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  • : Le blog de Jean-Loup
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  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:44

Certains me reprochent d’être trop libéral, d’autres d’être trop à « gôche » voire, comme aujourd’hui, on me « traite » de sale socialiste…


Bref, aujourd’hui, je vais faire plaisir à tout le monde et/ou me faire détester par tous, mais peu importe, car en réalité ce qui est exaltant c’est le débat, car c’est du débat que peut se nourrir la réflexion.


Que mes amis libéraux  et « gôchistes » ferment leurs yeux et leurs oreilles, j’ai une confidence à faire aux Centristes… Vous connaissez mon esprit chagrin, mon humour noir et mes pensées cyniques certes, mais tout cela cache en réalité un amour réel et profond pour la vérité et un véritable intérêt pour nos concitoyens, pour nous, pour ce que nous vivons.


Alors, après une semaine de polémiques, de provocations, d’activismes « pro-famille » et d’inepties sur les études et une pseudo « théorie »  du genre, vous comprendrez, que j’ai choisi un titre provocateur.


Car ; en  ces temps de guerre  « d’intox », pour le moins  odieuse, qui vise de plus en plus nos gentils « Zenfants » (retrait de l’école et tractages devant les établissements scolaires), forcément innocents et qui subissent les « postures »  caricaturales de certains adultes ; 

  • Il nous faut dire que le mensonge et la manipulation sont (également) toxiques en tout cas à l’égard de la démocratie, de la vérité et de l’histoire,
  • Ilnous faut dire, que le mensonge et la manipulation nous font faire des erreurs de jugement, nous font aboyer avec la meute et nous égarent,
  • Il nous faut dire, que les citoyens sont Libres et attachés  aux valeurs de  la République.

De fait :

  •  Nous ne pouvons que regretter une orchestration de «l’intox »  par des extrémistes religieux et politiques particulièrement populistes,  
  • Nous ne pouvons que regretter que des candidats, dans le cadre de réunions électorales, aient laissé intervenir des personnes tenant des propos ineptiques,
  •  Nous ne pouvons que regretter que des candidats aient été tracter aux abords de groupes scolaires,
  • Nous ne pouvons que regretter que les réponses de l’Etat n’aient point été suffisamment claires, précises voire pédagogiques et techniques évitant ainsi les interprétations sauvages et manipulations en tout « genre »,
  • Nous ne pouvons que regretter les « postures » démagogiques et « faux culs » de certains (d’une pseudo opposition).

 

Mais, le plus grand regret, que nous pouvons avoir sur le sujet, c’est de voir s’installer insidieusement (depuis plusieurs mois), un « malentendu » sur le sens même du « genre ».


« Genre », vous avez dit « Genre » mais de quoi parle-t-on véritablement ?


Il est communément admis que :

  • Les « études de genre » analysent la manière dont le fait d’appartenir à un sexe se traduit ou non par des comportements spécifiques ;
  • La « théorie du genre », est une théorie sociologique qui critique l’idée que le genre et l’orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement, en arguant que l’environnement socioculturel et l’histoire d’une vie sont tout aussi déterminants, voire plus.


Pour Michel Foucault, précurseur des études du genre (La volonté du savoir, tome 1 de l’Histoire de la sexualité 1976), ce n’est pas tant la question du genre qui posait problème, mais celle, en amont, du sexe et du pouvoir qui le sous-tend.


Michel Foucault, nous, permet de comprendre que l’analyse des mécanismes par lesquels, de la religion aux discours des scientifiques en passant par la politique et la psychanalyse, on nous force à nous identifier sexuellement (physiquement, psychologiquement et socialement). Mais, aussi d’appréhender que si la différence sexuelle n’est pas radicalement tranchée, nous sommes tous des variantes entre les deux pôles du masculin et du féminin. Des recoupements sont dès lors possibles entre comportements sociaux, sexuels et affectifs des hommes et des femmes.


Michel Foucault, insistant sur « L’idée du « sexe » permet d’esquiver ce qui fait le « pouvoir » du pouvoir ; elle ne permet de le penser que comme loi et interdit. ». Il nous permet de nous interroger sur l’héritage du concile Lattran II (1255) - qui a universalisé la pratique de la confession - dans la démarche systématique et systémique de la nécessité de connaître précisément  les désirs qui animent l’individu et ce qu’il est intimement.


Dés lors, que nous ayons une approche prospective, on constate que les « études de genre sont utilisées pour mettre en évidence les stéréotypes sexués qui se mettent en place dés le plus jeune âge. Ces études permettent également de remettre en cause la division des rôles dans la sphère domestique où les taches sont essentiellement réalisées par les femmes. Les études ne nient pas la différence entre les sexes et n’encouragent pas à en changer».


Les opposants, aux « études de genre », y voient une menace contre un pseudo «ordre naturel » (qui a bon dos) et dénoncent, urbi et orbi, la « théorie du genre » en faisant d’ahurissants amalgames. 


Quant à l’enseignement de la prétendu « théorie du genre » dans nos écoles. Une belle invention relayée par des pyromanes orthodoxes, qui ne peuvent concevoir et accepter l’altérité.


N’est ce pas, Luc Chatel en 2011, subissant (déjà) une fronde des « ultras », qui avait répliqué que les programmes « prônent un respect de chacun, conformément aux valeurs de la république ».


Et, ne nous trompons pas. Ce qui n’est pas supporté par les extrémistes religieux et politiques  c’est la mise œuvre effective de l’égalité entre les sexes dans la vie politique, économique et sociale.


Alors, Oui, Stop aux « Fascistes de Gauche » et aux « Staliniens de Droite » qui ne savent proposer qu’exclusion et rejet de l’autre.

Jean-Loup Dujardin

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Published by Jean-Loup Dujardin
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