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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:02

 

Dans la perspective de la présidentielle à venir, ne pas nuire est un objectif de salut public qui doit s’imposer à tous après cinq années calamiteuses qui ont mis la France à genoux.

Mais comme si cela ne suffisait pas, et alors que nous sommes proches de la catastrophe finale sous l’effet conjugué des programmes délirants de Marine Le Pen, Benoit Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, la Droite Républicaine et le Centre ont fait le choix de s’enfermer dans une forteresse assiégée, parfaitement illisible, pour ne pas dire intolérable, aux yeux des Français.

 

Premièrement, François Fillon doit cesser de se prévaloir de son succès à la Primaire car il ne peut écarter l’idée que l’épreuve injuste à laquelle il est confronté aujourd’hui, connue avant la primaire, aurait probablement consacré son échec.

 

Deuxièmement, il ne pouvait pas sans contradiction déclarer le 26 janvier 2017 qu’il ne serait pas candidat s’il était mis en examen et contester ensuite la compétence du Parquet National Financier alors même que ses avocats s’étaient empressés de déposer des pièces entre ses mains dès les premiers jours et que lui-même souhaitait que la justice agisse avec célérité !

 

Troisièmement, il ne devait pas davantage présenter des excuses lors de sa conférence de presse du 6 février en déclarant que sa faute était certes regrettable mais qu’elle était légale, au risque de transformer son attrition en provocation.

 

Quatrièmement, il ne devait pas utiliser l’argument du calendrier pour faire taire les voix qui s’interrogeaient au sein de son camp. De ce point de vue nul ne doute que dès le 25 février il déposera une avalanche de parrainages pour ficeler sa candidature.

 

Cinquièmement, il aurait dû s’interdire de se prévaloir de la thèse d’un complot pour affirmer qu’il s’en remettrait désormais au seul suffrage universel au risque de mettre en péril son camp alors qu’aujourd’hui 65% des Français souhaitent qu’il se retire.

 

Il est donc urgent de sortir de cette impasse en prenant en compte que la situation à laquelle sont confrontés la Droite et le Centre ne relève pas de la morale mais de la politique.

 

* *

*

Confrontées à des incertitudes, les instances représentatives des Républicains et du Centre doivent d’urgence reprendre la main en anticipant une réflexion sur les législatives.

 

Sauf surprise majeure du Front National ou du Parti Socialiste, il semble aujourd’hui que la deuxième place se jouera entre François Fillon et Emmanuel Macron.

 

Nous aurons ainsi un Président élu par défaut ou un Président élu pour moitié par adhésion et pour moitié par défaut, or, l’un et l’autre, pour des raisons différentes auront du mal à obtenir ultérieurement une majorité parlementaire.

 

En effet, François Fillon vainqueur de la présidentielle, nos concitoyens aux législatives seront tentés de corriger sa victoire puisque le danger Le Pen aura été écarté, comme ils ne manqueront pas de sanctionner ceux qui au-delà de la solidarité d’appareil se seront illustrés par des palinodies caricaturales et partisanes.

 

Emmanuel Macron vainqueur, les électeurs de la Droite et du Centre mécontents de l’échec de François Fillon, dans un souci d’efficacité, exprimeront probablement un vote utile en sa faveur, pour autant, Emmanuel Macron aura beaucoup de difficultés à investir des candidats représentatifs et crédibles pour constituer une majorité.

 

Dès lors, la Droite Républicaine et le Centre doivent aborder la présidentielle avec un nouveau visage qui, s’il est moins pertinent pour assurer la présence au second tour et gagner la présidentielle, sera le plus à même pour sauvegarder une représentation parlementaire significative.

 

Au sein de l’opposition républicaine quatre personnalités sont de nature à incarner le renouveau : François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez.

 

Elles ne manquent pas de talent, elles ont de l'expérience et elles se sont comportées loyalement pendant cette période de tumulte médiatique.

 

Elles doivent par conséquent se concerter pour offrir une alternative car l'objection des délais ne leur est pas opposable.

 

Chacun se souvient du groupe des Rénovateurs en 1989 qui renoncèrent à leur projet alors que leurs premiers travaux avaient reçu un écho très favorable des Français.

 

Chacun sait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les appareils persisteront-ils dans leur aveuglement ? Les nouveaux talents renonceront-ils à renverser la table par prudence ou par calcul ? Choisiront-ils de se transformer en jeunes suiveurs d'un mouvement qui à peine créé vient déjà de prendre un coup de vieux ?

 

Dès lors, et si rien ne change le résultat de la présidentielle engendrera vraisemblablement des coalitions instables et une nouvelle cohabitation pénalisante pour notre pays. Une fois de plus, nous serons encore loin de la rencontre entre un peuple et un homme conformément à nos institutions.

 

 

Patrice Gassenbach

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Published by Jean-Loup Dujardin - dans politique asnieres alternative centriste
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:56

Quand….Mao Tsé Cro organise ses meetings pour nous faire

Nul n’est prophète en son pays,  c’est pour cela qu’il est difficile de vouloir exprimer une pensée sans se faire interpeller « Toi pas comprendre… toi pas te rendre compte…toi pas gentil… toi dégage … toi, toi, toi ! »

Des techniques de manipulation des masses

Mao Tsé Cron utilise des techniques qui devraient presque être interdites car elles relèvent, au-delà de la mise en scène, d’une immense organisation de manipulation des masses destinée à faire croire au succès de cet homme et des idées qu’il porte.

Idées qui, je le rappelle, qui sont très difficiles plus que difficiles à cerner vu qu’il n’a toujours pas présenter de programme !

Alors pour le moment, on fait des immenses spectacles (le cirque quoi !!!), édifiants.

Ces spectacles sont relayés de façon dithyrambique par des médias, propriétés généralement de soutiens officiels au candidat Mao Tsé Cron qui est monté de toutes pièces. Au cric.

Mao Tsé Cron est un pur produit marketing à l’ascension fulgurante et donc forcément suspecte.

 

Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu ce reportage https://youtu.be/3BPckfQ8N7c, je vous invite à prendre 30 minutes de votre temps pour étudier la façon dont ostensiblement nous sommes pris pour des imbéciles.

Je vous invite à partager aussi largement que possible cette vidéo. Si quelqu’un vous avoue une sympathie très politiquement correcte pour Saint-Macron-bénit-soit-son-nom, n’hésitez pas à éclairer sa lanterne en soumettant à sa sagacité critique la manière dont on monte ces spectacles.

La démocratie, la liberté, la France, notre peuple, méritent infiniment mieux !

Nous méritons tous collectivement beaucoup mieux que d’être pris pour des imbéciles de cette façon-là, et ces méthodes doivent être dénoncées sans relâche, sans répit, malgré la complicité massive d’une presse complice et aux ordres qui menace de censure toutes celles et ceux qui veulent émettre une pensée critique.

Nous méritons une campagne, un débat, nous méritons de choisir entre des projets. Nous méritons une vision de notre avenir et de notre pays.

Manipuler les cœurs.

Manipuler les hommes et les femmes.

Manipuler les âmes, cela porte un nom.

C’est la définition même du totalitarisme.

Ce nom doit être posé.

Mao Tsé Cron est un totalitaire. Sous ses airs doucereux et cucul-gnangnan, si parisiens, si bobos, si dégoulinants de « modernitude » et de politiquement correct, Mao Tsé Cron est un totalitaire envoyé sur scène pour incarner les intérêts des mondialistes et donc… du totalitarisme marchand.

