ressources).

Si nous suivons la politique de Jacques, alors nous nous retrouverons exactement dans la même situation que la Grèce, et pour nous vendre ses idées il nous menace justement de grècification, mais les conséquences pour éviter la faillite ou les conséquences de la faillite sont exactement les mêmes. Seule la vitesse d’apparition de ces conséquences varient. En clair, si pour éviter la faillite nous détruisons tous les services publics, que nous privatisons tous les secteurs de l’économie etc., etc., alors cela revient au même que de se passer de services publics parce que nous ne pourrions plus les payer.

Il y a pourtant une solution pour sortir de cette crise et cette solution passe par un grand projet politique qui doit susciter l’adhésion du peuple. Effectivement, nous devons réduire les dépenses mais nous pouvons le faire à partir du moment où nous définissons collectivement ce que nous voulons voir croître et ce qu’il sera indispensable de faire décroître. Nous pouvons, en modifiant totalement nos cadres économiques, changer la donne et repartir de l’avant. Nous pouvons et nous devrons sortir de l’euro pour pouvoir rebattre monnaie, non pas pour faire de l’inflation ou de l’hyperinflation mais pour, plus prosaïquement, avoir un outil essentiel à l’accompagnement de la mise en place d’un nouveau cadre économique. Ce grand projet politique doit être centré non pas sur les intérêts des grandes multinationales ou de cette caste d’êtres supérieurs que sont nos mégariches, non, cette politique doit être pensée par et pour le peuple.
Vous devez comprendre qu’il n’y a aucune fatalité au naufrage aussi bien moral que politique de notre pays. Il y a des trahisons massives et il y a surtout un peuple, des peuples, qui, soumis au pouvoir divertissant et lobotomisant de la télé et de loisirs vendus comme étant du bonheur prêt à consommer, ont presque tous totalement abandonné leur pouvoir politique en de mauvaises mains.

C’est aux dirigeants de craindre les peuples et pas l’inverse. Soyons optimistes car je sens se lever dans ce pays l’esprit résistant, l’esprit du bien et du sens commun, l’esprit de la grandeur de notre pays, son esprit profondément gaulliste. Nous allons traverser une période particulièrement difficile et j’ai déjà exprimé dans ces colonnes les meilleures façons à mon sens de s’en prémunir ou de vivre le moins mal possible ces moments qui seront historiques. Mais Attali a raison sur plusieurs points. Nous arrivons à la croisée des chemins et Hollande a échoué comme un bleu sur l’ensemble de ses paris dont le plus risqué était celui d’attendre le retour de la croissance salvatrice. Il n’y aura rien pour le sauver, au contraire : avec l’augmentation des taux américains, c’est une nouvelle série de krachs financiers, boursiers et obligataires qui nous attend.

Attali a raison lorsqu’il dit que l’Europe va sévir et va nous mettre sous tutelle. Ce jour-là, nous devrons choisir entre l’humiliation ou la guerre sinon, comme le disait Churchill, nous aurons l’humiliation et la guerre. Nous devrons quitter cette Europe et reprendre notre destin en main en affrontant ensemble notre réalité.

Attali a raison encore dans son calendrier car le budget, qui sera présenté et que nos ministres y compris le premier d’entre eux Valls tentent de vendre à Merkel, prouve bien l’absence de volonté politique, en tout cas pour le moment. Mais pensez-vous que cette majorité, engluée dans les scandales, puisse réussir maintenant à faire quoi que ce soit ? Rien, et l’action de Valls est chaque jour un peu plus condamnée à l’échec.

Je vous laisse donc lire Attali et vous forger votre propre opinion, celle de citoyens, politisés, conscients du bien commun et de l’intérêt public, garants de la liberté héritée dont nous sommes dépositaires et qu’il conviendra de léguer à nos enfants.

