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  • : Le blog de Jean-Loup
  • Le blog de Jean-Loup
  • : Engagé, depuis plusieurs décennies dans une démarche visant à lutter contre tous les processus d'exclusion, de discrimination et de ségrégation socio-urbaine, je suis persuadé que si nous voulons « construire » une société reposant sur un véritable Vivre Ensemble. Il nous faut savoir, donner du sens au sens, prendre le temps de la concertation et faire des propositions en adéquation avec les besoins de nos concitoyens.
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:07

Ma femme trouve que je manque de diplomatie. C’est vrai qu’appeler un chat un chat, c’est très délicat en ces temps d’extrémisme du politiquement correct voire de concours du meilleur faux - c...

Il paraît qu’il faut toujours commencer sa phrase par des compliments, félicitations, pour noter des progrès significatifs, une évolution très positive de la situation, une stabilisation salutaire et autres crétineries d’usage.

Sinon, dit ma femme, on ne t’écoute pas – te lis pas, tu braques l’auditeur - le lecteur …

Bref, aujourd’hui, j’ai une confidence à vous faire deux amies l'une du PMU et l'autre du SP m’ont interpellé sur le fait que certains relançaient le débat sur le « Genre » Et, que même dans ma bonne ville, il y avait une réunion sur le thème "Théorie du Genre à l'École; Rumeur ou Réalité" .

Vous connaissez mon esprit chagrin, mon humour noir et mes pensées cyniques certes, mais tout cela cache en réalité un amour réel et profond pour la vérité et un véritable intérêt pour nos concitoyens, pour vous, pour nous, pour ce que nous vivons.

Alors, je n’ai pas bougonné. Je me suis dit. Si, c’est un débat qui s’engage, pourquoi pas. Car, en réalité ce qui est exaltant c’est le débat, car c’est du débat que peut se nourrir la réflexion et la compréhension.

Mais, si c’est pour revivre les provocations, les polémiques, les amalgames, comme vécu il y a quelques mois. Si c’est pour réentendre des inepties sur des études et une pseudo « théorie » du genre comme entendu depuis plusieurs années.

Alors, là je dit stop !!!

Oui, stop, à l’« intox », pour le moins odieuse, qui vise de plus en plus nos gentils « Zenfants » (facile, car nous y sommes attaché à nos progénitures), forcément innocents et qui subissent les « postures » caricaturales de certains adultes ;

  • Alors il nous faut dire que le mensonge et la manipulation sont (également) toxiques en tout cas à l’égard de la démocratie, de la vérité et de l’histoire,
  • Alors il nous faut dire, que la manipulation nous font faire des erreurs de jugement, nous font aboyer avec la meute et nous égarent,
  • Alors il nous faut dire, que les citoyens sont Libres et attachés aux valeurs de la République.

De fait :

  • Nous ne pouvons que regretter une réorchestration de «l’intox » par des extrémistes religieux et politiques particulièrement populistes,
  • Nous ne pouvons que regretter que les réponses de l’Etat n’aient point été suffisamment claires, précises voire pédagogiques et techniques évitant ainsi les interprétations sauvages et manipulations en tout « genre »,
  • Nous ne pouvons que regretter les « postures » démagogiques et « faux culs » de certains

Mais, le plus grand regret, que nous pouvons avoir sur le sujet, c’est de voir, une fois de plus, s’installer insidieusement un « malentendu » sur le sens même du « genre ».

« Genre », vous avez dit « Genre » mais de quoi parle-t-on véritablement ?

Il est communément admis que :

  • Les « études de genre » analysent la manière dont le fait d’appartenir à un sexe se traduit ou non par des comportements spécifiques ;
  • La « théorie du genre », est une théorie sociologique qui critique l’idée que le genre et l’orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement, en arguant que l’environnement socioculturel et l’histoire d’une vie sont tout aussi déterminants, voire plus.

Pour Michel Foucault, précurseur des études du genre (La volonté du savoir, tome 1 de l’Histoire de la sexualité 1976), ce n’est pas tant la question du genre qui posait problème, mais celle, en amont, du sexe et du pouvoir qui le sous-tend.