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:22

Quand … Emmanuel Mao Tsé Cron est victime de  complotisme, une excuse bien facile ?

Bien entendu, la stagnation de Mao Tsé Cron dans les sondages est le fruit d’un complot. En aucun cas, ce ne peut être le résultat d’une stratégie fondée sur la relégation des idées aux oubliettes d’une démocratie déclarée obsolète.

Il y a quelques jours, un ami a ouvert la conversation en me demandant : « Fais-tu du complotisme ? » C’est le mot à la mode, et l’accusation qu’il faut aller proférer aujourd’hui pour être en accord avec son époque. Il y a les complotistes d’un côté, et les anti-complotistes de l’autre, comme il y avait à l’époque des fascistes et des anti-fascistes, des libéraux et des anti-libéraux, des individualistes relativistes et de braves universalistes protecteurs des valeurs.

L’anti-complotisme comme nouveau manichéisme

 

Au passage, il suffit d’ouvrir les yeux sur les schémas de pensée drainés par les anti-complotistes pour comprendre que quelque chose ne va pas dans cette façon de voir des complotistes partout, et particulièrement derrière tous ceux qui ne se satisfont pas des versions officielles. Si le complotisme est une façon pauvre de penser l’histoire, la doctrine manichéenne portée par les anti-complotistes ne vaut pas mieux, sauf à penser que le simplisme peut se combattre par un autre simplisme.

En réalité, l’anti-complotisme est d’abord une approche manichéenne de la réalité aussi contestable que le complotisme lui-même.

Il y a complot et complot

 

Il suffit d’ailleurs de lire la vulgate anti-complotiste pour mesurer la pauvreté intellectuelle de ses idéologues. Ceux-ci peinent en effet à définir ce qu’est un complot.

Dans le complotisme, il y a une philosophie discrète de l’histoire qui cherche la causalité des faits dans une action concertée, organisée, préméditée et dissimulée d’une poignée d’individus mus par une volonté commune. C’est le mécanisme du protocole des Sages de Sion, ou de la dénonciation contemporaine (incroyablement populaire d’ailleurs) des Illuminati ou des Bilderberg. Dans cette compréhension du monde, quelques cerveaux malades se réunissent et tirent les ficelles occultes d’un monde qui n’est complexe qu’en apparence.

Les anti-complotistes ne cherchent pas à démasquer ces fausses théories. Ils s’en prennent à tout autre chose, et d’abord à ceux qui contestent ce qu’on appelait, quand j’étais enfant, la propagande officielle. L’anti-complotisme est porteur, comme le complotisme, d’une philosophie discrète de l’histoire qui consiste à se satisfaire des explications officielles données sur des faits observables. De façon asymptotique, pour les anti-complotistes sont complotistes tous ceux qui font preuve d’esprit critique vis-à-vis des informations diffusées par l’État, et qui ne se gênent pas pour exprimer leurs doutes.

Cazeneuve, grand complotiste devant l’Éternel

 

Comme les anti-complotistes n’en sont pas à une injonction paradoxale près, on relèvera avec amusement que la dénonciation du complot s’appuie généralement sur la conviction… qu’il existe un complot ourdi par les complotistes. La mécanique anti-complotiste s’appuie sur les mêmes mécanismes que les complotistes, mais surtout… ne le dites pas trop fort !

Exemple ? Bernard Cazeneuve a accusé, à l’été 2016, le journal Libération d’être complotiste, parce qu’il reprochait au ministre de l’Intérieur d’avoir menti. On retrouve bien ici la mécanique complotiste des anti-complotistes : est complotiste celui qui conteste la version officielle des faits (en l’espèce l’attentat de Nice), puisque, forcément, il est mû par des forces obscures qui veulent le mal collectif.

L’accusation grotesque de complotisme portée par Cazeneuve contre le quotidien de Laurent Joffrin ne surprend personne. Bernard Cazeneuve suggére, de longue date, que l’attentat de Karachi en 1995 contre des ingénieurs militaires français n’était pas une action terroriste islamiste, mais plutôt le produit d’un complot franco-français. Cazeneuve est donc bien placé pour savoir qui sont les complotistes et qui sont leurs résistants, ayant lui-même produit une théorie du complot que ne démentirait aucun prédicateur de mosquée islamiste.

Ils sont comme ça les anti-complotistes : ils voient des complots partout !

Au tour de Mao Tsé Cron de sombrer dans le complotisme ?

 

Le gouvernement Hollande-Valls a compté un autre (anti)-complotiste de renom :Emmanuel Mao Tsé Cron

Depuis que les intentions de vote en faveur du candidat porté par les médias subventionnés stagnent, depuis que Mao Tsé Cron plafonne voire , l’équipe Mao Tsé Cron nous sort une théorie explicative toute trouvée : le candidat est victime des agissements d’une puissance étrangére agissements.

 

Voici donc les propos tenus officiellement par l’entourage d’un gars qui aspire à devenir Président de la troisième puissance militaire mondiale :

Depuis quelques jours, l’équipe de campagne d’Emmanuel Mao Tsé Cron s’alarme de la multiplication d’attaques visant le site du mouvement « En Marche ! » et appelle les autorités françaises à prendre des mesures pour apporter les garanties d’un déroulement « normal » du scrutin des 23 avril et 7 mai.

« Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Économie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée dans Le Monde.

La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Mao Tsé Cron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ « une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ».

Mais, évidemment, dire cela, c’est n’est surtout pas du complotisme ! C’est de l’anti-complotisme mon ami !

Les symptômes d’un complotisme aigu…

 

Bien entendu, la stagnation voire l’amorce de régression de Macron dans les sondages est le fruit d’un complot russe. En aucun cas, ce ne peut être le résultat d’une stratégie fondée sur « l’exaltation mystique » du chef et la relégation des idées aux oubliettes d’une démocratie déclarée obsolète. En aucun cas, ce ne peut être la conséquence d’une sur-médiatisation complaisante de Mao Tsé Cron, vide, pour le reste, de tout engagement compréhensible et « enraciné ». En aucun cas, ce ne peut être l’effet assez naturel d’une promesse jamais tenue de chiffrer, tôt ou tard, des promesses à géométrie variable. En aucun cas, ce ne peut être la cause a effet des déclarations intempestives puis des excuses ou reculades multiples.

Que cela soit dit, le complotisme, ce sont les autres. Ce n’est pas le pouvoir (même lorsqu’il explique ses échecs par les manœuvres cachées des « autres »). Ce n’est pas le chouchou même quand l’absence de programme est pointée comme une faiblesse depuis plusieurs mois, sans que, manifestement, le candidat ne s’en émeuve.

Une fois de plus, les échecs, ce sont toujours des complots qui en sont la cause. Le déni sur ses propres responsabilités, et l’explication des échecs par des causes extérieures cachées et simples (ce qu’on appelle ordinairement le complotisme) est bien une marque de fabrique du hollandisme et de ses rejetons.

 

 

 

 

 

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 22:15

Comme beaucoup d’entre nous, mon ami Yves Urieta (Ancien maire de Pau, Membre honoraire du C.E.S. E.) s’interroge, il m’a transmis quelques réflexions que je soumet à votre sagacité


La campagne électorale dégénère jusqu'à la nausée. Entre un candidat accusé des pires turpitudes qui s'entête, un autre qui persiste à entretenir le flou, des candidats de la gauche du Parti socialiste en concurrence pour capter l'héritage de cette famille politique et la candidate de l'extrême droite toujours au plus haut dans les sondages, qui peut dire de quel couleur sera le prochain Président de la République ?