Rendez-vous le 2 octobre par Jacques ATTALI

« À tous ceux que l’avenir de la France pourrait intéresser, je donne rendez-vous ici même, le 2 octobre : son sort, ce jour-là, sera scellé, pour longtemps. D’ici à cette date, en effet, notre pays devra faire enfin les choix qu’il refuse obstinément d’effectuer depuis 20 ans, malgré tous les conseils, tous les livres, tous les discours.

Récapitulons les dates importantes du mois à venir :

- Ce mercredi 10 septembre, le gouvernement doit faire connaître la trajectoire qu’il choisit pour 2015. Ce choix est crucial, puisqu’il détermine le sort du pays jusqu’en 2016, année en principe pré-présidentielle, pendant laquelle tout le monde s’empressera de ne rien faire. Les choix qui restaient à trancher avant ce mercredi étaient immenses. Faut-il avouer au pays que les déficits publics ne sont pas sous contrôle et que la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB ? Faut-il se résigner à des déficits durablement supérieurs à 4 % du PIB, à la différence de tous les autres pays européens ? Ou, au contraire, faut-il enfin faire d’énormes réformes et de cruelles économies pour maîtriser ces dérives ? Faut-il encore augmenter les impôts ? Et lesquels ? Faut-il se résigner à une déflation suicidaire ? Faut-il libérer les forces de la croissance au risque de déchaîner la coalition de tous les conservatismes ? J’ai ma réponse à ces questions. Je ne sais pas, à l’instant où j’écris, celle qui sera donnée par le gouvernement. La suite du calendrier ne l’incite pas à l’audace …

- Le vendredi 12 septembre, la structure du budget doit être communiquée au Haut conseil des finances publiques et aux autres pays européens, dont les ministres des Finances seront réunis pour cela à Milan.

- Le mardi 16 septembre, le Premier ministre doit demander la confiance du Parlement, qui sera d’autant plus difficile à obtenir qu’il aura pris les mesures très difficiles auxquelles nul n’a préparé le pays.

- Le jeudi 18 septembre, le président de la République donnera la quatrième conférence de presse semestrielle de son mandat.

- Le mercredi 24 septembre, ou quelques jours plus tard en raison d’un déplacement du Président à l’ONU, le budget détaillé sera présenté en Conseil des ministres puis, le jeudi 2 octobre, déposé au Parlement.

- Le dimanche 28 septembre auront lieu les élections sénatoriales.

Tout, alors, sera joué.

Si, ce mercredi, le gouvernement choisit la solution courageuse, qui consiste à purger tous les écarts antérieurs pour se redonner de la marge, il lui faudra annoncer des économies de plus de 25 milliards en 2015, et une hausse de deux points au moins de la TVA, ou autant de petites contributions fiscales infiniment plus douloureuses ; il pourrait alors craindre de ne pas avoir l’approbation du Parlement six jours plus tard.

S’il ne le fait pas, la France sera, avec l’Italie, le seul pays d’Europe refusant de se réformer. Le seul pays en route vers la faillite et la ruine de ses habitants. Le seul pays traité, à juste titre, par ses partenaires européens, de « cigale prétentieuse », de lâche inconscient, de fossoyeur de l’Union. Celle-ci pourrait (devrait, même, en application des traités) mettre notre pays sous tutelle et envoyer ses représentants afin d’établir le budget à notre place, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. Exactement comme on traite une personne incapable de gérer ses finances.

Voici le choix. Voici les enjeux. Au lieu de s’occuper d’anecdotes nauséabondes, les hommes politiques, de gauche comme de droite, ne devraient débattre en public que de cette question : que faire d’ici le 2 octobre prochain ?

Ce jour-là, je dirai ce que je pense de ce que le pouvoir aura décidé pour l’avenir de notre pays : aura-t-il choisi d’agir ou se sera-t-il bercé de l’illusion qu’il a encore du temps ? Croira-t-il que chacun peut s’en sortir seul, ou continuera-t-il d’entretenir une juxtaposition de groupes de pression quémandant chacun une part de plus en plus grande d’un gâteau de plus en plus petit ?