Michel Foucault, nous, permet de comprendre que l’analyse des mécanismes par lesquels, de la religion aux discours des scientifiques en passant par la politique et la psychanalyse, on nous force à nous identifier sexuellement (physiquement, psychologiquement et socialement). Mais, aussi d’appréhender que si la différence sexuelle n’est pas radicalement tranchée, nous sommes tous des variantes entre les deux pôles du masculin et du féminin. Des recoupements sont dès lors possibles entre comportements sociaux, sexuels et affectifs des hommes et des femmes.

Michel Foucault, insistant sur « L’idée du « sexe » permet d’esquiver ce qui fait le « pouvoir » du pouvoir ; elle ne permet de le penser que comme loi et interdit. ». Il nous permet de nous interroger sur l’héritage du concile Lattran II (1255) - qui a universalisé la pratique de la confession - dans la démarche systématique et systémique de la nécessité de connaître précisément les désirs qui animent l’individu et ce qu’il est intimement.

Dés lors, que nous ayons une approche prospective, on constate que les « études de genre sont utilisées pour mettre en évidence les stéréotypes sexués qui se mettent en place dés le plus jeune âge. Ces études permettent également de remettre en cause la division des rôles dans la sphère domestique où les taches sont essentiellement réalisées par les femmes. Les études ne nient pas la différence entre les sexes et n’encouragent pas à en changer».

Les opposants, aux « études de genre », y voient une menace contre un pseudo «ordre naturel » (qui a bon dos) et dénoncent, urbi et orbi, la « théorie du genre » en faisant d’ahurissants amalgames.

Quant à l’enseignement de la prétendu « théorie du genre » dans nos écoles. Une belle invention relayée par des pyromanes orthodoxes, qui ne peuvent concevoir et accepter l’altérité.

N’est ce pas, Luc Chatel en 2011, subissant (déjà) une fronde des « ultras », qui avait répliqué que les programmes « prônent un respect de chacun, conformément aux valeurs de la république ».

Et, ne nous trompons pas. Ce qui n’est pas supporté par les extrémistes religieux et politiques c’est la mise œuvre effective de l’égalité entre les sexes dans la vie politique, économique et sociale.

En effet, lorsque l’on analyse la manière dont le fait d’appartenir à un sexe se traduit ou non par des comportements spécifiques. L’analyse ne nie pas la différence entre les sexes, mais permet d’étudier la manière dont le féminin et le masculin sont perçus et construits socio-culturellement. L’analyse part du postulat que ce qui est pensé comme tel dépasse le sexe biologique et est influencé par les normes sociales et les rôles attribués à chaque sexe.

Lorsque, certains tentent d’expliquer ces analyses par la phrase : "Ils vont enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon, mais qu’ils choisissent de le devenir !!!"
Ils interprètent en réalité, (et d’ailleurs très mal)la fameuse phrase de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", qui dénonçait la différence de traitement entre hommes et femmes dans la société.

Et, l’on ne peut être que rassuré lorsque lisant le communiqué de presse d’une fédération de parents d’élèves, on constate le refus l’obscurantisme :

La PEEP veut rassurer tous les parents : la « théorie du genre » n’est pas enseignée dans les écoles. Elle dénonce cette grossière tentative de manipulation, qui fait un amalgame entre égalité fille-garçon et enseignement de la « théorie du genre ». Elle tient à réaffirmer son attachement à un enseignement laïque, véhiculant des valeurs de respect mutuel et d’égalité entre les filles et les garçons, s’engageant pour une mixité plus forte des filières de formation, à tous les niveaux d’études, et visant la réussite de tous les élèves, les filles comme les garçons.

Alors, oui, Stop aux amalgames et aux confusions « on ne nait pas …on le devient » .

Alors, oui, Stop aux « Fascistes de Gauche », aux « Staliniens de Droite » et aux « Extrémistes Religieux » qui ne savent proposer qu’exclusion et rejet de l’autre.

Jean-Loup Dujardin

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Published by Jean-Loup Dujardin - dans politique Parti radical asnieres udi
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commentaires

Moderne 12/02/2015 10:08

Au fait , comment se porte Caroline ?

Moderne 12/02/2015 10:03

On renie ses amis?