Tout cela est loin de répondre aux attentes des Français. Ceux-ci aspirent, en effet, à l'unité Républicaine, c'est-a-dire à une formule de rassemblement des républicains des deux rives pour faire face, dans le respect de nos valeurs, aux défis qui sont devant nous.

Non pas pour faire disparaître le clivage gauche-droite comme certains candidats le prétendent : celui-ci est une réalité indépassable dans une démocratie. Mais pour rassembler les hommes de bonne volonté derrière un programme de redressement de l'économie française, d'affermissement de la cohésion sociale et franchir une étape décisive dans la transition écologique.

Beaucoup de propositions sont sur la table, dans les ministères ou les think tanks. Un bon nombre peuvent être puisées dans les avis du conseil économique, social et environnemental qui, sans à priori, aboutissent à des solutions de compromis qui dépassent les clivages partisans. Des compromis qui résultent de débats nourris entre les organisations de la société civile qui le composent, amenées à s'entendre pour adopter les textes soumis au vote. Une école de la démocratie qui constitue un laboratoire de ce qu'il conviendrait de mettre en place pour gouverner notre pays.

Ce qui est possible au Palais d'Iena l'est sans doute moins au Palais Bourbon ou préexistent une majorité et une opposition qui ne sont pas vouées à rapprocher spontanément leurs points de vue. Mais il est clair qu'un candidat qui saurait se montrer ouvert aux remontées de la société civile organisée, s'appuyer sur un dialogue construit avec les corps intermédiaires pour alimenter son programme non seulement pourrait puiser dans un corpus de solutions consensuelles répondant aux besoins de nos concitoyens mais aussi redonnerait du crédit au personnel politique dans son ensemble.

L'objectif est simple à énoncer : poursuivre la construction de l'édifice républicain en consolidant la liberté, l'égalité et la fraternité dans notre pays et en favorisant la recherche de la concorde au plan international.

Je livre cette suggestion aux différents candidats, comme un appel à la vigilance et au sursaut face aux lourdes menaces qui pèsent sur nous.
Le pire n'est jamais sur à condition d'être fidèle à nos valeurs et à ce qui fait la spécificité de notre pays.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 16:55

Affaires judiciaires, prépondérance du thème de l’insécurité, faiblesse des principaux candidats… La campagne électorale de 2017 ressemble chaque jour davantage à celle de 2002, au risque de sacrifier le prochain quinquennat.

C’était il y a quinze ans, la campagne pour l’élection présidentielle de 2002 battait son plein. Pourtant, le débat d’idée était absent, pollué par des sujets annexes, gâché aussi par une crise démocratique qui allait connaître une manifestation spectaculaire. La suite, nous la connaissons : à l’issue d’un premier tour voyant Jean-Marie Le Pen écarter Lionel Jospin de la course à l’Élysée, Jacques Chirac renouvelle son bail pour cinq années, perdues pour les réformes. 

Nous sommes désormais à deux gros mois de l’échéance électorale de 2017. Les têtes d’affiche ont changé (pour la plupart), pourtant l’histoire semble se répéter. Le débat sur les projets est absent, l’un des favoris de l’élection, Emmanuel Mao Tsé Cron,  pouvant se permettre de déclarer que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne » ! Pour le malheur de la France, la campagne électorale de 2017 ressemble étrangement à celle de 2012 

La litanie des affaires

Déjà, par la place qu’occupent les « casseroles » des candidats dans l’actualité. Depuis le début des révélations sur l’affaire du « Pénélopegate » il y a trois semaines, la polémique sur les pratiques de la famille Fillon est devenue un feuilleton avec à chaque jour son rebondissement, entre nouvelles accusations et tentatives de défense de la part du candidat Les Républicains, fronde de l’arrière-ban des élus de droite et contre-réunion pour vanter l’unité, déplacements perturbés par des manifestants et grands meetings où les seules déclarations relayées par la presse concernent encore et toujours ce même dossier…

Les autres candidats ne sont pas en reste : nous avons d’ores et déjà eu droit à l’affaire des assistants du Front National au Parlement Européen, aux frais de réception d’Emmanuel Mao Tsé Cron à Bercy ou sur un autre registre à sa possible homosexualité, à la compagne de Benoît Hamon occupant un poste haut placé chez LVMH, en attendant sans doute de nouvelles aventures passionnantes du même acabit. Bref, c’est du haut niveau et la France pourrait bien offrir une campagne électorale aussi ras-des-pâquerettes que celle des États-Unis il y a quelques mois.

Déjà, en 2002, diverses affaires avaient nourri la polémique, notamment les nombreuses accusations ciblant Jacques Chirac : dossiers des emplois fictifs et des frais de bouche à la Mairie de Paris, affaire des HLM de la ville, « cassette Méry », etc. La marionnette des Guignols « Super Menteur », c’était lui !

Pendant ce temps, plus personne ne parle des projets des différents candidats, alors que les primaires de droite et de gauche avaient été plutôt intéressantes de ce point de vue. Ce ne sont pourtant pas les problèmes à régler qui manquent en France : on aimerait tant débattre des programmes des uns et des autres pour diminuer le chômage, résorber le déficit, enrayer le déclin de l’école, améliorer le pouvoir d’achat, lutter contre la délinquance et le terrorisme, réformer l’Union Européenne, etc. (je vous laisse compléter la liste).

L’insécurité, thème prépondérant

Parmi ces différentes thématiques, il y en a quand même une qui se distingue nettement : l’insécurité. Depuis quelques jours, la violence se déchaîne en banlieue parisienne, faisant suite à l’interpellation musclée du jeune Théo par des policiers. Les différents candidats s’étant soudainement sentis obligés de se prononcer sur une affaire dont les détails demeurent pourtant inconnus, la question de la sécurité empoisonne une nouvelle fois la campagne. S’y adjoint la menace terroriste islamiste, un attentat dans les prochaines semaines n’étant malheureusement pas à exclure.

De la même manière, en 2002, l’insécurité s’était imposée comme un thème majeur de l’élection présidentielle, au bénéfice de Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. La naïveté de Lionel Jospin sur cette thématique a probablement joué un rôle prépondérant dans son échec, alors que la presse bruissait alors de la tuerie de Nanterre, de l’attaque d’un commissariat à la voiture-bélier à Chambéry ou encore de l’agression sauvage de « Papy Voise » (le 18 avril !).

Une nouvelle fois donc, l’insécurité risque d’être un marqueur important de la campagne présidentielle, au gré des faits divers sordides dont l’actualité nous abreuvera. Un thème qui favorisera Marine Le Pen et François Fillon, qui ne manqueront pas de critiquer (à raison) la politique pénale menée ces cinq dernières années et de pointer la légèreté des propositions de Benoît Hamon et Emmanuel Macron sur ce sujet. Et comme le lien entre insécurité et intégration sera fait sans complexe par la candidate du Front National, elle pourra imposer ce thème de campagne dans le débat public.

Une offre électorale éclatée

Avec pas moins de 16 candidats en 2002, les électeurs ne pouvaient pas se plaindre d’une absence de choix. Il y en avait pour tous les goûts : trois trotskistes, deux représentants de l’extrême-droite, deux écologistes, un souverainiste, un candidat pour les chasseurs-pêcheurs, et même un libéral ! Cette atomisation témoignait de la faiblesse des « grands » candidats, pas assez légitimes pour s’imposer au sein de leur famille politique.