À lui d’en décider. À vous d’en juger. Rendez-vous le 2 octobre. »

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« La France sous tutelle comme la Grèce dès le 2 octobre prochain ?… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’aime beaucoup lire le blog et les analyses de Jacques Attali. Je sais, vu les nombreux courriers des lecteurs que je reçois à chaque fois que je parle de lui, que vous êtes assez nombreux à ne pas « l’apprécier ». Pour autant, ses propos restent très importants par ce qu’ils révèlent de la pensée du courant mondialiste, libre-échangiste, européen et financier qui, disons-le, dirige aujourd’hui le monde dans lequel nous vivons.

La question n’est pas de savoir si Attali a raison ou tort, bien que, sur nombre de ses constats purement économiques, je sois d’accord avec lui en particulier sur l’idée de cap et de trajectoire menant notre pays directement vers la faillite. La véritable question c’est de voir à travers ses écrits et comprendre les moyens de résolution que « l’élite » mondiale et « éclairée » (forcément, nous autres, les sans-dents, sommes également dans leur esprit des sans-intelligence) souhaite nous appliquer et du coup, mieux voir venir la sauce à laquelle certains veulent même plus nous manger mais plus vraisemblablement nous dévorer tout cru.

Attali pense qu’il faut plus d’Europe, plus de gouvernance mondiale, il souhaite même l’institution d’un gouvernement mondial pour diriger un monde globalisé, mondialisé. Il veut encore et toujours plus d’Europe, encore moins de souveraineté pour la France, toujours plus de contrôle sur les pays et, sans jamais vraiment le dire, il souhaite la disparition des États-nations.

Son point de vue, n’en déplaise à ses détracteurs, est totalement fondé, brillant, bien illustré et bien vendu aux masses. Son point de vue, ce n’est évidemment pas celui de l’intérêt des peuples, mais celui du tout petit, du ridiculement petit même peuple de la finance, qui est plus assimilable à une caste qu’à autre chose. Cette caste de maîtres nous dirige et veut non seulement accroître son pouvoir mais également sa richesse. Il y a une chose que la mondialisation a réussi à merveille et ce n’est pas le bonheur des peuples, non, ce que la mondialisation a brillamment réussi c’est à souder par-delà toutes les cultures et les sociétés, au-delà des guerres et des rancœurs historiques, les mégariches entre eux.

Comme le disait si bien Warren Buffet, bien sûr qu’il y a une lutte des classes, et c’est la mienne qui a gagné, celle des mégariche, celles des hommes et femmes de pouvoir, celle des milliardaires sans foi ni loi. Un très riche indien, français, qatari, ou américain partagent bien plus de valeurs (dans tous les sens du terme) entre eux qu’avec leur peuple de sans-dents respectifs.

Jacques Attali ne défend pas les intérêts du peuple de France ou même les intérêts des peuples européens. Il défend sa caste et vend cette sauce immonde avec un très grand brio.

Pour Attali donc, il faudra encore plus de rigueur (cela dit, nous n’y couperons pas quand bien même nous reprendrions notre droit souverain à battre monnaie nous-même), il faut moins dépenser, il faut réduire drastiquement les dépenses de l’État. Or réduire les dépenses de l’État, nous le savons tous pertinemment, si nous le faisons fortement cela n’entraîne pas une baisse de la dette mais avant tout une baisse de la croissance (car tout ce qui n’est plus dépensé par l’État vient réduire le PIB). Cela amène une récession qui, comme en Grèce ou en Espagne, ne peut que se transformer en dépression économique. Ce phénomène est aussi sûr et certain que 1 + 1 font 2. Aucune donc des solutions proposées ou envisagées par Attali ne permettra de régler la crise que nous traversons, en revanche elles sont un grand pas vers encore plus d’asservissement des peuples, vers encore plus de dissolution des cultures nationales vers une espèce de sous-culture mondiale partagée par tous à base d’hyperconsommation, d’hyperprofit et d’hyperexploitation (aussi bien des hommes que des ressources).