Concernant l’élection présidentielle de cette année, nous n’aurons la liste définitive des candidats qu’après le dépôt des parrainages, courant mars 2017. Toutefois, on peut s’attendre dès aujourd’hui à un casting pour le moins fourni ! A priori Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon, Charlotte Marchandise, Yannick Jadot, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean Lassale, Rama Yade, François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Henri Guaino, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et François Asselineau ont d’assez bonne chance de se retrouver sur la ligne de départ, sans compter François Bayrou s’il choisit de se présenter. Cela fait 16 candidats !

Et même si le jeu des parrainages diminue au final le nombre de postulants, les deux principaux partis de gouvernement sont peu rassemblés derrière leur champion : du côté du Parti Socialiste, les vallsistes parient sur la défaite de Benoît Hamon en vue d’un congrès post-électoral, tandis que chez Les Républicains les anciens soutiens d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy soutiennent très variablement François Fillon en ces temps difficiles…

Par conséquent, les candidats des partis « sérieux » conservent un poids électoral bien modeste par rapport au vote protestataire : Emmanuel Macron et François Fillon ne représentent que 41 % des intentions de vote. En 2002, au soir du premier tour, le trio Jacques Chirac – Lionel Jospin – François Bayrou ne totalisait lui que 43 % des voix.

Les candidats « protestataires », aux idées identifiées quoique fumistes, auront d’autant moins de mal à se faire connaître et à faire des bons scores que les postulants aspirant réellement à l’exercice de l’État vont affadir leur discours afin d’élargir leur base électorale : c’est notamment vrai de François Fillon, comme l’illustre ses différentes reculades. Emmanuel Macron est lui déjà dans un tel flou qu’il peut difficilement faire mieux, mais qui sait ? Ce sera d’autant plus vrai dans la campagne d’entre-deux-tous si, comme tous les sondages le suggèrent, le face-à-face se joue contre Marine Le Pen.

La faible légitimité du Président élu

L’élection de 2017 devrait ainsi ressembler à l’élection de 2002 à un quatrième niveau, peut-être le plus important : ce sera une élection à un tour, avec une barre de qualification particulièrement basse. En effet, Emmanuel Mao Tsé Cron ou François Fillon sont quasi-certains de l’emporter s’ils se retrouvent au second tour face à Marine Le Pen. Or, leurs intentions de vote sont actuellement de 21 % et 20 %, respectivement. Il leur suffit donc de rassembler un cinquième de l’électorat au premier tour pour espérer s’emparer du pouvoir.

C’est d’ailleurs le pari que fait François Fillon, convaincu qu’il peut s’installer à l’Élysée s’il se qualifie pour le second tour face à la candidate du Front National. Même impopulaire, Jacques Chirac n’avait-il pas été réélu triomphalement en 2002, alors même qu’il n’avait rassemblé que 19,88 % des suffrages au soir du 21 avril ? De fait, le président élu aura donc un socle électoral de 20 % seulement…

Et ce socle sera même encore plus faible si l’on tient compte de l’ensemble de l’électorat et non seulement des votants. La  défiance des citoyens envers leurs élus, la succession des affaires renforçant le sentiment du « tous pourris » et la campagne électorale lamentable qui se profile ne pourront qu’encourager une forte abstention. En 2002, seuls 71,60 % des inscrits s’étaient déplacés pour voter, les soutiens de Jacques Chirac ne représentaient donc au final que 14,23 % du corps électoral…

Le même phénomène, peut-être même amplifié, devrait se produire en avril prochain. Dans ces conditions, le Président élu ne pourra donc jouir que d’une faible légitimité pour mettre en œuvre son programme, quel qu’il soit. Alors que la fonction présidentielle a déjà été fortement affaiblie au cours des dernières années, c’est une bien triste nouvelle.

Par pitié, revenons aux vrais sujets !

En 2002, la faible légitimité de Jacques Chirac, couplée au fait que la campagne électorale n’avait pas permis de débattre des projets des candidats, avait conduit à un quinquennat pour rien. Pendant ce temps-là, nos voisins européens mettaient en œuvre des réformes salutaires sous l’égide de Tony Blair au Royaume-Uni, Gerhard Schröder en Allemagne, etc.

La situation de la France en 2002 était déjà compliquée, elle est aujourd’hui devenue critique. Il devient donc indispensable que la campagne électorale pour l’élection présidentielle revienne aux vrais enjeux qui concernent les Français et leur avenir.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:49

Quand …..la comédie politico-médiatique est en campagne Triste Très triste !!!

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche.

Indépendamment de l’enquête en cours et de l’appréciation morale de chacun, l’affaire dite Pénélope gate est tout au moins une aubaine pour le monde médiatique en quête de sensationnel, pour les carriéristes et stratèges politiques de tous bords, pour les adeptes de la politique spectacle, et pour les brèves de comptoir. Chacun y va de son petit commentaire avec la conviction de connaître la pensée des autres et l’espoir de voir ses propres idées s’imposer comme une évidence.

Les éditorialistes et chroniqueurs siègent sur tous les plateaux de télévisions pour répandre leurs théories dans un entre-soi soigneusement orchestré. Les militants de tous les partis s’investissent sans compter sur tous les sites, pour inoculer en magicien ou en troll, la pensée « profonde » de leur candidat et figurer dans le palmarès des tendances sur internet.

Les équipes de campagne se démènent pour trouver la petite phrase qui permettrait à leur candidat de pointer au journal télévisé. Et les instituts de sondages voient leur carnet de commandes explosé pour éclairer tout ce beau monde sur ce que pensent et ce que comptent faire les Français, comme si la pensée et le projet de chacun n’étaient plus que les attributs d’une nature morte figée dans un cadre.

Les outils langagiers pour bricoler en campagne présidentielle

 

Aristote l’avait dit : l’homme est un animal politique. Mais il était certainement bien loin d’imaginer, qu’au XXIe siècle, le monde politique et médiatique prendrait les Français pour des veaux. Au lieu de leur fournir des informations uniquement factuelles, et d’accroître leurs connaissances, ce monde peu soucieux de la complexité de la nature humaine, se contente de les gaver d’hypothèses (comme une énième candidature de Bayrou ou la possibilité d’un plan B pour Les Républicains), de transformer leur conception en vérité, d’entretenir l’obscurantisme politique. La question est de savoir : ce monde autarcique dispose-t-il des connaissances suffisantes pour faire mieux ? Le doute est permis. Car, il a oublié d’être un animal raisonnable.

Confondre le libéralisme et l’octroi de certaines dérogations à l’interventionnisme de l’État dans le domaine économique est déjà en soi inquiétant. Passer son temps à vouloir placer le Front National à l’extrême droite, alors qu’il reprend les bases du socialisme associé au nationalisme de Ferdinand Lassalle (qui a inspiré Otto Strasser pour son parti le NSDAP), devient alarmant.

De toute évidence, il s’agit là d’une exception culturelle française, puisque même Georg Pazderski du parti AFD a déclaré dans la presse allemande fin janvier :« Le Front National est en fait un parti socialiste. Moi, personnellement, j’ai des réserves. » Avec de tels amalgames, savoir ce qu’est exactement la droite, et de facto la gauche, relève de l’acrobatie intellectuelle.

De l’enfilage de perles aux petits bijoux de l’esprit, la galerie des contrefaçons lexicales ne manque pas d’artistes. Le lundi 26 septembre 2016, Marine Le Pen affirmait sur BFMTV que« l’ultralibéralisme, c’est la politique de Macron ».Emmanuel Mao Sté Cron en libéral apparaît déjà comme une plaisanterie pour les libéraux, mais le rendre plus libéral que les libéraux frôle la tartufferie.

Puis, dans un entretien au Parisien en janvier 2017, elle déclarait : « Fillon est censé être de droite et Macron est censé être de gauche, et pourtant sur tous les grands sujets, ils sont d’accord. » Il y a de quoi s’interroger sur sa conception des grands sujets et revoir le sens de l’expression «être d’accord». En janvier 2017, les Fillonistes, tout aussi inspirés, affirmaient que «tout le monde voit bien que Macron est le vrai candidat du Parti socialiste, c’est le candidat de la gauche». Une fois déduit le Front national, le Parti socialiste, la France insoumise et tous leurs partisans respectifs, ce tout le monde pour désigner leur équipe de campagne frôle le ridicule. Mais Macron, travesti en comptable du bilan de Hollande par un Fillon qui s’était accroché à son poste de Premier ministre face à Borloo, est carrément burlesque. Le rire est le propre de l’homme, il ne faut surtout pas s’en priver tant les pirouettes sémantiques sont gargantuesques.

 

Réalité ignorée ou mensonge par omission

 

À tant sombrer dans la vacuité intellectuelle, la campagne présidentielle se résume à des plans comptables au rythme d’un droite-gauche, droite-gauche. Quoi qu’ils pensent ou quoi qu’ils fassent, les Français se trouvent enrôlés d’office dans un paysage tout tracé pour eux, et dans lequel ils doivent se placer soit à droite, soit à gauche. Faire des calculs pour pourvoir les 618.384 postes d’élus en France est déjà en soi un casse-tête. Il ne faudrait pas, de surcroît, qu’ils risquent une luxation cérébrale en observant de près les spécificités individuelles de plus de 44 millions d’électeurs.

De plus, la priorité au Front national, au Parti socialiste et chez Les Républicains est de négocier toutes les investitures au prix d’une allégeance au candidat(e) et au parti. Ainsi, chaque candidat est en mesure de créer un fantasme sur la puissance de ses troupes et le prestige de ses collaborateurs, suggérant implicitement le manque d’envergure de La France insoumise et En marche qui préfèrent l’adhésion à leur projet et un engagement au service des Français pour toute investiture. À défaut d’arguments, tous les moyens sont bons pour semer le trouble et tenter de s’imposer par le bluff, le sarcasme dédaigneux, ou des adjectifs qualificatifs lapidaires.

Par ailleurs, le déterminisme électoral, imposé à grand renfort de chiffres, permet d’éluder la présentation et l’analyse des trois composantes essentielles des conceptions qui s’opposent : leur politique (en tant qu’organisation du pouvoir), leur système politique (autrement dit l’organisation de la vie collective et donc le rôle de l’État), et leur idéologie politique (c’est-à-dire la vision du comportement de l’individu et de la collectivité et celui souhaité).

Pourtant, la répartition des grandes lignes dans chacun des trois axes permet, entre autres, de constater que les systèmes politiques de ces candidats sont sans équivoque. Mélenchon et Marine Le Pen ont recours à un État stratège, centralisateur et redistributeur, qui est le propre du système socialiste. Macron et Fillon s’en réfèrent à un État négociateur, dont les fonctions outrepassent les régaliennes, ce qui correspond à un système social-démocrate.

En fait, l’absence volontaire d’une répartition Politique/Système politique/Idéologie politique, au profit d’une liste d’engagements ou de promesses électorales, est le plus sûr moyen d’entretenir la confusion et de pérenniser le galvaudage de mots dépourvus de leur sens premier. Si le monde politique et médiatique jongle aisément avec le mot libéralisme, il en fait tout autant lorsqu’il s’agit de différencier le socialisme du communisme.

Il faut avouer que le Parti communiste français, comme bien d’autres Partis communistes, en a oublié le sens, tandis que Mélenchon renoue avec ses grandes lignes : un mouvement qui se sert du système socialiste pour neutraliser le capitalisme et qui se finalise par la disparition de ce système (du rôle centralisateur de l’État) avec une VIe République initiant le processus tendant vers une démocratie directe où le peuple, bien entendu ouvrier, devient le seul maître de son destin. Il semblerait que les militants du Parti communiste, tout comme ses détracteurs, aient mieux compris le communisme que les dirigeants du parti, plus soucieux de siéger que d’appliquer ses fondements.

Il en va de même pour le Front national, qui préfère dérouler une liste de 144 engagements, tout en prenant bien soin de ne pas nommer le système politique qui lui permettrait de les mettre en application. Ce n’est certainement pas le monde politique et médiatique qui pallierait cette absence de précision. Pour faire de la cuisine politique, mieux vaut regarder la liste des courses, plutôt que de prendre le risque de perdre des convives en donnant le menu : entrée (politique), plat de résistance (système politique) et dessert (idéologie politique). Bien entendu, il faut toutefois susciter le désir de participer aux festivités avec la présentation de la cerise sur le gâteau : la « fierté nationale ».

L’avantage de ce procédé est de créer une porosité entre les partis et d’entretenir des spéculations. L’omission de son système politique permet au Front national d’attirer les socialistes n’ayant pas oublié la définition du socialisme ( la classe ouvrière), au Parti socialiste de faire du Front national un partenaire du parti Les Républicains, pour ne pas avoir à justifier une perte de son électorat, tandis que certains militants Les Républicains déculpabilisent à l’idée de privilégier l’idéologie en éludant le socialisme tant honni préconisé par le Front national.

Il n’est guère étonnant que le « Pénélopegate » se transforme en feuilleton, car le film sur les trois affaires politico-financières (les assistants européens, le financement des campagnes et la sous-évaluation de son patrimoine) briserait tous les intérêts en jeu du monde politique et médiatique, anéantirait tous leurs efforts pour rétablir la confiance perdue.

Ce dernier doit prouver qu’il a raison sur le fait que le Front national soit au second tour, même si Jean-Marie Le Pen évoquait en janvier 2017 sur RTL : « Il n’est pas impossible que Marine soit écartée même du deuxième tour ». Tout comme personne n’ira décortiquer les 144 engagements pour en évaluer les conséquences concrètes dans le quotidien de chacun, mais aussi démontrer qu’une grande partie de ceux-ci ne peuvent être tenus qu’après une sortie de la zone euro et de l’Union européenne, une renégociation de certains traités internationaux, et des modifications préalables de la constitution. Autant dire qu’il faudrait au Front national deux mandats présidentiels, et un mur tout le long des 3.000 km de frontière terrestre pour contenter son électorat.

Face à tant de manœuvres qui privent les électeurs de débats de fond, l’expression de Fillon, « des mensonges, fussent-ils répétés », ne constitueront « jamais une demi-vérité » est à méditer. Si une réalité ignorée peut dans certains cas s’apparenter à un mensonge par omission, alors ce type de mensonge répété auquel s’adonne le monde politique et médiatique ne finit-il pas par constituer une vérité à part entière dans l’esprit de certains ?