Si nous suivons la politique de Jacques, alors nous nous retrouverons exactement dans la même situation que la Grèce, et pour nous vendre ses idées il nous menace justement de grècification, mais les conséquences pour éviter la faillite ou les conséquences de la faillite sont exactement les mêmes. Seule la vitesse d’apparition de ces conséquences varient. En clair, si pour éviter la faillite nous détruisons tous les services publics, que nous privatisons tous les secteurs de l’économie etc., etc., alors cela revient au même que de se passer de services publics parce que nous ne pourrions plus les payer.

Il y a pourtant une solution pour sortir de cette crise et cette solution passe par un grand projet politique qui doit susciter l’adhésion du peuple. Effectivement, nous devons réduire les dépenses mais nous pouvons le faire à partir du moment où nous définissons collectivement ce que nous voulons voir croître et ce qu’il sera indispensable de faire décroître. Nous pouvons, en modifiant totalement nos cadres économiques, changer la donne et repartir de l’avant. Nous pouvons et nous devrons sortir de l’euro pour pouvoir rebattre monnaie, non pas pour faire de l’inflation ou de l’hyperinflation mais pour, plus prosaïquement, avoir un outil essentiel à l’accompagnement de la mise en place d’un nouveau cadre économique. Ce grand projet politique doit être centré non pas sur les intérêts des grandes multinationales ou de cette caste d’êtres supérieurs que sont nos mégariches, non, cette politique doit être pensée par et pour le peuple.
Vous devez comprendre qu’il n’y a aucune fatalité au naufrage aussi bien moral que politique de notre pays. Il y a des trahisons massives et il y a surtout un peuple, des peuples, qui, soumis au pouvoir divertissant et lobotomisant de la télé et de loisirs vendus comme étant du bonheur prêt à consommer, ont presque tous totalement abandonné leur pouvoir politique en de mauvaises mains.

C’est aux dirigeants de craindre les peuples et pas l’inverse. Soyons optimistes car je sens se lever dans ce pays l’esprit résistant, l’esprit du bien et du sens commun, l’esprit de la grandeur de notre pays, son esprit profondément gaulliste. Nous allons traverser une période particulièrement difficile et j’ai déjà exprimé dans ces colonnes les meilleures façons à mon sens de s’en prémunir ou de vivre le moins mal possible ces moments qui seront historiques. Mais Attali a raison sur plusieurs points. Nous arrivons à la croisée des chemins et Hollande a échoué comme un bleu sur l’ensemble de ses paris dont le plus risqué était celui d’attendre le retour de la croissance salvatrice. Il n’y aura rien pour le sauver, au contraire : avec l’augmentation des taux américains, c’est une nouvelle série de krachs financiers, boursiers et obligataires qui nous attend.

Attali a raison lorsqu’il dit que l’Europe va sévir et va nous mettre sous tutelle. Ce jour-là, nous devrons choisir entre l’humiliation ou la guerre sinon, comme le disait Churchill, nous aurons l’humiliation et la guerre. Nous devrons quitter cette Europe et reprendre notre destin en main en affrontant ensemble notre réalité.

Attali a raison encore dans son calendrier car le budget, qui sera présenté et que nos ministres y compris le premier d’entre eux Valls tentent de vendre à Merkel, prouve bien l’absence de volonté politique, en tout cas pour le moment. Mais pensez-vous que cette majorité, engluée dans les scandales, puisse réussir maintenant à faire quoi que ce soit ? Rien, et l’action de Valls est chaque jour un peu plus condamnée à l’échec.

Je vous laisse donc lire Attali et vous forger votre propre opinion, celle de citoyens, politisés, conscients du bien commun et de l’intérêt public, garants de la liberté héritée dont nous sommes dépositaires et qu’il conviendra de léguer à nos enfants.

Rendez-vous le 2 octobre par Jacques ATTALI

« À tous ceux que l’avenir de la France pourrait intéresser, je donne rendez-vous ici même, le 2 octobre : son sort, ce jour-là, sera scellé, pour longtemps. D’ici à cette date, en effet, notre pays devra faire enfin les choix qu’il refuse obstinément d’effectuer depuis 20 ans, malgré tous les conseils, tous les livres, tous les discours.