 

 

Les électeurs face à un choix cornélien

 

Les procès d’intention, la victimisation, le dénigrement, et l’intox résument l’essentiel du contenu de la campagne du Front national, du Parti socialiste, et des Républicains, et demeurent la seule priorité des commentateurs. Pourtant, l’abstention record aux dernières élections régionales de 50% au premier tour, puis de plus de 40% au second ( dont la majorité des voix ont fait barrage au FN ), les baisses d’audience, le détachement envers la presse, auraient dû interpeller le monde politique et médiatique sur l’exaspération grandissante. Mais chasser le naturel et il revient au galop et chacun renoue avec sa cuisine politicienne.

Il ne manque plus que F Bayrou et sa « modestie » habituelle pour empêcher Macron de réussir là où lui a échoué, faire la leçon à Fillon et permettre une finale Front national/France insoumise ou Front national/Parti socialiste. Rien ne dissuade les partis, les sondeurs et les médias de faire de la dichotomie droite-gauche et de la politique spectacle, même si cela devient pathétique. Ceux qui se sont battus pour la liberté d’expression et l’obtention du droit de vote n’avaient certainement pas prévu l’émergence de partis et de candidats dépourvus de vision et de consistance politiques, ni leur propension aux querelles d’ego et aux ambitions purement personnelles.

Le monde politique et médiatique aura beau stratifier les électeurs en un corps électoral homogène les privant de leur nature hétérogène, tenter de conditionner leur liberté individuelle à un intérêt général qui est le leur, essayer d’aliéner l’univers de chaque électeur à la paupérisation intellectuelle de leur monde, il ne fait qu’alimenter l’impression de ne plus vivre sur la même planète.

Une posture construite sur le socle d’une ignorance entretenue est une imposture démocratique, un déni du potentiel accru de chaque Français à enrichir ses connaissances. De plus, à force de brasser du vent, ce monde regardant de haut au travers d’une œillère ne peut que générer indifférence ou abstention, tout en provoquant des tornades de radicalisation, et rendre les nouveaux souffles de La France insoumise et En marche plus séduisants aux yeux de certains.

Pour bien des électeurs, le choix d’un candidat, voire même de l’abstention, répond à certaines de leurs priorités, mais suppose le renoncement à d’autres. En ces temps d’incertitude quant à l’avenir du pays, le choix cornélien concerne tout autant les libéraux. Du communisme au socialisme, en passant par la social-démocratie, nous nous retrouvons, encore et toujours, face à un système socialiste à géométrie variable.

Alors, que faire ? Persister dans l’abstention et prendre le risque de voir émerger un système socialiste inspiré du XIXe siècle ? Choisir le moindre mal en optant pour le cocktail de Macron avec des libertés individuelles et économiques légèrement accrues au cœur d’une Europe plus souveraine dans certains domaines, ou celui de Fillon avec plus de liberté économique au prix d’un ordre moral national institutionnalisé dans une Europe de nations ?

Est-ce qu’il y aura des électeurs ? Et pour qui ?

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:19

Toutes les propositions faites par Emmanuel Mao Tsé-Cron sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée.

Emmanuel Mao Tsé-Cron n’a pas (encore) de programme, mais il s’inspire allègrement des autres candidats. Il est amusant de relever quelques-uns de ces points communs. Le discours qu’il a prononcé samedi à Lyon vaut, sur ce point, un pesant de cacahuètes.

Le budget de la Défense : dans la boîte à outils de Fillon et Hamon

Sur ce point, Emmanuel Mao Tsé-Cron reprend (mal) Benoît Hamon, qui propose un budget de la Défense à 3% du PIB. François Fillon, pour sa part, proposait également 2% du PIB pour la défense.

Une défense européenne : aussi dans la boîte à outils de Hamon et Fillon

Une défense plus européenne… Le sujet n’est évoqué que depuis 1954. On devrait donc en voir le bout. Chez Benoît Hamon, on trouve ces phrases :

« Je lancerai une véritable stratégie de coopération européenne dans le domaine de la défense. Celle-ci comprendra une amélioration du hub européen afin que nos partenaires accentuent leur soutien logistique et financier aux opérations extérieures faites par la France. Les états-majors européens et les brigades binationales seront renforcés. Enfin, nos moyens de renseignement seront progressivement mutualisés avec la mise en place de task forces multilatérales pour aboutir à une agence de renseignement européenne. »

Chez François Fillon :

« Associer nos partenaires européens au financement des opérations extérieures.

La France finance, seule, plusieurs opérations extérieures, que l’Union européenne devrait pouvoir prendre en charge. Je proposerai à nos partenaires européens un partenariat incitatif dans lequel les opérations extérieures seraient partagées financièrement., sous la forme, par exemple, d’une nouvelle rubrique au sein du budget européen. »

10 000 gendarmes et policiers en plus : une idée améliorée de Hamon

Sur ce point de programme, Emmanuel Mao Tsé-Cron fait mieux que son rival Hamon qui propose seulement 1 000 créations de poste par an pendant 5 ans. Ni François Fillon ni Jean-Luc Mélenchon ne proposent de créations de postes.

« Police de sécurité quotidienne » : Hamon et Fillon font mieux

Dans son discours de Lyon, Emmanuel Mao Tsé-Cron a proposé « une réorganisation pour que la protection puisse être plus efficace, plus visible ». On trouvera mieux chez ses concurrents.

 

Chez Hamon, on lit :

« Mise en place d’une véritable police de proximité.

Je rétablirai une véritable police de proximité pour renouer la confiance avec la population. La police doit remplir une fonction sociale de premier plan. Elle doit connaitre réellement la population qu’elle protège pour rétablir la confiance mutuelle et de mettre fin au cercle vicieux : distance, méfiance, discriminations et violence. Je ferai en sorte que soient privilégiées les patrouilles pédestres ou portées avec un objectif de prise de contact des habitants au quotidien. »

François Fillon propose de confier un rôle pilote aux maires pour la sécurité publique.

Réorganiser les services de renseignement : encore les idées de Hamon et Fillon

Sur ce point, là encore, Hamon et Fillon font des propositions beaucoup plus détaillées que Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Chez Fillon :

« La Direction générale de la Sécurité Intérieure, DGSI, sera donc rattachée à nouveau à la Direction générale de la Police Nationale pour la cohérence policière de la lutte anti-terroriste. Je rendrai au renseignement territorial les moyens humains et matériels dont il a été privé. Je créerai une filière de carrière valorisante en son sein avec des spécialisations et un effort particulier en matière de détection de la radicalisation. »

Chez Hamon :

« Je renforcerai le renseignement, notamment grâce à un coordonnateur national directement rattaché au Premier ministre. Doté de pouvoirs budgétaires, il aura surtout un pouvoir de direction sur l’ensemble des services compétents en matière de renseignement pour plus de cohérence : aucun manquement dans le dialogue entre services de l’État ne peut être toléré tant les conséquences d’un faux pas peuvent être dramatiques. Le coordonnateur devra rendre des comptes devant la représentation nationale. De surcroît, il nous faut renforcer les moyens du renseignement territorial qui, sur le terrain, est à même d’identifier les signaux faibles pouvant échapper aux technologies. Le traitement des données collectées doit porter une attention systématique aux questions de protection de la vie privée. »

Supprimer le RSI : dans la boîte à outils de tous les autres

Emmanuel Mao Tsé-Cron s’aligne ici sur des propositions faites par tous les autres candidats, y compris Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Baisser les charges patronales : une idée de Fillon

Sur ce sujet, Emmanuel Mao Tsé-Cron est loin derrière Fillon, qui propose 40 milliards d’euros de baisses de cotisations pour les entreprises.