Récapitulons les dates importantes du mois à venir :

- Ce mercredi 10 septembre, le gouvernement doit faire connaître la trajectoire qu’il choisit pour 2015. Ce choix est crucial, puisqu’il détermine le sort du pays jusqu’en 2016, année en principe pré-présidentielle, pendant laquelle tout le monde s’empressera de ne rien faire. Les choix qui restaient à trancher avant ce mercredi étaient immenses. Faut-il avouer au pays que les déficits publics ne sont pas sous contrôle et que la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB ? Faut-il se résigner à des déficits durablement supérieurs à 4 % du PIB, à la différence de tous les autres pays européens ? Ou, au contraire, faut-il enfin faire d’énormes réformes et de cruelles économies pour maîtriser ces dérives ? Faut-il encore augmenter les impôts ? Et lesquels ? Faut-il se résigner à une déflation suicidaire ? Faut-il libérer les forces de la croissance au risque de déchaîner la coalition de tous les conservatismes ? J’ai ma réponse à ces questions. Je ne sais pas, à l’instant où j’écris, celle qui sera donnée par le gouvernement. La suite du calendrier ne l’incite pas à l’audace …

- Le vendredi 12 septembre, la structure du budget doit être communiquée au Haut conseil des finances publiques et aux autres pays européens, dont les ministres des Finances seront réunis pour cela à Milan.

- Le mardi 16 septembre, le Premier ministre doit demander la confiance du Parlement, qui sera d’autant plus difficile à obtenir qu’il aura pris les mesures très difficiles auxquelles nul n’a préparé le pays.

- Le jeudi 18 septembre, le président de la République donnera la quatrième conférence de presse semestrielle de son mandat.

- Le mercredi 24 septembre, ou quelques jours plus tard en raison d’un déplacement du Président à l’ONU, le budget détaillé sera présenté en Conseil des ministres puis, le jeudi 2 octobre, déposé au Parlement.

- Le dimanche 28 septembre auront lieu les élections sénatoriales.

Tout, alors, sera joué.

Si, ce mercredi, le gouvernement choisit la solution courageuse, qui consiste à purger tous les écarts antérieurs pour se redonner de la marge, il lui faudra annoncer des économies de plus de 25 milliards en 2015, et une hausse de deux points au moins de la TVA, ou autant de petites contributions fiscales infiniment plus douloureuses ; il pourrait alors craindre de ne pas avoir l’approbation du Parlement six jours plus tard.

S’il ne le fait pas, la France sera, avec l’Italie, le seul pays d’Europe refusant de se réformer. Le seul pays en route vers la faillite et la ruine de ses habitants. Le seul pays traité, à juste titre, par ses partenaires européens, de « cigale prétentieuse », de lâche inconscient, de fossoyeur de l’Union. Celle-ci pourrait (devrait, même, en application des traités) mettre notre pays sous tutelle et envoyer ses représentants afin d’établir le budget à notre place, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. Exactement comme on traite une personne incapable de gérer ses finances.

Voici le choix. Voici les enjeux. Au lieu de s’occuper d’anecdotes nauséabondes, les hommes politiques, de gauche comme de droite, ne devraient débattre en public que de cette question : que faire d’ici le 2 octobre prochain ?

Ce jour-là, je dirai ce que je pense de ce que le pouvoir aura décidé pour l’avenir de notre pays : aura-t-il choisi d’agir ou se sera-t-il bercé de l’illusion qu’il a encore du temps ? Croira-t-il que chacun peut s’en sortir seul, ou continuera-t-il d’entretenir une juxtaposition de groupes de pression quémandant chacun une part de plus en plus grande d’un gâteau de plus en plus petit ?

À lui d’en décider. À vous d’en juger. Rendez-vous le 2 octobre. »

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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Published by Jean-Loup Dujardin - dans politique economie sociale
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