Alléger les cotisations salariales : dans la boîte à outils de Dupont-Aignan

On se souvient que Dupont-Aignan avait annoncé sa candidature à la présidentielle avec une mesure forte : la suppression des charges salariales.

Augmenter le SMIC de 100 euros : Mélenchon va plus loin

Le 6 janvier, Mélenchon a présenté un programme incluant une hausse de 16% du SMIC, soit le double de la proposition de Emmanuel Mao Tsé-Cron.

Diviser par deux le nombre d’élèves par classe : Luc Ferry a déjà essayé

Cette mesure a fait l’objet d’expérimentations dans les années 2000, sous la houlette de Luc Ferry. Le résultat n’était pas concluant, battant en brèche l’idée reçue selon laquelle le niveau des élèves et la performance scolaire sont liés aux moyens dont l’école dispose.

Accès au chômage pour tous en cas de perte d’emploi : dans la boîte à outils de Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un accès aux allocations chômage pour les entrepreneurs et l’indemnité de licenciement en cas de démission. Ces propositions rejoignent le statut social unique de l’actif défendu comme ceci par Benoît Hamon :

« Je créerai un statut unique pour tous les actifs afin de dépasser la distinction entre salariat et travail indépendant. Je rendrai ce statut plus protecteur selon le degré de vulnérabilité des actifs, à partir du socle commun du droit du travail et de la protection sociale. J’améliorerai la couverture retraite complémentaire et la couverture accident du travail/maladie professionnelle des indépendants. J’équilibrerai les prélèvements sociaux afin qu’à revenus égaux, un indépendant et un salarié cotisent du même montant. »

Obliger les chômeurs à accepter un emploi décent : plagiat de Pôle Emploi

Rappelons que cette disposition existe déjà dans l'engagemrnt des demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi.

Le passeport culture : idem chez Hamon

Emmanuel Mao Tsé-Cron propose un crédit de 500 euros, délivré à tous les jeunes de 18 ans, pour accéder à la culture. On trouve, chez Benoît Hamon, cette proposition :

« Je favoriserai l’accès des jeunes à la culture de proximité grâce à la distribution de Passeports culture à tous les jeunes entre 12 et 18 ans. Ce passeport leur donnera accès non seulement aux arts populaires comme le cinéma et les concerts, mais également aux autres représentations habituellement moins fréquentées du grand public (expositions d’artistes locaux, théâtre, opéra, etc.) »

Le packaging du déjà vu ailleurs

L’originalité de Emmanuel Mao Tsé-Cron repose donc sur son… absence d’originalité.

Dans la pratique, toutes ses propositions sont empruntées à d’autres, sous une forme plus ou moins réchauffée ou modifiée.

D’une certaine façon, il est le candidat de la boîte à outils : il s’empare des propositions des autres pour en faire un programme à sa sauce.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:00

 

Avec la désignation des différents candidats à la présidentielle, les tensions  augmentent et les révélations  commencent pour déstabiliser les adversaires. Une bataille ; de boite à gifles et de boules puantes débute !!!?? ?

Avec la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, la présidentielle 2017 devrait être un grand cru.

Les boules puantes que Hamon devra surmonter

Pendant plusieurs années, B Hamon a joué la mouche du coche dans les pattes de la majorité présidentielle, empoisonnant singulièrement la vie du Président sortant. Il serait bien naïf de croire qu’un Hollande qui n’a plus rien à perdre (et qui souhaite probablement une malédiction pour cinq générations à tous ceux qui lui ont donné des coups de poignard dans le dos) en restera là. On peut même imaginer qu’il réserve quelques chiens à la chienne de Hamon.

Pêle-mêle, on citera les désertions organisées en faveur de Mao Macron, mais aussi les révélations qui ne devraient pas tarder sur les amours clandestines de Benoît Hamon avec le grand capital (par sa femme interposée). Et quelques esprits malicieux iront aussi chercher, cela ne fait aucun doute, sur le sens trés variable de la laïcité qui caractérise le candidat.  

Les boules puantes que Hamon lancera

Mais le candidat Hamon ne sera pas en reste de boules puantes. Dans sa besace, on devrait en trouver quelques-unes qui réjouiront ses adversaires politiques.

Quelques-unes d’entre elles viseront Mélenchon. On se souvient que l’appareil politique du parti communiste a voté contre  un ralliement au Chavez de Saint-Germain-des-Prés. Le Parti Socialiste dispose en effet de la faculté destructrice de présenter des candidats dangereux partout où les communistes sont présents. Voilà qui fait réfléchir. Hamon ne devrait pas manquer d’agiter ce foulard pour fragiliser son adversaire de gauche (les Italiens diraient même son sinistre adversaire).

Ce qu’on ignore, ce sont les boules puantes dont Hamon dispose sur Macron. Il n’est pas du tout impossible qu’il en existe, surtout que les deux hommes ont fréquenté Bercy, même si cette fréquentation fut différée. Rappelons que le prédécesseur de Macron, Montebourg, soutient Hamon. Le monde politique est décidément petit.

Les boules puantes de François Fillon ne sont pas finies

François Fillon a eu le privilège de bénéficier de quelques primeurs dans la récolte des boules puantes. Les affaires de Pénélope Fillon sont désormais bien connues.

Pour l’instant, le candidat des Républicains est parvenu à gérer l’hémorragie qui guette au vu de l’ampleur prise par les événements. La question sera de savoir dans quelle mesure il pourra tenir dans la durée. L’épreuve qui s’annonce promet en effet d’être rude. Les rumeurs de nouvelles révélations dans le prochain Canard Enchaîné emplissent tout Paris, et, selon la plus grande des vraisemblances, François Fillon ne manque pas d’ennemis pour déterrer des cadavres au demeurant de petite taille, mais instrumentalisés sans vergogne.

Des boules puantes au Front National aussi

Dans l’affaire des assistants fictifs au Parlement Européen, le Front National prend aussi sa part de boules puantes. Alors qu’une information judiciaire devrait être ouverte  sur ce dossier, le secrétariat général du Parlement lui demande de rembourser sans délai une somme de 340 000 euros.

Là aussi, on peut imaginer que ce n’est qu’un début…

Emmanuel Macron devrait prochainement concentrer les tirs

Reste, bien entendu, la fête à Macron qui devrait commencer bientôt, sur des thèmes déjà connus. Entre ses conflits d’intérêt et le financement opaque de sa campagne, on peut imaginer que les tentations sont grandes pour déterrer quelques dossiers fétides. On guettera attentivement la Une des journaux dans les prochaines semaines pour savoir quels cadavres sont lâchés en pâture.

Toutefois, le bon sens voudrait que le candidat socialiste prenne le temps de s’installer et de trouver le « la » avant de pilonner Macron.

Cette campagne fraîche et bien odorante devrait donc divertir les amateurs de choux gras. Le spectacle servira-t-il la cause de la République ? Pas sûr, pas sûr.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 16:52

Quand… la Victoire de Benoît Hamon, signifie le cynisme politique au pouvoir !!!

Les propositions de Benoît Hamon n’ont rien de réaliste. Elles sont démagogiques et irréalisables.

En choisissant Benoît Hamon, la gauche a choisi l’opposition. Voter pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle, c’est voter pour des promesses irréalisables que certains électeurs prennent pour des idées nouvelles. La tentation de l’opposition a toujours été présente à gauche car elle représente le confort moral. Les opposants de gauche savent où se situe le bien pour la société, mais la « droite brutale » les empêche de le réaliser.

Ils sont ainsi confortés dans leur choix puisqu’un ennemi puissant et maléfique, disposant indirectement des leviers de commande de l’économie en s’acoquinant avec le capitalisme, entrave obstinément l’avènement de la justice sociale. Leur lutte difficile et courageuse pour l’égalité ne peut se satisfaire des compromis de gouvernement. Hollande a trahi le peuple en ne respectant pas ses promesses de campagne. Il faut désormais respecter le peuple en lui promettant l’impossible, sans le moindre risque de devoir le mettre en œuvre.

Hamon ou la gauche cynico-idéaliste

Cette dialectique puissante est consubstantielle de la gauche cynico-idéaliste. Placer l’idéal très haut permet de faire rêver et surtout de ne pas être confronté aux poisons et délices de l’exercice du pouvoir. Rester pur, ne pas se salir les mains, mais disposer de l’avantage moral des professions de foi altruistes, voilà bien le travers que l’intellectuel de gauche érige en impératif catégorique pour son camp.

En face, la droite semble ramer à contrecourant. Elle veut « empêcher » ! Empêcher de dépenser plus d’argent public, d’embaucher plus de fonctionnaires, de creuser davantage les déficits et de continuer à accumuler de la dette. Empêcher d’être heureux tout simplement. Le bonheur est à notre portée mais la droite le rend inaccessible par pure mesquinerie. Pauvre droite, dont la triste vocation consiste à gérer pragmatiquement la société pour tenter de la faire tenir, vaille que vaille. Que de misérables petites leçons ressasse-t-elle obstinément depuis des lustres ! Travailler, épargner, rester dans la réalité d’aujourd’hui en la faisant évoluer prudemment.

La gauche, elle, possèderait toutes les solutions

Ne vaut-il pas mieux s’évader vers les paradis artificiels ou même les paradis sociaux ? Dépénalisons le cannabis pour que tout le monde puisse enfin en profiter. Benoit Hamon le ferait, lui, s’il gouvernait. Abandonnons ce culte du travail qu’entretient la droite et qui évoque fâcheusement ces protestants austères qui ont fondé le capitalisme. Rémunérons l’inactivité en empruntant davantage. Augmentons les impôts sur le patrimoine et les investissements pour être vraiment assurés de tuer dans l’œuf toute initiative. Benoît Hamon n’hésiterait pas une seconde s’il était au pouvoir.

Dans l’opposition, il possède la potion magique, celle qui rend Obélix invincible. Mais parvenu au pouvoir, ministre de l’Éducation nationale, il démissionne, comme si la potion miraculeuse était une poudre de perlimpinpin.

Lutte contre l’islamophobie et électoralisme

Bien entendu, dans la lutte contre l’islamophobie aucune concession n’est possible pour Benoît Hamon. Pourquoi, par exemple, défendre des femmes qui ont l’idée bizarre de vouloir entrer dans un bar strictement réservé aux hommes sur le territoire français ? Des affidés de l’islamisme radical en ont décidé ainsi. Il faut les comprendre. En ce qui concerne les vêtements féminins, il convient de distinguer soigneusement le voile ou le burkini en tant que manifestations de la liberté religieuse et le voile ou le burkini en tant que symboles du fondamentalisme islamique. Surtout pas d’amalgame, conservons toujours une grande finesse d’analyse.

La circonscription dans laquelle Benoît Hamon est élu député comporte une population très importante issue de l’immigration maghrébine. Il est impossible de la chiffrer en remontant sur plusieurs générations puisque ces statistiques dites « ethniques » sont interdites en France. Mais les positions du député s’expliquent par sa base électorale. Les grands idéaux de gauche s’accommodent du cynisme politicien.

Victoire de Benoît Hamon : il faut dominer le parti

En étant candidat à l’élection présidentielle, Hamon a voulu prendre position pour jouer un rôle important dans ce qui restera du Parti socialiste. Il ne s’agit pas de gouverner la France mais de dominer le parti. Le réalisme des propositions n’a rigoureusement aucune importance. Il faut de l’onirisme pour motiver les militants. Mais tout dépendra du score de Benoît Hamon. S’il descend à 5% comme le socialiste Gaston Deferre en 1969, alors que le communiste Jacques Duclos avait fait plus de 21%, son élan sera stoppé. Et Jean-Luc Mélenchon aimerait beaucoup être le Duclos de 2017. La confrontation risque d’être plaisante.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:37

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler des résultats de la primaire de la gauche, ni du

« Pénélope gate », mais d’un sujet plus léger. Celui de la voiture.

Dacia est la marque « low cost », c’est-à-dire à bas coûts en bon français, du groupe Renault.

La semaine dernière, le magazine L’Argus sortait son palmarès des voitures les moins coûteuses au « PRK », qui est le prix de revient kilométrique de votre auto.

Autant dire que pour 17 000 euros neuf, vous en avez largement pour votre argent et évidemment, bien que le Lodgy ne soit pas aussi économe que la « petite » Sandero, il est le seul monospace à se classer dans les 30 voitures les moins chères et évidemment la seule de… 7 places !

Dacia, 0 tracas, 0 blabla !

Dacia, c’est la voiture anti-ego. Personne ne vous remarque et vous êtes à l’abri du « car-jacking » ! Bref, discrétion absolue, sobriété, une fiabilité à toute épreuve ou presque, et de vous à moi… quelle sérénité !

Le passage au garage ne vous fait ni chaud ni froid. Changer les « peuneux » ? Ce n’est pas un stress ! À 90 € la roue Michelin, on s’en remet…

Alors oui, la fidèle Dacia de 7 places fait le « job », le boulot. Elle fait le boulot en transportant des groupes de crapules pour le rugby et tout crottés, elle fait le job pour nous emmener travailler, ou nous faire traverser l’Europe pour les vacances avec son coffre gigantesque de 700 dm3 !

Elle démarre et ne tombe pas en panne, et vous l’avez compris, elle ne ruine pas les familles.

L’absence de besoins et de charges sont la base de l’autonomie financière.

Si la dette peut être un effet de levier pour constituer un patrimoine en finançant l’achat d’actifs comme un rachat d’entreprise, de murs de boutiques ou encore d’immobilier, encore faut-il savoir raison garder, ce qui est certain c’est que moins vous êtes endettés, plus vous êtes libres.

Moins vous avez de besoins, notamment le besoin de « paraître », plus vous êtes libres.

Moins vous avez d’ego matérialisé par les choses, et plus vous êtes libres.

Moins vous avez de charges fixes, et plus vous êtes libres … max .

Plus vous avez d’épargne et plus vous êtes autonomes, plus vous pouvez faire face aux imprévus de façon sereine. Vous pouvez vous retourner en cas de coup dur.

Alors certes, l’épargne peut sembler un luxe pour beaucoup. C’est vrai. Mais pour beaucoup d’autres, l’épargne est aussi le fruit d’un effort de plusieurs décennies de mode de vie plus « modeste » visant justement à atteindre la « sérénité financière ».

Dans une stratégie de simplicité, évidemment, les Dacia sont tout simplement les meilleurs véhicules à l’heure actuelle. Ne vous en privez donc pas !!

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Published by Jean-Loup Dujardin - dans politique alternative centriste asnieres
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